Chasse aux drufac

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Chasse aux drufac

Message  Ethanol Cuatlczetz le Jeu 5 Avr 2018 - 20:26

Malgré ma haine envers les humains je passe une grande partie de mon temps chez les humains, à tacomnal plus précisément, mais pour pouvoir subvenir à mes besoins il m’arrive tout de même de remplir quelques tâches que les humains donnent à des aventuriers en quêtes d’une gloire éphémère.
L’échevin d’un village près des forêts humides au nord-ouest de Tacomnal recherche quelques âmes valeureuses pour mettre fin aux pillages de la grande route par un groupe de bandits très actif.

Il était écrit sur une affiche à l’entré nord du village :
“L’échevin promets une récompense de 15 pièces d’or à l’intention de celui ou de ceux qui feront cesser les pillages des chemins de la forêt humide.”

C’était une proposition intéressante mais avant de nous proposer auprès de l’échevin j’ai préféré recueillir quelques informations auprès des villageois dans la taverne, un lieux habituel pour commencer une investigation digne de ce nom.

La taverne des bois fumant devait son nom à son toit de chaume sans cheminé dont les fumées du foyer central s’échappaient par tous le toit de paille. Une fois à l'intérieur, nous étions entourés d’un agréable fumet de cuisine qui embaumait l’air ambiant, je ne perdait pas de vue mon objectif, je devais trouver des victimes récentes de ces pillages pour savoir à quoi m’attendre.

Je décidais alors de patienter dans la taverne à écouter de mon mieux les conversations souvent totalement dénuées d'intérêt. Les gens de ma race passant difficilement inaperçus chez les humains, j'attirais rapidement l’attention sur moi et comme souvent l’ambiance changea du tout au tout. Le tavernier l’air renfrogné s’avança vers moi pour m'enjoindre de quitter son établissement. J’achetais donc son calme avec quelques pièces d’argent et un repas chaud pour moi et ma jeune amie, elle ne semblait pas à l’aise avec tout ces regards tournés vers nous, elle enfonça alors sa tête dans sa capuche.

Nous nous sommes assis à une table vide sous le regard pesant des villageois, une rumeur commençait à monter dans la taverne, les jeux de regards n’avaient pas encore tout à fait cesser lors de l'arrivée du tavernier avec deux bols de ragoût de lapin qu’il posa brusquement sur la table laissant choir une bonne partie du bouillons sur la table et mes affaires, puis il se pencha vers moi d’un aire sombre et me dit à voix basse d’un ton moins bourru qu’il n’en donnait l’air.

“Surtout ne faites pas de vagues, nous avons suffisamment de problèmes comme ça pour nous occuper en plus de vous.”

Je m'apprêtais à lui demander si ses problèmes avaient un quelconque lien avec les pillages dans la forêt quand un paysan visiblement ivre s'écriait:

“ Pourquoi qu’tu gâche not’ bouff pour ces foutu monstres?! Si ça s’trouve c’est eux qu’on attaquer nos gens!”

C’est alors que l’ire populaire qui commençait à monter dans la taverne se retourna contre notre groupe, toutes les accusations étaient proférées à nôtre encontre, ces insultes me coulaient dessus comme de l’eau sur un feuille de chou, plus rien ne pouvait m’atteindre.
Alors que plusieurs badauds se levaient en rotant leur envie d’en découdre, j’allais me lever pour remettre ces imprudents à leurs places quand la voix du tavernier retentit dans la salle, les odeurs de nouritures et de vinnasses semblèrent disparaitre momentanément.

“V’êtes con jusqu’à la racines ou quoi ? Les bandits sont une vingtaine, ils sont pas deux ! Et franchement es’qu’ils ont l’aire d’avoir une tête de cochons bande de cul terreux ?”

L'ensemble des badauds qui s’étaient levés sembla alors perdu et se rassirent tout en me lançant des regards pleins de haine, je m’assis alors à mon tour et vis alors que Cassie avait son arc au poing. Cet épisode d’adrénaline passé, nous nous sommes fait aussi discrets que possible le reste de la soirée, mais aucune information supplémentaire ne nous parvint, les conversations allaient bon train en revanche sur nous.

Les bandits ont une tête de cochon il semblerait, ils sont aussi au nombre de 20, c’est une mauvaise nouvelle, il sera compliqué de rendre autant de créatures aux flux de la forêt.
La nuit tombant doucement les paysans rentrèrent tous chez eux un par un, tous empestaient le vin.
Lorsque nous furent les derniers je me dirigeait vers le tavernier pour m’excuser, c’est l'étiquette qui voulait ça. Je lui confiait que nous partions à la recherche des bandits, il se posa sur sa chaise avec son bol de ragoût.

“Si vous cherchez à donner une correction à ses sales porcs, je vous dirait ce que vous devez savoir. Ma fille Eliane s’est faite agresser par les bandits cette semaine, depuis elle est traumatisée et ne veux plus mettre un pied dehors, nous avons besoin de remplir nos réserves sinon je vais pouvoir mettre la clé sous la porte.”

“Que vous à t’elle dit à propos de ces bandits ? Vous dites qu’ils ont une tête de porc mais sagit-il d’un masque ?”

“ Non ces sont des drufac, ce sont des porcs qui marchent sur deux pattes et qui parlent, enfin parlent c’est vite dit car ils causent un patois assez ardu à comprendre, il portent des vêtements en haillons qui empestent la porcherie. Ils tendent des embuscades sur le chemin nord qui court dans la forêts humide, si vous leurs obéissez ils ne vous feront pas de mal par contre on n'a plus entendu parler d’Algor qui est monté les voir pour les remettre à leur place. Pardonner les pecno de tout à l’heure ils ne veulent pas croire ma petite Eliane.”

Fort de tant d’informations, je me dirigeai vers Cassie pour échafauder un plan d’action avant de proposer nos services à l’échevin.
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Re: Chasse aux drufac

Message  Cassie Grandpied le Jeu 5 Avr 2018 - 21:19

La vie de voyageuse n’est pas une vie agréable tous les jours, on passe de harassantes journées à nous déplacer d’un point à un autre si bien qu’il nous faut parfois nous reposer pendant quelques jours dans la même bourgade austère. Les rentrées d’argent ne sont pas fréquentes et loin d’être uniformes ! Et l’on peut être amené à vivre des périodes de disettes sur plusieurs jours. Nous nous trouvions encore quelque part au Nord du Royaume de Tacomnal et pour être honnête, ici ou bien ailleurs peu m’importe où nous nous trouvions.
Ainsi, lorsque ethanol et moi tombâmes sur cette écriteau :

“l’échevin promets une récompense de 15 pièces d’or à l’intention de celui ou de ceux qui feront cesser les pillages des chemins de la forêt humide.”

L’idée de nous faire un petit pécule sans trop de difficulté se présenta comme du pain béni. Surtout que l’on peut dire que le pillage, c’est un peu mon domaine. Encore fallait-il se renseigner un peu avant de se lancer à corps perdus  dans des histoires qui n’étaient pas les nôtres. Peut-être que cet échevins n’est pas un enfant de cœur ou bien que les bandits en question sont en nombre conséquent. Il fallait partir à la pêche aux informations.

Ethanol nous emmena dans une taverne, bien peu accueillante. Un toit de chaume, une fumée atroce et très odorante nous parvenait depuis le parvis, avant même de franchir la porte. Et pas même une cheminée à l’intérieur ! Cette foi, c’est sûr, nous avons débarqués dans un bled de pauvre ! Je ravalais mon dégoût en même temps qu’un peu de salive.  

Ce bourg n’étant pas bien grand, il était évident que tout le monde savait tout sur tout le monde et que la rumeur devait aller bon train. En vrai c’était une judicieuse idée qu’avait eu là mon grand compagnon. Seulement l’ambiance sembla retomber d’un coup. Aussitôt le porche franchi, tous les regards se braquèrent sur nous. C’est alors qu’un grand homme à la mine patibulaire s'avança vers nous mais il semblait plus en vouloir à ethanol qu’à moi, après avoir reçu un peu de monnaie, il se montra moins hostile. Je dis bien “MOINS” hostile. Je m'engouffrais dans ma cape en espérant paraître moins vulnérable. Et pris la décision d'analyser la pièce.

La première chose que j'observais était évidemment, l’hostilité des gens mais il n’y a rien d’étonnant chez cette espèce qui ne sait rarement faire preuve d’autre chose. Un type se balançait sur son tabouret, ce qui le mettait en équilibre instable. Les tables avaient dû être rachetées d’occasion car, bien que robustes, elles étaient vieilles. Le bois s’était même imprégné de la couleur de taches de vin, par endroits. Mais ce qui ma frappé le plus, était ce terrible fumet de lapin qui régnait dans la pièce et réveillait en moi des crampes d’estomac, j’avais peu mangé au déjeuner et nous avions sauté le goûter ainsi que le second goûter. De toutes façons il faut vraiment que j'ôte le goûter et le second goûter de ma liste des repas ! Il y a bien longtemps que je ne les prends plus en compte.

Nous nous assîmes à une table, le plus innocemment possible lorsque le tavernier revint. Et visiblement, Ethanol avait dû commander pour moi puisqu’il nous déposa  nonchalamment, et devrais-je dire comme un gros goret qu’il était, deux bols sous les yeux. Aussi bourru pouvait-il être il ne nous aborda pas de manière hostile. Mais peut-être était-ce une ruse pour gagner notre confiance ?

“ pourquoi qu’tu gâche not’ bouff pour ces foutu monstres?! si ça s’trouve c’est eux qu’on attaquer nos gens!”

Visiblement, pas cet humain. Celui-ci comptait lancer ses accusations dans l’espoir qu’elles prendraient écho chez les autres afin de profiter de l’avantage du groupe. Aussitôt je me dressais sur mon siège et m’empara de mon arc et d’une flèche. Un vieux réflexe, mais il ne valait pas trop que ces grandes personnes ne se montrent hostiles. Vu l’état d’ébriété dans lequel ils se trouvaient, il n’aurait pas été difficile d’en trouer un ou deux.  


Tavernier : “v’êtes con jusqu’à la racines ou quoi ? les bandits sont une vingtaine, ils sont pas deux ! et franchement es’qu’ils ont l’aire d’avoir une tête de cochons bande de cul terreux ?”

La voix du Tavernier résonna fort et la violence des propos indiquait à quel point il fallait mieux cesser les hostilités. Contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, il prit notre défense (et celle de son commerce). Je rangeais doucement ma flèche mais maintenant j’en étais sûre ! Ce commerçant voulait acheter notre confiance, il escomptait se jouer de nous.

Le calme revint dans la taverne et les esprits se refroidirent. Mais tous ces médisants étaient en train de nous critiquer, de nous juger, de placer des actes d’accusation dans notre dos. Je décidais de me plonger dans mon ragoût et d’ignorer leur vilénie. Ce ragoût ne valait pas grand chose, il était même peu savoureux à vrai dire. Mais il avait au moins le mérite de combler mon estomac qui criait famine. Ethanol semblait dans ses pensées, il devait certainement se repasser l’altercation dans son esprit afin d’en tirer la moindre information. Tout ce que j’ai retenu, c’est qu’ils étaient vingts et que nous, nous étions deux. On ne pouvait pas s’attendre à beaucoup de sympathie de la part des riverains. Et au moins on savait où se trouvaient nos ennemis : partout autour de nous !
Il me semble aussi que le tavernier a mentionné des “têtes de cochons” et des “cul terreux” mais je n’ai aucune idée d'à qui ça peut faire allusion.

Plus la nuit s’avançait, plus les paysans quittaient leur place pour partir en lançant quelques salutations à leurs camarades, ou bien en rotant bruyamment. Lorsqu’ils furent tous partis, Ethanol se leva et se dirigea vers le grand tavernier. Je restais à ma place en sauçant mon bol avec les doigts tout en le suivant du regard. Une foi là-bas, il lui dit quelques mots et le grand tavernier se mit à l’aise. Ils entamèrent alors une conversation dont seules des brides parvenaient à mes oreilles:

“Si vous cherchez… ... ses sales porcs, ...devez savoir. Ma fille Eliane… ...agresser par... ...traumatisée… ...un pied dehors… ...sous la porte.”

“A t’elle dit… ...es bandits ? ...u... ...tête de... ...masque ?”

“ Non ce sont des dufroc, ce sont… ...deux pattes... ...arlent, en...  ...vite… ...car... ...un patois… ...du… … prendre… ...des vêtements en… ...ons… ...porcherie. ...cades… ...chemin nord… ...fo… ...mi... ...éissez... ...mal par contre on n'a plus entendu parler d’Algor qui… ...les… ...place... ...donn... ...à l’... tr...eu.. ...mp.. ...liane.”

Je n’écoutais qu’à moitié car j’était trop occupée à contenir les gargouillis de mon ventre qui me rappelaient mes deux repas sautés. Mais en gros, Ethanol devait lui avoir posé quelques questions, l’autre en dehors des insultes, avait parlé de sa fille qui à du être agressée sous la porte par des bandits. Après j’ai reconnu un peu le champ lexical du banditisme et le mot “mal” m’a particulièrement interpellé, mais je ne sais pas du tout ce qu’un pied, une porcherie et une liane ont à voir avec ça. C’est peut être une énigme ?

Je me levais donc, et me dirigeais vers mon compagnon tout en rapportant les deux bols à leur grand propriétaire.

“ De quoi parliez-vous de beau ?”

Demandai-je de l’air le plus innocent et hypocrite (j’ai appris ça chez les humain) que je puisses faire.


Dernière édition par Cassie Grandpied le Lun 9 Avr 2018 - 19:07, édité 1 fois
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Re: Chasse aux drufac

Message  Ethanol Cuatlczetz le Jeu 5 Avr 2018 - 22:03

Cassie me rejoignant avec nos deux bols me demanda de quoi nous avions parler avec le tavernier. Je lui expliquai tout dans le moindre détail alors que nous nous dirigions vers l’écurie de la taverne, j’avais négocié avec le tavernier pour passer une nuit au sec, à défaut de pouvoir me proposer une chambre ( sa clientèle ne l'apprécirait pas) il nous proposa l'écurie, nous serons au moins abrités de la pluie et du vent cette nuit me dis-je.

La nuit était tombée depuis un moment déjà et nous semblions déranger les chevaux au moins autant que les humains. Le lendemain nous nous lancerons à la poursuite des drufacs après avoir négocié les termes du contrat avec l’échevin. 20 ennemis pour deux compagnons… Nous allons devoir mettre au points un plan d’action sinon l’aventure risque de s'arrêter pour nous deux de manière très brutale.

Lors de ma longue réflexion ma queue s’agitait frénétiquement sous l’anxiété, si bien que quelques chevaux apeurés se mirent à hennir me sortant de ma reflexion par la même occasion. La pluie tombait dru cette nuit encore…

La nuit passa lentement nous avions monté la garde à tour de rôle avec Cassie, les humains ne nous font peut-être pas confiance dans cette régions mais nous leurs accordons encore moins de crédits. Nous avons donc pu réfléchir et affûter nôtre plan durant nos tours de garde.

Au petit déjeuner je proposait donc mon plan à Cassie qui engloutissait une miche de pain avec du pâté de lapin, son attention devrait être décuplée par la nourriture.

“Je pense que nous devrions leurs tendre une embuscade dans un endroit où leurs nombres serait un handicap comme des bois où les arbres seraient trop serré pour leurs permettres de se coordonner. Tu les harcèleras à distance avec tes flèches alors que je m'occuperai d’eux au corps à corps. Qu’en penses-tu ?”

Elle ne sembla pas très enthousiaste à cette idée, son expérience de bandit lui avait appris que l’attaque de front n’était pas la bonne solution. Mon plan était trop impétueux nous risquions de nous faire découper en morceaux selon elle. Nous étions dans une impasse alors j’attendais ses propositions avec un peu d'appréhension. Elle me demanda du temps supplémentaire pour digérer et un goûter, ne pouvant lui refuser le temps de la réflexion je parti me ressourcer dans les bois, peut être que les esprits de la forêt me donneront de meilleurs conseils me dis-je. Je profitait de mon passage dans les bois pour ramener quelques plantes et fruits qui pourraient nous servir de prochain repas, je ne m’y connais pas autant que Cassie mais mon peuple m’a tout de même transmis quelques connaissances, et dans le doute j’ai ramené des plantes dont je ne suis pas sûr dans un sac à part.

Sur le chemin du retour je suis prêt à entendre les propositions de Cassie.
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Re: Chasse aux drufac

Message  Cassie Grandpied le Ven 6 Avr 2018 - 0:31

Lorsque j’eu atteint les deux personnes restantes dans l’auberge, je tendis les bols au tavernier qui les prit et se dirigeant vers les cuisines. Ethanol m’explique ce que je feins avoir raté :

“Je demandais quelques renseignements à notre hôte, vis-à-vis de notre affaire. J’ai ainsi appris que la fille de cet homme s’est faite agressée cette semaine par une bande de drufacs alors qu’elle transportait des ingrédients pour l’auberge. D’après les dires de notre homme les drufacs sont des créatures humanoïde avec une tête de porc et des haillons malodorants pour vêtements.”

A ces mots, le grand tavernier revint, fit un tour de pièce pour éteindre les bougies et passer un coup de torchon ça ou là, et une foi fini nous souhaite une bonne nuit.
Ethanol se dirige vers la porte et me dit:

“Viens, je vais t’expliquer.”

Je le suivis un peu abasourdie, à l’idée de devoir s'engouffrer sous cette pluie diluvienne.

Pourquoi ne pas en profiter pour lui demander une chambre ? Même une toute petite. Si c’est l’argent qui te manquait, il fallait demander j’aurais pu la payer ?

“J’ai négocié avec le tavernier, il nous propose un endroit où passer la nuit au sec. Il ne peut vraiment pas nous héberger dans une chambre sans risquer de se faire lyncher par les autres villageois. Il nous propose de passer la nuit dans l’écurie.”

“Je m’en doutais qu’il essayerait de nous la mettre à l’envers ! “ Me dis-je plus à moi-même qu’à mon interlocuteur. Vraiment ces humains ne doutent de rien. Ils sont prêts à tous les coups fourrés !

Sur le chemin, il m'explique tous les détails qu'il ne m'avait pas encore partagé. Ainsi j'en appris plus sur notre bande de pillards.

Il était nuit noire, lorsque nous arrivons devant l’écurie qui semble bondée. Il va être difficile de se trouver une place. Et je ne parle pas de l’odeur. Mais bon, positivons : L’odeur d’un cheval est tout de même plus supportable que celle d’un minotaure ou d’un nain bourré !
J'essayais tant bien que mal de me trouver une place où dormir tout en essayant de me faire une litière avec du foin propre. Autant dire que c’est pas gagné, lorsque le hennissement des chevaux me fait sursauter. Il va vraiment être difficile de dormir dans ces conditions. Je m’adresse alors nonchalamment à mon grand compagnon :

“Je prends le premier tour de garde.”

Tout en parlant, je me poste à la porte du bâtiment et j’observe les cordes qui tombent du ciel. Il faut vraiment se méfier de tout le monde, dans ce monde. Pendant mon tour de garde, je ne cesse de penser à la difficulté qui se pose devant nous. Certes, les bandits en question n’ont pas l’air malins, mais ils ont un sérieux avantage numérique. Et je ne le sais que trop bien, un ennemi en surnombre n’est jamais à prendre à la légère. Mais je penses aussi à tous ce que je pourrais faire avec ces 8 pièces d’or. Et je me dis que vu le prix, il serait dommage de passer à côté d’un telle opportunité.

La nuit fut dure mais relativement calme, et j’ai pu me reposer entre mes deux tours de garde. Du pain et un peu de pâté finissent de me remettre d’aplomb; j’ai presque oublié le sale coup que nous avait fait le grand tavernier. C’est à ce moment, alors que tout va presque bien, qu’Ethanol me sort son plan :

“Je pense que nous devrions leur tendre une embuscade dans un endroit où leur nombre serait un handicap comme des bois où les arbres seraient trop serrés pour leur permettre de se coordonner. Tu les harcèleras à distance avec tes flèches alors que je m'occuperai d’eux au corps à corps. Qu’en penses-tu ?”

Un petit peu sophistiqué, à première vue, on pourrait presque penser que c’est un bon plan. Mais c’est beaucoup trop basique pour pouvoir s’en prendre à un groupe de cette taille. Et je n’ai pas vraiment envie de servir de pâture aux corbeaux à la fin de la journée. Sans compter qu’on ne sait même pas si il y a des archers parmis eux. Ils n’ont pas l’air très dangereux s’ils ne s’attaquent à des jeunes femmes ou à des paysans mais mieux vaut se méfier.

Je n’ai pas encore terminé mon petit déjeuner, qu’il me demande ce que j’en penses. Le goujat ! Un plan d’attaque ça ne se ficèle pas comme ça. Et on ne dispose même pas de suffisamment d’informations. Ethanol se lève alors pour aller dans les bois.

Je profite alors de ce congé pour moi aussi aller faire un tour dans les bois. Au Nord du village, as-t il dit ? Évidemment avec cette terrible odeur de cheval, même avec leurs groins, les Drufacs auraient tôt fait de la repérer. Je me dirige donc à la recherche d’un point d’eau dans lequel nettoyer ma cape. Comble du bonheur, je tombe sur un lavoir à flanc d’un ruisseau. Je décide donc d’y mettre ma cape à tremper et de frotter afin de faire partir les mauvaises odeurs. Mais sans savon, que les drufacs repéreraient rapidement. une fois, ce processus achevé, je me dirige prudemment vers la forêt. Une foi bien engagée au cœur de celle-ci, j’allonge ma cape sur la litière mouillée en espérant sincèrement qu’elle s'imprégnera suffisamment de l’odeur de la forêt pour pouvoir masquer toutes les autres odeurs résiduelles des cette nuit mouvementée se trouvant sur mes vêtements.

Après plusieurs heures de repérages, je n’ai réussit à identifier qu’une douzaine des-dits bandits. J’ai relativement pris connaissance du relief. Et j’ai découvert une zone de la forêt où ils ne semblaient pas se rendre fréquemment. Il ne semblait pas y avoir d’archer et la plupart d’entre eux n’étaient que grossièrement armés. Ces créatures qui me font concurrence, ce serait une bonne chose s’y je pouvais m’en débarrasser tout en y gagnant quelques pièces. Une esquisse de plan se dessine déjà dans mon esprit mais il va maintenant falloir que je le présente à Ethanol. Et ça ne va pas être une mince affaire !

Lorsque je le rejoignit, il me sembla d’humeur moins morose qu’à son habitude. Je lui ouvre la conversation d’un air anodin :
“Ca s’est bien passé ta matiné ?”
Je n’attends pas sa réponse avant d’enchaîner sur :
“J’ai fais quelque repérage. Et j’ai réfléchi à ton plan, et je lui ai apporté quelques modifications. Sur ce coup là, il va falloir la jouer fine. J’ai repéré une partie de forêts à la végétation dense, et parsemée d’un enchaînement de troncs d’arbres proches d’un quadrillage. Et le mieux, c’est que nos loulous ne semblent pas s’y rendre. On pourrait prendre le temps d’y faire des pièges disséminés sur la zone. Ensuite, lorsque tous sera prêt, j’irai discrètement essayer d’en tuer quelques uns à l’arc. Juste histoire de les échauffer un peu pour qu’ils se lancent à ma poursuite. Je les rabattrai alors vers la zone piégée où tu les attendra pour attaquer ceux qui me talonnent de trop près. Il faut qu’un maximum tombent dans les pièges. Et une foi sur zone, je grimperai dans un arbre pour abattre mes traits depuis la cime. Qu’en penses tu ? Le risque, c'est qu'ils vont se mettre à plusieurs sur toi, mais bon un grand gaillard comme toi, tu as du en connaître des pires, non ? “

Je suis persuadée qu’il le trouvera trop compliqué et qu’il ne fera pas confiance à ces techniques d’humains. Mais au moins aurais-je porté son attention sur la nécessité de préparer le terrain avant d’une quelconque attaque.
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