Du sang et du métal II

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Jeu 9 Fév 2017 - 19:19

AELEEN – Eh ben, euh... Je... Je voyage avec Baldrisson. J'aime bien être avec Arlax et lui, j'aime bien les Barbares, aussi, les autres. Je viens de Telbara.

L'adolescente avait l'air de ne pas trop savoir quoi dire, elle se dandinait en cherchant ses mots. Baldrisson, Bremig voyait très bien qui c'était. Arlax, par contre, il s'imagina que ce devait être l'un des Barbares, il ne pensa pas que ce pût être le nom du granl – déjà qu'il se demandait ce qu'un Humain faisait à traîner avec un granl.
En tout cas, elle avait l'air d'aller bien. Elle ne semblait même pas fatiguée, et c'était d'autant plus étonnant qu'elle était bien la seule. La nuit s'affirmait, et voyager dans les marais putrides était, à la connaissance de Bremig, épuisants pour ces faibles Humains. Alors, pour une adolescente... Et pourtant, elle tenait mieux le coup que n'importe qui d'autre. Même Bremig commençait à se sentir fatigué, Baldrisson s'était effondré comme une masse sous un sommeil de plomb, et les autres Barbares devaient eux aussi avoir besoin de sommeil maintenant.

Bremig eut l'impression, en la voyant détourner le regard, qu'elle n'avait pas envie de lui parler. Elle devait lui reprocher la mort des Barbares pour qui elle avait de l'affection, et l'Orc pouvait bien le comprendre. L'adolescente se détourna de lui carrément pour proposer aux autres Barbares, qui n'étaient plus que trois debout en comptant le shaman et sans compter Baldrisson qui dormait :

AELEEN – Vous ne croyez pas qu'il faudrait transporter les corps à l'écart ? Je peux le faire, si vous êtes fatigués... Je ne me suis pas battue.

Pour une simple adolescente Humaine, elle était sacrément endurcie. Non seulement c'était la moins fatiguée, mais en plus elle se proposait à elle seule de transporter tous les corps à l'écart. Ces imbéciles de Barbares ne pouvaient pas lui proposer de l'aider ? Bremig, lui, en tout cas, vit son intérêt à mettre la main à la pâte, s'il ne voulait pas se faire chasser sur-le-champ. Et puis, après tout, il y avait des cadavres d'Orcs, et Bremig ne voulait pas laisser les Humains les souiller en les déplaçant. Autant le faire lui-même.

BREMIG – Je vais l'aider, puisque le combat est fini. Et je pense que nous allons avoir une petite discussion, autant le faire sans cadavre devant les yeux.

Bremig commença par Grahfkh, qu'il souleva et porta sur l'épaule, montrant là encore une fois la puissance musculaire qu'il pouvait déployer. L'adolescente n'avait peut-être pas envie de lui parler, mais tant pis pour elle, Bremig ne lui demandait pas son avis.

BREMIG – Allez, viens.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Dim 12 Fév 2017 - 22:12

[Thème de la scène : Un combat pour le Walhalla]

Baldrisson se trouvait au sommet d'une montagne enneigée. Le blizzard hurlait à ses oreilles et ses longs cheveux de cendre battaient dans la tempête, tandis que des flocons de neige volaient autour de lui. Il tenait sa lourde hache en main. La neige, au sol, était tassée par les pas. Il plissa les yeux. Il n'était pas seul, et ce n'était pas Arlax qui se trouvait là. L'instinct du combattant le pressa de se préparer à l'affrontement. Une ombre se détacha des rocs. Sa haute taille, les cornes de son casque, sa barbe tressée s'agitant au vent et sa lourde lance étaient reconnaissables entre mille. Le Roi Barbare. Ce dernier laissa tomber au sol les pelisses qui lui couvraient les épaules, soulevant une gerbe de neige à l'impact.

"Baldr Isson, fils de Styrka Bera, tu as défié ton Roi pour la couronne, comme la coutume le permet. Et j'ai relevé ton défi. Nous nous tenons tous deux au sommet du Pic de l'Honneur, et un seul d'entre nous en redescendra, et recevra du Chambellan le titre de Roi."

La voix puissante de son adversaire lui parvenait aux oreilles, malgré les hurlements de la tempête les environnant. Le Roi ne portait pas son armure gravée de rune, seul apanage de la royauté chez les Barbares. Les deux adversaires étaient techniquement à armes égales. Ni le corbeau du Roi, ni Arlax n'avaient eu le droit de les suivre durant leur ascension jusqu'au sommet, durant laquelle leurs muscles et leur agilité avaient été mises à rudes épreuves. Une fois arrivé sur le dernier plateau, ils avaient partagé une gourde d'hydromel, avant de faire, dans leurs coins, une ultime prière.

"Je suis Adoin Vor'dan, Kung des Peuples Barbares. J'ai accepté ton défi et nous voilà à présent sous le regard des Dieux ! Je te souhaite d'être un brave et valeureux adversaire, et n'ai plus qu'une chose à te dire : que le premier de nous deux à rejoindre le Walhalla garde une chope d'hydromel pour le second !"

Baldrisson acquiesça et salua son adversaire. Ce dernier fit de même... Puis ils empoignèrent leurs armes, se jaugeant du regard. Le jeune Barbare sentait le bois du manche de son arme lui picoter les doigts. Il avait le souffle court et son cœur battait d'excitation dans sa poitrine. Finalement, son adversaire fit le premier mouvement. Raclant le sol à l'aide de sa lance, il projeta une gerbe de neige en direction de Baldr, qui leva un bras pour se protéger. Il eut tout juste le temps de parer l'attaque suivante à l'aide de son arme, et roula sur le côté. Se relevant rapidement, il riposta avec un coup rapide. Les armes s'entrechoquèrent, encore et encore. Le Roi profitait de l'allonge de son arme pour frapper tout en conservant une relative distance, tandis que Baldrisson, petit à petit, commençait à apprendre quels étaient les mouvements favoris de son adversaire. Il parvint à se rapprocher assez pour décocher un violent coup de poing à l'estomac de ce dernier, avant d'enchaîner avec un coup de boule asséné en plein visage. Un craquement sonore retentit et du sang coula du nez et de la bouche du Roi. Ce dernier s'écarta d'un bond, avant d'essuyer son visage d'un revers de main.

"Premier sang. Bien joué gamin... Maintenant que nous avons fini de nous échauffer, que dirais-tu que nous passions aux choses sérieuses ?"

"Je n'attends que cela..."

"Bien. Alors... Laisses-toi aller..."

Les yeux du Roi regardèrent dans le vague quelques instants, avant de prendre une lueur d'excitation. Un sourire malsain se dessina sur son visage, reflet de celui de Baldrisson. Les deux hommes éclatèrent de rire, avant de se jeter l'un sur l'autre. Les coups assénés étaient d'une violence rare et des estafilades plus ou moins profondes apparurent sur leurs peaux. La neige, d'un blanc virginal, se rougit rapidement du sang des combattants. Ils échangeaient des coups de poings, de pieds, de têtes, ils frappaient avec leurs, l'un avec l'expérience martiale de toute une vie, l'autre avec la puissance et la force que lui conférait sa jeunesse sur son aîné.
Ils finirent par en venir littéralement aux mains, délaissant leurs armes pour frapper directement à l'aide de leurs poings. Les horions échangés étaient violent et ils ne tenaient debout que par la force de leur volonté et la rage qui courait dans leurs veines.

Le Roi recula de quelques pas, vers l'abîme qui s'ouvrait à eux. Son pied glissa sur la roche gelée et il dérapa. Ne parvenant pas à retrouver son équilibre, il recula et tomba. Baldrisson se précipita et plongea à son tour dans le vide.

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH..."

....................................................................................

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAH !"

Baldrisson s'éveilla en poussant un cri mêlant la peur et la rage. On était le matin et le shaman, ainsi que les Barbares survivants, s'étaient assemblés autour du feu pour rompre ensemble le jeûne de la nuit, accompagnés d'un des Orcs et d'Arlax. Ils se retournèrent pour voir un Baldrisson en sueur, essoufflé.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Mar 21 Fév 2017 - 17:31

– Je vais l'aider, puisque le combat est fini. Et je pense que nous allons avoir une petite discussion, autant le faire sans cadavre devant les yeux.

Je sursautai. Bremig, l'orc, venait de parler... Eh mince. Je n'avais pas prévu cela. Moi qui espérais me retrouver seule afin de me nourrir... Je cachai une grimace. Il m'allait falloir trouver autre-chose.

Je me tournai vers l'orc pour le remercier, puis saisis l'un des barbares mort en dessous des bras, avant de me mettre à le remorquer. Je l'amenai à une certaine distance du camp et l'allongeai délicatement. Bremig, pour sa part, s'était saisi de l'un des orcs, qu'il avait aussi entraîné à l'écart. Voyant là ma chance, je me tournai vers lui :

- Est-ce qu'il ne faudrait pas les séparer un peu ? Les barbares voudront peut-être procéder à des rites funéraires, il vaudrait peut-être mieux séparer les corps des orcs et ceux des barbares, pour respecter les rites de chaque...


Je le regardai le plus innocemment possible. Il fallait que cela passe... Je ne voyais pas vraiment de raison que l'orc refuse, puisqu'il devait ignorer autant que moi les coutumes des barbares, et donc ne pas savoir s'il ne valait pas mieux séparer les corps orcs et humains. Et puis, peut-être lui-même voulait-il procéder en paix à des rites funéraires sur ses anciens compagnons ?

Je m'éloignai de lui avec le cadavre que je transportais, jetai un coup d'oeil pour vérifier que j'étais hors de la vue de quiconque, puis rivai ma bouche à une plaie béante que la barbare avait au niveau de la cuisse. Le liquide encore tiède inonda ma bouche puis dévala ma gorge. C'était moins bon que tout frais, mais encore tout à fait satisfaisant. Je me délectai du sang jusqu'à la dernière goutte puis, tout à fait revigorée, allai chercher le cadavre suivant.

J'éloignai ainsi tous les corps des barbares du campement, tandis que Bremig s'occupait des orcs. A chaque fois que l'un d'eux présentait une blessure encore sanglante, je buvais le nectar, qui devenait de moins en moins tiède... et bon.

Quand j'eus fini ma besogne, je jetai un oeil vers le ciel. L'aube serait bientôt là. Je me glissai sous la bâche du chariot, et m'apprêtai à dormir. Je me demandais ce qu'allait faire l'orc, Bremig. Resterait-il avec nous ? Ou partirait-il de son côté ? Je m'endormis sur ces pensées.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Jeu 23 Fév 2017 - 20:16

Bremig prit l'adolescente de court, à en juger par sa réaction en sursaut. Sûrement s'était-elle attendue à recevoir un coup de main de la part de l'un des Barbares et certainement pas de la part de l'Orc. Bremig serait quand même très étonné qu'aucun des trois Barbares encore debouts ne vienne aider à tirer les cadavres à l'écart. Au moins l'un d'entre eux aurait forcément un égard pour ses frères d'armes morts dans la bataille ?

De toute façon, ce n'était pas l'affaire de Bremig, puisque dans un premier temps il allait s'occuper de tous les Orcs. Si vraiment l'adolescente était laissée seule à tirer les cadavres des Barbares, Bremig finirait par toucher à ces derniers, car nul doute qu'il aurait fini avant celle qui n'égalait pas du tout sa force physique et qui tractait les corps au sol avec les bras au lieu de les porter sur l'épaule. Bremig aurait fini le boulot deux fois plus vite que l'adolescente.

AELEEN – Est-ce qu'il ne faudrait pas les séparer un peu ? Les Barbares voudront peut-être procéder à des rites funéraires, il vaudrait peut-être mieux séparer les corps des Orcs et ceux des Barbares, pour respecter les rites de chaque...

Bien pensé. Bremig acquiesca puisque ça coulait de source :

BREMIG – Oui, en effet.

Ainsi, Bremig marcha plus loin pour déposer le cadavre de celui qui avait été le chef de cette tribu d'Orcs ayant accepté un Demi-sang dans ses rangs de façon provisoire. Il l'allongea sur le dos, puis fit un aller-retour simplement pour lui déposer son arme sur la poitrine. Le seul autre Orc qui eut droit à cette même distinction, fut Jog Norakj, le seul des guerriers de la tribu à ne pas avoir cherché à rabaisser le Demi-sang, alors que Grahfkh avait été celui qui, en tant que chef, avait pris la décision finale d'accepter Bremig. Jog Norakj était celui qui aurait dû survivre à la place de Vjamlor.

Passé le temps nécessaire pour que Barbares et Orcs reposent en paix dans leurs paradis respectifs à l'écart les uns des autres, l'aube venait poindre et Bremig se joignit au cinq survivants, six en comptant le granl. Baldr dormait alors que tous les autres avaient bien besoin d'en faire pareil. Pourtant, le shaman décida de rompre le jeûne, comme si la bataille lui avait donné plus faim que sommeil, mais l'adolescente préféra aller se coucher sous la bâche du chariot de vivres.

Soudain, Baldr s'éveilla en hurlant. Evidence fut établie qu'il venait de sortir d'un cauchemar. Bremig secoua la tête en se rappelant que c'est cet homme si bien bâti qui avait été son principal ennemi pendant la bataille. Ennemi, ou rival, il avait encore du mal à le dire.
Bremig s'adressa au shaman :

BREMIG – Ne comptez-vous pas dormir avant de repartir ?

Cette question pouvait paraître sournoise, comme s'il avait dans l'idée de finir la bataille pendant le sommeil des Barbares. Bremig le réalisa mais ne se reprit pas, car ce n'était pas son genre de se justifier d'avance sur la défensive.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Mar 7 Mar 2017 - 20:53

Le shaman vint auprès du Barbare en sueur et l'aida à se calmer. Ce dernier lui conta à voix basse ce qu'il venait de rêver, avant que les brumes du sommeil ne dissipe les souvenirs de son songe. Son interlocuteur l'aida à se calmer et à se rallonger, avant de répondre à la question que lui avait posé l'Orc :

"Oui... Il le faut bien... Baldrisson aura sans doute du mal à se rendormir, mais moi et les autres... Enfin, ceux qui ne sont pas encore en train de ronfler, s'entend. Quoique... Baldr ? Si tu peux conduire le chariot..."

L'intéressé fit signe qu'il n'avait aucun problème à faire cela, et s'attela à aider ses congénères à s'allonger dans le véhicule, auprès d'Aëleen. Les armes furent empaquetées dans des couvertures, et placées de façon à ne gêner, ou blesser, personne.
Le shaman s'allongea en dernier, tandis qu'Arlax était installé près du siège du conducteur. Baldrisson attela les chevaux, libérant par la même occasion ceux dont les propriétaires étaient morts. Il prit ensuite sa hache et se tourna vers l'Orc :

"Tu veux venir ?"

"Mon séjour ici est fini. Je vous suis."

"Très bien, monte à l'avant et mets la tête de noix sur tes genoux."

Ce à quoi le granl, d'une voix ensommeillée, répondit : " 'Moins, moi, je m'en sers pour aut'chose que cogner, crâne de piaf !" avant de se rendormir. Baldrisson attendit que le Peau-Verte s'installe, avant d'inciter les chevaux à avancer. Ceux qui n'étaient pas attelés au chariot étaient attachés à des longes reliées à l'arrière du véhicule. Ils s'éloignèrent du charnier, lentement. L'Humain ruminait dans sa barbe, pensif. Il fallait avouer, à sa décharge, que le paysage était monotone. Une fois que l'on avait vu une plaine rocailleuse et désertique pendant cinq bonne minutes, on les avait toutes vu. Et il fallait l'avouer, il était difficile de trouver un bon sujet de conversation pour passer le temps, quand on se trouvait avec une personne qui avait pointé une arme contre soi moins d'une journée auparavant. Mis à part : "T'aurais pas vu une dent cassée, par hasard ?". Ce qui restreignait d'autant plus la conversation.
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Ven 10 Mar 2017 - 10:35

Je m'éveillai à la tombée de la nuit, en pleine forme. Le sang dont je m'étais repue la nuit précédente m'avait libérée de ma soif et rendu toutes mes forces. Je m'étirai longuement, puis me glissai hors de la bâche, non sans m'être équipée de toutes mes armes : après l'attaque des orcs, je ne désirais plus me retrouver désarmée. Au moins, si l'on nous agressait, je pourrais aider les barbares, et ne resterais pas plantée comme une idiote - hors de question, bien sûr, d'utiliser mes crocs en leur présence.

Les barbares étaient réveillés, et s'affairaient selon leurs habitudes. Du regard, je cherchai mes habituels repères, à savoir Baldrisson, Arlax, et le shaman. Je repérai d'abord la stature de Baldrisson et remarquai, avec lui, la silhouette non moins impressionnante de Bremig. Ainsi, l'orc voyageait maintenant avec nous... J'espérais juste qu'ils n'allaient pas recommencer à se battre, avec Baldrisson. Je n'avais pas envie que la barbare finisse par être grièvement blessé... Mais ils étaient sans doute en paix, maintenant.

Je m'approchai d'eux, tout en savourant l'air nocturne sur ma peau, et les odeurs qu'il charriait. Mes cheveux, détachés, ondulaient doucement à son grès, et je passai machinalement une main dans toute leur longueur, tout en réfléchissant. Maintenant que notre mission ici était accomplie, je me demandais ce que comptaient faire les barbares, et vers où nous nous étions mis en route.

J'arrivai à la hauteur de Baldrisson, lançai un bonsoir à la ronde, et demandai au barbare :

- Comment ça va ? Bien dormi ?

J'étais heureuse de le trouver éveillé, après le sommeil subit qui l'avait saisi la veille. Je m'assis à ses côtés, et attendis qu'il me donne des nouvelles de son état, avant de m'enquérir :

- Et maintenant, on fait quoi ? C'est quoi la suite ?

Je me demandai s'il aurait le temps et l'énergie pour me faire faire un peu de cheval cette nuit ci. Mon envie d'apprendre à monter était loin de m'avoir quittée.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Lun 13 Mar 2017 - 18:34

Avant de répondre à Bremig, le shaman alla d'abord rassurer Baldr. Pathétique : l'on aurait dit une mère qui cajolait son jeune enfant en lui disant que ça n'avait été qu'un cauchemar. Baldr, le gaillard, le Barbare, avait besoin d'être cajolé après un cauchemar. Bremig secoua encore la tête, de plus en plus dépité, mais ne dit rien, car il savait que ça ne l'aiderait pas à se faire une place parmi les Humains pour le voyage retour.
Le shaman vint ensuite répondre à Bremig qu'il fallait bien se mettre en déplacement maintenant. Il reconnut avoir lui-même besoin de sommeil, et demanda à Baldr si ce dernier pouvait mener la charrette de transport. Le petit-bébé-qui-avait-peur-des-cauchemars se chargea d'atteler les chevaux et le shaman alla dormir avec les autres Barbares.

BALDRISSON – Tu veux venir ?

Bremig avait pensé que la question lui aurait été posée plus tôt, et par le shaman ; à l'inverse, Baldr aurait plus établi l'idée que l'Orc resterait dans les marais, voire aurait même refusé de le laisser accompagner son petit groupe. Bremig n'allait pas se plaindre, ça allait dans le sens qu'il voulait.

BREMIG – Mon séjour ici est fini. Je vous suis.
BALDRISSON – Très bien, monte à l'avant et mets la tête de noix sur tes genoux.

La « tête de noix », c'était le granl, qui reconnut la pique et répliqua d'une voix ensommeillée :

ARLAX – 'Moins, moi, je m'en sers pour aut'chose que cogner, crâne de piaf !

Ca dormait, les granls, vraiment ? Bremig avait lui-même envie de dormir, mais tant pis, il se retiendrait encore un peu, ne voulant pas se coucher dans la charrette au milieu de trois Barbares Humains qu'il avait combattus une heure avant. Il dormirait seul dans son coin, quand les autres Barbares lui auraient fait de la place.
Bremig monta donc à côté du cocher, en prenant le granl dans ses deux mains pour le poser sur ses cuisses. Le contact de cette petite masse collante ne dégoûta pas l'Orc le moins du monde, puisqu'après tout, il semblait que rien n'était en mesure de dégoûter un Orc – et rien n'indiquait que Bremig n'était qu'un Demi-sang, bien au contraire, il était plus Orc que des Sangs-purs.

Et voilà Bremig se retrouvant à faire le voyage retour, assis à côté d'un Humain qu'il avait essayé de tuer une heure plus tôt. Il se fit muet, ne voyant pas bien comment dans ces circonstances il pourrait entamer une quelconque conversation, pourtant Baldr s'y essaya : il lui demanda comment était la vie dans les Terres Orques. Ca l'intéressait vraiment ?

BREMIG – Ta vie est faite de combats, n'est-ce pas ? Alors tu adorerais vivre dans les Terres Orques. Tout le monde se bat tout le temps.

Une autre question de Baldr porta sur le moment où Bremig avait fait trembler la terre.

BREMIG – Il y a un mage parmi vous, alors tu sais ce qu'est la magie. Si je te la fais simple, je suis un mage aussi.

Bremig trouvait que la magie était un outil, et il n'aurait jamais cherché à développer ses talents en la matière sans l'influence de Gulain. Un bel outil, oui, le rendant polyvalent et lui permettant de se sortir de n'importe quelle situation... mais pas un accomplissement. Bremig ne se considérait pas comme un mage avant tout. Il n'avait pas envie de se prendre la tête à nuancer ses propos avec Baldr tout de suite, alors il avait largement simplifié les choses.

Au fil de la journée, les Barbares se réveillèrent, et Bremig somnola. Gardant le granl sur les cuisses, il se laissa bercer par les cahots de la charrette, et les yeux fermés, il lui arriva de sombrer dans des phases de sommeil, en restant assis à sa place. Ce n'était pas confortable, mais de cette façon, finalement, il réussit à dormir un peu, et sans avoir à se mêler aux Humains à l'arrière de la charrette.

L'adolescente, elle, resta emmitouflée dans les couvertures toute la journée, et n'émergea qu'à la tombée de la nuit. A croire qu'elle n'avait pas envie de se mêler aux Barbares. Ou bien craignait-elle Bremig.
Non, elle ne craignait pas Bremig, puisqu'elle s'assit entre lui et Baldr pour parler à ce dernier. L'Orc écouta distraitement.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Sam 18 Mar 2017 - 0:51

Afin de passer le temps, le Barbare entama la conversation avec l'Orque. Ce dernier, contrairement à Arlax, était encore conscient et parvenait à parler, bien que de façon... Difficile : il semblait sur le point de s'endormir. Le Peau-Verte lui expliqua que, dans les Terres Orques, les combats étaient monnaie courante, voire occupaient les journées de ceux qui craignaient de sombrer dans le désoeuvrement. Avant d'insinuer que Baldrisson s'y plairait, au vue de son sang bouillonnant. Ce dernier fit une grimace en haussant les épaules : il aimait se battre, certes, mais n'allait pas risquer sa peau sans récompense assurée derrière... Si c'était se battre pour se battre... Certes, cela lui était arrivé, mais ce n'était pas pour autant qu'il en faisait un objectif de vie... Ensuite, l'Orque lui expliqua qu'il s'agissait d'un shaman, lui aussi. Etrange, chez les Barbares, ils avaient tendances à ne pas s'impliquer eux-mêmes dans les combats, bien au contraire, puisqu'ils devaient ensuite panser les blessés et accorder la bénédiction des morts à ceux qui avaient trépassé. Comment pouvaient-ils accomplir ainsi leur sacerdoce si eux-mêmes faisaient parties des victimes ?
Enfin, le Peau-Verte s'endormit, bercé par les cahots de la route. Afin de passer le temps, Baldrisson chantonna une petite bluette :

"A quelques pas de moi un jeune guerrier s'est présenté
Il a le regard froid je crois qu'il est bien décidé
A me combattre et m'abattre sans aucune pitié
Il a levé les bras j'ai constaté qu'il était bien armé
Mais j'accepte ce défi
Et même si pour cela je dois le payer de ma vie
Ne te poses pas de questions enfin rappelle-toi
Me revoilà c'est moi le roi des tribus de Vara
Ouais voici qu'aujourd'hui
Un jeune conquérant veut prendre la place de ma décennie
Je ne veux pas le croire pourtant je suis devant le fait
Tu connais mon histoire et comment j'ai tenu tête
Devant toute une armée de guerriers qui n'a pas trouvé de
quête
Mais qui a gravé en moi la plus grande de mes défaites
Comment cela est-ce possible qu'un jeune veuille prendre ma
place
Si mon histoire est inutile alors je ferai face
Jeune Barbare s'il te plaît rappelle-toi
De tous les récits des lois
Et des tribus de Vara
Ne fais pas n'importe quoi
N'accepte pas ce combat
Voici venu le retour du roi
Voici venu le retour du roi
Premier coup d'épée
Le combat s'amorce
Deuxième coup évité
Il a frôlé mon torse
Je crois que ce gamin a véritablement beaucoup de force
Je crois aussi naturellement que la situation se corse
Je dois garder mon calme
Contrôler mon âme
En direction de ce combat pour éviter le drame
Animer les flammes
Retrouver mes armes
Ceux qui ont fait en moi bien d'autres fois couler des
larmes
Ça y est la haine m'envahit je ne suis plus le même
Tu vas subir petit l'assaut d'un nouveau stratagème
Du maître suprême
Gardien des dolmens
Des tribus de Vara
Je reste le même
Jeune Barbare s'il te plaît rappelle-toi
De tous les récits des lois
Et des tribus de Vara
Ne fais pas n'importe quoi
N'accepte pas ce combat
Voici venu le retour du roi
Voici venu le retour du roi
Misérable, incapable, c'est inacceptable
Tu as douté du roi sans penser à l'inévitable
La mort celle qui va maintenant te frapper
La seule femme qui n'ait jamais quitté la lame de mon
épée
Non je ne veux pas de ta pitié tu finiras au temple
De la soumission des guerriers tu seras mon exemple
Exemple des jeunes fougueux qui brûlent les étapes
Qui ne respectent pas les vieux et à la fin prennent des
claques
Va t'en maintenant je ne veux plus te voir
Je ne ferai pas couler le sang je veux garder l'espoir
L'espoir qu'un jeune un jour fasse le premier pas
Pour le respect des lois pour le respect du roi
Jeune Barbare s'il te plaît rappelle-toi
De tous les récits des lois
Et des tribus de Vara
Ne fais pas n'importe quoi
N'accepte pas ce combat
Voici venu le retour du roi
Voici venu le retour du roi
Jeune Barbare... rappelle-toi
le retour du roi
Jeune Barbare... rappelle-toi
le retour du roi
Jeune Barbare s'il te plaît rappelle-toi
De tous les récits des lois
Et des tribus de Vara
Ne fais pas n'importe quoi
N'accepte pas ce combat
Voici venu le retour du roi
Voici venu le retour du roi
Voici venu le retour du roi...
"

Tandis que sa voix mourait dans le lointain, un des Barbares, qui s'était éveillé, reprit le dernier refrain. Il parvint à se dépêtrer de la charette, ce qui arracha à Rugort quelques jurons dans son sommeil, tandis que son congénère le bousculait légèrement. Le Barbare monta sur le dos de son cheval et chevaucha en compagnie de Baldrisson, devisant avec lui afin de casser la monotonie de la route. Au fil de la journée, tous les autres s'éveillèrent à leur tour et montèrent à cheval.
Le soir venu, ils s'arrêtèrent et montèrent un bivouac, avant de se détendre comme seuls des Barbares savaient le faire. L'un aiguisait ses armes, un autre s'occupait des chevaux, encore une s'occupait de la nourriture, le shaman pansait les plaies, etc... La jeune Aëleen s'éveilla tandis que le soleil projetait ses derniers rayons sur le monde, et elle alla s'asseoir entre l'Orque et Baldr. Ce dernier mettait de la pommade sur ses doigts mutilés, tout en buvant de temps à autre le contenu d'un hanap que lui avait préparé le shaman. C'était un liquide incolore, et qui ne sentait guère, mais son goût semblait être atroce au vu des grimaces qu'avait le colosse quand il l'ingurgitait.
La jeune jouvencelle demanda ce qui allait se passer par la suite, après avoir demandé comment ils se portaient.

"Orf... Je dois boire cette foutue mixture... Beuark. J'ignore ce que le shaman a en tête, mais c'est proprement ignoble... Quant au reste... On va retourner dans les montagnes. Je vais essayer de rester un peu plus au sein de ma Tribu, avant de me faire réengager par des Nains. Et toi, petite ?"
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Mer 22 Mar 2017 - 11:45

Avant de me répondre, Baldrisson avala une gorgée de liquide, dont je déduisis qu'il ne s'agissait ni d'eau ni d'un alcool apprécié du barbare, au vu de la grimace que cette boisson lui arrachait.

"Orf... Je dois boire cette foutue mixture... Beuark. J'ignore ce que le shaman a en tête, mais c'est proprement ignoble... " "

Ainsi, la boisson devait avoir pour but de soigner Baldrisson. Je cherchai le shaman du regard, me disant que j'aurais bien aimé connaître l'effet exact de la mixture, et de quoi elle se composait. Ce que faisait le shaman me rappelait le rôle qu'avaient mes parents dans le village où je vivais, enfant, réunissant des plantes pour en faire des soins pour les personnes blessées, faibles, ou malades.

Je fixai de nouveau mon attention sur Baldrisson comme il continuait :

"Quant au reste... On va retourner dans les montagnes. Je vais essayer de rester un peu plus au sein de ma Tribu, avant de me faire réengager par des Nains. Et toi, petite ?"

Je haussai les épaules, ne sachant trop que répondre. J'avais envie de rentrer à Telbara, de retrouver mes rues, de retrouver les orphelins, de retrouver le Patron. Toutefois, j'avais l'impression de n'avoir pas achevé mon voyage aux côtés de Baldrisson. Je n'avais pas envie de quitter le barbare. Et puis, il n'avait pas fini de m'apprendre à monter à cheval ! De plus, j'étais curieuse de découvrir les montagnes où il vivait... Si toutefois j'avais le droit d'aller les visiter.

- J'aimerais bien apprendre encore à monter à cheval. Et puis, j'ai jamais été dans des montagnes... Je pourrais venir encore un peu ?

Bien sûr, si je partais avec les barbares dans les montagnes, il me serait ensuite plus difficile de regagner Telbara, étant donné que je ne connaissais mal les routes. Mais bon, je trouverais bien un moyen...

J'avisai l'orc, Bremig, à côté de nous, qui semblait écouter d'une oreille, et, curieuse, m'enquit :

- Et toi, tu vas faire quoi, Bremig ?

Je me demandais s'il allait rester avec les barbares. C'était assez bizarre, puisqu'il les avait combattu, mais maintenant, il semblait faire partie de la troupe, puisqu'il demeurait avec nous. Peut-être parce-que ce n'était pas vraiment personnel, cette histoire de combat. Il avait combattu en tant qu'orc une troupe de barbares qui combattaient en tant que barbare. Mais lui, personnellement, n'avait rien contre les barbares, et les barbares n'avaient personnellement rien contre lui. C'était assez étrange, de se battre sans rien avoir personnellement contre celui contre lequel on se battait...

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Dim 26 Mar 2017 - 17:09

La petite troupe bivouaquait. Pendant que Baldr restait devant la charrette à discuter avec l'adolescente assise entre lui et Bremig, le shaman examinait les blessures de ses pairs, un autre Barbare préparait à manger et le dernier s'occupait des chevaux. Baldr ne fit pas que discuter : il s'appliqua une sorte de pommade sur une main dont Bremig put observer que deux doigts étaient absents. Si Baldr s'était fait mutiler pendant un combat, ce devait être comme une marque de hardiesse et de fierté pour lui, plus qu'un handicap. Cet Humain avait du vécu, c'était certain. Il avait l'air un peu simplet parfois, s'était bizarrement fait ami avec un granl, pourtant plus Bremig l'observait, plus il avait envie de le considérer comme un brave homme respectable baigné dans des traditions guerrières.

Le shaman apporta à Baldr un pichet partiellement rempli d'un liquide tiède à l'odeur forte. Tout en discutant avec l'adolescente, Baldr lança de temps en temps un coup d'œil vers la boisson étrange, et vu son regard, il n'était pas enchanté à l'idée de la boire. Ce n'était pas un de ces alcools nains qu'il avait l'air de tant apprécier – Bremig l'avait vu en boire tout le long de la journée. De façon générale, les quatre Barbares semblaient assez portés sur la boisson, même le shaman... Mais pas sur cette boisson...

BALDRISSON – Je dois boire cette foutue mixture... Beuark. J'ignore ce que le shaman a en tête, mais c'est proprement ignoble... Quant au reste... On va retourner dans les montagnes. Je vais essayer de rester un peu plus au sein de ma tribu, avant de me faire réengager par des Nains.

Ainsi, Bremig découvrait la destination des Barbares sans avoir eu à poser lui-même la question. Les Montagnes Dominantes étaient l'une des régions du continent dans lesquelles Bremig avait le moins souvent voyagé. Apparemment, le clan de Baldr en était originaire. Si Bremig suivait Baldr et ses pairs tout le long du voyage, les Montagnes Dominantes seraient-elles seulement une étape ? Rien de moins sûr, car Baldr envisageait d'y passer du temps, ce dont Bremig n'avait pas particulièrement envie ; or, quitter les Montagnes Dominantes seul et sans guide, serait chose ardue et dangereuse pour l'Orc.

BALDRISSON – Et toi, petite ?

L'adolescente prit un temps pour réfléchir. Bremig essayait de décryptait la situation. Apparemment, l'adolescente n'était pas une fille de la tribu de Baldr. Elle avait dû être recueillie... un peu comme Bremig l'était à présent, bien que les raisons dussent être tout à fait différentes. Et puis, dans l'absolu, Bremig n'avait pas besoin de Baldr, or l'adolescente ne pourrait pas survivre en voyageant seule.

AELEEN – J'aimerais bien apprendre encore à monter à cheval. Et puis, j'ai jamais été dans des montagnes... Je pourrais venir encore un peu ?

Bremig apprit que Baldr dispensait à l'adolescente des cours d'équitation. Bremig était lui-même un expert en la matière, mais il ne s'imaginait pas jouer les professeurs... quoiqu'il possédait un certain pouvoir qui servirait d'excellent support à l'apprentissage, et aider l'adolescente serait peut-être un moyen pour Bremig de s'intégrer. Si Bremig voulait pouvoir contourner ou traverser les Montagnes Dominantes jusqu'au Royaume de Telbara en se faisant guider par Baldr ou un autre des Barbares, il devait éviter de se comporter comme il avait l'habitude de le faire en ville où il n'avait rien à gagner à s'attirer la sympathie des gens. Et puis Baldr méritait peut-être son respect...

AELEEN – Et toi, tu vas faire quoi, Bremig ?

La question soudaine le fit presque sursauter tant il ne s'attendait pas du tout à ce que l'adolescente lui adresse la parole. L'Orc, jusque là, n'avait fait qu'écouter, en bavant sur le granl qui somnolait sur ses jambes. Il devait maintenant annoncer ses intentions.

BREMIG – Je vais peut-être rester avec votre petite troupe. Je quitterai les montagnes quand le moment viendra.

La bave qui dégoulinait jusqu'à son menton s'égouttait sur l'espèce de cerveau gluant posé sur ses cuisses, et l'Orc postillonnait sur certaines syllabes, et heureusement pour l'adolescente, il n'avait pas le visage tourné droit face à cette dernière.

BREMIG – Alors comme ça, tu apprends à monter à cheval ?

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Sam 1 Avr 2017 - 22:52

La jeune fille répondit au colosse qu'elle souhaitait apprendre à monter à cheval... Et lui demanda si elle pouvait les suivre jusque dans les Montagnes. Le Barbare prit un air de réflexion intense, ce qui était effectivement le cas, et il n'écouta guère la discussion entre la frêle enfant et le Peau Verte. Le granl, quant à lui, essayait de ne pas trop sentir la bave qui tombait des lèvres de l'Orc jusque sur son "crâne".
Enfin, Baldrisson sortit de sa "méditation", avant de se lever et de rejoindre le shaman. Ils discutèrent longuement à voix basse. De temps à autres, ils se retournaient pour jeter des coups d'oeil à la jeune fille. Finalement, l'homme-médecine haussa des épaules et renvoya Baldrisson, en lui tapotant l'épaule de façon amicale. L'Humain alla se rasseoir auprès du trio.

"Tu pourras venir avec nous, dans les Montagnes. Mais il faudra faire ta part des tâches, dans le groupe, surtout que nous sommes bien moins nombreux qu'à l'aller. Et cela vaut aussi pour Bremig."

Rugort leur apporta à manger, avant d'aiguiser son épée. Une fois que le colosse blond eut finit de dîner, son ami lui fit signe et ils se levèrent tous deux. Baldrisson empoigna sa hache et se mit en position. Les deux Barbares se jaugèrent longuement du regard, ne se lançant aucune feinte durant ce temps-là. Le shaman alla s'asseoir près d'Aëleen et Bremig. Les autres Barbares avaient aussi affûtées leurs armes et regardaient alternativement le shaman et les duellistes. Enfin, Rugort leva sa lame et l'abattit. Baldrisson esquiva le coup et riposta en flanquant le pommeau de sa hache dans le ventre de son adversaire, avant d'enchaîner avec un coup de genou en plein visage. Le sang coula en grosse giclée du nez de Rugort, qui jura dans une langue sifflante, avant d'effectuer une série de mouvements amples de sa lame, qui parvint à mordre l'épaule nue de son adversaire. Ce dernier grogna et flanqua un coup de poing dans le nez meurtri de Rugort. Les deux combattants s'écartèrent et ruèrent l'un sur l'autre une nouvelle fois.

"Baldrisson est quelqu'un qui a de l'avenir, s'il ne se fait pas dévorer par un Bohoron avant s'entend. Ce dont il a rêvé la nuit dernière n'est pas anodin, je dirais même qu'il est... Prémonitoire, d'une certaine façon. Mais pour parvenir jusque-là, il doit s'entraîner, et prendre la place du chef de notre Tribu. C'est pourquoi... Il va devoir s'entraîner. Durement."

Il se tourna vers un des Barbares qui observait et lui parla dans leur patois guttural, tout en faisant un geste. Ce dernier hocha de la tête et empoigna son arme, avant de rejoindre Rugort dans le combat. Baldrisson fut pris au dépourvu, mais parvint à s'adapter au mieux. C'est quand il commença à pousser des grognements pratiquement animaux que le shaman fit cesser le combat.

"Les lois de notre Tribu stipulent que l'on n'a pas le droit de recourir à la rage des loups. Baldrisson, tu dois te contenir. Nous reprendrons demain soir, avec deux adversaires dès le départ, cette fois. Pour le moment, c'est terminé, venez vous restaurer et... Vous faire soigner. Aëleen, peux-tu t'occuper de Baldrisson, pendant que je m'occupe de Rugort ?"
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Mar 11 Avr 2017 - 17:42

Tandis que Baldrisson plongeait dans ce qui semblait être une profonde réflexion, Bremig me répondit :

– Je vais peut-être rester avec votre petite troupe. Je quitterai les montagnes quand le moment viendra.

Je jetai un coup d'oeil à Baldrisson, pour voir si cela était entendu avec l'orc, mais le barbare semblait toujours profondément plongé dans ses pensées, et je me retournai donc vers mon interlocuteur. Ainsi il voulait venir avec nous. C'était marrant, parce-qu'il avait commencé par se battre contre nous. Mais bon, j'étais bien entré au service de Salmissra en essayant de la voler avec le Patron, et elle avait même manqué de le tuer ! Comme quoi, cela arrivait. Et puis, même le Patron, je lui avais lancé un poignard dessus, une fois ! Ce n'était pas si surprenant. Parfois, l'inverse arrivait aussi : mes anciens amis de mon village m'avaient attaquée, sachant que j'étais devenue une vampire... (ou du moins me prenant pour un genre de démon). Et Fantôme ne voulait toujours pas non plus me pardonner ma nature... Une vague de tristesse m'envahit, et je me reconcentrai sur les paroles de l'orc.

– Alors comme ça, tu apprends à monter à cheval ?

Ça, c'était quand même un sujet plus amusant que Fantôme qui me haïssait.

- Oui ! J'aime bien. Au départ j'avais peur des chevaux. Une fois un humain m'a rattrapée avec un cheval pour me tuer. Ça m'a fait très peur, et puis le cheval avait des gros sabots. Mais finalement, je trouve les chevaux très beaux, et puissants. Et quand on est dessus et qu'ils vont vite, c'est... ça donne des frissons. On se sent libre ! Baldrisson m'apprend à monter à cheval. Je tombe beaucoup, mais je veux progresser et pouvoir monter toute seule un jour. Il me faudrait juste un cheval plus petit que le sien, comme celui que j'avais voulu voler mais que Baldrisson a rendu... Je m'étais mal débrouillée, aussi. Je n'ai pas bien écouté ses conseils. Et toi, tu montes à cheval ?

Pendant que Bremig et moi discutions, Baldrisson s'était éloigné pour parler au shaman. Je le vis revenir vers nous, et il répondit enfin à ma question :

"Tu pourras venir avec nous, dans les Montagnes. Mais il faudra faire ta part des tâches, dans le groupe, surtout que nous sommes bien moins nombreux qu'à l'aller. Et cela vaut aussi pour Bremig."

Je ne pus retenir un petit cri de joie. Je pouvais les accompagner ! Je m'empressai de promettre :

- Je ferai bien mes tâches !

Ça ne me faisait pas peur. J'avais été au service de Salmissra. Et je savais travailler dur. Tant que je pouvais me cacher le jour...

Rugort apporta à manger, et les autres se mirent à se nourrir. Je tâchai de demeurer naturelle, espérant que Bremig ne s'interrogerait pas sur le fait que je ne mange pas. Les barbares semblait l'avoir accepté.

Une fois leur repas terminé, Baldrisson et Rugor s'armèrent. Je les regardai avec intérêt. J'aimais bien voir les barbares se battre, même si je ne prenais jamais part à leur combat. Le shaman vint s'installer prêt de moi, et tandis que Baldrisson et son ami se mettaient à échanger des coups, il m'expliqua :

"Baldrisson est quelqu'un qui a de l'avenir, s'il ne se fait pas dévorer par un Bohoron avant s'entend. Ce dont il a rêvé la nuit dernière n'est pas anodin, je dirais même qu'il est... Prémonitoire, d'une certaine façon. Mais pour parvenir jusque-là, il doit s'entraîner, et prendre la place du chef de notre Tribu. C'est pourquoi... Il va devoir s'entraîner. Durement."

J'écoutai le shaman avec intérêt, fière de ce qu'il disait de Baldrisson. J'étais sûre que le barbare était capable de devenir chef de la tribu. Il était le meilleur guerrier que j'ai jamais vu !

La shaman se tourna vers un autre barbare, et lui parla dans une langue que je comprenais à peine tant les mots y étaient changés, et l'accent fort. Un autre barbare se joignit à Rugort, mettant donc Baldrisson face à deux adversaires. J'ouvris grands les yeux, ne voulant rien rater du combat, qui promettait d'être fort. Baldrisson fit face à ce nouvel adversaire, et le combat reprit de plus belle.

Pourtant, quand il se mit à montrer des signes de la rage qui l'habitait parfois, le shaman ordonna l'arrêt du combat. Je me tournai vers lui, interrogatrice, tandis qu'il expliquait à tous :

"Les lois de notre Tribu stipulent que l'on n'a pas le droit de recourir à la rage des loups. Baldrisson, tu dois te contenir. Nous reprendrons demain soir, avec deux adversaires dès le départ, cette fois. Pour le moment, c'est terminé, venez vous restaurer et... Vous faire soigner. Aëleen, peux-tu t'occuper de Baldrisson, pendant que je m'occupe de Rugort ?"

J'acquiesçai vivement, ravie de pouvoir aider, et m'approchai de Baldrisson, sans oublier de prendre des plantes et des solutions, que je me mis à appliquer sur les plaies du barbare, tout en lui demandant de mâcher une plante. Je m'adressai à lui :

- Tu es vraiment trop fort. Mais, dis, ta rage des loups, elle est difficile à contrôler ?

Dans ma tête, j'avais du mal à ne pas comparer avec mon envie de sang. Ça rapprochait un peu Baldrisson de moi parce-que dans un sens, je le comprenais.


Dernière édition par Aëleen le Mar 2 Mai 2017 - 23:59, édité 1 fois

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Sam 15 Avr 2017 - 16:55

L'équitation était un sujet qui semblait passionner l'adolescente. Jusque là, ses phrases avaient été courtes et son ton un peu effacé, mais dès que Bremig aborda le sujet de l'équitation, elle se mit à parler avec beaucoup plus de dynamisme dans la voix et de verbe. Elle raconta avoir eu peur des chevaux pendant une certaine période de sa vie, traumatisée par l'attaque d'un cavalier qui l'avait poursuivie, d'autant qu'elle avait failli se faire piétiner par le cheval. A ce jour cependant, cette crainte avait laissé place à une sorte de fascination. Elle trouvait les chevaux très beaux et puissants, et adorait l'ivresse de se laisser porter par un cheval au galop.

Ses mots arrachèrent un petit sourire amusé à Bremig. Ce dernier n'avait aucune fascination particulière pour les chevaux qu'il considérait juste comme un outil formidable pour porter et tracter des biens et des personnes, alors de là à dire qu'il les trouvait « beaux »... Il avait déjà entendu dire que le cheval était « un animal noble ». Il n'avait jamais compris ce que ça voulait dire. En quoi était-il noble ? Et cela impliquait-il qu'un bœuf ou qu'un chien était misérable ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Aux yeux de Bremig, donc, le cheval était juste un animal comme un autre si l'on écartait le fait qu'il était notablement utile et pratique. L'on gagnait énormément de temps à faire un trajet à dos de cheval plutôt qu'à pied.

Quant à la sensation de liberté, Bremig savait trouver sa liberté là où il le fallait. Il n'avait nul besoin de monter sur un cheval lancé au galop pour se sentir libre. Les choses étant différentes pour une adolescente Humaine, il pouvait comprendre ce que son interlocutrice lui disait. Cette dernière expliqua que Baldrisson avait commencé à lui apprendre à monter à cheval mais qu'elle tombait encore beaucoup. L'équitation n'était pas qu'une affaire de ne pas tomber, c'était même là que la base des bases. L'adolescente n'en était donc que là, mais elle espérait déjà pouvoir monter toute seule un jour.
Elle avoua avoir un jour volé un cheval parce qu'elle l'avait trouvé à bonne taille pour elle. Le sourire de Bremig s'élargit. Elle devait avoir son petit caractère, la gamine. Enfin, elle demanda à Bremig si lui aussi montait à cheval.

BREMIG – Oui, je monte toutes sortes de chevaux, y compris des Centaures. Et je me débrouille bien, je te l'assure !

Baldrisson n'était pas resté écouter la discussion, mais après avoir parlé en privé au shaman, il revint pour annoncer :

BALDRISSON – Tu pourras venir avec nous, dans les Montagnes. Mais il faudra faire ta part des tâches, dans le groupe, surtout que nous sommes bien moins nombreux qu'à l'aller.

Bremig ricana discrètement. Il y était pour quelque chose si ces Barbares Humains étaient bien moins nombreux qu'à l'aller. Et il ne regrettait rien du tout. Il avait même pris un rare plaisir à livrer ce combat aux côtés d'Orcs. Il ne se sentait jamais autant Orc que dans ce genre de moments qui étaient si rares. Le reste du temps, il avait beau se considérer comme un Orc pur et être très souvent pris pour tel grâce à son physique, il ne se passait pas un jour sans que quelque chose lui rappelle que la vie parmi les Orcs était un rêve inaccessible et que son apparence d'Orc pur n'était qu'une illusion qui ne trompait que les autres races.

BALDRISSON – Et cela vaut aussi pour Bremig.

Bremig hocha la tête. L'adolescente fut bien plus démonstrative.

Le Barbare qui savait parler l'orc vint leur apporter à manger. Bremig décolla le granl de ses jambes pour pouvoir bouger comme il le voulait, et le posa négligemment par terre.

BREMIG – Toi par contre, tu vas te trouver un autre coussin.

Au début du repas, Bremig voulut poser une question élémentaire à l'adolescente avec qui il avait eu une sympathique discussion :

BREMIG – C'est quoi ton nom, au fait ?

Les Humains connaissaient déjà tous le nom de Bremig mais ce n'était pas réciproque puisque Bremig ne connaissait que le nom de Baldr mais ni celui de l'adolescente, ni celui du shaman, ni celui de l'homme qui savait parler en langue orque, ni celui du dernier Barbare. Ni celui du granl, mais ça il s'en fichait – en réalité il avait déjà entendu son nom une fois mais n'avait pas compris qu'il s'agissait de lui et n'avait pas retenu le nom en question de toute façon.

BREMIG – Je t'aiderai à apprendre à chevaucher, si tu veux. Aucune monture ne te résistera.

Passé le repas, pendant lequel l'adolescente n'avait rien avalé pour une raison que Bremig ignorait mais qui ne valait pas la peine de poser des questions, Baldr se livra à ce qui ressemblait tout d'abord à un duel rituel contre le Barbare qui savait parler en langue orque. Ils ne retinrent pas leurs coups. Ca cognait cru, et le titre de “Barbare” n'était pas usurpé. Bremig assista au spectacle, assis à côté de l'adolescente. Le shaman expliqua à cette dernière que Baldr était pressenti pour prendre la direction de la tribu mais qu'il devait faire ses preuves. Bremig se permit d'écouter. Baldr n'était vraiment pas n'importe quel barbare au sens large du terme. Et la tribu avait ses codes, comme celui de ne pas se laisser aller à la « rage des loups », une faute que commit Baldr quand il eut affaire à deux adversaires simultanément.

Bremig n'avait aucune idée de ce qu'était la “rage des loups”. La question fut justement posée à Baldr directement, et Bremig écouta la réponse avec intérêt.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Dim 23 Avr 2017 - 2:04

Baldrisson laissa la jouvencelle s'occuper de lui, tandis qu'il cherchait ses mots. Il fallait avouer, à sa décharge, qu'il n'était guère aisé de décrire quelque chose qui lui paraissait être tout à fait naturel. C'était comme demander à un poisson ce qu'était l'eau, ou bien à un oiseau ce qu'était le vol. Il gratta sa barbe cendrée, tandis qu'au moins trois personnes, à savoir Aëleen, Bremig et Arlax, étaient suspendues à ses lèvres, attendant ses explications. Enfin, il prit la parole :

"La rage des loups... Et bien... Elle se déclenche grâce à la passion de la bataille, que ce soit parce que nous le souhaitons, ou bien qu'elle s'impose d'elle-même. Quant elle nous submerge, nous devenons plus forts, plus endurants, et nos sens deviennent aussi aiguisés que ceux des loups. Mais, en contrepartie, nous perdons toute notion d'alliés et d'ennemis, sauf dans quelques cas. Par exemple, la pommade que tu t'es étalée sur le visage avant l'attaque dégage une odeur particulière, qui fait que l'on te reconnait comme une alliée."

Il passa sa main sur sa nuque, réfléchissant à la suite de ses propos... On lui passa une gourde d'eau, et il en but deux gorgées, avant de faire passer l'outre à ses compagnons.

"*Burp*... Que disais-je ? Ah oui... La rage des loups... Comme nous perdons toute mesure sous son effet, son usage est interdit lors de nos duels d'honneur, comme celui qui m'attend à mon retour. Or, mon esprit est bien trop habitué à la rage des loups, et je dois m’entraîner à me battre sans y faire appel."

Il s'étira rapidement, avant de gratter de nouveau sa barbe. Le voyage allait être long, jusqu'aux Montagnes, et plus encore jusqu'au village. Autant dire qu'il allait avoir le temps d'apprendre à se maîtriser. Caressant sa main mutilée, il se demanda comment se portait l'écuyer qu'il avait sauvé, le jour où il avait reçu cette blessure, et aussi Roland Tacom, qui l'avait envoyé tuer le nobliau. Ce dernier devait encore sillonner les routes, comme à son habitude. Il n'avait pas semblé être le genre de gars qui voulait passer l'arme à gauche dans son lit. Les autres Barbares commencèrent à se préparer pour la nuit et Baldrisson indiqua qu'il prenait le premier quart, souhaitant passer un peu de temps à réfléchir.
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Mer 3 Mai 2017 - 0:31

Baldrisson laissa s'écouler quelques minutes avant de répondre, mais je n'interrompis pas ce que je devinais être une réflexion, qui serait sans doute suivie d'une réponse... qui vint en effet :

"La rage des loups... Et bien... Elle se déclenche grâce à la passion de la bataille, que ce soit parce que nous le souhaitons, ou bien qu'elle s'impose d'elle-même. Quant elle nous submerge, nous devenons plus forts, plus endurants, et nos sens deviennent aussi aiguisés que ceux des loups. Mais, en contrepartie, nous perdons toute notion d'alliés et d'ennemis, sauf dans quelques cas. Par exemple, la pommade que tu t'es étalée sur le visage avant l'attaque dégage une odeur particulière, qui fait que l'on te reconnait comme une alliée."

J'acquiesçai, me souvenant que le shaman m'avait déjà expliqué quelque-chose de semblable. Finalement, c'était peu assimilable à la soif, sauf le fait que quand cela submergeait, il était difficile de se contrôler, et de différencier amis et ennemis. Mais ma soif ne me rendait pas plus forte. Elle me rendait faible. Baldrisson reprit, après avoir bu de l'eau dans une gourde qu'il avait demandée et fit ensuite passer :

"*Burp*... Que disais-je ? Ah oui... La rage des loups... Comme nous perdons toute mesure sous son effet, son usage est interdit lors de nos duels d'honneur, comme celui qui m'attend à mon retour. Or, mon esprit est bien trop habitué à la rage des loups, et je dois m’entraîner à me battre sans y faire appel."

C'était donc pour cela qu'il lui fallait s'entraîner... Pas parce-qu'il avait peur de ne pas faire le poids sans cette rage, mais parce-qu'il était tellement habitué à faire appel à elle en combat qu'il risquait de le faire sans le vouloir... alors que cela le disqualifierait, lors du combat qu'il devait mener.

Une fois les soins que je prodiguais à Baldrisson terminés, je m'écartai un peu des barbares, et m'assis par terre, face à la nuit. Je n'avais pas eu le besoin de voler quoi que ce soit depuis un moment. J'allais être rouillée, en rentrant à Telbara. M'imaginant des personnes autour de moi, je travaillai un moment mon geste, avant de me redresser, d'aller chercher mes affaires dans le chariot, entretenant d'abord mes outils de crochetage, puis me saisissant de mon sabre pour fendre l'air autour de moi, me plongeant en esprit dans un combat acharné, duquel je ne sortis que lorsque tous mes assaillants furent hors d'état de nuire. Je ramassai ensuite les poignards que j'avais envoyé se planter dans le sol au grès de mon combat imaginaire, puis allai ranger mes affaires, ne gardant sur moi que deux poignards, au cas où.

Je jetai ensuite un coup d’œil au ciel. Je guettais toujours l'aube, dans la crainte qu'elle ne me surprenne. Je me demandais si Bremig pourrait vraiment, comme il l'avait proposé durant le repas, me donner des leçons d'équitation. Sur le coup, sa proposition m'avait ravie. Mais il ignorait que je ne vivais que de nuit. J'espérais que cela ne l'empêcherait pas de m'entraîner à monter à cheval. Il s'était dit bon cavalier, affirmant même pouvoir monter des centaures. J'avais masqué mon étonnement à cette affirmation. Les centaures, à Telbara, n'étaient jamais montés. J'en avais pourtant beaucoup croisé. Mais ils détestaient ça ! Peut-être que ceux que connaissait l'orc étaient différents... Mais qu'importe, je voulais apprendre à monter à dos de cheval, pas à dos de centaure, donc tout allait bien. Et comme ça, si un centaure me proposait un jour de monter sur son dos, ce qui me paraissait peu probable, je pourrais accepter. Par contre, jamais je ne leur demanderais moi-même. Ils seraient capables de se vexer...

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Sam 6 Mai 2017 - 15:53

Baldr chercha ses mots, pour au final décrire ce qui pouvait être simplement résumé en une sorte de transe martiale dangereuse dans le fait que le guerrier qui s'y abandonnait ne distinguait plus alliés et ennemis. Les Barbares avaient cependant trouvé quelques subterfuges pour éviter des dommages collatéraux, comme cette sorte de pommade à l'odeur forte qui avait un effet répulsif durant cette transe.

Bremig se fit lui-même sa propre hypothèse sur la raison de l'infiltration des Barbares dans les Terres Orques : leur culture basée sur le combat les avaient poussés à se tester face à des Orcs, cette race qui comptait parmi les ennemis les plus retors qui fussent. En ce sens finalement, Bremig trouva cela valorisant. Puisque Baldr était pressenti pour prendre la tête du clan, l'emmener ici pour qu'il fasse ses armes était comme un honneur avoué aux capacités guerrières des Orcs. Bremig trouva en cette hypothèse le moyen de ne pas en vouloir à ses nouveaux compagnons de route d'avoir massacré un petit nombre de ses frères de sang.

Baldr eut vite fini son explication entrecoupée d'un rot tonitruant. Cet Humain était l'exemple typique du bon-vivant mû par le combat. Tant qu'il pouvait fracasser quelques crânes et boire des godets de bierre naine, il était heureux de sa vie. Au moins, ce n'était ni un pleurnichard ni un empoté. Bremig se laissa aller à un rictus, puis tourna la tête vers les trois autres Barbares et Aëleen – ainsi s'appelait l'adolescente. Aëleen s'exerçait à un échauffement martial avec un sabre et des poignards. Les Barbares, de leur côté, préparaient des paillasses.
Bremig se mit debout.

BREMIG – J'ai dormi pendant la journée, et vous tous aussi, je ne suis pas fatigué maintenant. Si des Orcs vous tombent dessus pendant la nuit, tu n'auras jamais plus l'occasion d'entrer en “rage des loups”. Vous n'avez pas besoin de dormir cette nuit, alors partons dès maintenant pour qu'à la nuit prochaine, nous soyons déjà hors des marais.

Bremig lança bref regard au shaman, puis se retourna et s'approcha d'Aëleen alors que cette dernière finissait son échauffement. Il manqua au passage de piétiner le granl, et ricana grassement en bougeant son gros pied au dernier moment.
Aëleen rangea ses affaires. Elle n'avait pas du tout l'air fatiguée non plus.

BREMIG – J'ai dit à Baldr de repartir maintenant, puisqu'on a tous dormi dans la journée. J'espère pour toi que ça ne te dérange pas de voyager de nuit.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Sam 20 Mai 2017 - 19:14

L’Orc expliqua qu’étant donné qu’ils avaient tous dormis durant la journée, il était préférable de partir dès à présent, afin d’être sorti des marécages à l’aube.

"Erf, comme vous le sentez. Moi, je vais dormir, j’ai conduit ce chariot toute la foutue journée."

Joignant le geste à la parole, il grimpa à l’attelage et s’allongea, son arme à proximité, tout en promettant de refaire la dentition du premier inconscient qui aurait le malheur de vouloir le réveiller.
Cela fait, il sombra rapidement dans un sommeil de plomb, même s’il frémit quand quelqu’un déposa une couverture sur ses épaules, signe qu’il restait en lui une sorte de conscience veillant sur son repos. Bientôt, ses ronflements à réveiller une armée de macchabées s’élevèrent, tandis que le chariot reprenait sa route.

……………………………………………………………..

Le cavalier observa le groupe qui s’éloignait. Son armure sombre était teintée d’écarlate et son cheval avait été, autrefois, un magnifique étalon à la robe d’ébène et à l’œil vif. Aujourd’hui l’animal, bien qu’imposant, semblait porter sur lui une sorte de chape de corruption, qui suintait à ses articulations et encrassait ses sabots. Ses yeux, surmontant de rougeoyants naseaux, étaient habités par une pure terreur, suscitée par son cavalier.
Ce dernier piqua des deux, le forçant à prendre un chemin différent, mais parallèle à celui du petit groupe.

L’étranger avait découvert le charnier durant la journée et avait réussi à remonter la piste jusqu’à trouver leur campement.
Il les avait ensuite longuement observé, analysé le duel entre Baldrisson et Rugort, avait affiné son ouïe de façon à entendre les conversations... Aucun ne l'avait repéré. Mais lui, par contre... L'enfant... Il sentait sa présence, il savait ce qu'elle était, une créature de la nuit, à son instar.

Les siens... Qu'étaient-ils, à vrai dire ? Des ombres, rien de plus... Où étaient-ils ? Ceux qu'il avait retrouvé se terraient dans leur cachettes, craignant que l'on découvre leur identité, ou bien se faisaient passer pour des puissants se raccrochant aux fantômes du passé... Aucun d'entre eux n'avait le courage d'affronter quotidiennement leur pire ennemi, de parcourir le vaste monde et explorer ses mystères, affronter des créatures légendaires et les dominer avant de leur ôter la vie... Voilà ce qui faisait le frisson de sa "vie".

Il ruminait inlassablement ces pensées, tandis qu'il suivait le groupe de voyageurs.

.......................................................

Baldrisson s'éveilla tandis que le soleil commençait à percer les ombres de la nuit, teintant le ciel d'une couleur mêlant l'or à l'écarlate. Il se releva et gratta sa barbe en baillant largement, dévoilant des mâchoires ayant perdues quelques dents, suites aux nombreux combats auxquels il avait participé.

"Boarf... Nous avons bien avancé ? Où sommes-nous ?"
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Lun 22 Mai 2017 - 16:01

Tandis que je contemplais le ciel nocturne, j'entendis quelqu'un s'approcher de moi. Me retournant, je découvris Bremig, qui m'annonça :

– J'ai dit à Baldr de repartir maintenant, puisqu'on a tous dormi dans la journée. J'espère pour toi que ça ne te dérange pas de voyager de nuit.

Je souris. C'était parfait. Adopter un rythme nocturne m'arrangeait, puisque cela me permettait d'être éveillée en même temps que les autres. Je répondis :

- Au contraire, ça m'arrange. J'ai un problème de peau qui rend le soleil dangereux pour moi. Le jour, je reste cachée sous la couverture du chariot. C'est pas très drôle si tout le monde dort quand je peux enfin sortir.

J'hésitai une fraction de seconde, avant d'ajouter :

- Ce sera pas un problème de m'apprendre à monter à cheval seulement la nuit ?

Tout en devisant, Bremig et moi nous rapprochâmes du groupe, qui se préparait au départ. Baldrisson s'était allongé sur le chariot, et ses ronflements commençaient à s'élever. Arlax était présent non loin de lui, et je lui adressai un sourire, avant de chercher des yeux le shaman, qui m'expliquait toujours des tas de choses intéressantes. Mais il était pour l'heure occupé, et moi, de toute façon, je discutais avec l'orc. Je me mis à bombarder celui-ci de questions sur le mode de vie des orcs, et sur sa vie en général. Je lui demandai s'il n'en voulait pas trop aux barbares d'avoir tué ses compagnons. Moi, à sa place, je leur en aurais voulu. J'avais pour ma part tué les vampires qui avaient tué mon père. Mais bon, les orcs n'étaient peut-être pas très proches de lui. Je lui racontai tout de même que des méchantes personnes avaient tué mon père quand j'étais plus jeune -je ne précisai pas quel âge, sinon, comme je ne vieillissais plus, ça allait tout embrouiller - et que je les avais traquées jusqu'à les retrouver et les tuer. Je ne dis pas non plus que c'étaient des vampires. J'ajoutai juste :

- Heureusement que toi, tu ne veux pas tuer les barbares, parce-qu'ils sont mes amis.

Ensuite, comme nous avions de la route, et donc du temps pour parler, je lui dis aussi que j'avais vécu à Telbara, avec des enfants dans les rues - sans préciser que je volais, ça ne faisait pas très bien, il se serait peut-être méfié de moi après - et que j'avais hâte de revoir le Patron, et ma mère, que j'avais retrouvée grâce à Baldrisson, mais en même temps très envie de découvrir les montagnes.

Plus tard, le ciel commençant à s'éclaircir, je m'excusai auprès de Bremig, et allai me réfugier sous la couverture. Je pensai aux montagnes. J'espérais les découvrir bientôt.


Dernière édition par Aëleen le Jeu 15 Juin 2017 - 15:43, édité 1 fois

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Ven 26 Mai 2017 - 7:41

Baldr était le seul à n'avoir pratiquement pas dormi dans la journée. Il préféra donc récupérer son sommeil pendant que la charrette avancerait de nuit. Soit. Quelque part, il avait raison, car le reste du groupe risquait de finir par prendre un rythme de vie nocturne. Bremig, tout (demi) Orc qu'il était, dormait la nuit habituellement. Cela dit, dans des terres hostiles, ce n'était pas plus mal que certains dorment de jour et d'autres de nuit : ainsi, la charrette pouvait avancer continuellement puisqu'il y aurait toujours quelqu'un en état de forme pour la conduire.

Quant à Aëleen, justement, l'idée de voyager de nuit l'enchantait. Alors que Bremig allait la trouver vraiment bizarre, entre ça et le fait qu'elle ne mangeait rien pendant les repas, elle expliqua :

AELEEN – J'ai un problème de peau qui rend le soleil dangereux pour moi. Le jour, je reste cachée sous la couverture du chariot. C'est pas très drôle si tout le monde dort quand je peux enfin sortir.

Un problème de peau ? Bremig ne risquait rien, lui, mais les autres Humains n'avaient-ils pas à craindre une contagion ? En même temps, Bremig s'en fichait pas mal. Pourquoi s'en soucier ? Bremig restait avec eux par envie de tuer la solitude pendant le voyage retour, mais si besoin, il lui suffisait d'un claquement de doigt pour gagner en vitesse de voyage et rejoindre seul le Royaume de Telbara. La magie avait du bon.
En tout cas, pour une Humaine, ce ne devait pas être drôle d'être condamnée à vivre à l'abri du soleil. Alors, en effet, si Bremig et les quatre Barbares dormaient la nuit, Aëleen se sentirait bien seule.

AELEEN – Ce sera pas un problème de m'apprendre à monter à cheval seulement la nuit ?

Ca poserait peut-être un problème à Baldr, mais Bremig se démarqua de l'Humain :

BREMIG – Mais non, je m'en fiche.

Chacun prit place dans la charrette qui fut mise en route, Baldrisson dormant seul à l'arrière. Les autres Barbares n'étaient quand même pas très frais, bien qu'ayant déjà dormi durant la journée venant de s'achever. A l'inverse, Aëleen, en pleine forme, fut d'humeur loquace. Ceci eut de quoi surprendre Bremig, qui s'était mis à croire que l'adolescente de l'appréciait pas beaucoup. Finalement, elle entretint avec lui une conversation riche, se montrant notamment très curieuse au sujet des Orcs. Bremig répondit à toutes ses questions, se surprenant à y prendre un peu plaisir. Il faut dire, pour une fois que quelqu'un s'intéressait vraiment aux Orcs sans les traiter de monstres...
Bremig avait un certain respect pour Baldr, mais il se mettait à tout autant apprécier cette petite.

Et justement, concernant Baldr, Aëleen l'interrogea aussi sur son ressentiment. Les Barbares avaient massacré gratuitement une tribu orque, aussi Aëleen voulut-elle savoir si Bremig ne leur en voulait pas trop.

BREMIG – Je ne connaissais pas beaucoup cette tribu. J'ai été honoré de pouvoir me battre à leur côté, mais ils ont perdu cette bataille, tant pis pour eux. Moi, ma vie continue, et Baldr m'a l'air de quelqu'un de respectable, pas comme l'autre moineau qui sait parler orc ; qu'il cherche encore à m'insulter, et je lui broie le crâne sous mon pied. A part ça, je n'ai pas de raison de les tuer. Et puis regarde, eux aussi me tolèrent, j'ai été leur ennemi le temps de la bataille, et maintenant ils me laissent voyager avec eux en me traitant comme un invité. Alors tout va bien.
AELEEN – Heureusement que toi, tu ne veux pas tuer les Barbares, parce qu'ils sont mes amis.

Bremig n'avait pas envie de causer de la peine à Aëleen, et cette dernière phrase donna donc une bonne raison à Bremig de continuer à voyager en bonne intelligence avec ces quatre Barbares. Bon, le granl, c'était autre chose, mais il s'était tenu à carreau depuis un moment et Bremig ne lui accordait pas d'attention. Aëleen avait raconté un peu plus tôt à Bremig que son père avait été tué quand elle était plus jeune, et qu'elle avait traqué les assassins pour leur rendre la pareille. Elle avait du cran, cette gamine. Peut-être qu'elle racontait des fables pour se donner de l'importance, mais Bremig sentait bien qu'elle n'était pas innocente.

Elle se mit ensuite à raconter à Bremig qu'elle avait vécu un temps dans les rues de Telbara, et qu'elle avait très envie de revoir sa mère et celui qui se faisait appeler le Patron, un enfant des rues ayant organisé une petite communauté. Elle en parlait comme avec nostalgie. Depuis qu'elle avait sa maladie de peau, elle ne pouvait plus vivre comme avant, alors la nostalgie devait souvent l'envahir.

BREMIG – A quel point le soleil est dangereux pour toi ?

Bremig avait du mal à imaginer que ce soit à ce point nocif pour elle. Il ne croyait pas forcément à un remède, et n'allait pas l'encourager à consulter des thaumaturges dans un temple, mais peut-être Aëleen pouvait-elle quand même faire certaines choses au soleil, au moins pendant un temps réduit.

AELEEN – Je sais pas trop... Je pense que j'en serais très mal. Je crois que je pourrais même en mourir. Je ne préfère pas vérifier cette hypothèse.

En mourir ?! C'était donc vraiment grave.

Avec tous ces bavardages, Bremig ne vit même pas le temps passer. Il fut presque attristé quand Aëleen dut se mettre en retrait alors que le soleil était sur le point de darder ses premiers rayons. Etrange, quand même, cette maladie... Quand il avait été élevé au temple, Bremig avait entendu parler de personnes maudites, ne vivant que la nuit car, comme Aëleen, le soleil les tuait. Soi-disant que le devoir d'un inquisiteur de Kaluni était de traquer ces « enfants de Silux » et d'en nettoyer la surface du continent. Le genre d'idées crétines auxquelles Bremig n'avait pas adhérées et qui avaient fait partie des raisons pour lesquelles il avait finalement été banni du temple.

Alors qu'Aëleen s'apprêta à se couvrir du soleil, Bremig lâcha :

BREMIG – Bizarre ta maladie quand même... Ca me fait penser à ces bêtises de Vampires, des gens assoiffés de sang et tués par la lumière du soleil. Une fable idiote... Quand on ne sait pas comment se donner de la prestance, on finit par combattre des chimères. Si ces Vampires existaient, ça me ferait bien rire qu'ils ravagent les soi-disant « guerriers de la lumière » qui ne savent plus quoi inventer pour imposer aux autres leur vision du monde.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Ven 9 Juin 2017 - 13:07

Baldrisson entendit l'Orc et la jouvencelle parler de problème de peau, et l'Orc fit remarquer que cela lui faisait penser à des monstres de mythe, des... Vampyrs ? Ou quelque chose comme cela... Il gratta furieusement son occiput, en essayant de comprendre quoi ils parlaient. Il avait entendu parler des Vampyrs, comme tout habitant des Montagnes. Ce n'étaient, selon eux, que des ombres vivant dans les cavernes et se nourrissant du sang des imprudents.

"Brorf... Un peu de lumière et on s'en débarrasse. Ou alors, un bon coup de hache dans la face."

Il se plaça sur le siège du cocher et s'étira rapidement, tandis que la jeune fille se roulait en boule sous les couvertures.
Un des Barbares lui annonça que la nuit s'était déroulée sans repos et lui montra, sur une carte, où ils se trouvaient, supposément, afin de lui donner des instructions quant à la route à tenir. Baldrisson le remercia et commença à se concentrer sur la route. Les uns après les autres, ses compagnons de voyage allèrent se coucher. Le colosse fouilla le sac et en sortit une pomme et un morceau de fromage, qu'il mangea lentement, tandis que la charrette "dévorait" les kilomètres à son rythme. La journée se déroula sans encombre, à l'instar de la veille, et il passa son temps à discuter avec Arlax, pour tromper le temps.

Alors qu'ils passaient dans un petit vallon, son regard fut attiré par une silhouette, en hauteur. Il s'agissait vraisemblablement d'un cavalier, ou alors c'était un centaure possédant deux torses. Il avançait dans la même direction que le groupe. Baldr haussa des épaules et se détourna. Quelques heures plus tard, en milieu d'après-midi, il repéra de nouveau le cavalier. Ce dernier restait à bonne distance du groupe et continuait de les suivre. Méfiant, il prit sa hache et la posa sur ses genoux. Quand ses compagnons s'éveillèrent, il leur fit part de ses soupçons et leur enjoignit de prendre garde.

.....................................................

Le cavalier ouvrit ses paupières, tandis que l'influence pernicieuse du Soleil s'éloignait, couvrant le monde d'ombres. Sa monture, inlassable, avait cheminée toute la journée. Les voyageurs avaient installé un campement. Il pouvait sentir l'enfant s'agiter doucement tandis que le sommeil la quittait. Un sourire carnassier se dessina sur son visage, tandis qu'il s'en approchait lentement.
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Jeu 15 Juin 2017 - 15:37

Je me réveillai à la tombée de la nuit, un sentiment de sourde angoisse pesant sur ma poitrine. Je restai allongée dans le noir, sous la couverture, tâchant de repasser les événements de la nuit précédente dans ma tête, afin de me souvenir ce qui pouvait causer cette peur, qui m'écrasait. Nous avions parlé avec Bremig, il ne voulait pas tuer les barbares, il allait m'apprendre à monter à cheval, Baldrisson dormait, tout allait bien... Alors pourquoi ce sentiment ? Le souvenir me revint d'un coup et je m'immobilisai totalement. Juste avant que je n'aille me coucher, alors que je me glissais dans mon refuge anti-jour, et que je m'apprêtais à dormir... Il avait parlé des vampires. Il avait fait le lien entre eux et ma maladie. Je m'étais figée, m'étais retournée vers lui, m'apprêtant à répondre, ne trouvant pas mes mots...

... lorsque Baldrisson était intervenu. Il venait de d'éveiller, et avait pris part à la conversation, disant qu'il suffisait de  lumière pour se débarrasser d'un vampire... ou d'un coup de hache dans la tête. J'avais ajouté à l'adresse de Bremig que Baldrisson avait déjà tué un vampire, que nous avions croisé, et que donc ils existaient, mais qu'à part cela, je n'en savais pas plus, et que toutefois ils ne me faisaient pas peur, puisque Baldrisson en avait tué un. Puis je m'étais cachée sous la couverture, non sans souhaiter une bonne journée à l'orc et au barbare, puis m'étais endormie, en retournant ce qu'avait dit Bremig dans ma tête :

" - Bizarre ta maladie quand même... Ca me fait penser à ces bêtises de Vampires, des gens assoiffés de sang et tués par la lumière du soleil. Une fable idiote... Quand on ne sait pas comment se donner de la prestance, on finit par combattre des chimères. Si ces Vampires existaient, ça me ferait bien rire qu'ils ravagent les soi-disant « guerriers de la lumière » qui ne savent plus quoi inventer pour imposer aux autres leur vision du monde. "

Cela m'effrayait qu'il ait fait le lien avec ma maladie. Même si les vampires en eux-mêmes semblaient lui poser moins de problèmes que les guerriers de la lumière dont il avait parlé. Mais moi, je ne savais pas qui étaient ces guerriers de la lumière. Je ne les connaissais pas. Mais bon, s'ils chassaient les vampires, il me fallait m'en méfier, et je n'allais pas les aimer plus que Bremig. Je me demandais quel rapport celui-ci avait pu avoir avec eux. Toutefois, je ne pouvais le lui demander sans ramener le sujet sur les vampires. Ce que je ne comptais certainement pas faire. Et puis c'était lui qui était bizarre, d'abord, à parler de choses comme ça auxquelles on ne comprenait rien... Bon, certes, ma "maladie" aussi... Mais pas davantage !

Je sortis de sous ma cachette, un peu tendue, et d'assez mauvaise humeur. Je n'aimais pas qu'il me soupçonne. Et s'il décidait de vérifier si j'étais bien un vampire ? Tout le monde voudrait-il alors me tuer ? Non, pas tout le monde. Arlax savait déjà, et n'avait rien fait, et même rien dit. Il essaierait sans doute de plaider en ma faveur. Mais est-ce que les barbares écouteraient ? Rien n'était moins sûr. Bremig me posait donc vraiment problème, même si à côté, il voulait m'apprendre à monter à cheval.

Toutefois, je ne pouvais rien faire. Hors de question de lui faire du mal. D'une part, parce-que j'avais de grands risques d'être surprise par les barbares ou d'être tuée par l'orc... et d'autre part parce-qu'il n'avait rien fait de mal. Il faisait juste des bonnes déductions. Ce n'était pas sa faute si j'étais bel et bien un vampire, et que c'était mal d'être un vampire. J'avais donc deux choix : partir discrètement, ou rester et risquer d'être découverte. Et je n'avais vraiment pas envie de partir... Je me décidai donc à attendre de voir comment les choses allaient évoluer, et à aviser en temps voulu. Je lançai à la ronde :

- Bonsoir !

Je me fis la réflexion que, sauf faute de ma part, le mot "bonjour" ne pouvait faire partie de mon vocabulaire.

Baldrisson, me voyant émerger du sommeil, me salua, et je le rejoignis à l'avant du chariot. J'avisai la hache sur ses genoux, quand il m'expliqua qu'un cavalier semblait nous suivre depuis un certain temps. Je me retournai dans mon siège pour tâcher de l'apercevoir, pas vraiment inquiète. Certes, c'était bizarre, mais nous étions trop nombreux pour craindre une attaque d'un cavalier isolé... surtout que la troupe comptait de bons combattants...

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Dim 25 Juin 2017 - 10:33

BALDRISSON – Brorf... Un peu de lumière et on s'en débarrasse. Ou alors, un bon coup de hache dans la face.

Baldr ne dormait plus et avait écouté au moins une partie de la conversation. Depuis quand en fait était-il resté discrètement à l'arrière de la charrette à écouter la conversation entre Aëleen et Bremig sans piper mot ? Probablement depuis seulement quelques secondes : vu le bonhomme, Bremig l'imaginait mal jouer les espions sans se trahir à un moment où à un autre. Et puis quel intérêt ? Il n'y avait rien eu de confidentiel dans cette conversation.

BREMIG – Tiens, regardez qui voilà réveillé !

Un peu de familiarité ne dérangerait pas Baldr, et au pire, si c'était le cas, il s'expliquerait comme font les hommes. Aëleen, déjà cachée sous sa couverture, ajouta qu'elle avait déjà croisé un Vampire et que Baldr l'avait tué. Les Vampires existaient donc vraiment, elle pouvait l'attester, mais ils ne lui faisaient pas peur tant que Baldr était là. On en apprenait tous les jours... Bremig fit la moue, mettant en doute les impressions d'Aëleen : après tout, qu'est-ce qui pouvait la rendre si sûre qu'elle avait croisé un Vampire ? Elle avait peut-être envie de se raconter des histoires, et de glorifier Baldr au passage. Bremig croiraient en l'existence des Vampires quand il en verrait un de ses propres yeux. En attendant, ça restait des fables.

A un moment dans la matinée, Bremig alla lui-même se coucher à l'arrière de la charrette. Il se plongea dans un sommeil diurne. Ne voulant pas se laisser aller à un excès de confiance, il évita de plonger dans un sommeil trop lourd, et en compensation, resta somnolent plus longtemps. Il revint à sa place en fin d'après-midi. Trois heures plus tard, le soleil se coucha, et Aëleen quitta ses couvertures pour rejoindre Bremig et Baldr avec un énergique « Bonsoir ! ». Le groupe décida de faire halte. Tout le monde avait faim, et un bivouac fut donc installé le temps du repas. Il n'était pas prévu de rester sur place toute la nuit, puisqu'au moins Bremig et Aëleen seraient en forme pour faire avancer la charrette.

Baldr parla d'un cavalier qu'il avait repéré, suivant la charrette. Aëleen et Bremig eurent tous deux le réflexe de scruter les alentours, mais ils ne l'aperçurent pas. Bremig haussa les épaules : un cavalier seul aurait bien peu de chances de faire quoi que ce soit au groupe. Seulement, Baldr en avait repéré un, peut-être y en avait-il d'autres ailleurs en embuscade.

BREMIG – Peut-être un bandit en éclaireur. Le reste de la bande nous prépare une embuscade.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Jeu 13 Juil 2017 - 9:39

Aëleen et Bremig s'éveillèrent à leur tour et l'Orc fit remarquer que le poursuivant de la petite troupe n'était sans doute qu'un bandit, mais envoyé en éclaireur, tandis que le restant de la troupe préparait une embuscade. Le shaman eut une moue dépréciative, et répondit :

"Mmmh, cela pourrait être une idée, mais... Il nous a suivi toute la journée. Ou bien ces bandits sont forts bien organisés, ou bien il agit seul et pense pouvoir nous affronter tous en même temps. Dans les deux cas, c'est problématique. Je recommande de conserver vos armes non loin de vous. On ne sait jamais."

La troupe de Barbares mit en place un feu de camp, afin de se restaurer. La charrette continuerait son voyage de nuit, puisque seul Baldrisson allait avoir besoin de dormir. Mais avant cela, un repas bien mérité s'imposait. Arlax se fit un golem, afin de se « dégourdir » les jambes. Les Barbares prirent leurs armes et les aiguisèrent longuement. Rugort, qui était allé chercher du bois, revint porteur de nouvelles :

"Il y a un inconnu qui s’ramène."

Les Barbares s’assurèrent d’avoir leurs armes à portée de main. Les têtes ne se retournèrent pas, mais ils firent mouvoir leurs muscles, s’échauffant et s’étirant discrètement. Cela pouvait bien être n’importe quel voyageur, mais après l’avertissement de Baldr, ils ne voulaient prendre aucun risque.

L’homme se laissa tomber de sa monture. Il était encore éloigné du campement. Une main gantée agrippa le manche métallique d’une hache, et l’étranger rampa au sol, reniflant, sentant la piste de chair et de sang. Salivant à l’avance, il sentit ses mâchoires se serrer et se desserrer mécaniquement, tandis qu’il sinuait sur trois membres, au ras du sol. Ses muscles étaient tendus, en prévision de l’attaque imminente.

Il se ramassa, prit son élan et sauta en direction du campement en poussant un feulement sauvage. Les Barbares s’écartèrent prestement et se relevèrent, observant leur adversaire. Outre sa hache, il portait une étrange armure de plaque, écarlate, au casque cornu semblable au crâne d’un démon, ou d’un dragon. Ses yeux rougeoyaient derrière son heaume. Le plan ne s’était pas déroulé comme prévu : il avait espéré les surprendre, sans qu’ils aient le temps de réagir, comme ce fut le cas avec ses précédentes victimes. Il se mit en garde, cherchant une cible parmi ses adversaires. Ce fut Rugort qui attaqua en premier, en envoyant un violent coup d’épée en direction de l’étranger. Puis, les autres Barbares se joignirent à la danse.
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Mar 1 Aoû 2017 - 23:28

Comme je me désintéressais du cavalier, puisqu'il ne me semblait pas être une menace, Bremig, qui venait également de se réveiller, donna son avis sur le cavalier :

– Peut-être un bandit en éclaireur. Le reste de la bande nous prépare une embuscade.

Armf. Je n'avais pas pensé à ça. D'un seul coup, la menace que l'homme pouvait présenter pour la troupe augmenta d'un cran dans mon esprit, et je songeais à aller chercher mes armes, quand le shaman répliqua à Bremig :

"Mmmh, cela pourrait être une idée, mais... Il nous a suivi toute la journée. Ou bien ces bandits sont forts bien organisés, ou bien il agit seul et pense pouvoir nous affronter tous en même temps. Dans les deux cas, c'est problématique. Je recommande de conserver vos armes non loin de vous. On ne sait jamais."

Plongeant dans une réflexion, je me mis à enrouler une mèche autour d'un de mes doigts. En effet, il était peu probable qu'un bandit ait pu nous suivre toute la journée en éclaireur, se privant ainsi de tout contact avec son groupe. A moins d'une personne à cheval faisant le relais entre lui et le groupe, mais Baldrisson n'avait pas parlé de ça. Donc, plutôt une personne seule. Mais, dans ce cas, comme le disait le shaman, c'était un peu suspect. Quel combattant isolé aurait eu l'idée de suivre un groupe comme le nôtre ? Même de loin, on devait bien voir que nous n'étions pas sans défenses ! C'était donc suspect. Et inquiétant.

Suivant le conseil du shaman, je retournai donc au chariot, pour chercher mes poignards, dont je me harnachai. Ça me donnait toujours l'impression d'être une super combattante, de faire ça. Parce-que j'avais plusieurs lames, que j'attachais à des endroits différents, pour pouvoir avoir le choix de l'arme à dégainer, et avoir des rechanges pour le cas où on me désarmerait. Je terminai par mon sabre, que je fixai dans mon dos, non sans penser au Patron, qui me l'avait offert. Il me manquait un peu. Et peut-être même un peu plus qu'un peu. Mais il était à Telbara, pour s'occuper des orphelins, et moi, je voulais voyager. Ça ne s'accordait pas. Et en plus, il était un humain, alors que j'étais une vampire. Il vieillissait, et pas moi, il pouvait vivre le jour - bon, d'accord, il vivait surtout la nuit, mais quand même - et pas moi. Il ne fallait pas qu'il me manque. Sinon, j'allais souffrir plus, plus tard. Un vampire ne doit pas s'attacher aux humains. Ni aux granls ou aux autres êtres. Alors, pourquoi fallait-il toujours que je m'attache ?

Je secouai la tête, décidant de remettre ces réflexions à plus tard - ou à jamais - et partis rejoindre les autres. Mes amis. Auxquels je m'attachais. Je fis taire la petite voix dans ma tête et me mis à tresser mes cheveux, pour être parée en cas d'attaque.

Attaque qui survint, sous la forme d'un être étrange, qui bondit au milieu du campement que nous avions établi, revêtu d'une armure rouge qui devait être lourde, avec un casque étrange, derrière lequel deux yeux rougeoyaient. Ca, ce n'était pas rassurant du tout. Les humains n'ont pas les yeux rouges. Ce n'étaient donc pas un humain, mais autre-chose. Quoi donc ?

Heureusement, nous étions tous préparés, puisque peu de temps auparavant, Rugort était revenu d'aller chercher du bois en nous annonçant :

"Il y a un inconnu qui s’ramène."

Mais bon, il n'avait pas dit qu'il avait les yeux rouges. Et qu'il émanait de lui une telle impression de danger. Je me saisis d'un de mes poignards, tout en jetant un regard autour de moi. J'étais entourée de combattants chevronnés, dont un futur chef de clan barbare, un orc qui tenait tête à ce dernier, un granl contrôlant un golem, et nous avions pour nous épauler un shaman qui, à mes yeux, faisait de la magie avec ses recettes. Tout allait bien se passer. La bizarre créature n'avait aucune chance. J'avais en mes compagnons une confiance infinie.

Ce fut Rugort qui se lança le premier sur la créature, faisait fuser son épée vers elle. Puis les autres se ruèrent vers notre assaillant, comme s'il avait donné le signal. Je demeurai un peu en retrait, peu habitué aux combats en groupe, cherchant un angle d'attaque, ou à repérer un défaut dans l'armure de l'adversaire pour lancer sur lui un poignard.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Bremig le Dim 6 Aoû 2017 - 17:53

Le shaman exprima un autre avis : une bande n'aurait pas suivi la caravane aussi longtemps sans se faire repérer à un moment où à un autre, à moins d'être exceptionnellement bien organisée, ce qui serait inquiétant. Cela l'embêta mais Bremig dut admettre que cette réflexion était juste. Il ne dit rien, pour garder la face. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce soit bien une bande très organisée, histoire de lui donner raison. En tout cas, même si c'était un bandit solitaire, c'était inquiétant car la caravane des Barbares ne ressemblait pas à un transport d'objets de valeurs mais bien de voyageurs aguerris. Si un bandit avait le courage de les affronter seul, c'est qu'il devait être sacrément confiant en ses capacités. Alors, ça ou une bande, dans tous les cas, il y avait un danger à ne pas sous-estimer.

Plus tard, Rugort confirma la présence de l'étrange personnage, alors qu'il revenait avec du bois pour le feu de camp. Il semblait que si combat il devait avoir lieu, alors ce serait cette nuit. Bremig regarda Aëleen, se disant qu'il allait falloir la protéger. Quand il la vit s'équiper de poignards et d'un sabre, il fronça les sourcils, avant d'avoir un petit rictus. Que valait cette adolescente en combat ? Dans le doute, Bremig la protègerait quand même, mais il serait ensuite bien curieux de l'affronter, pour la tester.

Enfin, l'attaque survint comme prévu mais pas de n'importe quelle manière : l'étrange personnage arriva au milieu du bivouac d'un grand bond, un bond d'autant plus surprenant qu'il revêtait une armure de plaques complète, casque compris. A l'évidence, ce n'était pas une créature Humaine, évidence renforcée quand Bremig distingua deux lueurs rouges en guise d'yeux derrière le casque. Qu'est-ce que c'était donc que cette chose ?

Aëleen se saisit de l'un de ses poignards, tandis que Rugort partit le premier à l'offensive contre le monstre. Bremig se rapprocha d'Aëleen et d'une main sur le buste, la poussa vers la charrette, à l'opposé du combat.

BREMIG – Reste à l'écart.

Bremig s'approcha ensuite de l'affrontement en tapant son poing contre la paume. Il se rapprocha du monstre en armure, et attendit qu'une ligne droite entre eux deux fût dégagée de tout allié : il frappa alors le sol du pied, générant une fissure qui s'entendit jusqu'au monstre, moment auquel ce dernier fut violemment projeté en l'air, trop occupé à surveiller chaque ennemi pour faire attention à une fissure au sol. Le colosse Orc chargea ensuite le monstre, tombé au sol sur le dos, pour lui écraser le plastron d'un coup de pied sur lequel il mit tout son poids.

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Re: Du sang et du métal II

Message  Baldrisson le Dim 20 Aoû 2017 - 16:33

L'attaquant n'eut guère de chance : l'effet de surprise n'était pas avec lui, et il s'était rapidement retrouvé à croiser le fer. Et l'Orc fit alors preuve de ses talents dans la manipulation de la terre, créant une fissure dans le sol qui projeta leur adversaire à terre. Bremig, comme il le fit pour Baldrisson, le maintint ainsi en écrasant son plastron de son pied. Les autres Barbares s'approchèrent... Et virent le poing ganté de l'assaillant agripper fermement le mollet de la jambe qui l'écrasait, serrant jusqu'à percer les chairs. L'Orc se baissa et attrapa la main, la forçant à se retirer. Les doigts métalliques tracèrent un sillon écarlate sur la peau. L'étranger se dégagea et serra le poing, avant de porter un violent coup au genou de Bremig. Le pied se décala et, prestement, l'homme se releva. Ses yeux, visibles par les fentes de son casques, brillaient d'une fureur difficilement contenue. Il ramassa son arme et la soupesa. Rugort, sans trop se démonter, lui envoya son poing dans le visage. L'homme ne frémit pas, ne fit aucun pas en arrière. Il serra juste son propre poing et rendit la politesse au Barbare, envoyant ce dernier bouler au sol, dans une série de jurons.
Les congénères de Rugort lancèrent un assaut.

Baldrisson, armé de sa hache, attira l'attention de cet étrange bandit, pendant que ses amis tournaient autour, cherchant une ouverture. Les deux haches s'entrecroisèrent dans un fracas métallique, projetant de petites étincelles de par la friction.
Le Barbare se dégagea et esquiva un coup qui aurait pu l'étêter, avant de prendre une certaine distance. Rapidement, il analysa la situation : leur adversaire était à peu près de sa taille, mais son armure le rendait plus imposant, et légèrement plus lent. Pourtant, il ne semblait pas essoufflé, et le coup de Rugort ne semblait même pas l'avoir affecté. Le shaman était auprès de ce dernier et l'aidait à se remettre. Baldrisson inspira... Et expira dans un râle animal. Ses sens devinrent aussi aiguisés que ceux d'un loup, son souffle rauque, et une rage sourde et froide monta en lui.

Poussant un feulement, il se jeta sur son adversaire, qui riposta avec force. Les deux haches se croisaient, se défaisaient, s'entrecroisaient avec un rythme marqué, tandis que les deux adversaires ne semblaient plus combattre, mais danser. Finalement, Baldrisson parvint à crocheter l'arme de son adversaire et à le désarmer. Dans un même mouvement, il lui flanqua un coup de pommeau sur le visage, assez puissant pour le faire tituber et lui faire tomber son casque.
Il avait un visage ancien, aux rustres traits de paysan, et non pas noble. Une barbe noir lui dévorait le visage et ses cheveux cascadaient sur ses épaules. La fureur qui brûlait dans ses yeux ne masquait le rougeoiement de ses iris. Un des Barbares, profitant de la surprise de l'instant, abattit violemment sa masse sur son bras, produisant un craquement sinistre. Le bras pendant à présent misérablement, de façon désarticulée, à son côté.
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Re: Du sang et du métal II

Message  Aëleen le Jeu 7 Sep 2017 - 13:41

L'armure de notre assaillant semblait très bien pensée. Pourtant, il me fallait y trouver une faille, si je voulais aider mes compagnons. Bougeant avec le combat, avec d'observer tout cela en détail, je fus surprise lorsqu'une forte poussée m'envoya vers le chariot, et que Bremig s'interposa entre le combat et moi, tout en m'ordonnant :

– Reste à l'écart.

Rester à l'écart ? Il voulait que je reste à l'écart ? Mais... j'étais tout aussi capable de me battre qu'un autre de nos compagnons !

Je n'eus pas le temps de lui dire le fond de ma pensée, qu'il s'était à son tour lancé dans la bataille... à sa manière. Il frappa puissamment le sol de son pied et, immédiatement, une faille y apparut, s'étendit jusqu'à la créature qui nous attaquait... et celle-ci fut projetée dans les airs, avant de retomber sur le sol.

Je demeurai bouche bée. Je n'avais jamais vu une chose pareille. Pour être impressionnant, c'était impressionnant ! Toute à mon admiration, je regardai l'orc profiter de son avantage pour enfoncer puissamment son pied dans la poitrine de son adversaire. Je grimaçai. Ça devait faire mal, même avec une armure.

Toutefois, si l'attaquant avait eu mal, il transforma sa douleur en énergie de combat car il se saisit de la jambe de Bremig et enfonça ses doigts dans sa chair. Je grimaçai derechef, de réelle compassion cette fois, puisque Bremig était dans notre camp. Celui-ci repoussa la main qui le menaçait, mais l'autre attaqua de nouveau, forçant Bremig à retirer sa jambe, ce qui lui permit de se relever. Je frémis. Notre adversaire semblait un bon combattant, et la flamme de pure fureur qui brillait désormais dans ses yeux ne me disait rien qui vaille...

Rugort, qui avait été un peu écarté pendant l'assaut de Bremig, repartit à l'attaque de plus belle, envoyant un violant coup de poing à son adversaire. Celui-ci n'en sembla pas ébranlé, et riposta, envoyant, lui, le barbare au sol. Je grimaçai. Notre adversaire était fort. Et je n'arrivais pas à savoir comment parvenir jusqu'à lui, puisque les barbares se jetaient tous à l'assaut, ne me laissant aucune place. J'étais obligée de demeurer à regarder, une inquiétude de plus en plus importante oppressant ma poitrine.

Rapidement, ce fut Baldrisson qui se trouva à croiser le fer avec l'être aux yeux rouges. L'observant attentivement, je notai, à un moment précis, un changement dans sa façon de se battre, qui devint plus brutale, plus... animale. Je jetai un coup d'oeil au shaman. Baldrisson faisait-il appel à la rage des loups ? Et, si oui, n'était-ce pas un problème ? Je ne pus toutefois croiser le regard que je cherchais, puisque le shaman était affairé autour de Rugort. Avec un petit geignement, je reportai mon attention sur le combat.

Celui-ci semblait tourner à l'avantage du barbare. Baldrisson était parvenu à arracher l'arme de son adversaire, et il en profita pour le frapper au visage avec une telle force que le casque de notre assaillant tomba au sol. Je ne pris pas la temps d'observer le visage qu'il dévoila. C'était l'occasion que j'attendais. J'armai mon poignard, prête à lancer, quand un barbare se mit dans ma trajectoire. Je bondis sur le côté, de sorte à retrouver un champ dégagé, et lançai mon arme d'un geste fluide, en direction de la tête désormais vulnérable, enregistrant dans le même temps que le barbare qui m'avait empêché de lancer mon arme la première fois avait rendu un des bras de l'ennemi inutilisable.

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