La malediction du Tijaronhe

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La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Mer 29 Juin 2016 - 12:39

Je voyageais dans l’océan, remontant fleuve et rivière pour explorer le continent. Cela faisait plusieurs siècles que je le faisais, la nature ne changeait que très peu, prenant tout son temps pour se transformer, mais la vie qui s’agitait sur terre ne faisait que changer. Les races qui pullulaient à la surface vont et viennent, ils détruisent et ils créent, hier, c’était un bois, aujourd’hui un fort et demain, des ruines envahit par la végétation. Ce qui pouvait très bien illustrer cette image, était ce fort… Tout au nord du continent, sur une des îles Maléniennes, se trouvait un fort. Un bien jolie fort qui avait un côté palais. Je ne sus pas trop pourquoi la construction d’un tel édifice, une autre idée farfelue des Estanols peut-être ou bien de quelqu’un d’autre. Un seigneur, des bandits, un sorcier… Quoi qu’il en soit un séisme fit sombrer en un instant cette bâtisse au fond des eaux, m’offrant une belle demeure, à moi mais aussi à toutes créatures sous-marines.

Mon voyage passa par le fleuve de Normine, un lieu remplis de souvenir, pour finir dans celui de Tijaronhe. Estandre. J’avais connu des histoires avec eux, j’avais un curieux lien avec ce peuple. Plus d’une fois, ils avaient attisé la colère de père. Mais, je savais aussi qu’il pouvait y avoir du bien chez certains d’entre eux. Remontant à la surface, il faisait nuit. La lune éclairait de ses rayons d’argent la surface de l’eau qui brillait. Les nuits brumeuses étaient mes moments préférés, mais cela me plaisait bien, même la chaleur ne me dérangeait pas. Je ne vis aucun rocher sur le quel me posais, j’ai dû donc nager jusqu’au bord et m’allonger sur la terre ferme, ne laissant que mon torse immergé. Mes petits se reposaient et pendaient dans mon dos comme de longues mèches de cheveux. C’était calme, reposant, je vivais en paix et j’aurais voulu que cela dure.

Profitant de ce moment, je me mis à chanter. Que j’aimais chanter, c’était un langage magique qui touchait tous les cœurs et pouvait sonder les âmes. Mon chant était doux, une berceuse sans parole inspirait de l’eau calme au clair de lune et à la douce brise qui dansait par-dessus. J’aurais cru que cela durerait toute la nuit, mais je fus importunée. Je ne pouvais chanter en paix que rarement. À chaque fois qu’une mélodie sortait de ma bouche, quelqu’un venait me dérangeait. J’aimais chanter, et cela ne me dérangeait pas qu’on m’écoute, mais souvent, on venait avec de mauvaise intention. Quand je vis sortir deux ombres sortirent de derrière les arbres, je ne m’interrompis pas. Je poursuivais comme si de rien n’était, les attendant. Ils approchaient lentement vers moi, tendant une arme en ma direction. Ils entendaient quelque chose de beau, et ils voulurent se montrer hostile. Effrayé par l’inconnu, cela les poussait vers la bêtise. Quand ils furent assez proches, l’un d’eux cria à son complice :

Estanol 1 – C’est un monstre ! Vite frappons le !

Les choses changèrent. Je le lançais un regard foudroyant, mes murènes se réveillèrent et se mirent à cracher vers les deux chasseurs, les crocs dehors. Ils furent surpris par ma magnifique coiffure, mais avant même qu’ils puissent frapper, je me mis à leur crier dessus, je leur crachais en pleine figure un jet d’eau brûlant. Les deux hommes sir mirent à terre et hurlèrent de douleur. Leurs yeux furent touchés et devinrent temporairement aveugle. Profitant de ce moment de désordre, une de mes tentacules attrapa la jambe de l’un d’eux, celui qui avait ordonné de me tuer et d’un bon, je l’entraînais avec moi au fond du fleuve. L’homme se débâtit du mieux qu’il le pouvait, cherchant à se libérer pour regagner la surface et respirer, mais je le retenais comme un serpent enlaçant sa proie pour l’étouffer. Il était totalement affolé. Ses coups devenaient de plus en plus forts jusqu’à ce qu’il s’arrête et devînt inerte. Ne bougeant plus du tout, je le relâchai et il remonta vers la surface, flottant les bras et les jambes écarter. Je voulais me débarrasser du second, il a dû se remettre de ses brûlures. Remontant, ne laissant que mes yeux au-dessus de la surface, je le cherchais. Le chasseur tentait de s’enfuir en rampant au sol avec beaucoup de mal. J’étais tenté de le rattraper et de lui régler son compte, mais comme il avait abandonné la partie, je le laissai fuir.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Mar 26 Juil 2016 - 13:25

Il y avait tant de choses à faire en ce monde, tant de gens qui avaient besoin d'une aide, et pourquoi pas de celle de Nabal ! Ce n'est pas parce que la Guilde des Guerriers lui avait refusé la prérogative de parcourir le continent de façon officielle en ce but, qu'il allait renoncer à le faire par ses propres moyens. Nabal montrerait aux gens qu'il était digne de la Guilde des Guerriers et que ces imbéciles avaient fait une erreur en lui claquant la porte au nez. Cela avait été pour lui un affront et un échec, et il ne comptait pas en rester là. Prendre les choses avec philosophie, ce n'était pas son truc.

Aux yeux d'un Minotaure et ancien esclave, le Royaume d'Estandre ressemblait beaucoup à celui de Tacomnal. En pire, peut-être, puisqu'il était encore plus difficile pour un non-Humain de circuler sans trop d'ennuis, et même les Humains s'asservissaient entre eux. Ils n'avaient que ces mots en tête : “domination” et “pouvoir”. Les Humains avaient l'impression de n'être rien s'ils ne dominaient pas leur voisin. Ils n'avaient pas compris que la vraie valeur d'un individu résidait dans sa force de caractère. Voilà pourquoi Nabal avait plus de valeur même que certains Guerriers : il était pugnace et savait bien se battre. Voilà les valeurs d'un Minotaure.

Pourquoi s'intéresser au Royaume d'Estandre ? Parce que Nabal y voyageait en compagnie d'un Nain, venu marchander avec les Humains. Ce marchand de pierres précieuses avait raconté à Nabal l'histoire de plusieurs personnes s'étant fait agresser aux abords du Tijaronhe par une créature montrueuse au chant diabolique, qui entraînait ceux qui l'écoutaient au fond de l'eau pour les noyer et se nourrir de leur chair grâce à ses cheveux ressemblant à des mâchoires de vipères affamées. Cela semblait peu crédible, et au pire, la Guilde des Guerriers d'Estandre devait déjà enquêter sur cette histoire. Mais voilà, justement : Nabal voulait lui aussi enquêter sur cette histoire et découvrir la vérité avant la Guilde des Guerriers. Il avait pour cela un outil qu'eux n'avaient pas : son don. Ils comptait sur la probabilité que des visions lui viennent et lui indiquent la vérité, voire le conduisent à cette créature.

Le marchand et Nabal avaient conclu un accord : le marchand conduisait Nabal jusqu'au Tijaronhe, à l'endroit où le témoignage le plus récent situait la créature, en échange d'une escorte de sa part. Le voyage fut long et semé de deux attaques de créatures : des vrots la première fois, et un zolu la seconde fois. Nabal se révéla efficace contre les vrots, mais le combat contre le zolu fut plus rude : le Minotaure et le Nain s'en tirèrent avec quelques blessures qui se seraient sans doute infectées qui le Nain n'avait pas un bon stock d'alcool et tout ce qu'il fallait pour traiter une plaie. Nabal eut encore quelques semaines pour cicatriser.

Arrivé sur les lieux, il se sépara du marchand sur une bonne poignée de mains. Le marchand l'informa qu'il comptait passer du temps à Sulvindil et qu'il serait facile de le trouver dans une taverne qu'il connaissait bien. C'était une invitation pour que Nabal le rejoigne pour le retour au Royaume de Telbara quand il en aurait fini avec son histoire de montre marin.
Nabal alla de village en village et de vision en vision, et au bout de trois jours, il la trouva. Ce ne pouvait être qu'elle : Nabal fut d'abord attiré par son chant, et découvrit une femme dont la chevelure était vivante, telles plusieurs murènes agressives, et dont le bas du corps était celui d'une pieuvre géante, se déplaçant sur huit longs tentacules. A côté d'elle, un Humain flottait à la surface de l'eau, inerte. L'avait-elle noyé ? Un autre Humain s'éloignait à quatre pattes en geignant de douleur et en se tenant les yeux.

Nabal passa à côté de ce dernier et dégaina son épée, fixant le monstre du regard.

NABAL – Toi ! Qu'es-tu donc et pourquoi attaquer ces Humains ?

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Mer 27 Juil 2016 - 21:36

Une fois ces deux perturbateurs partis, je pensais pouvoir enfin me détendre et chanter comme bon me semblait. Grossière erreur. Un nouvel arrivant fit son apparition à travers les arbres et vint vers moi. Décidément, on ne pouvait chanter au bord d’un fleuve tranquille. On est toujours dérangé, surtout si nous venons à la surface. Je regardais avec mépris ce nouvel étranger qui venait me dérangeait. Ce n’était pas un humain, mais un minotaure. Je n’en avais pas vu beaucoup au long de ma longue vie. Rares, ils étaient pour moi. Il était grand, la fourrure brune, des cornes de couleurs sombres, portant une armure en écaille. Il avait tout d’un guerrier. Mais que venait-il faire ici ?

NABAL – Toi ! Qu'es-tu donc et pourquoi attaquer ces Humains ?


Un vrai rustre. Il parlait directement, de façon sèche et ayant une articulation bien singulière. Il manquait de courtoisie. On ne parle pas comme ça à une dame. Cela devenait fatiguant ces personnes qui manquaient de respect aux autres, mais réclamant d’en avoir. Après, il était visiblement un guerrier, pas un chevalier, les manières n’étaient pas les mêmes. Par contre, je ne savais pas trop comment réagir, je devais le noyer aussi ? Ou lui répondre. Les humains m’avaient agressé et donc, ils avaient mérité leur sort, mais lui, à part son ton, il n’avait pas encore attaqué. Allons donc pour une petite discussion et s’il le fallait, un bain pour ce brave guerrier. Je changeais d’expression, passant de celui du mépris à celui du charme, jouant sur mon regard envoutant, un petit sourire au coin des lèvres et prenant mes aises sur mon rocher.

Melusa – Noble guerrier qui parcours ces terres. Je ne suis qu’une jeune femme sédentaire. Ne désirant que la paix pour chanter, je ne fus que victime de méchanceté. Oh puissant minotaure, ce que tu voies ici, est une tragédie. Les humains venant jusqu’à moi, brandissent leur lame, voulant me faire couler mes larmes. Ils ont voulu commettre l’impardonnable, ils ont dû payer de leur affront.

Ainsi je terminais pour le moment mon explication. Je le regardais toujours avec des yeux enjôleurs pour l’amadouer et éviter une confrontation. Je n’avais pas peur de me battre, même pas contre un minotaure, s’il le fallait, je l’affronterais et il connaîtra le même sort, mais s’il était possible d’éviter le conflit, se serait bien. Même s’il avait dégainé son arme, me menaçant avec, on pouvait trouver un terrain d’entente non ? Mais me savoir à la pointe d’une lame m’exaspérait. Les deux humains en avaient fait tout autant et ils le regrettèrent. Ah mon tour, je demandais de ma voix de charme :

Melusa – Et toi grand guerrier, es-tu venu ici en paix ? Ou bien cherches tu un quelconque honneur en venant me menacer ? Ah moins que tu ne sois qu’en exploration et que tu te sois perdus par ici, me trouvant par pur hasard ainsi.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Dim 31 Juil 2016 - 15:23

Le monstre dévisagea Nabal qui s'efforça de n'afficher aucune peur. Il ne se doutait pas qu'il avait simplement une Dryade en face de lui, et manifestement cette dernière ne comptait pas le lui dire simplement, ce qui allait laisser le jeune mâle dans le flou et l'erreur. Son épée bien en main, il attendit les premières paroles du monstre, ayant besoin d'un premier indice sur la meilleure attitude à adopter. Ou plutôt d'un deuxième indice, le premier étant ces deux Humains mal en point, dont un qui semblait même noyé.
Finalement l'expression sur le visage du monstre au corps de pieuvre et à la chevelure de murènes, évolua en un sourire non pas tant mauvais que charmeur. Nabal ne pouvait pas vraiment dire que ce genre de créatures était à son goût physiquement.

MELUSA – Noble guerrier qui parcourt ces terres. Je ne suis qu'une jeune femme sédentaire, ne désirant que la paix pour chanter, je ne fus que victime de méchanceté. O puissant Minotaure, ce que tu vois ici, est une tragédie. Les Humains venant jusqu'à moi, brandissent leur lame, voulant me faire couler mes larmes. Ils ont voulu commettre l'impardonnable, ils ont dû payer de leur affront.

Les premiers mots du monstre étaient pour se présenter en tant que victime. Les Humains l'auraient attaqué. Ils auraient voulu commettre « l'impardonnable ». Il restait à savoir quel acte impardonnable exactement. Avaient-ils chercher à forcer son intimité ? Il fallait vraiment être mentalement dérangé pour s'en prendre sexuellement à cette chose.
Cependant, Nabal avait bien du mal à croire cette version des faits, car le monstre qu'il avait face à lui n'inspirait pas la confiance et la sympathie.

La femme-pieuvre était étendue de ses longs tentacules sur un rocher. Ses yeux se faisaient charmeurs, et elle réussissait à paraître plus belle qu'elle ne l'était réellement, en capturant les yeux de son interlocuteurs dans les siens sans lui laisser considérer le reste de son apparence monstrueuse.

MELUSA – Et toi grand guerrier, es-tu venu ici en paix ? Ou bien cherches-tu un quelconque honneur en venant me menacer ? A moins que tu ne sois qu'en exploration et que tu te sois perdu par ici, me trouvant par pur hasard ainsi...

Ce serait mentir que d'affirmer que Nabal avait trouvé ce monstre par hasard.

NABAL – L'on raconte de vilaines histoires à ton sujet. Je suis venu vérifier si ces récits sont vrais. Tu as attaqué ces deux Humains et tu veux me faire croire que tu es innocente ?

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Lun 1 Aoû 2016 - 13:15

Nabal – L'on raconte de vilaines histoires à ton sujet. Je suis venu vérifier si ces récits sont vrais. Tu as attaqué ces deux Humains et tu veux me faire croire que tu es innocente ?

Ce qu’il venait de me dire me fit rire. Je me mis à rigoler comme une enfant. Il ne le savait peut-être pas, surement pas en fait, mais il venait de m’éveiller tant de vieux souvenir et par là, il venait de me flatter. D’une voix charmeuse, un grand sourire sur mon visage, je me mis à lui expliquer. Même mes petits qui fixaient notre invité s’amusèrent et se mirent à siffler pour exprimer leur rire. Pauvre minotaure, s’il savait. D’ailleurs, je voulais l’en informer pour qu’il sache à qui il avait à faire. Hahaha.

Melusa – L’on raconte des histoires à mon sujet depuis bien longtemps guerrier. Depuis des siècles on me site dans des chants et des poèmes, depuis ma naissance, on me dit être mauvaise, ou que je ne suis qu’un rêve. Ce que tu as entendu sur moi, quel qu’y soit, n’est rien sur toute votre histoire.

Je le lui laissais le temps d’assimiler tout ce que je venais de lui dire. J’avais répondis dans un premier temps au début de sa question, mais il fallait répondre aussi à la deuxième partie, concernant l’attaque. Il devait bien être jeune pour me poser une telle demande, ou me faire une telle accusation. Mais s’il avait besoin d’éclaircissement, soit je lui en donnerais.

Melusa – Saches, que personne n’est innocent. Tout comme tu as ôter des vies, j’ai fait sombrer des navires. Parlons donc de voie guerrière. Tu marches pour te remettre de la journée d’hier. Mais voilà que deux individus viennent pour te perturber. Tu n’avais pourtant rien demandé. Mais ils veulent, à cause de ton visage, te tuer. Que fais-tu guerrier ? Moi, je n’ai fait que me défendre contre deux chasseurs, armé pour me harponné. C’est ainsi que je suis.

Tout était dit, je venais de le lui expliquer. Légitime défense et ce ne sera pas un guerrier qui osera dire le contraire. Si c’était lui qui fut en danger, je parerai qu’il aurait agi de même, un coup de lame, de corne et plus d’adversaires aussi bornés. Allait-il à présent me croire ? Allait-il partir ou bien ne me croirait-il pas et voudrait la bagarre ? J’étais pour les solutions de paix, mais comme prouver juste avant, je serais me battre et causer de grandes souffrances à mon adversaire. J’étais confiante en mes capacités. En attendant sa réaction, je restais détendu et me mis même à fredonner un doux chant. Pour quelle raison ? Aucune de précise, juste par plaisir de chanter, car j’aimais ça et aussi, cela me donnait beaucoup plus d’assurance.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Dim 7 Aoû 2016 - 10:39

La femme-pieuvre se mit à rire. Il devait y avoir quelque chose de cocasse dans ce que venait de dire Nabal, mais ce dernier fut bien incapable de deviner quoi. Etait-ce le simple fait qu'on la pense mauvaise, qui la faisait rire ainsi ? Même les murènes qui remplaçaient ses cheveux poussaient comme de petits rires sifflants, ce qui rendait cette réaction encore plus troublante. Nabal fronça les sourcils. Ce monstre était vraiment... monstrueux. Il fallait appuyer l'évidence. Nabal n'était en rien rassuré par ce rire et rien ne le poussa à ranger son arme.

MELUSA – L'on raconte des histoires à mon sujet depuis bien longtemps, guerrier. Depuis des siècles, on me cite dans des chants et des poèmes ; depuis ma naissance, on me dit être mauvaise, ou que je ne suis qu'un rêve.

Depuis des siècles ?! Ce monstre était si vieux que cela ? En fait, Nabal ne savait pas si c'était si surprenant. Quand on raconte des histoires évoquant de pareils monstres, on leur confère toujours un âge multiséculaire. La réalité rejoignait l'imaginaire. A moins que ce monstre n'affirme être si ancien que pour se rendre plus impressionnant, et que cela ne soit un mensonge. C'était possible aussi.

MELUSA – Sache que personne n'est innocent. Tout comme tu as ôté des vies, j'ai fait sombrer des navires. Parlons donc de voie guerrière. Tu marches pour te remettre de la journée d'hier. Mais voilà que deux individus viennent pour te perturber. Tu n'avais pourtant rien demandé. Mais ils veulent, à cause de ton visage, te tuer. Que fais-tu, guerrier ? Moi, je n'ai fait que me défendre contre deux chasseurs, armés pour me harponner. C'est ainsi que je suis.

Elle maintenait son discours visant à se faire passer pour une victime. Elle tenait à la vie et se défendait contre tous ceux cherchant à lui faire du mal, c'était tout à fait naturel mais là n'était pas la question. Nabal s'entêtait à considérer la possibilité que cet être soit aussi mauvais que les récits parvenus à ses oreilles le décrivaient. Si un criminel tue plusieurs soldats qui essayaient de le mener au cachot, sera-t-il légitime de sa part de plaider l'instinct de survie en se faisant passer pour un martyr ?

NABAL – La vraie question est la suivante : ces deux chasseurs avaient-ils une bonne raison de vouloir te pourfendre ? Le plus vil des Démons ne se laissera pas tuer si on l'attaque, cela ne fait pas de lui quelqu'un d'innocent.

C'est typiquement dans ce genre de situations que Nabal espérait recevoir une vision ; mais il avait parfois l'impression que plus il y pensait, moins elles avaient de chance de lui répondre.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Mar 9 Aoû 2016 - 16:58

Nabal – La vraie question est la suivante : ces deux chasseurs avaient-ils une bonne raison de vouloir te pourfendre ? Le plus vil des Démons ne se laissera pas tuer si on l'attaque, cela ne fait pas de lui quelqu'un d'innocent.

Là, je fus un peu surprise. Non mais il était borné ce minotaure. Je venais de lui donner l’explication déjà et il revenait sur sa première idée. Il ne m’avait pas écouté ? Tout dans les bras, rien dans la tête, on croirait. Je venais de lui dire qu’à cause du physique, ils avaient attaqué. Et il me demandait pourquoi ils avaient attaqué ? Cela risquait de tourner en rond, et même si j’avais l’éternité devant moi, je détestais perdre mon temps. D’un air un peu agacé, rejetant l’air devant moi avec la main, je me remis à lui expliquer. Mes petits aussi étaient exaspérer par cette tête de veau :

Melusa – Ils ont aimé mon chant, mais pas mon corps. A peine avaient-ils remarquer ma différence, qu’ils ne voulurent que ma mort. Il en faut peut pour que quelqu’un veuille tuer son prochain. Nul besoin pour eux d’avoir une solide raison, ma nature leur suffit pour ignorer la compassion. Je te l’ai dit aussi ! Personne n’est innocent, toi-même ne peut prétendre n’être couvert de sang. Même si un être est malfaisant, si l’on l’attaque, il se défendra de cette main. Mais qui tiendrons-nous pour coupable ? Celui qui fut l’attaquant ou celui qui fut défendant ?

Je venais de tout lui rappeler, refaire un résumé de ce que j’avais dit précédemment. Allons voir si cette fois-ci, cela rentrera dans son crâne, ou s’il fallait tenter une autre manière. Quand la parole ne suffit plus, vous savez… Mais à présent, je n’étais plus détendu comme avant, je ne le quittais du regard, comme voulant l’emprisonner de mes yeux afin de surveiller la moindre de ses réactions. J’étais encore allongé sur le rivage, mais j’étais plus tendu. Mes petits ne firent plus un bruit, ils m’imitaient, et mes tentacules dans le fleuve, brassaient l’eau comme des serpents agitaient. On était plus qu’à ça de passer de la discussion diplomatique, à la confrontation physique.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Jeu 11 Aoû 2016 - 15:36

La femme-pieuvre eut l'air agacée par l'insistance de Nabal. Ses longs tentacules brassaient l'eau nerveusement, et les murènes composant sa “chevelure” s'agitaient sans faire de bruit, quoique Nabal crut entendre un sifflement à peine perceptible. Ce monstre ne cachait pas ses émotions. Il était possible de le mettre en colère, et s'il fallait en venir au fer, Nabal ne serait pas le dernier à se lancer au corps-à-corps. Le monstre allait devoir le convaincre que les deux Humains, comme tous ceux avant eux, ne l'avaient attaqué que par simple répulsion, et non pour une meilleure raison. La femme-pieuvre était douée d'intelligence, et elle pouvait très bien se faire passer pour une victime de xénophobie alors que son passe-temps favori était de pousser les innocents à la noyade en les envoûtant avec son chant. Nabal allait avoir besoin de preuves pour réfuter les rumeurs qui circulaient sur ce monstre.

MELUSA – Ils ont aimé mon chant, mais pas mon corps. A peine avaient-ils remarqué ma différence, qu'ils ne voulurent que ma mort. Il en faut peu pour que quelqu'un veuille tuer son prochain. Nul besoin pour eux d'avoir une solide raison, ma nature leur suffit pour ignorer la compassion.

Elle maintenait donc la xénophobie comme seule cause de l'attaque de ces deux Humains. Oui, il y avait beaucoup de gens qui attaquaient bêtement quelque chose juste sous prétexte que ça avait une apparence monstrueuse ? A titre d'exemple, combien d'Arachnéens et de Gupiles avaient été victimes de tels comportement ? Si même des créatures connues de tous pouvaient être attaquées à cause de leur apparence monstrueuse, il n'était pas difficile d'imaginer que ce pût être le cas de monstres tels que cette femme-pieuvre qui ne ressemblait à rien de connu.
Seulement, le doute persistait. Les Arachnéens et les Gupiles, Nabal connaissait, ils étaient comme toutes races intelligentes, il y avait parmi eux des individus valeureux et des individus méprisables. Mais cette femme-pieuvre, il ne savait pas ce qu'il devait en penser, et elle n'inspirait pas la sympathie. Ses murènes lui donnaient un air agressif, ses tentacules laissaient appréhender un comportement prédateur. Après tout, si elle possédait des tentacules, et de cette longueur, c'était bien pour immobiliser des personnes, que ce soit pour les noyer ou les dévorer. Les krakens gentils, ça n'existe pas !

MELUSA – Je te l'ai dit aussi ! Personne n'est innocent, toi-même ne peux prétendre n'être couvert de sang. Même si un être est malfaisant, si l'on l'attaque, il se défendra de cette main. Mais qui tiendrons-nous pour coupable ? Celui qui fut l'attaquant ou celui qui fut défendant ?

Nabal lui avait justement déjà donné son point de vue là-dessus. Et il avait besoin de connaître les intentions réelles du monstre pour savoir qui il devait tenir pour coupable entre lui et les deux Humains.

NABAL – Un être malfaisant mérite d'être tué. Ceux qui l'attaquent n'auront pas à être tenus pour coupables. Tu m'agaces à ne pas vouloir comprendre ça ! C'est ce que j...

*** VISION ***

Deux Humains marchent, jusqu'à entendre un chant. Le trouvant agréable, ils décident d'avancer lentement jusqu'à la personne possédant cette voix féminine, cristalline et mélodieuse. Ils échangent quelques mots : ils pensent qu'il s'agit d'une Sirène, et aimeraient réussir à l'approcher. L'un des deux dit qu'il a toujours rêvé d'approcher une Sirène de près.
Quand ils aperçoivent la créature en train de chanter, c'est la désillusion. Leur surprise laisse très vite place à une forme d'hostilité. Ils sortent tous deux leur arme au clair, et approchent prudemment de la femme-pieuvre aux murènes. L'un des deux Humains cria à l'autre de frapper rapidement le monstre.

*** FIN DE VISION ***

Bon sang, en plein milieu d'une phrase ! Il était rare qu'une vision se déclenche pendant que Nabal était en train de parler. Enfin... “rare” était un bien grand mot. En tout cas, cela ne faisait que rendre encore plus évident qu'il venait de se passer quelque chose dans son esprit. Perturbé, le jeune mâle Minotaure se frotta nerveusement les naseaux. Son mufle était humide comme toujours, une fine pellicule de mucus renforçant la sensibilité de son odorat.
Il reposa ses yeux sur le monstre, réalisant qu'il devait finir sa phrase... mais il avait déjà perdu le fil de sa pensée. Alors il se contenta de dire :

NABAL – Bon, je te crois.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Sam 13 Aoû 2016 - 15:21

Nabal – Un être malfaisant mérite d'être tué. Ceux qui l'attaquent n'auront pas à être tenus pour coupables. Tu m'agaces à ne pas vouloir comprendre ça ! C'est ce que j...

Il se tue avant de finir sa phrase. Il ne termina pas sa phrase, couper au beau milieu et ne dit plus rien pendant un très bref instant. Intriguais, je soulevais un sourcil, me demandant ce qui venait de lui arriver. Venait-il de réfléchir et à enfin à comprendre ce que je venais de dire, si tel était le cas, ce n’était pas trop tôt. Un minotaure mettait du temps à comprendre ce qu’on lui disait j’aurais crue.

Nabal – Bon, je te crois.

Visiblement, il venait de comprendre la situation, après lui avoir expliquer deux ou trois fois. Il y avait de quoi exaspérer n’importe qui. Mais j’étais soulagé qu’il me croie enfin. Il a peut-être souvenir de ce qu’il lui était arrivé durant son passé, de tristes souvenirs où il a dû affronter la haine xénophobe d’autrui. Des souvenirs refouler pour ingorer ma défense jusqu’à présent ? Il pouvait avoir l’esprit lent aussi. Un guerrier n’est-il pas loin de la culture, hormis ceux des légendes et contes ? Rabaissant mon sourcil, j’optais pour une attitude plus… Charmeuse, exprimant un air d’autorité. Je regagnais un peu d’assurance après son étrange comportement.

Melusa – J’en suis forte heureuse que tu me crois, jeune guerrier. Et donc, à présent, qu’elle jugement à tu décider ? Que comptes-tu faire ?

En toute logique, je pourrais croire qu’il déciderait de me laisser en paix et de retourner là d’où il vient. Rare étaient ceux sur terre à rester en vie après m’avoir vue, mais si ce guerrier prenait la bonne décision, je le laisserais en vie, ne représentant une menace. Mais il pouvait quand même vouloir me tuer pour une quelconque gloire, ou tout autre choix possible qui ne me vint à l’esprit.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Lun 15 Aoû 2016 - 11:11

Ce changement subit d'avis dut rendre la femme-pieuvre bien perplexe, très certainement. Nabal aurait préféré avoir cette vision dès le début, mais l'essentiel était quand même d'avoir obtenu la vérité, tôt ou tard. Il en avait marre de cette discussion qui tournait en rond, avec cette femme-pieuvre qui répétait toujours son même argument sans vouloir comprendre qu'il était insuffisant. Nabal ne voyait pourtant pas comment il aurait pu être plus clair. Si un brave paladin partait affronter une liche, allait-on défendre la liche comme une victime sous prétexte que le paladin l'avait attaquée en premier ? La liche aurait-elle un jugement favorable parce qu'elle raconterait n'avoir fait que se défendre face à un homme qui n'aimait simplement pas sa tête de mort-vivant ?

Voilà, Nabal était bien content que cette conversation fût terminée. Quand il expliquait quelque chose, il fallait que son interlocuteur comprenne tout de suite, sinon Nabal n'avait pas la patience de reformuler son idée pour mieux l'expliquer. Cette femme-pieuvre était innocente, en plus de ne pas être très intelligente. Nabal avait maintenant eu ce qu'il voulait.

MELUSA – J'en suis forte heureuse, que tu me croies, jeune guerrier. Et donc, à présent, quel jugement as-tu décidé ? Que comptes-tu faire ?

C'était évident, non ? Nabal venait de lui dire qu'il la croyait. A quel jugement ce monstre pouvait-il s'attendre ? Non, franchement, cette femem-pieuvre n'était pas très intelligente. Elle croyait peut-être probable que Nabal puisse l'innocenter pour ensuite décider de la tuer... Comme si cela pouvait avoir une quelconque cohérence.

NABAL – Je vais essayer d'éteindre les rumeurs à ton sujet, et tu devrais peut-être arrêter de te montrer dans la région, le temps que les gens t'oublient.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Melusa le Mer 17 Aoû 2016 - 11:26

Nabal – Je vais essayer d'éteindre les rumeurs à ton sujet, et tu devrais peut-être arrêter de te montrer dans la région, le temps que les gens t'oublient.

Je fus bien ravi qu’il agisse ainsi. Il se comportait avec une grande logique par rapport à ce qu’il apprenait. Il avait fini par comprendre que ces humains étaient des brutes sanguinaires et qu’ils ne voulurent que me causer du tort. Il ne pensait pas à vouloir tout de même se battre et m’occire par pure pulsion guerrière et ainsi récolter la gloire, prétextant que j’étais bien le monstre qui terrorisait et qui dévorait les pauvres âmes de la région. Non, ce minotaure agissait avec raison et un peu d’altruisme. Après, il pouvait très bien me laisser partir et dire à son retour « J’ai tué le monstre du fleuve ! Je suis un héros ! » et récolter la gloire sans combattre, ce serait malin, et s’il le faisait, grand bien lui fasse, je m’en moquerais, je reviendrais et tout recommencera. Cependant, l’idée de devoir déjà partir à cause de gens ayant peur de ce qu’ils ne comprenaient pas ne me plaisait pas trop. Et éteindre les rumeurs, comment comptait-il faire ? Leur dire que c’est de la faute aux humains et non de celle qui leur est différente ? Ils sont ainsi depuis des siècles, ils ne changeront pas comme ça d’avis.

Melusa – Et comment comptes-tu faire pour éteindre ces rumeurs ? Ne crois pas quand une simple parole altruiste, ils changeront d’avis. Ici, ils persécutent tous ceux qui ne sont des leurs, comme s’ils en avaient fait le vœu. Je suis d’ailleurs étonnée que tu sois ici, sans que l’un d’entre eux ne t’es retirer ta vie.

Oui, je voulais savoir s’il avait déjà une idée pour expliquer tout cela aux habitants. J’avais bien ma petite idée, dire soit que j’étais vaincu comme citer tout à ‘heure ou simplement dire que ce n’était rien, que je n’étais qu’un animal sauvage qui était parti à présent. Mais cela dit, cela m’importait de savoir ce qu’il allait dire, quoi que ce soit, cela ne me ferait rien, que ce soit élogieux ou non. J’étais juste un peu curieuse de savoir quoi, après je laisserais courir au vent ces paroles qui n’auront sans doute aucun impact sur ce monde et sur le temps. J’avais déjà derrière moi tout une liste de noms, mais qui ne me définissait pas réellement, car peu de gens pouvait me connaître réellement, j’étais prise par tant de choses. Revenant à la situation actuelle, je n’étais pas très ravi de partir de suite à cause de deux idiots qui ont préférer tuer que prendre la fuite. C’était comme m’avouer vaincu.

Melusa – Tu veux que j’évites de me montrer ? Je peux me cacher dans le fleuve, sans y remonter… Pour un temps. Mais sinon partir, je ne le conçois, car je viens d’arriver à l’instant. Hors de question de cèdre aussi facilement à des êtres dénuer de raison, ce qui n’est ton cas guerrier.

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Re: La malediction du Tijaronhe

Message  Nabal le Sam 20 Aoû 2016 - 9:40

MELUSA – Et comment comptes-tu faire pour éteindre ces rumeurs ? Ne crois pas qu'en une simple parole altruiste, ils changeront d'avis. Ici, ils persécutent tous ceux qui ne sont des leurs, comme s'ils en avaient fait le vœu. Je suis d'ailleurs étonnée que tu sois ici, sans que l'un d'entre eux ne t'aie retiré la vie.

Sur ce point, elle avait raison, et son étonnement était compréhensible. Nabal lui-même ne savait pas comment il allait bien pouvoir faire pour éteindre les rumeurs sur le monstre. Il n'était qu'un Minotaure dans un royaume où sa race était vue comme de dociles bovins sans âme. Au mieux, on lui rirait au nez en l'insultant, au pire, on chercherait à le capturer. Il aurait besoin d'aide, et peut-être que le marchand Nain qui lui avait permis de venir jusqu'ici lui serait d'une aide quelconque. Les Nains étaient des esclaves ici aussi, mais avec le côté animal en moins, et tout le monde savait qu'ailleurs, ils formaient une civilisation puissante, qui s'illustrait par la qualité de ses armes et armures forgées, de sa bière et de ses minerais. Les Minotaures, eux, ne formaient aucune civilisation et ne pouvaient être vus autrement que comme des animaux sans intelligence et sans culture ; non, même pas, ils étaient moins que des animaux, car même aux animaux l'on reconnaît une âme.

Quoiqu'il en soit, Nabal était venu ici pour enquêter sur ces rumeurs, et maintenant qu'il savait la vérité, il ne pouvait pas s'arrêter là, il devait se rendre utile jusqu'au bout. C'est bien tout ce qui devait compter pour la femme-pieuvre, non ? Alors pourquoi posait-elle ces questions ? Elle devrait juste se montrer contente, dire “merci” et ne pas chercher la petite bête. Elle était vraiment agaçante.

MELUSA – Tu veux que j'évite de me montrer ? Je peux me cacher dans le fleuve, sans y remonter... Pour un temps. Mais sinon partir, je ne le conçois, car je viens d'arriver à l'instant. Hors de question de céder aussi facilement à des êtres dénués de raison, ce qui n'est ton cas guerrier.

Elle était à deux doigts de lui faire regretter l'envie de l'aider. Pourquoi parlementer comme ça ? Elle lui tapait sur les nerfs. Nabal ne lui avait pas donné un ordre, mais un conseil. Si elle n'avait pas envie d'être aidée, elle n'avait qu'à le dire tout de suite ! Si elle voulait y mettre de la mauvaise volonté, grand bien lui fasse, c'est elle qui en paierait le prix, en plus de gâcher les efforts de Nabal. Le jeune Minotaure tapa un sabot au sol en soufflant pas les naseaux, affichant son agacement.

NABAL – Bon écoute, c'est pour toi que je fais ça, alors tu fais ce que tu veux, je m'en fiche, c'est sur toi que ça retombera ! Tu n'auras qu'à te faire tuer si ça te chante, ça ne changera pas ma vie ! Je vais essayer d'éteindre les rumeurs à ton sujet, mais après, tu pars ou tu continues à te montrer, je m'en fiche, c'est ta vie ! Moi, j'en ai fini avec toi.

Sur ces mots, Nabal tourna les talons – ce qui ne devient plus qu'une expression lorsqu'appliquée à un Minotaure – et s'en alla. Il retrouverait le marchand Nain qui lui avait permis d'arriver jusqu'ici, discuterait avec lui de son affaire, chercherait une solution, puis repartirait avec lui hors de ce royaume.

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