Qui s'y vrot s'y pique

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Jeu 5 Fév 2015 - 12:16

Baldr avait vraiment un style de combat très particulier pour un Humain. En fait, il se battait comme un Tigrain. Et encore, même pas, Enkiial avait connu des Tigrains qui se battait de façon moins animale ! Quoi qu'il en soit, c'était très étrange de voir un Humain se battre de cette manière. Baldr mordait comme s'il avait des crocs, utilisait ses ongles comme si c'étaient des griffes, fléchissait le corps vers l'avant comme s'il allait se mettre à quatre pattes... Dans le moment, Enkiial ne pouvait pas prendre le temps de l'observer, mais ce qu'il avait pu voir le stupéfiait. Il se concentra, décocha la flèche, et tua le vrot net, évitant à Baldr des blessures supplémentaires. Le barbare au style de combat animal avait déjà un avant-bras et une épaule en sang. Quant au Centaure, c'était sa croupe qui souffrait d'une plaie suite à une morsure.

Baldr en finit à mains nues avec le vrot contre lequel il se défendait depuis un instant déjà, lui écartelant les mâchoires. Enkiial se retourna pour voir la seconde noctera périr à son tour sous un bond agile du vrot qu'elle avait cependant réussi à mordre avec sa bave de styx. L'animal, couinant de douleur, fit le point sur la situation, et prit la fuite, se protégeant très vite derrière un buisson, ce qui empêcha le Centaure ne puisse pas le viser avec son arc. Enkiial pesta : le vrot était voué à souffrir un moment, voire à mourir de sa blessure. La bave de styx de la noctera empêcherait sa blessure de cicatriser pendant plusieurs jours. Enkiial n'avait pas envie que l'un des animaux souffre, mais trop tard, le vrot était déjà impossible à viser. Enkiial espérait que cette blessure ne le condamnerait pas.

Le Centaure regarda autour de lui et vit Baldr attraper de quoi bander ses plaies. Le cheval était mort, mais Enkiial remarqua que l'animal avait été achevé d'un coup de couteau. C'était le moins que Baldr eût pu faire pour le pauvre animal. Enkiial récita à voix haute une prière en centaurique, au milieu du lieu du carnage, aussi bien pour le cheval que pour les cinq vrots, et conclut même par une phrase adressée au vrot blessé. Il ne pensait pas aux nocteras, qui avaient été réduites à l'état d'ectoplasme toutes les deux.

Enkiial n'avait malheureusement pas sur lui de cataplasme. Il devait en racheter, n'ayant pas les connaissances pour en confectionner lui-même. La plaie était petite mais saignait un peu trop à son goût.

BALDRISSON – Et maintenant ?

Enkiial mit son orgueil de côté pour demander :

ENKIIAL – Tu aurais de l'alcool, ou des cataplasmes ?

Il ne s'attendait pas à ce que Baldr ait des cataplasmes sur lui, mais sait-on jamais, à tout hasard... Il continua en balayant les alentours du regard :

ENKIIAL – Sinon, nous passerons par les villages les plus proches jusqu'à trouver un prêtre qui saura soigner ma croupe. Et je rachèterai des...

Enkiial se coupa car quelque chose retint son attention. Il fronça les sourcils.

ENKIIAL – Qu'est-ce que...

Il se rapprocha du corps de l'un des vrots, et se pencha pour examiner son pelage de plus près. Sur son flanc, une partie de ses poils ne poussaient plus, car il avait une cicatrice. Celle d'une brûlure. Mais pas n'importe quelle brûlure. La marque dessinait une lettre et un chiffre : “J3”.

ENKIIAL – Tu as vu ça ?

Peut-être que ce n'était qu'une illusion, qu'il s'agissait d'une brûlure quelconque qui, comme ça, ressemblait à une lettre et à un chiffre ; mais Enkiial eut envie de vérifier par curiosité. Pendant que Baldr s'approcherait du vrot pour regarder par lui-même, Enkiial alla inspecter le corps d'un autre. Il passa ses doigts dans son pelage, sur le flanc, et sentit la même cicatrice avec absence de poil. Et il crut lire “H3”. Là, ce n'était pas possible que ce soit un hasard. Deux des cinq vrots avaient la même sort de brûlure, au même endroit du corps, et cela représentait une lettre et un chiffre. La correspondance du chiffre “3” était-elle un indice ou une coïncidence ?

ENKIIAL – Regarde les autres ! Celui-ci aussi a la même chose.

Enkiial joigna le geste à la parole. “B8”, “F1”, “H0” ! Les cinq vrots avaient le même genre d'inscription sur le flanc gauche !
Les chiffres différaient, ce n'était pas toujours le “3” ; d'ailleurs, deux inscriptions avaient la même lettre, le “H”.

ENKIIAL – Je te parie que le vrot qui s'est enfui a lui aussi une marque de ce genre ! Qu'est-ce que ça peut être ?

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Ven 6 Fév 2015 - 8:44

Baldrisson se tourna vers Enkiial. Il constata que ce dernier n’avait pas achevé le combat sans lui aussi prendre quelques coups. Le demi-canasson murmurait quelque chose, dans une langue inconnue de Baldr. Sans doute une sorte de rituel funéraire, destiné à apaiser l’âme du cheval que le Barbare avait achevé.
Puis, le Centaure lui demanda si il avait quelque chose à fin de soigner ses plaies.

S’il avait quelque chose ? Bien entendu ! Ils étaient passés à travers de nombreux villages, sur leur route. L’Humain se chargeait des transactions, vu ce que pensait son compagnon de route de sa race, il valait mieux éviter de heurter la susceptibilité des locaux. Fuir un hameau, poursuivi par une pluie de fourches et de pierres, très peu pour lui.
C’était dans l’un de ces hameaux que l’Humain avait goûté à un alcool distillé de façon artisanale. Il était servi dans des godets de terre cuite, ayant la facheuse tendance de corroder le métal et de faire pourrir le bois, semblait-il.
Le premier verre avait littéralement râpé la gorge de l’Humain, le second lui avait fait monter les larmes aux yeux, au troisième verre, ses mains tremblaient et il suait à grosses gouttes. Au quatrième verre, il était tout bonnement tombé en arrière, droit comme un I, sa main toujours tendue et serrant le godet de toutes ses forces.
Il était resté inconscient une bonne demi-heure et à son réveil, il avait reçu les félicitations des habitants du cru, qui dépassaient rarement le 2ème verre. Un avantage comme un autre que de dépenser sa solde dans des tavernes naines, on finissait par avoir un foie résistant aux pires traitements.

Baldrisson avait fait l’acquisition de deux de ces bouteilles, pour la route. Il en prit une, décacheta la capsule de cire entourant le goulot et en but une gorgée, avant d’en verser sur sa blessure.

"BORDEL ! Par les Dieux ! Si on survit à ça, on survit à tout !"

Sa blessure donnait l'impression d'avoir été chauffée au rouge, sans l'avantage de savoir que ce supplice s'achèverait bientôt.
Il tendit la bouteille à Enkiial.

"Bois-en une gorgée avant d’en mettre sur ta blessure… Crois-moi, même un zombi ne survivrait pas à ce genre de nettoyage…"

C'était même étonnant qu'un Humain puisse en boire sans devenir totalement fou, en réalité.
Puis il fouilla son paquetage, avant d’en sortir une sorte de cataplasme, à l’odeur douce et sucrée, contenu dans une petite boite de bois. Cela ne valait pas la meilleure médecine de sa tribu, mais c'était largement suffisant selon lui. Un composé de miel, de graisses et de diverses herbes médicinales, réduits à l'état de pâte.
Il en étala sur sa blessure, avant de bander le tout. Puis, il le tendit à Enkiial, qui venait de découvrir que les vrots étaient marqués. Enfin… Pour ce que Baldr comprenait… Savoir écrire son nom, avec difficulté et de nombreuses ratures, c’était déjà pas si mal pour lui. Il vit vaguement les marquages. Cela lui faisait penser aux troupeaux de vaches, que les fermiers marquaient pour les reconnaître.

"Selon toi, qu’est-ce que cela signifie ? Qu’ils sont dressés ?"

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Ven 6 Fév 2015 - 16:38

Baldr s'était en fin de compte assez peu intéressé aux marques sur les vrots. Au lieu de ça, il avait débouchonné un tord-boyaux qui le fit s'exclamer que si l'on survivait à ça, on survivait à tout. Il tendit la bouteille à Enkiial.

BALDRISSON – Bois-en une gorgée avant d'en mettre sur ta blessure... Crois-moi, même un zombi ne survivrait pas à ce genre de nettoyage...

Enkiial ricana. Il arrivait à être amusant, ce bon vieux Baldrisson ! Et Enkiial voulut bien le croire : Baldr était un rustre, nul doute qu'il avait l'habitude des alcools et avait le palais pour repérer les meilleurs. Le Centaure prit la bouteille, et pendant que Baldr attrapa du cataplasme dans ses affaires pour s'en appliquer sur ses propres blessures – ouf, il en avait encore sur lui ! – il versa avec méfiance une larme de l'alcool dans sa bouche.
Pouaaaaaaaaaaaaaah !!!
Enkiial manqua s'étouffer. Il se baissa précipitamment pour poser la bouteille au sol sans la faire tomber, n'étant pas capable, là tout de suite, de la reboucher. L'alcool lui vrilla le torse, décapa les boyaux de son corps de cheval, lui frisa chaque crin de sa queue, lui décoiffa la crinière et lui fissura les sabots. Jamais il n'avait bu un truc pareil ! Il souffla comme un cheval agonisant. La peau de son torse et de son visage devint toute rouge et un excès de sueur coula le long de ses bras et de son poitrail équin. Sa queue se panacha nerveusement. Le Centaure se mit à piaffer, comme pour évacuer l'effet de l'alcool. La voix nouée, il tenta de s'exclamer :

ENKIIAL – C'est une tentative de me tuer !

Il piaffa jusqu'à ce que le goût se dissipe. Il reprit lentement sa respiraton, et agita la queue normalement. Ce n'était que le printemps mais il avait l'impression qu'il faisait 60°. Il jura plusieurs fois en centaurique. Baldr venait de le terrasser avec trois gouttes d'alcool.
Tant qu'il était encore un peu dans cet état, Enkiial ramassa la bouteille, dont il avait réussi à éviter de disperser le contenu au sol, tourna le torse pour se pencher sur sa croupe, et versa lentement l'alcool dessus. Il hurla un autre juron en centaurique. Au moins, ce serait efficace !

Il referma la bouteille et la rendit à Baldr en échange d'un petit pot de cataplasme. Il s'étala la pommade sur la croupe, et la sensation froide fut immensément agréable après l'effet de l'alcool. Il rendit ensuite le produit à Baldr.

ENKIIAL – Merci.

Il put ensuite en venir au sujet des marques sur les flancs des vrots.

BALDR – Selon toi, qu'est-ce que cela signifie ? Qu'ils sont dressés ?
ENKIIAL – Ils ne se sont pas fait cela tout seuls !

C'est seulement à ce moment-là que le Centaure, qui lui-même avait eu le privilège sur la très grande majorité de ses congénères d'avoir appris à lire et à écrire, réalisa quelque chose qui pouvait expliquer le manque d'intérêt de Baldr pour ces marques :

ENKIIAL – Mais je réalise : tu ne sais certainement pas lire... En fait, chaque inscription sur le flanc des vrots correspond à une lettre et un chiffre. Les lettres, ça ne doit pas te parler, mais les chiffres, si. Alors nous avons : “J3”, “H3”, “B8”, euh... ah oui, “F1” et “H0”. Quelqu'un a en effet dû capturer ces vrots pour les torturer et leur faire porter ces inscriptions, mais pourquoi ?

Enkiial prit un instant pour réfléchir. Il eut une idée. Il commença à inspecter l'herbe vers l'endroit duquel s'était enfui le sixième vrot. Le noctera avait réussi à le faire saigner, et grâce à sa salive de styx anti-coagulante, le sang du vrot allait encore continuer à couler pendant plusieurs heures sans que la blessure ne commence à cicatriser. Enkiial n'était pas particulièrement doué en pistage, mais il trouva ce qu'il cherchait : de jolies traces de sang.

ENKIIAL – Oui... Je n'aurais pas pensé dire ça, mais ce n'est pas plus mal que le vrot se soit enfui avec sa blessure.

Enkiial regarda Baldr pour lui faire comprendre son idée :

ENKIIAL – S'ils ont été dressés, alors avec un peu de chance, ce vrot est reparti chez son maître, ou au moins dans un endroit qui lui est familier. Suivons ses traces de sang !

Par contre, la piste menait à l'exact opposé de Telbara.

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Message  Baldrisson le Ven 6 Fév 2015 - 18:26

Le Centaure réalisa alors que son compagnon de route ne savait peut-être pas lire. Toutefois, les lettres, ça lui parlait, puisqu'il était capable d'écrire son nom, en moins de cinq minutes. Les chiffres aussi, puisqu'il était capable de compter son salaire. Mais sans plus, après tout, la lecture et l'écriture, c'était peut-être bien, mais ça éloignait l'esprit des tâches importantes, comme le combat, par exemple. Enfin, Enkiial proposa une théorie : Ils avaient été torturés et marqués. Le visage du demi-canasson faisait une sacré tête. Prudent, Baldrisson ramassa la bouteille et la reboucha de son mieux, avec un chiffon propre, ou presque. De toute façon, si de la saleté tombait dans l'alcool, au mieux, elle serait dissoute, au pire, elle améliorerait le goût.

Enkiial remercia le vrot qui s'était enfui. Étonnant. Pourquoi remercier un ennemi lâche ? C'est alors qu'il désigna des taches de sang sur le sol. Une piste assez claire pour être suivie de nuit. Pourchasser le vrot mènerait à son maître. Sauf que la piste s'éloignait de Telbara. Baldrisson déboucha sa bouteille. Une fois décachetée, il fallait vite la boire, avant que l'alcool ne s'évapore. Il se mit donc à la tâche, avec une gorgée qui amena des larmes aux commissures de ses yeux bleus. Il fallait l'avouer, c'était quand même une boisson d'homme. Il replaça le chiffon, mit le tout dans sa besace qu'il plaça sur son épaule bandée en grimaçant, prit sa hache et suivit le Centaure et la piste de sang. Il ne lui serait guère difficile de revenir sur ses pas, non ?

Il n'avançait pas aussi vite que son compagnon de route, mais pour deux pas qu'un Homme ordinaire faisait, lui en faisait un et il pouvait continuer ainsi pendant quelques heures. Mais la moitié d'une leur suffit à atteindre une demeure de bois et de pierres, avec une fosse attenante d'où s'échappaient des jappements. Des peaux d'animaux lupins traitées séchaient sur des piquets tendus à l'horizontale. Le vrot blessé grattait piteusement à la porte de la maison de bric et de broc. Ses gémissements furent brutalement interrompus par la hache de Baldrisson qui lui brisa la colonne vertébrale et le coupa en deux, mettant fin à ses souffrances.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Dim 8 Fév 2015 - 11:41

Baldr prit une dernière gorgée de son tord-boyaux, grimaçant et versant quelques larmes, puis rangea sa bouteille et suivit l'idée d'Enkiial. Suivre une piste de sang était d'ordinaire assez facile, mais la nuit pouvait corser un peu la tâche. Le Centaure avança lentement, talonné par l'Humain, voulant être sûr de ne pas perdre la trace du vrot. Cela leur prit une bonne demi-heure pour arriver à destination. Ils retrouvèrent le vrot, qui grattait frénétiquement à la porte d'une cabane faite de pierre et de bois, à l'architecture incertaine. Depuis combien de temps le vrot était-il arrivé ici avant eux et grattait sur cette porte ?

Juste à côté de la cabane, se trouvait une fosse d'où s'échappaient des jappements. Dans le “jardin”, des peaux de loups tannées étaient étendues sur des piquets pour séchage. Pendant qu'Enkiial s'approcha précautionneusement de la fosse, la hallebarde bien en mains au cas où une bête en jaillirait, Baldr s'occupa de tuer d'un coup net le vrot.

Dans la fosse, une dizaine d'autres vrots. Le tiers d'entre eux était couchés, respiraient difficilement. Ils avaient l'air affaiblis, comme s'ils n'avaient pas bu ou mangé depuis trop longtemps, et se faire piétiner par les autres n'arrangeaient rien à leur état. La fosse était couverte par un grillage en bois épais et solide, attaché au sol à des crochets. Il était possible de défaire les attaches sur un côté du grillage pour le soulever et ouvrir la fosse, mais loin d'Enkiial cette idée.

Il se porta sur le corps du vrot tué par Baldr et observa son flanc gauche.

ENKIIAL – “I6” sur celui-ci ! Qu'est-ce que cela signifie ?

Enkiial jura intérieurement que le responsable de tout ça allait souffrir autant qu'il faisait souffrir tous ces vrots. Il retourna se pencher au-dessus de la fosse et essaya de voir si les vrots à l'intérieur avaient eux aussi des marques. A cause de leur agitation, ce fut difficile de pouvoir observer, mais après une à deux minutes à essayer de bien tous les observer, il lui sembla bien qu'aucun des vrot de la fosse n'avait été marqué comme les six en liberté. Le Centaure se redressa et rejoignit Baldr.

ENKIIAL – Non, j'ai l'impression que ceux de la fosse ne sont pas marqués.

Avec la pointe de sa hallebarde, Enkiial inscrit dans la terre la liste des six inscription : “J3”, “H3”, “B8”, “F1”, “H0” et “I6”. Histoire de ne pas les oublier, bien qu'il ne sût pas si cela avait la moindre importance de les retenir.

ENKIIAL – Maintenant, voyons pourquoi le vrot voulait entrer dans cette cabane.

Enkiial appréhendait de trouver le tortionnaire des vrots dans la cabane. Mais quand il ouvrit la porte, il n'y avait personne. La pièce unique, de quatre mètre sur cinq, disposait de meubles le long des murs. Plusieurs affaires, parchemins et autres, étaient soigneusement rangés. C'était l'opposé du bazar auquel Enkiial s'était attendu. Au centre de la pièce, il n'y avait rien. L'on pouvait facilement se déplacer entre les meubles, rien ne traînait sur le sol qui étonamment était fait de pierre. Il y avait une centaine de petites étagères vides, plusieurs armoires, des meubles à tiroirs. Pas de paillasse. Le propriétaire du lieu ne devait pas dormir ici. Mais il n'y avait pas de toile d'araignée, pas d'odeur de renfermé, au pire ça commençait à sentir le cheval mais c'était uniquement dû à la présence du Centaure.

ENKIIAL – Mmmh... Ca ne ressemble pas à une cabane abandonnée.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Dim 8 Fév 2015 - 16:45

Le Centaure vit que, sur le flanc gauche du vrot achevé, se trouvait une nouvelle marque : "I6". C'était bizarre. Un troupeau de vrots ? Le Barbare n'avait jamais entendu parler de vrots apprivoisés. De loups, parfois, mais jamais de leurs blancs cousins. Le demi-canasson jeta un coup d'oeil dans la fosse. Baldrisson fit de même. Une bonne partie des lupins était couchée sur le flanc, respirant avec difficulté. Selon Enkiial, ils n'étaient pas marqués. Ce dernier écrivit, au sol, les chiffres et les lettres déjà connues, avant d'ouvrir la porte. Baldrisson entra en premier. Il s'attendait à beaucoup de choses, mais pas à ce qu'il vit dans cette cabane. Des parchemins et des livres bien rangés, beaucoup d'étagères vides, des meubles à tiroirs...

Mais aucun signe de vie, pas même un lit. Il s'avança prudemment, sondant le plancher à la recherche d'un piège, à l'aide du manche de sa hache. Derrière lui, Enkiial fit remarquer que cela ne ressemblait pas à une cabane abandonnée.

"Je confirme. Mais il n'y a que Telbara dans le coin... Ce serait étrange qu'un lieu comme celui-ci soit passé inaperçu... Surtout avec les vrots..."

Il continuait à avancer et regarda un parchemin étalé sur une table. Il était couvert de signes cabalistiques, enfin, pour lui. Il savait déjà difficilement déchiffrer l'écriture Commune, un peu mieux les runes naines, mais c'était sans plus. Il n'avait que peu de lumières mais il semblait que c'était du commun, mais une Langue Commune écrite et parlée il y a deux ou trois siècles.

"Que devrais-t'on faire ? Aller les libérer ? Pour se faire dévorer ? Mieux vaudrait les abattre, cela mettra fin à leurs tourments..."

Il enroula le parchemin avant de le déchirer. C'était inutile, mais il avait espéré trouver ici quelqu'un sur qui se défouler, et accessoirement se venger de la mort de son cheval. Et il n'y avait personne, ce qui avait le don de l'énerver.
Il se gratta la barbe, regardant alentour. Des outils, divers et variés. Il en prit un, le reconnut comme un fer à marquer. Il était froid. L'Humain le reposa, continua à fouiller. Des centaines de petites étagères étaient vides, même si pour lui, compter au-dela de 10 lui était impossible si il n'enlevait pas ses chaussures. Elles étaient justes assez grandes pour de petites bouteilles, du point de vue du Barbare.

"Bon sang... Qu'est-ce que c'est que ça ? Rien, mis à part les cabots dehors !"

Son sang s'échauffait peu à peu, à l'instar que sa frustration montait.
Il renversa une des tables en criant sa rage et commença à faire les cents pas. Au-dehors, les vrots, entendant l'agitation à l'intérieur de la cabane, avaient commencé à hurler.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Lun 9 Fév 2015 - 11:53

BALDRISSON – Je confirme. Mais il n'y a que Telbara dans le coin... Ce serait étrange qu'un lieu comme celui-ci soit passé inaperçu... Surtout avec les vrots...

Enkiial ne fut pas de cet avis.

ENKIIAL – Car tu crois que vous, les Humains, vous avez inspecté chaque moindre recoin perdu des plaines et des forêts, et qu'aucune cabane ne saurait être construite à la discrétion de vos autorités et de vos barons ? Cette cabane est à plus d'une journée de marche du village le plus proche. Nous sommes en pleine nature, ici. Nous n'avons trouvé aucun chemin, aucun sentier, en suivant la piste du vrot. Lapersonne qui “travaille” ici a justement bien choisi ce lieu pour que personne ne la dérange.

Il y avait beaucoup de parchemins et de livres et Enkiial n'avait pas le courage de tout lire. Il y avait aussi des outils, des instruments de mesure, des parchemins vierges, des plumes, des herbes, même un fer à marquer, mais celui-ci était froid et représentait un symbole circulaire quelconque qui n'avait pas servi à marquer les vrots.

BALDRISSON – Que devrais-t'on faire ? Aller les libérer ? Pour se faire dévorer ? Mieux vaudrait les abattre, cela mettra fin à leurs tourments...

Enkiial hésitait. Il s'était posé la question, mais il ne pouvait pas prendre la décision d'abattre froidement ces animaux, qui méritaient de vivre comme les autres, d'autant qu'une majorité semblait encore en bonne santé.

ENKIIAL – Non. Nous n'allons pas les tuer. Nous allons trouver un moyen de leur donner à manger pour les calmer, puis nous les libèrerons quand nous en aurons fini avec cette cabane et qu'ils ne risqueront pas de nous attaquer avec le ventre plein.

Voilà, c'était selon Enkiial la meilleure chose à faire. Les libérer maintenant, dans l'état où ces animaux étaient, serait une idée suicidaire, mais les abattre était une idée criminelle.

Baldr attrapa un parchemin écrit, il l'enroula et le déchira.

ENKIIAL – Qu'est-ce qu'il te prend, idiot ! Il y a peut-être des indices dans ces parchemins sur la signification des marques sur les vrots !

Enkiial n'avait pour l'instant pris la peine de lire aucun parchemin, mais il valait mieux tout garder intact si besoin. Mais au bout d'un moment, il eut l'impression d'avoir vu tout ce qu'il y avait à voir dans cette cabane.

BALDRISSON – Bon sang... Qu'est-ce que c'est que ça ? Rien, mis à part les cabots dehors !

D'un geste rageur, il renversa une table, et Enkiial se précipita pour la soulever et la remettre comme elle était.

ENKIIAL – Mais arrête, idiot ! Nous avons peut-être la réponse sous les yeux, alors arrête de saccager l'endroit !

Le Centaure finit de remettre sur la table tout ce que Baldr venait de renverser.

ENKIIAL – Il y a des affaires partout, il y a forcément un indice quelque part ! Il n'y a que dans ces petites étagères qu'il n'y a rien ! C'est bizarre, au demeurant, d'avoir autant d'étagères sans rien mettre dedans...

Surtout quand tous les autres meubles étaient utilisés... Ces étagères n'étaient pas là pour servir de décoration. Il s'agissait d'étagères carrées, de douze centimètres de côté, juxtaposées les unes aux autres. Enkiial compta : elles formaient un ensemble carré de dix sur dix. Il y avait cent étagères exactement, donc.

Le Centaure agita sa queue de cheval nerveusement alors que ces étagères l'intriguaient vraiment. Il observa de près les planches de bois épaisses qui servaient de montants. C'est alors que sur les rebors gauche et haut, il remarqua de petits symboles gravés. Et pas n'importe lequels. Tout à gauche, devant chaque rangée d'étagères, il y avait un chiffre, partant de “0” jusqu'à “9”. Tout en haut, dans l'alignement de chaque colonne, il y avait une lettre, partant de “A” à “J”.

Un quadrillage... Une grille numérotée ! A chaque ligne correspondait un chiffre et à chaque colonne une lettre. L'inverse d'un jeu d'échecs – et de toute façon, les étagères formaient cent cases quand un jeu d'échecs n'en compte que soixante-quatre.

ENKIIAL – Bon sang ! Baldr, regarde !

Enkiial attendit que Baldr s'approche, pour lui montrer ce qu'il venait de remarquer.

ENKIIAL – Regarde. Ces étagères, je savais bien qu'elles nous cachaient quelque chose ! “J3”, “H3”, “B8”, “F1”, “H0”, “I6”, je suis sûr que c'est en rapport avec ces étagères ! En fait, c'est une grille !

Enkiial agitait toujours la queue, mais cette fois d'excitation d'avoir découvert l'indice qu'ils cherchaient désespérément. Et maintenant, Baldr pouvait vraiment dire que ça sentait le cheval dans la cabane.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Lun 9 Fév 2015 - 15:02

Enkiial annonça qu'ils libéreraient les vrots, une fois qu'ils seraient sûr que ces derniers ne les attaqueraient pas, et donc une fois qu'ils auraient été nourris.

"Parles pour toi." Pensa Baldrisson. C'était peut-être un Guerrier-Loup, mais il y avait "loup" et "loup", et il préférait éviter de laisser derrière lui des vrots ayant des arrières-pensées de Premier Homme en guise de digestif.

Le Centaure ramassa la table renversée, la remit sur pied, avant de se tourner vers les étagères vides et de les observer soigneusement. L'Humain, cherchant à tromper son ennui et à calmer sa rage, prit un autre rouleau de papier et l'étala sur la table. Il fouilla un peu, avant de trouver une chandelle. Il battit le briquet, alluma la mèche et produisit ainsi un peu de lumière. Cette dernière l'aveugla un instant et il jura en Nain. Une fois sa vue revenue à la normale, il regarda le parchemin déroulé devant lui.

Dessus, un lupin était dessiné et des flèches désignaient plusieurs parties de son corps. Il essaya de déchiffrer les annotations, les suivant de son gros doigt et épelant les lettres avec difficulté. Il finit par déchiffrer "Pattes", "Abdomen" et "Œil", avant d'abandonner avec une migraine comparable à celles de ses meilleures cuites. C'est alors que le demi-canasson lui dit que les étagères vides formaient une grille, certaines cases correspondant aux chiffres découverts sur les corps des vrots. L'Humain s'approcha, trouva la rangée "B", compta jusqu'à "8", mit la main dans l'emplacement correspondant. Rien, juste de la poussière.
Il prit le rouleau qu'il avait examiné et le tendit à Enkiial.

"A ton avis, cela a un rapport avec les étagères ?"

Sans attendre sa réaction, il se tourna vers les autres rouleaux et en sortit une demi-douzaine, qu'il étala sur la table faiblement éclairée par la chandelle. La plupart étaient couverts de signes cabalistiques, auxquels il ne comprenait rien.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Lun 9 Fév 2015 - 19:15

Baldrisson parcourut les annotations du doigt et trouva l'étagère B8. Il y passa le bras mais ne récolta que de la poussière sur le bout des doigts. Enkiial tendit l'oreille, mais ne lui sembla entendre le son d'aucun mécanisme. Au cas où, il passa son bras dans les cinq autres étagères qui correspondaient aux marques sur les vrots, mais rien ne se produisit. Baldr lui tendit un parchemin qu'il venait de lire.

BALDR – A ton avis, cela a un rapport avec les étagères ?

Enkiial prit le parchemin. Dessus, un dessin de vrot, plutôt bien fait, vu de profil, avec plusieurs flèches indiquant chacune une partie du corps, avec le mot correspondant : “œil“, “pattes”, “abdomen”... Il y avait aussi un texte en plusieurs petits paragraphes qui correspondaient à des observations personnelles sur le vrot, par exemple : « Cet animal est beaucoup plus agressif qu'un loup, et j'espère pouvoir en dresser comme des chiens, les plus féroces et dangereux de tous les chiens. ». Enkiial fit la moue en essayant d'imaginer en quoi cela pouvait être utile dans la résolution du mécanisme des étagères.

ENKIIAL – Mmmh, j'en doute, je ne vois pas comment l'utiliser.

Le seul rapport, c'est que le parchemin représentait un vrot, et que les numéros d'étagères avaient été marqués au rouge sur le flanc de vrots. Enkiial lut plusieurs autres parchemins disposés sur le même meuble que celui que Baldr venait de lui montrer. Il y en avait cinq au total, en plus de celui que Baldr lui avait montré. L'un présentait un dessin de Harpie, avec la même sorte d'indications fléchées : “ailes”, “mains”, “serres”, et plusieurs autres, ainsi que le même genre de bloc d'observations. Enkiial lut le texte, et se dit qu'une Harpie ne se sentirait pas flattée que l'on dise cela d'elle. Il ne comprenait pas trop à quoi tout cela rimait. Un troisième parchemin du même genre montrait un ganve, un quatrième un champiz, un cinquième un...

ENKIIAL – Quel fumier !

Oui, le parchemin qu'Enkiial venait d'attraper représentait un Centaure. Bien dessiné, cela dit, avec encore une fois la même sorte d'indications : “torse”, “bras”, “pattes”, “sabots”, “flanc”, “croupe”, “fesse”, “queue”... Enkiial n'en revenait pas de voir les parties de son corps ainsi répertoriées sur un parchemin par un sale ermite qui maltraitait des vrots.

Sans lire le sixième qui représentait un Homme-lézard, Enkiial jeta le parchemin “Centaure” sur un meuble d'un geste colérique. Le parchemin s'étala face visible. Il y avait là aussi des observations personnelles écrites sur les Centaures, mais Enkiial se retint de les lire pour ne pas s'enrager, ayant trop peur de ce qu'il pourrait lire, sachant les choses peu valorisantes qui avaient été écrites sur les Harpies, les vrots et autres créatures...
Pourtant, il réalisa que, comme par hasard, il n'y avait que six parchemins de ce genre. Etait-ce un hasard ?

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Mar 10 Fév 2015 - 10:18

Enkiial regarda à son tour les parchemins déroulés par l'Humain. Ce dernier se demandait si la personne qui les avait dessiné était chirurgien. Il frémit à cette pensée. Il y avait bien un genre de personne qu'il détestait comme il les craignait, c'était les chirurgiens. La plupart d'entre eux considéraient qu'une scie à os et un seau de goudron chaud au cas ou était largement suffisant. Les pires d'entre eux préconisaient même l'usage des sangsues.
L'un des représentants de cette dernière catégorie avait fait halte dans la tribu de Baldrisson, voulait apposer des sangsues sur les malades. Une poignée d'hommes l'agrippa et le balança dans une mare de sangsues, à fin qu'il voit par lui-même si le traitement était efficace. Le praticien avait fini exsangue.

Le Centaure jura, faisant sursauter l'Humain. Il tenait un parchemin dans les mains, qu'il balança hors de sa vue d'un geste rageur. Baldrisson s'approcha du rouleau de papier, le ramassa et l'amena à la lumière à fin de l'observer. Il représentait un Centaure et était aussi annoté. L'Humain ne voulait pas perdre de temps à tenter de le déchiffrer, il avait déjà une belle migraine et ne souhaitait pas voir cette dernière s'aggraver.
Il fit jouer les articulations de son épaule blessée, grimaçant en sentant une pointe de douleur fuser.
Enkiial lui désigna les parchemins. Il y en avait six, ce qui leur faisait une belle jambe, ou une belle patte dans le cas du demi-canasson. L'Humain finit par comprendre, avec une certaine lenteur d'esprit, il fallait l'avouer, qu'il n'y avait que six parchemins de ce genre.

"Bon, il n'y en a que six, et alors ? Il existe des malades un peu partout... On pourrait attendre le propriétaire de la cabane, le questionner et le tuer, il n'y a pas de quoi fouetter un vrot..."

Il était tard, la minuit était passée. Il étouffa un baillement avec son poing et s'adossa à un mur.

"Je ne pense pas qu'il viendra cette nuit. Attendons le matin."

Mettant son conseil en application, il posa sa hache au sol, près de sa main, avant de s'adosser contre un mur et de s'endormir. Deux minutes plus tard, des ronflements s'élevèrent.

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Message  Enkiial le Ven 13 Fév 2015 - 19:33

Baldr jeta un coup d'œil au parchemin sans prendre la peine de lire les annotations. Les termes étaient les mêmes pour désigner les parties du corps équin d'un Centaure que pour un cheval, alors il n'avait de toute façon pas grand-chose à apprendre. Seulement, de se voir ainsi mis en dessin et annoté avait quelque chose de dégradant. Enkiial s'emportait un peu pour rien : l'on pouvait être à peu près sûr que si un parchemin avait montré un dessin d'Humain en annotant les parties de son corps, Baldr ne se serait pas senti dégradé. Et le sixième parchemin, avec un Homme-lézard, confirmait que l'auteur de ces écrits n'étudiait pas que les animaux. A moins qu'il ne considère les Centaures et les Hommes-lézards comme des animaux, ce qui était le cas de beaucoup d'Humains dans les deux royaumes du Nord...

Enkiial observa d'autres parchemins, mais il n'y en avait aucun qui ressemblait aux six rangés sur ce meuble – quoique la notion de rangement était relative maintenant qu'Enkiial et Baldr avaient mis la main dessus et avaient commencé à les consulter. Pourquoi seulement six parchemins ? Il n'y avait rien de choquant dans ce nombre, hormis que c'était aussi le nombre de vrots lâchés en liberté et portant des marques pouvant bien être des coordonnées dans une grille. Il demanda l'avis de Baldr.

BALDR – Bon, il n'y en a que six, et alors ? Il existe des malades un peu partout... On pourrait attendre le propriétaire de la cabane, le questionner et le tuer, il n'y a pas de quoi fouetter un vrot...
ENKIIAL – Laisse tomber, tu ne comprends rien...

Baldr étouffa un baîllement avec son poing.

BALDR – Je ne pense pas qu'il viendra cette nuit. Attendons le matin.

Il voulait vraiment passer la nuit dans cette cabane et attendre le retour du fou furieux ayant rédigé ces parchemins et maltraité les vrots ? Ils avaient une énigme sous les yeux, et Enkiial voulait en savoir plus.

ENKIIAL – C'est cela, oui... Je ne vais pas attendre cet individu les bras croisés !

Baldr n'écouta que sa fatigue et se laissa aller, assis contre un mur, la hache posée au sol. En deux minutes, il se retrouva à ronfler. Le Centaure le secoua avec un sabot jusqu'à le réveiller.

ENKIIAL – Hey ! On ne dort pas, ici ! Nous avons quelque chose à faire avec cette grille d'étagères, idiot !

Enkiial repassa son bras dans l'étagère B8, et, sans y croire, essaya de pouser le mur derrière... sauf qu'il déclencha un léger bourdonnement, et une lumière jaune éclaira l'intérieur de l'étagère.

ENKIIAL – Quoi ?! Qu'est-ce que cela ?

Enkiial fit un pas un arrière et se pencha pour regarder à l'intérieur de l'étagère. La lumière n'était guère aveuglante, mais sa source demeurait impossible à identifier. Ou alors s'agissait-il du mur lui-même, qui n'éclairait que l'intérieur de cette étagère, comme par magie... La magie, oui, c'était là la seule explication en fait. Ces étagères étaient enchantées.

Enkiial quitta la cabane d'un pas déterminé, afin de relire les six marques qu'il avait listées dans la terre. “J3”, “H3”, “B8”, “F1”, “H0” et “I6”. Il les répéta à voix haute, puis retourna dans la cabane. L'étagère B8 s'était éteinte. Peut-être qu'il y avait un temps limité de quelques secondes pour activer le mécanisme magique. Enkiial refit une pression sur le mur au fond de l'étagère B8 et obtint la même lumière jaune et le même bourdonnement léger. Il repéra l'étagère J3 et fit alors la même chose. Il obtint le même résultat. A présent, les deux étagères B8 et J3 étaient allumées en jaune. Enkiial répéta l'action avec les quatre étagères restantes.

Quand les six lumières jaunes furent allumées aux bons emplacement, le bourdonnement monta un instant de volume, avant de subitement s'arrêter en même temps que les six lumières s'éteignirent. Un son mécanique se déclencha, provenant du sol. Le Centaure se retourna, sans faire gaffe à ne pas bousculer Baldr avec son arrière-train. Le sol en pierre de la cabane était en train de s'ouvrir tel une porte coulissante sur un rectangle d'environ deux mètres sur un. Il restait à peine la place au Centaure de se déplacer entre les meubles et le passage dans le sol. Quand ledit passage eut fini de s'ouvrir, l'on put voir que cela donnait sur un escalier descendant vers un couloir souterrain, assez large pour être emprunté par un Centaure, et éclairé, bien que la source de lumière ne fût pas visible depuis l'entrée.

Enkiial soupira.

ENKIIAL – Bon sang, bien évidemment !... Et encore, c'est bon, ce n'est pas une échelle... Je n'aurais pas supporté de devoir te laisser entrer seul là-dedans et me décrire ce que tu vois.

Enkiial eut soudain une pensée qui lui fit faire un signe de la main à Baldr, lui signifiant de ne pas parler. Le Centaure tendit l'oreille vers le couloir souterrain. Pas un bruit. Le propriétaire des lieux ne devait pas être là-dedans.

ENKIIAL – Et dire que tu voulais t'endormir... Allez, passe le premier ! Et ne renverse et ne déchire rien, à partir de maintenant !

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Sam 14 Fév 2015 - 17:48

Baldrisson fut brutalement réveillé en sentant un sabot le secouer, alors qu'il entendait la voix éthérée du demi-canasson l'appeler et l'enjoindre de ne pas s'endormir. L'Humain s'éveilla en sursaut et se cogna la tête contre le mur derrière lui. Il grogna et injuria le Centaure et sa race entière en Nain, pour avoir éveillé un honnête Humain durant un agréable rêve impliquant de la bière et une magnifique rousse, dans une tente Barbare.
Il se leva, aussi ronchon qu'un Nain grincheux. Enkiial se retourna et passa sa main sur une étagère. Il dû toucher quelque chose, car une lueur jaune éclaira l'étagère. Le Centaure regarda l'intérieur avant de sortir de la cabane, pendant que Baldrisson grattait ses cheveux, cherchant à comprendre ce que cherchait à faire le Centaure. La lumière décrut petit à petit avant de s'éteindre tout à fait.

Le Centaure revint et appuya sur le fond de diverses étagères. Pendant ce temps, Baldrisson s'était relevé et s'étirait. Un bruit provenant du sol le fit regarder dans la direction du Centaure, qu'il esquiva de peu alors que ce dernier reculait. Le meuble coulissa et dévoila un passage en escalier. Le Centaure récrimina contre les personnes usant d'escaliers dans leurs demeures. L'Humain, quand à lui, haussa un sourcil. Etait-ce réellement magique ? Les Gnomes étaient connus pour leurs expériences en matière d'alchimie et de "ingéniénieurerie", si il avait bien compris le mot. Et il avait eu l'occasion de voir l'une des... "Inventions" des Gnomes en action, une fois. Elle avait marché, apparemment, puisque le laboratoire dudit Gnome comptait à présent une nouvelle fenêtre. Mais comme cette machine était supposée peler des pommes sans effort, il émettait des doutes sur l'utilité de cette invention.

Il descendit donc dans le couloir souterrain et vit ce qui l'éclairait : un brasero posé au sol. Enfin... Un... Il y en avait plusieurs, certains au sol, d'autres suspendus au plafond.

"Prends garde à ta tête, Enkiial... C'est parfois bas de plafond..."

Il assura sa prise sur sa hache et avança. Le couloir était creusé dans la pierre, et s'étendait sur une quinzaine de mètres. Baldrisson s'avança prudemment. Les feux des braseros se reflétaient sur sa peau bronzée et il sentait de petites gouttes de sueur perler sur son front, dues à la chaleur.
Il parvint à une salle, elle aussi taillée dans la roche, qui différait de celle qu'ils avaient vu en entrant dans la cabane. Des parchemins étaient cloués aux murs, les jumeaux de ceux qu'ils avaient vu en haut. Mais c'était la table de travail qui attirait le regard. Couverte de sang, avec des rigoles permettant au liquide écarlate de s'écouler vers le sol. Et sur la table, une carcasse sanguinolente, entourée de mouches.

"Ce serait... Un Vampire, ou un nécromant, tu penses ?"

De la crainte perçait dans sa voix. Il ne craignait pas grand-chose, mais les morts-vivants et ceux qui les conjuraient lui flanquait une trouille monstrueuse.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Jeu 19 Fév 2015 - 16:57

Baldr passa le premier comme l'eut demandé Enkiial. Ce dernier craignait qu'un piège soit installé, et il préférait autant que c'en soit Baldr la cible dans ce cas. Néanmoins, puisqu'il avait la capacité de ne pas avoir à se fier uniquement aux descriptions que lui fourniraient Baldr, Enkiial se concentra pour une projection spirituelle. Il “suivit” ainsi Baldr sans être présent à côté de lui, depuis la cabane. Ne sachant pas qu'Enkiial voyait ce qu'il voyait, Baldr éleva un peu la voix tout en comptant sur les échos pour le mettre en garde contre le plafond par endroits trop bas pour un Centaure debout. Quelques braseros au sol et autres vasques enflammées suspendues au plafond constituaient la source de la lumière visible depuis la cabane. Ils éclairaient un couloir long d'une quinzaine de mètres, débouchant sur salle carrée de sept mètres de côté, elle-même taillée dans la roche.

Au centre se trouvait un autel sacrificiel ou demeurait une carcasse qui servait de festin à des mouches, asticots et autres vers. La projection spirituelle d'Enkiial en perçut l'odeur putride. Ne pouvant se boucher le nez, Enkiial estima en avoir assez vu – et senti – et descendit par lui-même. Il fit attention à ne pas se cogner la tête au plafond du couloir. Quand il eut rejoint Baldr, ce dernier émit l'hypothèse d'un Vampire ou d'un nécromancien. Enkiial passa sa main devant son nez mi-équin aux très larges narines pour éviter un soulèvement d'estomac. Ce cadavre n'était vraiment pas frais.

ENKIIAL – Je ne vois pas ce qui te fait penser à un Vampire. Un nécromancien, possible.

Du peu que l'on pouvait en reconnaître, il s'agissait d'un cadavre d'Humain, alors qu'aucun parchemin dans la cabane n'avait semblé traiter de l'anatomie des Humains. Au demeurant, les six parchemins de vocabulaire anamotique trouvés dans la cabane, avaient leurs copies parfaites accrochées au mur.

Enkiial observa quelque chose au fond de la pièce. Au sol, au pied du mur du fond, en son milieu, il retrouva une grille de dix cases sur dix, gravée peu profondément dans la pierre. Là encore, comme sur un jeu d'échecs, chaque ligne était désignée par un chiffre, et chaque colonne par une lettre. Le nombre de cases permettait d'exclure cependant l'idée du jeu d'échecs. Cent cases, numérotées de “0” à “9” et de “A” à “J”. Il n'y avait pas de case blanche ou noire. La taille de ces cases gravées au sol était deux fois plus petite que celles des étagères dans la cabane : environ six centimètres de côté.

ENKIIAL – Combien de fois va-t-on devoir répéter la même chose...

Le Centaure se coucha sur son ventre équin et se pencha sur les cases, il appuya bêtement sur la case B8 pour commencer... mais rien ne se produisit. Pas de lumière jaune, pas de bourdonnement.

ENKIIAL – Quoi, les cases ont changé ? Ou plutôt je suppose que c'est la façon de les activer qui a changé.

C'est alors qu'Enkiial prêta attention aux six objets – là encore, ce même nombre de six, comme par hasard – qui étaient posés à côté de l'échiquier. Il s'agissait de petites figurines gravées dans la pierre, et fixée sur un socle circulaire de cinq centimètres de diamètre. Chaque figurine représentait quelque chose de différent : une cabane, un fer à cheval, une plume, une griffe, un escargot et un arbre.

ENKIIAL – Je crois que l'imbécile qui a construit cet endroit veut jouer avec nous...

Enkiial nota que le diamètre du socle des figurines semblait prévu pour que celles-ci soient disposées sur les cases de la grille. Il en prit une, en l'occurence celle représentant une cabane, et la déposa au hasard sur la case A0. Il ne fut pas surpris de voir la case s'allumer en jaune. Il y avait une réaction magique entre les cases et les figurines.

ENKIIAL – Bon, cette fois, il faut utiliser les figurines, et comme je le pensais, ce n'est pas parce-qu'une case s'allume en jaune que c'est elle qu'il fallait activer. Elles réagissent toutes aux figurines, je pense. Il n'y a plus qu'à allumer les six mêmes cases.

Enkiial déplaça la figurine sur la case B8, qui s'alluma en jaune tandis que la case A0 s'éteignit. Il déposa les cinq autres figurines sur les cases J3, H3, F1, H0 et I6. Une fois que les six cases, qui étaient les bonnes pour l'énigme précédente, furent allumées, rien ne se produisit.

ENKIIAL – Mince. Soit ce ne sont plus ces six cases qu'il faut activer, soit les figurines ont une importance et chacune doit aller sur une case précise. Mais comment savoir ?

Le Centaure se remit debout, et décida qu'il valait peut-être le coup de lire les notes de chacun des six parchemins. Il lut tout d'abord pour lui-même, laissant Baldr réfléchir de son côté, bien qu'il ne misât pas beaucoup sur les capacités de réflexion du barbare Humain.

Le vrot :
J'avoue une fascination pour ces bêtes. Je capture ceux que je trouve, mais pour maintenir une cohésion de groupe, je ne garde pas d'individu isolé, j'essaie toujours de capturer un couple issu d'une même meute. Je ne lâche ensuite jamais plus de trois couples, et je les laisse errer autour de ma cabane. Cet animal est beaucoup plus agressif qu'un loup, et j'espère pouvoir en dresser comme des chiens, les plus féroces et dangereux de tous les chiens. Je suis en bonne voie, car désormais ceux que j'ai capturés identifient ma cabane comme un lieu de repli familier. Il me reste désormais à leur être moi-même aussi familier que ce lieu.

C'est ce qui me pose problème à vrai dire. Ces chiens sentent forcément mon odeur partout, mais au lieu de s'y habituer, c'est comme s'ils veulent me chasser de mon propre territoire. Je dois trouver un moyen pour taire leur hostilité à mon égard. Cela m'obsède. Je peux avoir les meilleurs chiens de combat de toute l'Orcande si j'y parviens.

La Harpie :
Je pense qu'il s'agit du seul oiseau capable de parler. Pour cela, il a la tête et le buste d'un homme ou d'une femme. J'ai l'impression que les femelles sont plus nombreuses que les mâles chez cette espèce. Leurs nids se situent souvent dans des montagnes ou de hautes falaises, je n'ai jamais vu de Harpies nicher dans un arbre. Bien que je n'aie jamais grimpé jusqu'à l'un de leurs nids au risque d'y laisser quelques plumes, mes observations me laissent supposer qu'un nid ne doit jamais abriter plus de huit individus.

Je souhaite pouvoir étudier de près leurs œufs. Ces oiseaux peuvent être facilement domestiqués à la naissance, et j'ai pu rencontrer un nombre conséquent de personnes qui en avaient un en leur possession. J'ignore à quel âge les petits quittent le nid, mais peut-être peut-on encore les domestiquer facilement à ce moment-là, sans avoir besoin de se risquer jusqu'à leur nid pour dérober un œuf.

Le ganve :
Cette fourmi géante présente plusieurs curiosités. Tout d'abord dans son physique, puisqu'une paire de membres s'est changée en bras et lui permettre de manipuler des armes qu'elle se confectionne elle-même. Elle possède aussi une queue de scorpion dont je dois encore étudier la potentielle production de venin. Ensuite dans son mode de vie. Les fourmis normales vivent en colonies, mais les ganves vivent en solitaires.

Leur nutrition est assez surprenante. Je n'ai jamais vu de ganve manger autre chose que du bois, ni même boire de l'eau. Il a ainsi l'avantage de ne pas craindre le gel pour sa nourriture. Hiver comme été lui sont indifférents, il y aura toujours du bois mort au pied des arbres et l'eau à l'intérieur ne risque pas de subir une variation de température inférieure au point zéro. Du moins, c'est ce que je pense. J'essaierai de voir si ces insectes peuvent se nourrir d'une branche couverte de gel, car peu de créatures peuvent se vanter de trouver de la nourriture aussi facilement en toutes saisons.

Le champiz :
Je suppose que les alchimistes doivent beaucoup aimer ces champignons, car chaque spécimen est capable de produire un certain type de spores, et puisqu'ils sont doués de parole, avoir un compagnon champiz doit être précieux dans la confections d'antidotes. J'ignore cependant si beaucoup de ces champignons bipèdes sont vénéneux. Leurs spores se limitent peut-être à des effets soporifiques, et l'on ne risque peut-être rien à manger ces champignons après les avoir laissés dans une eau bouillante. Je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un ayant eu l'idée de goûter un champiz.

Eux-mêmes se nourrissent de petits mollusques et de baies. Leurs pieds doivent leur servir à boire l'eau du sol. Force est de constater que leurs spores sont avant tout leur moyen de défense numéro un, car ils n'en ont guère besoin pour récolter des escargots. Cela doit plutôt leur servir à endormir leurs prédateurs, le temps de s'enfuir en dépit de leur lenteur.

Le Centaure :
Voilà un animal qui retient ma curiosité. C'est comme un mélange entre l'homme et le cheval. C'est même plus que cela. Les Centaures sont pour ainsi dire des chevaux, qui au lieu d'avoir une tête et une encolure normales, ont un torse morphologiquement semblable à celui d'un homme mais chez lequel on retrouve des traits équins. Je suis fasciné d'imaginer une écurie remplie de telles montures. Il n'est point nécessaire d'équiper leurs six membres de fers à cheval, seulement leurs sabots. Leurs deux membres supérieurs se terminent par des mains que l'on peut plutôt équiper d'une arme. Une monture capable de comprendre votre langue, de vous parler, et de se battre pour vous pendant même que vous la chevauchez. Imaginez le luxe !

Malheureusement, les Centaures ne semblent guère aisés à débourrer. Ils ont déjà l'abilité à manier les armes, notamment l'arc, et s'en servent alors même qu'on leur demande poliment de remplir leur rôle. Je suppose qu'il s'agit du revers de la médaille : l'on ne peut prétendre disposer d'un tel cheval sans avoir à fournir plus d'efforts pour le débourrer. J'ai préféré éviter la mort jusqu'à présent, mais je ne doute pas que certaines personnes, dans ce royaume ou dans un autre, aient jamais réussi à posséder un Centaure docile et propre à être monté.

L'Homme-lézard :
J'ai eu l'occasion une fois de partir en expédition dans la Fosse aux Reptiles pour la capture de trois de ces lézards. Je n'avais cependant ni l'argent pour m'en acheter un, ni le temps pour le dresser. Ce sont pourtant de tenaces serviteurs, résistants aux maladies et aux blessures. Hormis leurs pieds qui ne possèdent que trois orteils chacun, et le talon relevé, leurs membres sont comme ceux d'un homme, avec toutefois la présence de griffes. Ce n'est pas un problème, il suffit de les leur limer, et ils sont alors capables d'effectuer toutes les tâches qu'on leur demande, aussi bien qu'un homme, et ils coûtent moins en entretien, que ce soit en nourriture ou en soins divers. Je les préfères en cela aux Tigrains.

Quand j'aurai fini toutes mes études, j'essaierai de trouver une femelle fécondée et d'acheter son œuf à son maître, cela coûte moins cher qu'un Lézard déjà dressé et présente moins de risques. Je me demande simplement si je resterai dans le Royaume de Telbara, avec l'obligation de me faire discret même si je pense qu'il me sera facile de faire passer le Lézard pour un enfant recueilli. C'est ce que font beaucoup de gens, j'ai l'impression. M'installer vivre dans le Royaume de Tacomnal serait la facilité du point de vue légal, mais c'est une entreprise pour laquelle je n'ai pas le courage. J'aviserai le moment venu.

Quand Enkiial lut le parchemin correspondant au Centaure, ses poings se serrèrent, sa queue s'agita furieusement et un grondement équin colérique fit vibrer sa gorge.

ENKIIAL – Attends que je te tombe dessus, sale infâme immondice, que je t'égorge et donne tes viscères à manger aux vrots de la fosse !

Il se retint d'arracher le parchemin et de le déchirer, car il se doutait que des indices devaient être cachés dans ces textes.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Ven 20 Fév 2015 - 8:55

Baldr se pencha vers la carcasse sanguinolente. Il s’agissait d’un Humain. En tout les cas, un Humain qui aurait eu la malchance de rencontrer quelqu’un de peu scrupuleux et particulièrement méticuleux. Enkiial lui fit remarquer qu’il ne s’agissait peut-être pas d’un Vampire. Qu’est-ce qu’il en savait ?
Lui-même n’en  n’avait jamais rencontré, mais il avait entendu bien des histoires à leurs sujets. Des créatures immortelles, buvant le sang à fin de se régénérer… Rien que l’idée lui donnait des frissons.
Le Centaure arriva et lui fit remarquer que le sol était à nouveau découpé en damier. Il leva un sourcil et se gratta la barbe. Encore un ?

A nouveau, six objets. Une cabane, un fer à cheval, une plume, une griffe, un escargot et un arbre. Ils semblaient être des sortes de pions, à placer sur cet étrange échiquier.
La preuve en était qu’à présent, chaque fois que l’un des pions était posé sur une case, quelle qu’elle soit, celle-ci s’illuminait.
Le demi-canasson prit les six rouleaux de parchemins et les lu avec plus d’attention. Quand il parvint à celui du Centaure, ses poings se serrèrent et un grondement équin monta de sa gorge. Sa queue de cheval fouettait l’air et l’Humain se demanda ce qu’il avait bien pu lire, et si il était sur le point de déchirer les parchemins, il n’en fit rien. Mais les menaces qu’il prononça ensuite à l’encontre de la personne ayant écrit les parchemins étaient assez explicites.

"Lis-les moi, on ne sait jamais… Si il y a un indice dedans je pourrais aider…"

Le demi-canasson ronchonna dans sa barbe pendant quelques minutes, récriminant encore et encore, avant d’abandonner et de les lire.
Que les vrots cherchent à tuer le propriétaire de la cabane n’était pas étonnant. Ensuite, les Harpies. Là aussi, il cherchait à les domestiquer, et un des sourcils blond cendré de Baldrisson se leva quand il apprit que beaucoup de personnes en domestiquaient. Lui-même et sa tribu avaient déjà eu affaire avec les Harpies et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il préférait les voir au sol, dans un tas de plumes et de sang, leurs corps brisés agités de soubresauts.
Les ganves ensuite. Il n’en n’avait jamais vu, mais il semblait qu’il s’agissait d’insectes géants. Même chose pour les champiz. Utiles pour les antidotes ? S’il le disait. C’est quand il parla des Hommes-Lézards que l’Humain se demanda si il ne fallait pas purement et simplement faire brûler la cabane. Il avait rencontré une ou deux fois quelques-unes de ces créatures, dans les Royaumes d’Estandre et de Tacomnal et considérait qu’ils n’avaient pas une vie facile, si c’est pour la passer auprès d’un fou…

Mais ce fut quand le demi-canasson parla des Centaures que le Barbare ne put se retenir de rire aux éclats. Non pas que ce qui était écrit soit drôle, mais il trouvait hilarant le fait qu’Enkiial ai pratiquement les yeux lui sortant de la tête et se retienne de déchirer le parchemin.
Il parvint à se calmer, mais un sourire en disant aussi long que le manche de sa hache s’affichait sur son visage.

"Bon, d’accord, c’est un fol… Mais il doit y avoir quelque chose avec ces pions…"

En haletant, il se retint de rire à nouveau. Il inspira profondément et s’avança, pour prendre le pion représentant la griffe. Il regarda les cases, compta jusqu’à trois à haute voix et récita l’alphabet jusqu’à C pour trouver la case correspondante. Il plaça le pion dessus. La case s’illumina de jaune à nouveau. Puis, il prit le pion représentant la plume et répéta son opération pour trouver l’intersection des lignes I et 8.

"Je crois, qu’il y a des indices… Eeeuh… Le 3 et le C… Les trois couples de Vrots… Et les 8 individividus des Harpies."

Il regarda Enkiial. Drôle d'histoire. Pourquoi chercher à domestiquer tant de races ? Des rêves de grandeur inassouvis ?

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Ven 20 Fév 2015 - 12:00

BALDR – Lis-les moi, on ne sait jamais... Si il y a un indice dedans je pourrais aider...

Enkiial ne comptait pas trop sur les capacités intellectuelles de Baldr, mais il ne voulait pas non plus être le seul à se casser la tête sur les énigmes. Par contre, dans l'état où il était à cet instant, et à cause de ce qu'il allait devoir lire à voix haute, Enkiial pesta à haute voix. Il insulta l'auteur des parchemins de tous les noms, passant rapidement en langue centaurique pour insulter avec plus de fluidité. Il lit enfin les parchemins à Baldr, un à un, en ne lisant celui correspondant au Centaure qu'en dernier. Il eut du mal à finir ses phrases à chaque fois, interrompant sa lecture par des grondements et des coups de sabots au sol.

C'est alors que, histoire de le rendre encore plus furieux, Baldr éclata de rire. Enkiial crut naturellement que Baldr trouvait drôle ce qui était écrit sur les Centaures. Hors de lui, Enkiial prit sa hallebarde des deux mains.

ENKIIAL – Ca te fait rire ?! Tu veux finir comme le cadavre sur cet autel ? Ferme-la si tu ne veux pas que je nourrisse les vrots avec tes membres !

Enkiial se dit qu'il gagnerait à contrôler ses nerfs pour éviter que Baldr ne se moque de lui. Il claqua encore plusieurs fois son sabot au sol pour passer ses nerfs, et rangea sa hallebarde. Il s'efforça de prendre de longues inspirations, mais son souffle était saccadé, à l'image de sa queue virevoltante.

BALDR – Bon, d'accord, c’est un fol... Mais il doit y avoir quelque chose avec ces pions...

Baldr fit de son côté l'effort de cesser de rire. Ils purent ainsi se concentrer sérieusement sur l'énigme posée par ces pions, cette grille numérotée et ces parchemins. L'Humain prit le pion en forme de griffe, et compta les cases lentement jusqu'au C3, case sur laquelle il posa le pion. Il prit ensuite celui en forme de plume, et le posa sur la case I8, avec la même peine pour compter et réciter l'alphabet. Enkiial le regarda faire, perplexe.

BALDR – Je crois, qu’il y a des indices... Eeeuh... Le “3” et le “C”... Les trois couples de vrots... Et les huit individividus des Harpies.

Enkiial, qui restait obnubilé par les coordonnées marquées sur les flancs des six vrots, ayant servi à la résolution du premier mécanisme dans la cabane, refusa de comprendre le raisonnement de Baldr, car les cases C3 et I8 ne faisaient pas partie des six coordonnées.

ENKIIAL – Pourquoi C3 et I8 ? Explique-toi...
BALDR – En gros, un pion correspond à une race. Il y a un “code” caché dans les parchemins, là j'ai supposé qu'il s'agissait de 8I pour les Harpies, la plume, et 3C pour les vrots, la griffe. Le code indique la case où placer le pion.

Enkiial réfléchit à ce que venait de lui dire Baldr, essayant de comprendre. La plume, la griffe... Il retourna lire les parchemins. Il remarqua à son tour qu'il y avait effectivement un chiffre dans chacun des deux parchemins. Voilà ce qu'avait déjà remarqué Baldr. « Un nid ne doit jamais abriter plus de huit individus » : Baldr prenait le mot juxtaposé au chiffre pour deviner la coordonnée. Le “I” de “individu” à côté du “huit”. Sur le parchemin du vrot, était écrit : « je ne lâche ensuite jamais plus de trois couples ». Donc, là encore, le “C” de “couple” à côté du chiffre “trois”.
Cela pouvait se tenir, comme raisonnement.

ENKIIAL – Il faut donc chercher un chiffre dans chaque parchemin, pour trouver la case, sur laquelle on doit placer le pion correspondant à la race. La plume pour la Harpie, c'est évident. Mais la griffe ? Les vrots en ont, mais les Hommes-lézards aussi. Les Harpies aussi, aux serres. Eliminons la Harpie puisque nous avons déjà la plume. Je vois plutôt la griffe représenter les Hommes-lézards, et la cabane représenter les vrots, puisqu'il y a une fosse de vrots dans cette cabane, et que ce sale tas de fumier dit que la cabane est devenue le lieu familier des vrots.

Enkiial regarda les pions restants.

ENKIIAL – Mais l'arbre et l'escargot, ça représenterait quoi ? Et le fer-à-cheval... Je te jure, cet écervelé n'a en réalité jamais rencontré de Centaure de sa vie, car un Centaure ferré, ça n'existe pas ! Ce n'est pas parce-que nous avons des sabots, que nous portons des fers-à-cheval ! Je vais l'égorger, cette ordure, je te jure ! Bref, je te relis les quatre autres parchemins, aide-moi à repérer un chiffre marquant à chaque fois.

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Message  Baldrisson le Ven 20 Fév 2015 - 14:15

Enkiial corrigea Baldrisson. Celui-lui, la griffe convenait plus aux Hommes-Lézards, tandis que la cabane allait de pair avec les vrots. L'Humain haussa les épaules et échangea les deux pièces. Le demi-canasson s'interrogeait sur les pions représentant l'arbre, le champignon et le fer à cheval, avant de menacer à nouveau le propriétaire de la cabane à cause de ses observations sur les Centaures.

"Pour le fer à cheval, ce n'est pas dificile à deviner... Vu ce qu'il pense des Centaures..."

Il se grattait les cheveux. En ce cas, si on tentait d'être logique, le champignon représentait le champiz et donc le bois allait au ganve. Il fit relire les parchemins concernés par le demi-canasson. Il faisait bouger ses lèvres en même temps, réfléchissant, comptant sur ses doigts le nombre de fois que certains nombres étaient mentionnés.
Il finit par s'approcher du cadavre, sur la table sacrificielle, et plongea le bout de son index dans les entrailles. Il le ressortit ensanglanté et avec, il écrivit une petite liste de chiffres : "3H", "0 ?", "2B" "2J ?".

Puis il se releva et considéra cette suite de chiffres et de lettres. Il se mordit la lèvre inférieure, avant de sortir la bouteille d'alcool. Il ne restait plus grand-chose dedans, mais il en avait une autre en réserve, heureusement. Il déboucha la première et la vida d'un trait, avant de faire la grimace. Son épaule commençait à le relancer. Au moins, il n'y penserait plus avec ce qu'il venait de boire. Il inspira profondément, avant de faire part de ses réflexions à Enkiial.

"Eeeuh... "3H"... Les trois Hommes-Lézards, dont il a vu la capture... "2B", les deux bras des Centaures... "2J", pour les jambes des Champiz... Quand à zéro, il parle d'une sorte de "point zéro", pour les ganves... Quoi que cela puisse être."

Il prit la griffe, représentant les Séladiens, et la plaça sur la case "3H". Elle s'illumina.

"Je ne suis sûr de rien pour les autres. Si tu as une idée, n'hésites pas."

Il se déplaça en direction de la victime sacrificielle. Elle avait été attachée par des chaînes à la table. Il prit sa hache et trancha les poignets, avant de faire rouler le corps par-dessus le rebord de la table, à l'opposé des cases. Au-dehors, les vrots, ayant vraisemblablement senti l'odeur de la chair, hurlaient.
Le Barbare regarda la table de plus près, son nez froncé à cause de l'odeur des plus atroces qui restait là, tel un vieux relent. Il s'agissait d'une table de pierre, avec des rigoles à fin que le sang s'écoule. Il se gratta à nouveau la tête, avant d'aller dans le couloir et de prendre une des torches non scellées. Puis, il revint dans la salle et sauta sur la table d'un bond agile.
Les rigoles étaient creusées de façon à dessiner un hexagramme. Il s'agissait de celui dessiné sur le parchemin qu'il avait déchiré. Pas de dessins de vrots, ou quoi que ce soit d'autres, juste des mots en Ancien Commun.

"Bon, plus probable qu'il s'agisse d'un nécromant que d'un Vampire. Mais ce serait un nécromant qui aurait été touché par les rayons de la lune, ce qui ne m'étonne pas de leurs parts..."

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Ven 20 Fév 2015 - 16:42

BALDR – Pour le fer à cheval, ce n'est pas dificile à deviner... Vu ce qu'il pense des Centaures...

Cette fois, Enkiial garda son calme. Baldr n'émettait pas un point de vue personnel : il disait que le fer à cheval n'avait d'évidence que compte tenu de ce que le maître des lieux pensait des Centaures. Il échappa donc à la rage d'Enkiial.

Enkiial regarda les figurines, mais ne vit pas d'évidente correspondance pour l'arbre et l'escargot. Si l'on considérait que le fer à cheval représentait le Centaure, la griffe l'Homme-lézard, la plume la Harpie, et la cabane le vrot, il restait le champiz et le ganve. Alors, quitte à faire un choix, Enkiial associerait plutôt l'arbre au ganve et l'escargot au champiz, car dans ces deux cas, la figurine représentait un élément majeur de l'alimentation de la créature. M'enfin, les Harpies ne mangent pas de plumes, pas plus que les vrots ne dévorent des cabanes... A l'inverse, une cabane en bois pouvait tout à fait servir de nourriture à un ganve.

Enkiial relut chacun des six parchemins à Baldr, à la demande de ce dernier. Le barbare plongea son doigts dans le corps sur l'autel, le ressortant couvert de sang, ce qui lui servit à écrire : “3H”, “0 ?”, “2B” et “2J ?”. Enkiial plissa les yeux, cherchant où Baldr avait pu trouver ces idées de coordonnées. Baldr rinça sa bouteille d'alcool, puis s'expliqua :

BALDR – Eeeuh... “3H”... Les trois Hommes-lézards, dont il a vu la capture. "2B", les deux bras des Centaures. "2J", pour les jambes des champiz... Quant à “0”, il parle d'une sorte de “point zéro”, pour les ganves... Quoi que cela puisse être.

Pendant que Baldr ajoutait quelques pions sur la grille pour suivre son idée, Enkiial relut encore les parchemins. A commencer par celui du ganve. « Il y aura toujours du bois mort au pied des arbres et l'eau à l'intérieur ne risque pas de subir une variation de température inférieure au point zéro », voilà ce qui était dit autour du chiffre “zéro”.

ENKIIAL – Et bien : le point zéro, n'est-ce pas la température au-dessous de laquelle l'eau gèle, et au-dessus de laquelle la glace fond ? Le fumier explique simplement que l'eau contenue dans le bois que mangent les ganves, ne risque pas de geler. Maintenant, il aurait pu le dire plus simplement, plutôt que de tourner sa phrase de cette manière...

Baldr alla chercher une torche dans le couloir, et revint. Il avait fait rouler le cadavre à côté de la table servant d'autel sacrificiel, sur laquelle il sauta pour mieux l'examiner. Pendant ce temps, Enkiial relut le parchemin de l'Homme-lézard : « j'ai eu l'occasion une fois de partir en expédition dans la Fosse aux Reptiles pour la capture de trois de ces lézards », voilà ce que disait exactement la toute première phrase. Enkiial continua à lire. Il entendit Baldr faire un commentaire sur les nécromanciens, mais resta concentré sur sa lecture et sa réflexion.

ENKIIAL – Je ne suis pas sûr que tu aies raison pour les coordonnées. Si on suit ta logique, pour le ganve, il faudrait la case P0, qui n'existe pas. Et dans le parchemin sur l'Homme-lézard, il y a un autre passage avec le chiffre “trois” : « hormis leurs pieds qui ne possèdent que trois orteils chacun ». Là encore, pas de case O3. Et pareil pour le parchemin sur les Centaures : « il n'est point nécessaire d'équiper leurs six membres de fers à cheval ». D'accord, la case M6 n'existe pas, mais ça reste un autre chiffre. Au passage, il parle justement des fers à cheval, dans cette phrase...

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Dim 22 Fév 2015 - 11:12

Il passait son doigt le long des rigoles. Le sang commençait à s'assécher au fur et à mesure où l'on s'éloignait du centre de la table. Enkiial relisait les parchemins. Baldrisson bailla à s'en décrocher la mâchoire. L'heure du loup devait bien être passée depuis quelques temps déjà. Le demi-canasson lui fit alors remarquer qu'il y avait des trous dans sa logique. Il n'y avait pas de case "O", ou "M", si l'on suivait sa logique. L'Humain grogna quelque chose d'inintelligible, avant de chercher une nouvelle combinaison. Bon, il n'y avait aucun intérêt à changer les pions des vrots et des harpies, il les laissa donc en place.
Il réfléchit à nouveau aux Hommes-Lézards. Ils avaient... Trois orteils ? Un talon relevé ? Et des griffes... Après être descendu de la table, il prit le pion représentant, selon lui, les Hommes-Lézards, avant de le placer sur la case "G3". Cette dernière s'illumina à son tour.

"Bon, celle-là... A priori, ça devrait être bon..."

Il se passa la main dans les cheveux, avant de se gratter la barbe. Les magiciens sont réellement tordus pour créer des choses de ce genre. Et le jour où le propriétaire de la cabane aurait bu, il se débrouillerait comment, pour résoudre sa propre énigme ?
Il alla s'adosser à un mur et se pinça l'arête du nez, tentant de réfléchir posément. Bon, quatre griffes pour les Séladiens, mais ensuite ? 2 pieds pour les Champiz ? Nooon... Il n'y avait pas d'alignement correspondant à "P". Il repensa à ce qu'avait lu le Centaure, avant de prendre le pion-champignon et de le poser sur la case "D1".

"Unique moyen de défense..." grommela-t'il.

Il prit ensuite le pion-arbre et le plaça sur la case "A0". Les arbres et ce point zéro de la température. Il se redressa et se tourna vers le demi-canasson.

"Et maintenant ? Le godon de fer à cheval ?"

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Dim 22 Fév 2015 - 18:00

Baldr grommela et se replongea dans ses réflexions. Pendant ce temps, Enkiial se concentra, s'étant positionné devant la grille. Il ferma les yeux et joignit les mains au niveau de son ventre. Il voulait savoir à quoi s'attendre une fois cette énigme résolue. Il projeta ses sens et chercha à voir si un passage secret existait comme celui s'étant ouvert dans la cabane pour les faire descendre dans cette salle.
Effectivement, ses sens en traversèrent un. A centre du mur, devant la grille. Lorsqu'ils auraient résolu l'énigme, le mur devrait s'ouvrir sur un couloir qu'Enkiial visita par projection. Des voix résonnaient dans ce jalonnement de torches murales. Dix mètres plus loin, Enkiial arriva dans une salle d'à peu près la même taille que celle où Baldr et lui se trouvaient physiquement à cet instant. Il y avait deux autels sacrificiels. Dans un coin, un trou carré fermé par une grille en bois descendait dans une fosse. De chaque côté du mur du fond, un couloir donnait sur une salle annexe, soit deux au total. Surtout, Enkiial put voir et écouter les deux personnes présentes.
Enfin, “personne” pouvait essentiellement s'appliquer à une seule. Un Humain en vêtements sombres et amples, aux doigts émaciés, écrivait des notes. Enkiial reconnut son écriture : il s'agissait du maître des lieux. Il discutait d'un ton agacé avec... un pestiféré, ni plus ni moins. Le mort-vivant portait à la ceinture un fourreau dans lequel était rangé un sabre long. Ses vêtements sinon n'étaient que débris, dans le même état que sa peau. Enkiial ne réussit pas à comprendre le sujet de leur discussion. Il revint à lui.

BALDR – Et maintenant ? Le godon de fer à cheval ?

Enkiial ne comprit pas le mot “godon”, mais de toute façon, il n'avait pas à l'esprit de répondre à sa question, car il devait le prévenir :

ENKIIAL – Comme tu l'as dit, le maître des lieux est un nécromancien, il nous attend après cette porte. Il est accompagné d'un pestiféré.

Enkiial regarda ce que Baldr avait fait avec les figurines, mais cela ne semblait pas avoir de sens. Baldr se débrouillait juste pour trouver un mot, de façon plus ou moins hasardeuse, dont la première lettre pourrait servir à déterminer une coordonnée. Il soupira.

ENKIIAL – Il y a forcément quelque chose que nous n'avons pas remarqué. Je pense aussi que les chiffres des coordonnées se trouvent dans le texte des parchemins. Voyons toutes les phrases qui contiennent un chiffre marquant.

Il ne fallait pas compter tous les déterminants “un” et “une”, cela n'aurait aucun sens ; en revanche, quand il était écrit que les spores des champiz étaient « avant tout leur moyen de défense numéro un », là le chiffre “un” était plus mis en avant. Enkiial relut les six parchemins. Il trempa à son tour son doigt dans du sang pour souligner toutes les phrases contenant un chiffre.

Le vrot :
Je ne lâche ensuite jamais plus de trois couples, et je les laisse errer autour de ma cabane.

La Harpie :
Bien que je n'aie jamais grimpé jusqu'à l'un de leurs nids au risque d'y laisser quelques plumes, mes observations me laissent supposer qu'un nid ne doit jamais abriter plus de huit individus.
Ces oiseaux peuvent être facilement domestiqués à la naissance, et j'ai pu rencontrer un nombre conséquent de personnes qui en avaient un en leur possession.

Le ganve :
Hiver comme été lui sont indifférents, il y aura toujours du bois mort au pied des arbres et l'eau à l'intérieur ne risque pas de subir une variation de température inférieure au point zéro.

Le champiz :
Force est de constater que leurs spores sont avant tout leur moyen de défense numéro un, car ils n'en ont guère besoin pour récolter des escargots.

Le Centaure :
Il n'est point nécessaire d'équiper leurs six membres de fers à cheval, seulement leurs sabots.
Leurs deux membres supérieurs se terminent par des mains que l'on peut plutôt équiper d'une arme.

L'Homme-lézard :
J'ai eu l'occasion une fois de partir en expédition dans la Fosse aux Reptiles pour la capture de trois de ces lézards.
Je n'avais cependant ni l'argent pour m'en acheter un, ni le temps pour le dresser.
Hormis leurs pieds qui ne possèdent que trois orteils chacun, et le talon relevé, leurs membres sont comme ceux d'un homme, avec toutefois la présence de griffes.

Enkiial se frotta la barbe d'un air songeur. Pour trois des parchemins, il ne releva qu'une seule phrase, ce qui ne laissait pas de doute sur le chiffre. Mais pour les autres, comment savoir quel chiffre retenir ? Et comment déterminer la lettre ? Il y avait forcément une méthode moins hasardeuse que celle de Baldr.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Mar 24 Fév 2015 - 18:12

Le demi-canasson était devant la grille, les mains jointes devant son ventre, comme s'il priait. Si cela pouvait le faire bouger, qu'il prie les dieux, se dit l'Humain. Il regardait les pions et finit par les retirer et par les placer en ligne à côté. Enkiial se retourna et annonça, qu'en effet, la demeure appartenait à un nécromant. Ce dernier se trouvait derrière la grille, en compagnie d'un... Pestiféré. Le Barbare frissonna de crainte.
Il résistait à la majorité de maladies hivernales, n'ayant jamais eu l'occasion de cotoyer une personne malade vivant dans les Plaines. Toutefois, comme tous ses semblables, il craignait la peste. Il vérifia rapidement si un bubon n'avait pas éclot sous l'une de ses aisselles et poussa un soupir de soulagement en ne sentant que ses poils. Il parla, avec une voix teintée de crainte.

"Très bien... Un nécromant... Eeet... C'est ton dieu, qui te l'a susurré ?"

Il maîtrisa les tremblements de son bras et regarda, en compagnie du Centaure. Ce dernier trempa son doigt dans le sang du macchabée et souligna certaines phrases, contenant toutes un chiffre. Baldrisson s'approcha, avec la torche, et prit le temps de lire. Cela lui prit environ cinq minutes, durant lesquelles il bougeait les lèvres, prononçant les phrases à mi-voix. Si on prenait, dans certaines phrases, les majuscules qui étaient dans la grille, on pouvait avoir les coordonnées complètes.
Il se pinça l'arête du nez et soupira. Puis, il prit le pion-cabane. Il le déplaça jusqu'à la case J3, qui s'illumina de jaune. Il fit de même, avec le pion-plume, qu'il mit sur sur la case B8. Le pion-arbre sur la case H0, le pion-escargot sur F1, le fer à cheval sur I6 et enfin le dernier, la griffe sur H3.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Lun 2 Mar 2015 - 21:14

BALDR – Très bien... Un nécromancien... Et... C'est ton dieu, qui te l'a susurré ?
ENKIIAL – Mon dieu ? Que dis-tu ?

C'est vrai : qu'est-ce qu'il voulait dire par « ton dieu » ? Soupçonnait-il Enkiial de vénérer un dieu païen ? Par ailleurs, cette réponse interrogative fut un bon moyen pour éluder la question. Non pas qu'Enkiial tenait à ne surtout pas parler de son don à Baldr, mais il avait en fait un peu la flemme d'en parler maintenant. Il voulait se concentrer sur cette fichue énigme, ouvrir le mécanisme et désosser le maître des lieux et le pestiféré. Ce dernier était-il une invocation, ou ancré dans ce plan d'existence ? Dans le premier cas, l'on pouvait se demander pour quelle raison l'homme aurait invoqué un pestiféré pendant qu'il prenait des notes, alors que rien ne devait lui indiquer que deux intrus fouillaient sa demeure en ce moment même ; dans le second cas, l'on pouvait simplement se demander ce qu'un pestiféré faisait ici et quelles étaient les motivations pour aider cet homme au lieu de le tuer comme n'importe quel autre vivant. A moins qu'aider un nécromancien dans quelque sombre projet ne soit une motivation suffisante. En fin de compte, bizarrement, l'hypothèse que ce pestiféré ne soit pas une invocation, était la plus probable.

Baldr et Enkiial réfléchirent un moment. Baldr prit l'initiative de tenter une nouvelle combinaison. Enkiial le regarda faire, essayant de deviner sa logique. Quelque chose venait de lui sauter aux yeux : parmi les phrases qu'il avait souligné, il y avait une phrase dans chaque parchemin qui contenait la dénomination de l'une des six figurines, à chaque fois une différente. Le mot “cabane” était cité dans le parchemin sur le vrot, le mot “fer à cheval” dans celui sur le Centaure, le mot “griffe” dans celui sur l'Homme-lézard, le mot “plume” dans celui sur la Harpie, le mot “escargot” dans celui sur le champiz, et le mot “arbre” dans celui sur le ganve. Enkiial comprit que Baldr relevait à chaque fois le chiffre cité dans la même phrase que l'une des figurines, et associait les deux ; pour la lettre, Enkiial comprit tardivement qu'il prenait simplement la première lettre de la phrase en question.

Dès que les six figurines furent placées sur les cases correspondantes, un son mécanique se fit entendre, et le passage s'ouvrit dans le mur. Enkiial posa un dernier regard sur la grille et les six cases allumées. Il eut un sourire ironique.

ENKIIAL – “J3”, “B8”, “H0”, “F1”, “I6” et “H3”... J'avais bel et bien raison : ce sont les mêmes six coordonnées que depuis le début. Les six marques que j'ai trouvées sur les vrots qui nous ont attaqués, et qui nous ont servi dans la cabane. Il fallait bien reprendre les mêmes cases, il fallait juste se servir des parchemins pour trouver quelle figurine devait être posée sur quelle case.

Les invocations d'Enkiial seraient peu inquiétantes pour un pestiféré. Il allait devoir se battre sans elles. Il espérait pouvoir compter sur Baldr. Ce dernier allait devoir dépasser sa peur des morts-vivants.

ENKIIAL – Allons-y. Prépare-toi au combat, tu vas devoir affronter un pestiféré malgré ta peur des morts-vivants. A moins que tu ne préfères t'en aller si tu ne te sens pas de taille ? Je ne les affronterai pas seul, alors j'ai besoin d'être sûr que tu sauras te battre correctement contre un mort-vivant, sinon plusieurs.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Baldrisson le Mar 3 Mar 2015 - 10:20

La grille s'ouvrit dans un grincement, pour le plus grand plaisir de l'Humain qui voyait ENFIN le bout de son calvaire.
Enkiial fit remarquer que les cases étaient exactement les mêmes que celles à activer au tout départ, il fallait juste trouver quelles figurines il fallait placer dans quelles cases. L'Humain soupira d'exaspération en se tenant l'arête du nez entre deux doigts. Ne pas réagir, ne pas balancer sa hache sur quelqu'un, du moins, pas immédiatement.
Le demi-canasson lui expliqua donc qu'en plus du nécromant, ils allaient devoir affronter un pestiféré. Si sa peur des morts-vivants était la plus forte, le Barbare pouvait faire demi-tour.
Ce dernier se gratta la tête, ne comprenant pas cette dernière réflexion. Un pestiféré était un malade, pas un mort-vivant, non ? A moins que pour son compagnon de route, le fait d'être atteint de cette maladie était comme être un mort-vivant... Il haussa les épaules et assura sa prise sur sa hache, avant de s'engager dans le couloir.

Ce dernier était en pierre et débouchait sur une salle similaire à celle qu'ils venaient de quitter. Il s'y trouvait, cette fois, deux autels sacrificiels. Et surtout deux personnes, le nécromant et... Baldrisson comprit ce que signifiait mort-vivant dans le cas du pestiféré. Il ne ressemblait en rien aux malades que l'Humain avait eu l'occasion de croiser. Il s'agissait d'un cadavre réanimé, qui se tenait devant eux. On voyait ses os à travers sa peau et sa chair délabrée. Mais ce qui attirait l'attention de l'Humain, c'était le sabre qu'il tenait. Et il le tenait bien, ce n'était pas un amateur.
Le mort-vivant barrait la route en direction du nécromant. Ce dernier semblait paniqué et rassemblait frénétiquement ses parchemins. Le problème était qu'il serait prit au piège : la seule sortie était là où se trouvaient Enkiial et Baldrisson.
Le Barbare prit son arme à deux mains et porta un coup au monstre. Ce dernier l'esquiva et les doigts de sa main gauche s'allongèrent pour griffer au passage le dos de l'Humain qui, emporté par son élan, passa à côté et roula au sol pour éviter de s'encastrer dans l'un des autels.

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Re: Qui s'y vrot s'y pique

Message  Enkiial le Mer 4 Mar 2015 - 10:28

Baldr se gratta la tête, Enkiial interpréta cela comme un signe d'hésitation. Bizarrement, il comprendrait si l'Humain décidait de ne pas aller jusqu'au bout. Enkiial craignait un peu d'affronter un mort-vivant dangereux tel qu'un pestiféré, sans compter que le nécromancien était susceptible d'invoquer d'autres morts-vivants plus ou moins puissants. Le Centaure ne voulait pas non plus manquer de place pour se battre. Son plan était d'essayer de tuer le nécromancien le plus vite possible ; avec un peu de chance, le pestiféré était lui-même une invocation et disparaîtrait facilement, mais Enkiial n'y croyait pas beaucoup. Et puis, il valait mieux se préparer à devoir l'affronter.

Baldr serra sa prise sur sa hache et passa devant. Il n'y avait que dix mètres à parcourir, ce n'était rien. Enkiial revit les huit torches murales jalonnant ce couloir, mais cette fois-ci, il avançait bien physiquement entre elles. Le pestiféré les attendait au bout, sabre dégainé.
Il n'y eut aucune phrase, aucun mot, avant que Baldr ne démarrât les hostilités. Le pestiféré esquiva son attaque et riposta en jouant sur la longueur de ses doigts pour griffer le barbare dans le dos. Le Centaure ne pouvait se battre depuis le couloir, surtout avec une hallebarde. Son arc serait absolument inutile contre le pestiféré.

Puisque Baldr partit en roulade à l'intérieur de la pièce, le Centaure bondit en se disant qu'au pire, il percuterait le pestiféré de plein fouet. Le mort-vivant esquiva encore en se décalant et s'offrit même le luxe d'entailler un jarret de l'homme-cheval au passage avec son sabre. Enkiial grimaça mais fonça sur le nécromancien sans se préoccuper de rien d'autre, comptant sur Baldr pour distraire le mort-vivant.
Enkiial aurait bien aimé insulter l'homme de tous les noms pour ce qu'il avait osé écrire sur les Centaures, et pour la torture commise sur les vrots ; mais il le vit commencer, dans sa panique, à incanter quelque chose, sans doute une invocation. Enkiial balança sa hallebarde vers l'avant, et la lame se planta profondément dans la poitrine du nécromancien. Enkiial fut surpris de la facilité avec laquelle il venait de le tuer. Le nécromancien n'avait pas su garder son sang-froid et n'avait pas réagi assez vite, cela avait joué en faveur de son ennemi.

Enkiial tourna la tête. Comme il le craignait, le pestiféré n'était pas une invocation, et resta bien présent. Dans un coin de la pièce, Enkiial revit le trou carré d'un peu moins d'un mètre de côté, qui descendait on-ne-sait-où, couvert par une grille en bois qui supporterait sans doute le poids d'un Humain mais pas celui d'un Centaure.

Pestiféré – Vous allez regretter d'avoir interrompu les travaux de cet homme. Rejoignez-moi dans la Mort !

Un gaz verdâtre émana du corps du mort-vivant. Enkiial écarquilla les yeux. S'ils restaient dans cette pièce, le gaz les atteindraient forcément, et ils seraient à la merci de leur ennemi.

ENKIIAL – Baldr, attention à ses émanations !

Il prit Baldr par le bras, et galopa à travers le gaz qui ne s'était pas déjà assez répandu. Il regagna le couloir par lequel ils étaient arrivés tant que c'était encore possible, car dès que le gaz du pestiféré aurait envahi la salle, ils auraient été condamnés. Enkiial lâcha le bras de Baldr après l'avoir tiré dans le couloir et poursuivit son galop jusqu'à l'escalier, qu'il remonta. Affronter un pestiféré dans cette cave était beaucoup trop risqué.

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Message  Baldrisson le Mer 4 Mar 2015 - 14:02

A la suite du Barbare, qui se relevait après son acrobatie improvisée, Enkiial chargea le mort-vivant qui esquiva aisément, en se payant le luxe d'entailler un des jarrets de l'Homme-Cheval. Ce dernier grimaça et chargea le nécromant. Pendant ce temps, l'Humain s'en prit au pestiféré. Sa hache fendit l'air et rencontra le sabre de son adversaire. Ils s'écartèrent un instant avant de débuter un échange de coups. La créature désséchée ouvrait la bouche pour pousser un long râle sans fin, semblable au raclement provoqué par une pierre de cairn roulant sur le côté. Baldrisson, quand à lui, ponctuait chacun de ses coups avec des grognements.
Il entendit derrière lui un cri d'agonie et fit un bond en arrière, hors de portée des attaques de son adversaire et tourna la tête pour voir que le Centaure avait planté sa hallebarde dans la poitrine du nécromant. Cet instant d'inattention lui valut une zébrure sur le torse et il se remit à l'assaut face au mort-vivant.

Le demi-canasson dégagea sa hache du corps de sa victime et regarda alentour, alors que le monstre crachait des menaces de mort au visage du Barbare. Un gaz verdatre exsuda de sa... "Peau" et Enkiial galopa vers la sortie en prenant Baldrisson par le bras. Il le lâcha une fois dans le couloir et tous deux coururent en direction de la première salle souterraine.
Il s'arrêtèrent là, le temps que l'Humain finisse de cracher ses poumons en jurant en Nain. Ce dernier regarda en direction de la salle qu'ils venaient de quitter. Cette dernière était pleine de gaz. Il assura sa prise sur sa hache et fit un signe de tête en direction du demi-canasson pour le remercier.

C'est alors que, émergeant lentement de ce brouillard empoisonné, le pestiféré sortit de la salle et s'engagea dans le couloir, avançant lentement, non pas en raison d'une quelconque lenteur liée à sa réanimation car il était tout aussi rapide que le colosse blond, sinon plus, mais parce qu'il souhaitait apprécier ce moment où lui, créature réanimé par une sombre magie, était plus fort que ses opposants vivants. Ses mâchoires claquaient l'une contre l'autre à un rythme frénétique et l'Humain comprit que le mort-vivant riait.
Baldrisson regarda autour de lui et se précipita vers les pions, qu'il dispersa et brisa à grands coups de haches. La grille tomba, coupant la route au pestiféré, mais Baldrisson ne prit pas la peine de regarder en arrière. Il sortit de la cabane en courant à toutes jambes et rejoignit Enkiial. L'Humain s'arrêta à côté du demi-canasson et planta sa hache en terre, cherchant à récupérer son souffle.

"J'ai fait tomber la grille... Ca ne l'arrêteras pas éternellement, mais ce sera amplement suffisant pour le moment. Il regarda le Centaure.
Si j'ai bien compris, tu ne viendras pas à Telbara. Très bien. En ce cas, c'est ici que nos routes se séparent. Puisse les dieux t'être favorables, en ce cas, et bon vent !"

Après avoir suffisamment récupéré, le Barbare récupéra sa hache et prit la route vers Telbara.

•————————————•

Qu'importe les embrouilles
Qu'importe le nombre d'ennemis
Et que vienne le temps du bottage de culs !


Baldrisson a ceci de commun avec les guerriers Nains : la seule chose dont il n'est pas avare, ce sont les coups.
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