Müss [Vampire / Maître des lames]

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Müss [Vampire / Maître des lames]

Message  Athyl le Jeu 29 Jan 2015 - 17:25

Nom de votre personnage : Müssinya

Age de votre personnage :
- lors de la contamination : 17 ans
- total : 24 ans

Race :
Vampire

Classe : Maître des lames

Arme : Sabre (type katana)

Armure : Aucune

Capacités spéciales :
- Transformation corporelle faisant apparaître des ailes de chauve-souris, adaptées au vol. (impossible de se battre en volant, génère une certaine gêne pour se battre au sol, dure 12 heures maxi)
- Invisibilité

Compétence raciale : Maniement de sabre

Sorts ou compétences de votre personnage :

- Compétence de classe : Magie des lames
- Sort : Fusion, le sabre peut entrer et sortir du corps du maître là où il le décide (9 fois maxi par combat)
- Sort : Transformation, le sabre peut changer de forme et de taille (5 fois maxi par combat, dure 5 posts, ne modifie pas le volume de matière)
- Sort : Multiplication, le sabre peut se dédoubler (4 fois maxi par combat, dure 4 posts)
- Sort : Explosion, la lame du sabre éclate en mille morceaux projetés sur un périmètre de trois mètres puis reviennent sur la garde de l'arme à une vitesse tout aussi meurtrière pour reformer la lame (5 fois maxi par combat)
- Ambidextrie
- Bon odorat
- Maîtrise de l'équitation terrestre en combat
- Grande agilité
- Grande agilité ×2

Compétences secondaires de votre personnage :

- Connaissance de la flore
- Connaissance de la faune
- Orientation naturelle
- Maîtrise de l'équitation
Par apprentissage :
- Lecture / écriture

Histoire de votre personnage :

Il me contemplait depuis l'autre côté du pâturage où je trimais depuis maintenant deux ans et son regard ne me lâcha pas durant tout le temps où je labourais le champ. Quand j’eus fini mon travail, la nuit était tombée depuis longtemps. Il était toujours là, me dévisageant l'air affamé. J'aurais dû savoir dès cet instant qu'il y avait quelque chose d'anormal. Sa beauté était irréaliste, son teint trop clair et l'attention particulière qu'il me portait n'avait aucune raison d'être... Mais cela faisait deux années que je ne cessais d'aller et venir dans ces champs, le dos courbé, les mains abîmées, la peau brûlée ou gelée suivant les saisons… J'avais fini par comprendre qu'aucun chevalier ne viendrait me sortir de cette vie et qu'elle continuerait ainsi jusqu'à ma mort. Alors quand il fut là, si près de moi, je n'eus pas le courage d'écouter cette petite voix qui me disait de me méfier.
Ses paroles m’ensorcelèrent immédiatement.

Le premier soir, je lui parlais de mes parents qui m'avaient échangée contre quelques pièces de cuivre au paysan pour qui je travaillais à présent. Le soir suivant, il fut à nouveau là. Juste pour moi. Cela continua ainsi durant des semaines. Nos rendez vous me faisaient revivre. J'attendais avec impatience que la nuit tombe pour pouvoir encore le regarder me contempler et l'entendre me dire à quel point il m'admirait.

Il était si gentil que j’acceptai de le faire entrer dans ma minuscule chambre. Nous y parlions blottis l'un contre l'autre. Je ne dormais plus et la fatigue se faisait dangereusement ressentir. Je ne tenais debout que dans le but de pouvoir le revoir le soir même.

Une nuit, alors que mon esprit était embrumé par la fatigue, il m'expliqua que si je voulais qu'il reste à mes côtés, je devais lui donner quelque chose. Il avait besoin de mon sang. Mon refus lui fit douter de mon amour pour lui, et le soir même trois de nos poulets moururent, vidés de leur sang. Le lendemain ce fut un lapin et le surlendemain notre seul porc. La menace était évidente...

Lorsqu'il revint me voir, je le laissais s'approcher et poser ses incisives contre mon cou. Quand elles entrèrent en moi je poussais un gémissement de douleur avant de sentir mon sang se faire aspirer. Il n'en but pas beaucoup, mais chaque soir le rituel se reproduisait et m'affaiblissait doucement. Ma peau devenait pâle, mais yeux se cernaient et j'avais consentement froid. Mais je l'aimais. Je me serais damnée pour qu'il reste à mes côtés.

Mes pensées devinrent de plus en plus floues. Il aspirait mon fluide vital, me laissant vidée, chaque nuit un peu plus anémique et je ne fus bientôt plus capable de travailler. Je m'évanouissais quand j'essayais de me lever, et ne pu plus sortir de mon lit.

Lorsqu'il voulu me faire boire son propre sang, les mots ne purent sortir d'entre mes lèvres et moururent avant même que je ne les eu prononcés. J'agonisais. Alors il posa une énième fois ses crocs contre ma gorge pour me vider de mon sang. Il se mordit ensuite le poignet, aspira son sang et posa ses lèvres contre les miennes. Le fluide coula dans ma gorge et la maladie s'infiltra à l'intérieur de mon corps, transformant mes organes au fur et à mesure que la contamination se propageait.

A cet instant, mon esprit se scinda en deux et je ne fus plus Müssinya. Je n'étais qu'une moitié de moi même : simplement Müss. L'autre partie de moi s’échappa de mon corps et observa la scène suivante, flottant quelques mètres au dessus.

Mon corps garda sa pâleur et mon cœur ne se remit pas à battre, cependant les marques sur ma peau, cals, cicatrices et défauts s'estompèrent doucement avant de disparaître. Mes traits semblèrent s'affiner, mes cheveux s'épaissirent et s'allongèrent. Mon corps se transformait, comme si perdre la santé lui faisait gagner la beauté. Quand j’ouvris les yeux, il me regardait en souriant.

Et cette partie de moi qui s’était échappé de mon corps sentit la haine le submerger. Elle n'avait pas de corps, mais son émotion fut si puissante qu'elle se focalisa sur le sabre de l'homme. Ce qu'il se produit ensuite dépasse mon entendement. Le sabre happa ma main et mes doigts s'enroulèrent autour de sa poignée, il sorti de son fourreau pour plonger dans la gorge de l'homme et le décapita.

Je poussais un hurlement d'horreur en regardant le corps de celui que j'aimais se décomposer sous mes yeux.

Alerté par mon cris, le paysan apparu et se figea en voyant la scène. Ses yeux restèrent fixés un instant sur le corps en décomposition avant de se poser sur moi. Ses sourcils se froncèrent, il me dévisageait comme s'il avait du mal à me reconnaître. Il tentait de comprendre ce qu'il s'était passé, mais je lisais l’écœurement et la crainte sur son visage. Je me relevais le sabre toujours fixé à ma main et m'approchais de lui, poussée par un besoin qui m'était jusqu'alors inconnu : une soif irrépressible de sang. Quand je croisai son œil, je n'y vis que du dégoût… Il faut dire que j’avais sciemment apporté le mal sous son toit et je devinais que mon corps infecté le répugnait. Je ne pus supporter ce regard et me jetais sur lui, plantant mes crocs dans sa gorge, le maintenant au sol, animée par une force nouvelle.

Une fois ma soif de sang étanchée, je disparu de ce village qui n'était plus le mien.

Je marchai de nuit pendant quelques semaines sans pouvoir abandonner le sabre qui avait tué le vampire. Quand je glissais mes doigts autour de sa poignée, mon désir de vengeance me plongeait dans une violente folie et je me retrouvais quelques instant plus tard la bouche emplie du sang du premier être qui avait eu la malchance de croiser ma route… Dès que je rangeais le sabre, la culpabilité m’envahissait et je me promettais de ne plus jamais blesser personne. Jusqu'à la fois suivante…

Je traversais quelques villages de ci de là. J'en cherchais un qui aurait besoin de mes services afin de pouvoir à nouveau me réinsérer dans la société. Je fini par m'arrêter dans une bourgade où l'on m'accueillit sans trop me poser de question. Mes nouveaux charmes n’y furent sûrement pas pour rien lorsque je réussi à obtenir un travail dans une auberge où on accepta de me confier le service du soir et la préparation de la nourriture, le matin avant le levé du soleil.

Mon cœur ne battait plus et je refusais d'accepter ce nouveau corps, plus agile et plus fort, ce corps froid qui ne me permettait même plus de voir la lumière du soleil… J'étais persuadée qu'il existait un moyen de guérir et j'étais à la recherche d'un traitement.

L'un des habitants du village était un chirurgien. Ou du moins un boucher qui pratiquait des saignées et des amputations lorsqu'une personne allait vraiment mal. Comme il finissait généralement par tuer ses patients, ceux qui venaient le voir faisaient parti des moribonds n’ayant d'autre choix que de mourir tout de suite, ou mourir après avoir tenté quelque chose.

Je devins rapidement proche de ce chirurgien-boucher, et lui proposa de l'aider dans son travail. Il me fallu quelques années et un usage démesuré de mes nouveaux attraits pour qu’il finisse par me confier les saignées. Il ne pouvait deviner ce que je faisais ensuite du sang, et mes sorties nocturnes en forêt ne devinrent plus une nécessité. Je n’avais plus à attraper d’animaux pour étancher ma soif, pouvant ainsi me consacrer entièrement à la recherche d’un traitement efficace : quand le chirurgien-boucher devait se rendre à la boucherie, j'en profitais pour me livrer à quelques expériences sur ses rares patients, cherchant à comprendre la mécanique de leur cœur.

Les années passèrent et je fini par transformer un patient en lui faisant discrètement boire mon propre sang. Malheureusement l'expérience n'aboutit pas, car une fois qu'il prit conscience de ce qu'il se passait dans son corps, il me jeta un regard de haine, et le lendemain, il s'était suicidé en s'exposant à la lumière du soleil. Sept mois plus tard, on apporta au chirurgien un garçon de cinq ans. Son état était tellement dégradé que ses parents finirent par le laisser pour mort et je pu ainsi réitérer mon expérience sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. C'est après l’avoir transformé que je découvris que lui non plus ne ressentait aucune douleur quand je le blessais. Je pu lui ouvrir la cage thoracique et observer ses organes en effectuant divers test pour les remettre en état de marche. Cependant rien n'y fit. J'appris tout de même que ses membres pouvaient repousser en trois ou quatre semaines et qu'il n’arrivait pas à boire ou manger autre chose que du sang, boisson qui s’avéra indispensable au bon fonctionnement de son corps. Je découvris également qu'il ne pouvait survivre plus de trois secondes au soleil mais ce dernier résultat fut le dernier que je pu obtenir de lui.

Cependant je n'abandonne pas mes espoirs de trouver un moyen de guérison. Un jour, je suis certaine que mon cœur se remettra à battre.
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