Til'ilan [Dryade des Bois / Guerrière-mage]

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Til'ilan [Dryade des Bois / Guerrière-mage]

Message  Athyl le Dim 17 Sep 2017 - 15:53

Nom de votre personnage : Til'ilan

Age de votre personnage : 40 ans

Race : Dryades des Bois

Classe : Guerrier-Mage

Arme : Poignards longs

Armure : Aucune

Capacité spéciale : Transformation – naturellement Til'ilan possède des pieds sous forme de racines comme la plupart des Dryades des Bois, mais quand elle le désire ses pieds peuvent prendre l'apparence de pieds humains, lui permettant une plus grande vitesse et agilité.

Compétence raciale : Magie de la Nature

Sorts ou compétences de votre personnage :

- Maniement des poignards
- Combat à mains nues
- Ambidextre
- Ancêtre (Magie de la Nature) : les arbres les plus proches attaquent les personnes visées, les frappant avec leurs branches (2 fois maxi par combat, dure 2 posts)
- Sarments (Magie de la Nature) : des racines jaillissent du sol et paralysent les membres des personnes visées (2 fois maxi par combat, dure 2 posts)
- Écorce (Magie de la Nature) : de l'écorce recouvre le corps de la Dryade, afin de la protéger (3 fois maxi par combat, dure 3 posts)

Compétences secondaires de votre personnage :

- Orientation naturelle
- Connaissance de la flore
- Connaissance de la faune
- Chant

Physique:
Til'ilan est une dryade des bois d'apparence féminine. Son apparence est assez proche de celle des Humains à l'exception de sa peau verte pâle et de ses "cheveux" qui sont en réalité des branches et des feuilles de chêne souple qui s'élèvent au-dessus de sa tête et tombent également sur ses épaules.
Ses yeux sont d'un vert profond, elle a un petit nez et des lèvres charnues. Son visage semble toujours souriant, rieur.
Til'ilan est petite et mince, son corps, pourtant issu d'un chêne puissant, est fragile. Elle n'est pas faite pour les corps-à-corps mais fait preuve d'une étonnante rapidité ainsi que d'agilité acquit durant les longues années où elle a vécu dans les bois.
Til'ilan ne porte généralement pas de vêtement, ils sont pour elle superflus. Il se dégage généralement d'elle une aura apaisante et bienveillante.

Personnalité:
Til'ilan est une enfant de la forêt, elle est calme et réfléchit. Mais son long isolement l'a rendu très naïve, elle voit encore le monde avec des yeux d'enfants, ne sachant pas se méfier et demeure persuader que les gens autour d'elle sont forcément bienveillants.Elle ignore beaucoup de choses sur le monde en société et même sur la vie au-delà de la forêt, même si à sa naissance elle a acquis de nombreuses connaissances. Elle n'aime pas la violence mais n'a pas peur de s'en servir, la forêt lui a appris qu'elle pouvait être nécessaire pour survivre.

Histoire de votre personnage :
Je suis née d’un chêne, un grand et vieux chêne dépassant tous les autres arbres de la forêt. Quand je suis venue au monde, il était déjà centenaire et rien ne pouvait plus l’ébranler, du moins c’est ce que je pensais.
C’est lors d’un magnifique jour de printemps que je suis venue à la conscience. Lentement je me suis détachée de Chêne, mon père, pour devenir un être indépendant. Très vite j’ai réalisé que j’étais différente de tous les autres êtres vivants de la forêt. Aucun ne me ressemblait, les arbres et les plantes étaient incapables de se mouvoir ou de produire de véritables sons et les animaux ne parlaient pas la même langue que moi,ils bougeaient sur quatre pattes. Pourtant j’avais conscience qu’il existait des êtres qui me ressemblaient, quelque part dans ce monde. Dès ma naissance j’avais en moi de nombreuses connaissances, sans savoir où ni qui me les avait enseigné.

J’avais beau être curieuse et vouloir découvrir le monde qui m’entourait, jamais je n’osais trop m’éloigner de mon père le Chêne. Je vivais dans le sein même de ma mère la Nature, plus chère que tout à mon coeur. Pendant près de 40 longues années, je vécue dans un état de béatitude et de liberté ne rencontrant que des plantes et des animaux, déambulant avec eux dans les méandres profonds de la forêt protectrice. Comme j’étais naïve alors! Je ne connaissais pas la douleur, ni la tristesse. Je reléguais mes connaissances des autres races pensantes au rangs de chimères, tout comme la barbarie et la malveillance. Coupée du reste du monde je ne pouvais imaginer ce qui se cachait de l’autre côté de la barrière que créaient les arbres.

Ces années de solitude ont développé mon corps, je passais des jours entier à courir dans la forêt, évitant les racines, les branches basses ou les buissons. Je faisais la course avec les oiseaux et les loups. J’étais l’amie de tous. Mon unique but était que chaque être de la forêt se porte bien, et je ne fermais les yeux que sur les prédateurs chassants leurs proies.

Une soirée d’été, une étrange odeur parvient à mes narines. Elle était âcre et s’accrochait désagréable, à mes poumons. Alors que je cherchais d’où elle provenait, j’aperçu une lueur entre les arbres. Discrètement je m’approchais et jetais un coup d’oeil. Trois hommes étaient assis autour d’un feu de camp.

Des humains. Pensais-je. Mes connaissances reconnaissaient ces êtres que je n’avais jamais vu et c’étaient les créatures qui me ressemblaient le plus parmi toutes celles que je n’avais jamais rencontrées. Lentement je m’approchais, toute leur attention était concentrée sur le feu, aucun d’eux ne me vit.

-C’était une idée stupide! S’exclama l’un d’eux. Un trésor dans la forêt des Rois! Ha la blague je ne sais même plus pourquoi j’ai accepté de te suivre…

Les deux autres grognèrent, ils n'étaient apparemment pas plus heureux que celui qui venait de parler. Je m’approchais davantage. Soudain l’un d’eux leva la tête et me vit. Je me figeais et lui aussi, il ouvrit grand la bouche et écarquilla les yeux. L’Homme qui se tenait dos à moi se retourna et me vit à son tour. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres.

-Voyez-vous ça! Une Dryade je suppose. Il y a donc bien un trésor dans la forêt des rois. Cet Humain là était effrayant, une grande cicatrice lui barrait le visage et l’un de ses yeux étaient blanc.

Le troisième compagnon me fixa enfin et tous trois me sourire. L’homme à la cicatrice se leva et je reculais. Un des deux autres lui attrapa le bras et lui chuchota quelque chose avant de passer devant lui. Il me regarda droit dans les yeux et s’approcha lentement de moi.

-Bonjour, ma chère. Tu comprends ce que je dis n’est pas?

Je lui fis signe que oui et il sourit.

-Viens donc t’asseoir avec nous. Nous avons tant de questions à poser à une aussi belle créature que toi. Nous aimerons tellement connaître la forêt!
me dit-il en me tendant la main.

Il était encore loin, et il était encore temps pour que je fuis. Mais à cette époque, je ne connaissais pas le mensonge et la félonie. Je voulais croire cet homme, alors je pris sa main et me laissais guider jusqu’au feu. Il me fit asseoir et commença à parler d’une voix lente fixant et attirant mon regard. Je ne vis pas ses compagnons se saisir de sacs et de cordes, pas plus que je ne les vis approcher lentement dans mon dos. Je fus surprise quand ils me jetèrent violemment dans le sac en riant et poussant des cris de joie. La peur m’étreignit au même instant que la pluie de coups qui fit couler mon sang. Je m’immobilisais, cherchant à protéger de mon mieux mon corps frêle.

-On va se faire pas mal d’argent avec celle là. Rirent-ils.

Comment pouvais-je le faire gagner de l’argent? Mes connaissances, que j’avais tant tenté d’oublier m’apportèrent la réponse: en me vendant comme esclave. Mon sang se glaça, ils allaient m’emmener loin de la forêt, de mon père… Jamais je ne pourrais survivre à ça.

Je pris une grande inspiration pour me calmer, puis j’appelais ma Mère à mon secours. Comme toujours elle répondit. Les racines des arbres, grandes et noueuses sortirent du sol, menaçantes. Les Humains paniquèrent. Une racine déchira le sac qui m’emprisonnait, je finis de le déchirer et m’enfuis à toutes jambes sans même me retourner. En larmes je fuyais les Hommes et leur civilisation, leur méchanceté et leur cupidité. Je voulais retrouver Chêne, ma maison et oublier ce qui venait de se passer. Mais les Humains refusaient d’abandonner si facilement.

Alors que je m’étais réfugiée dans les hauteurs de mon arbre-père, je les entendis s’approcher. Il m’avait pisté tel des loups chassant la biche. En riant, ils passèrent leurs torchent dans les branches sèchent de Chêne qui lentement prirent feu. Je hurlais, ressentant dans chaque fibre de mon corps la douleur de l’être qui m’avait offert la vie. Sans même m’en apercevoir je basculais et tombais aux pieds des Humains. Riant toujours ils m’attrapèrent par les poignets et commencèrent à me traîner derrière eux. Alors pour la première fois de ma vie, une colère sourde m’envahit. Je poussais un cri de rage brute et cette fois les arbres répondirent à mon appel. Ils jetèrent leurs branchent sur les Humains et les soulevèrent du sol. Je fus de nouveau libre mais cette fois je ne fuis pas. Je me plantais devant les Hommes. Je ramassais l’arme de l’un d’eux qui était tombé à terre. C’était un poignard long, tranchant et d’une certaine manière vraiment magnifique. Avant d’avoir put réfléchir ou même regretter mon geste, je tranchais la gorge de l’homme à la cicatrice. Les deux autres poussèrent des cris et se débattirent, essayant de s’arracher à l’étreinte des arbres. Ils me supplièrent, s’excusèrent mais le feu dévorais mon coeur en même temps que mon père. Je tuais les deux autres sans états d’âmes et retournais auprès de mon père.

Je ne put éteindre le feu et celui-ci tua une partie de la forêt ainsi que Chêne, mon père. Ces Hommes avait détruit ma maison et pourtant, mon coeur débordait de remords autant que de tristesse et de douleur. Il était plus que temps pour moi de quitter ma forêt et d’aller voir le monde. Je récupérais tout ce que les trois Humains avaient sur eux, enfilant difficilement une de leurs toges et m’emparant de leurs sacs. J’y trouvais des habits, des armes et des pièces. C’est ainsi que je partis à la rencontre du monde, espérant de tout mon coeur que ces hommes mauvais étaient une exception.
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