Un refuge naturel

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Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Mer 15 Juin 2016 - 20:54

Après une bien longue marche pendant ces jours sous ce soleil bien chaud. Bébe et moi avions marcher pendant longtemps à travers les plaines et les champs, nous abreuvant à différentes sources d’eau et manger des fruits sauvages. De plus, maintenir l’invocation de mon Drufac m’épuisait et je dus réduire ses apparitions vers la fin. Finalement, je vis au loin une forêt. Dans un tel endroit, je trouverais un endroit où m’abritait et me ravitaillais. Mais je reconnus la forêt Elegar’a, le domaine des elfes sylvains. Ce fut à cause d’eux que ma famille connue le malheur et que je me sois retrouvé seule. Mais tant que je restais aux abords, ne m’enfonçant pas trop loin, cela devrait aller. Je fis revenir par contre Bébe pour me soutenir et me protéger en cas de mauvaise rencontre. Tendant la main devant moi, une sphère de la taille d’un homme apparue. Elle était de couleur verte avec des feuilles qui tournaient au tour. Au bout de quelque seconde, la sphère éclata et mon petit Drufac apparue. Je lui expliquais ce que je comptais faire. Ce dernier grogna pour montrer qu’il n’était pas d’accord, mais il obéit tout de même. Ainsi, nous nous rendions dans la forêt d’Elgar’a.

Pendant près d’un mois, j’ai voyagé dans le sud du continent. Je cherchais sans relâche ma famille. Le moindre indice me serait précieux. Mais il n’y avait rien, c’était tout comme si les miens avaient disparu par magie. Je croisais d’autres minotaures qui, malheureusement, ne pouvaient m’aider. Par contre, en échange de mes services pour guérir leurs blessés, ils me donnèrent à boire et à manger. Je venais même en aide à d’autres personnes, humains, Tigrains, Halfelins… Qui ont besoin de soin et d’une oreille attentive. Et cela dura des jours et des jours. Je ne perdais pas confiance, je devais les retrouver. Ils pouvaient être en danger, blessé aussi, perdu… Je ne devais pas les laisser tomber. Pour le moment, j’avais besoin de me ressourcer dans cette forêt et une fois chose faite, je continuerais ma route.

L’ombre des feuillages et le souffle d’air qui passait entre les feuillages des arbres me rafraichirent et je sentais ma fatigue ne se réduire rien qu’avec ça. La forêt, c’était mon domaine préféré. J’arrivais mieux à apprendre les arts chamaniques en forêt que sur une plaine. Grand-père disait que la nature nous entourait constamment, ainsi, où que nous soyons, nos pouvoirs étaient tout aussi efficaces, mais j’avais du mal à le croire. Il disait aussi que nous étions tous de la nature et donc connecter les uns aux autres. J’espère pouvoir exploiter ce lien pour retrouver ma famille. Pour l’instant, nous continuions d’avancer dans l’épaisse végétation. Cette verdure au tour de nous était reposante et le chant des oiseaux était comme si l’on goûter à du miel. Finalement, nous trouvions une rivière un peu plus loin. Nous installâmes au bord.

Pariédmé – Abreuvons nous ici. Nous serons bien pour nous reposer et poursuivre notre route.
Bébe – Je préfère quand on est sur une plaine ou un champ. Plus facile pour moi pour bouger.
Pariédmé – Arrêtes de faire ton bébé. La forêt peut très bien te convenir aussi. Maintenant ressourçons-nous. Même si tu es une créature invocable, tu as besoin de boire.

Bébe râla comme il le faisait assez souvent. Contrairement aux autres Drufac, il était beaucoup plus sociable. Bien qu’il gardait un caractère de cochon, et qu’il aimait négocier pour obtenir des objets de valeurs aux près des autres, il pouvait se montrer sympathique et on pouvait lui parler et plaisanter. Mais parfois, j’avais peur que si nous trouvions d’autres Drufac sur Orcande, qu’il se sente attirer par ses semblables et ne veuille partir. Même si je sais qu’il est issu d’un plan éthéré et qu’il m’obéit au doigt et l’œil, j’avais encore un peu de mal à bien comprendre cette magie, et si jamais il voulait partir, que dirais-je ? Oh je sais, je suis un peu bête, Une invocation ne peut tenir dans notre monde sans son invocateur, sans lui il retourne d’où il vient. Mais que voulez-vous, je suis bien sensible.

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Message  Morathi le Sam 18 Juin 2016 - 18:43

J'étais de retour sur les routes. Mère Gwynevere avait gagné, jouant sur le sentiment de sécurité dans lequel je vivais. Elle avait commencé par couper mes relations, et surtout mon "arme secrète". On avait retrouvé Thork dans son officine, passé à tabac et égorgé. Etant donné qu'on lui avait volé de nombreuses herbes et potions, la garde conclut à un cambriolage ayant mal tourné. Puis, ce fut à mon tour : un dizainier se rendit chez moi, pour enquêter sur ma possible implication concernant un trafic de stupéfiant, lié, ironiquement, à Thork, chez qui on avait retrouvé des plants de pavots. Je n'eus que peu de temps pour réagir : j'assommais l'homme promptement et pris mes effets masculins et autant d'argent que je le pouvais, pour fuir ensuite la ville.

Ma tête fut mise à prix, et je m'aperçus que Mère Gwynevere avait augmenté la prime pour qu'on me ramène vivante. Connaissant cette retorde maquerelle, elle devait avoir une idée derrière la tête. Peut-être allait-elle me proposer une vie de servitude dans son bordel, en échange de la clémence des juges ? Probable...

Le masque devint un second visage pour moi, tandis que des bandes enserraient ma poitrine afin de parfaire mon déguisement. Je mangeais peu, et mes joues se creusèrent. Je retirais mon masque quand les potences, derniers signes de la civilisation, disparurent du paysage. Mon plan était de me rendre dans les Cités Drows, dans les Plaines de l'Honneur. Je n'étais qu'une sang-mêlée, et de bien basse condition, mais j'espérais que l'on m'accepte tout de même dans une Maison Drow.

Je parvins à la Forêt d'Elegar'a, l'étape n°2 de mon périple. J'étais épuisée, et je dormais mal depuis quelques temps, notamment à cause des bêtes sauvages. De plus, je devais avoir chopé une saloperie, car mon bras gauche et mon dos me grattaient horriblement.
Je laissais ma monture chercher une rivière, afin de nous désaltérer. Enfin, il en trouva une. Je me laissais pratiquement tomber de mon cheval et je plongeais ma tête dans l'eau fraîche, afin de la laver de la crasse et de l'épuisement de la route. Je relevais la tête, inspirais profondément et but ensuite de longues gorgées. L'eau sembla me geler de l'intérieur, mais c'était si bon ! Je n'avais pas prévu assez de réserves d'eau et cela devait faire deux jours que je rationnais le fond de ma gourde.
Quand je relevais finalement la tête, je vis qu'une Minotaure et un Drufac se trouvaient de l'autre côté de la berge.

J'écartais largement mes mains du corps : il était difficile de différencer un Drow d'un sang-mêlé, et les sang-purs avaient une bien mauvaise réputation. Donc j'évitais de paraître menaçante.

"Bonjour, voisins. J'ignorais qu'il s'agissait-là de votre rivière."

Ma voix était rauque, à force de ne pas parler, mais je la déguisais encore, pour en retirer le ton féminin.

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Lun 20 Juin 2016 - 13:05

Alors que nous nous abreuvions à la rivière, un étrange visiteur nous apparut de l’autre côté de ce cours d’eau. Nous étions surpris, nous ne l’avions pas entendu venir. Le nouvel arrivant n’avait fait aucun bruit, comme un spectre. Je fus un peu moins méfiante quand j’ai vu que cette personne voulait elle aussi boire et se rafraîchir. À la vue de sa silhouette, il devait s’agir d’un homme. Mince, sans forme, dans une armure noire, une cotte de mailles. Son visage était bien sale, quels périples a t'il dut affronter ? Il devait s’agir d’un guerrier agile. Ou plutôt un voleur ou un assassin. En plus, il était bien armé, une étrange épée que je n’avais jamais vue, une arbalète ainsi que des armes que je n’ai sans doute pas encore vues. Bébe grognait, méfiant devant l’étranger à l’aspect menaçant. J’essayais de le calmer en communiquant avec lui par télépathie.

Morathi - Bonjour, voisins. J'ignorais qu'il s'agissait-là de votre rivière.

Sa voix était bien rude. On sentait bien la virilité dans son intonation. Par contre, à mon goût, elle me paraissait aussi fausser. J’entendis comme une sorte de décalage. Je ne savais pas comment prendre ce qu’il venait de me dire. Notre rivière ? Quel drôle d’idée. Je me sentis mal à l’aise. La peur de subir une attaque ne me quittait pas, pourtant, j’essayais de me rassurer en me disant que lui aussi était venu juste pour s’abreuver, il n’était donc pas venu avec des idées hostiles en vers notre égard. En plus, j’étais un peu timide, et se retrouver devant un guerrier de cette envergure avait de quoi impressionner. Je devais agir avec douceur et chaleur :

Pariédmé – La rivière appartient à la nature. Elle ne peut-être la propriété de qui que ce soit…
Je fis une petite pause pour prendre mon temps.Vous avez autant le droit d’y boire que nous jeune aventurier.

J’avais parlé de la façon la plus amicale que je le pouvais. Il n’était dans mes habitudes de provoquer de l’hostilité et ce ne sera pas maintenant que j’y mettrais. Son visage cachait derrière la crasse, accentuait des traits dur et surprenant. Le visage semblait dur et froid. Il allait peut-être dire quelque chose, ou bien continuer de boire ou tout autre chose. Bébe était plus calme, mais toujours sur ses gardes. En cas d’ennui, je pourrais compter sur lui pour me prêter main forte. En plus, nous étions dans une forêt, mon élément, je ne pouvais que me sentir en sécurité.


Dernière édition par Pariédmé le Mer 22 Juin 2016 - 19:47, édité 1 fois

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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Mar 21 Juin 2016 - 21:52

Je repoussais mes cheveux de mon visage, afin de ne pas être gênée par les pointes, qui me titillaient la peau. Le drufac ne semblait guère hostile, en tous les cas, bien moins que ce à quoi je m'attendais. Toutefois, je ne m'attendais pas à de l'agressivité de sa part : il était seul, excepté la Minotaure, et ne risquait donc pas de m'attaquer. Ce fut la Minotaure qui brisa le silence, en m'expliquant que la rivière appartenait à la nature, et non pas à quelqu'un. Ce qui me permettait tout à fait de pouvoir boire de son eau. Elle me semblait sincère et je la remerciais d'un sobre hochement de tête, avant de me remettre à genoux et de de boire à grande gorgée l'ondée.

Finalement, je me passais la main dans les cheveux, avant de m'asseoir et de masser mes jambes engourdies et fourbues. Mon ventre était douloureux, comme à certaines périodes du mois, mais je mettais cette douleur sur ma longue chevauchée, et le temps passé sur ma selle. J'inspirais profondément, avant de me tourner de nouveau vers la Minotaure. J'allais avoir besoin d'un guide, pour retrouver mon chemin dans l'immense forêt d'Elegar'a. Je supposais qu'elle pourrais parfaitement faire l'affaire, et accessoirement me servir de prétexte en cas de mauvaise rencontre avec des Elfes Sylvains... Même si je comptais remettre mon masque pour cacher mon identité, il y avait des choses qui me serait difficile de camoufler, tel que la couleur de la peau de mon cou, ou celle de mes mains.

"Dites-moi, connaissez-vous Elegar'a ? Si oui, pouvez-vous me guider jusqu'à la lisière Sud de la forêt ?"

J'espérais qu'elle accepte, ne serait-ce que pour avoir un peu de compagnie. J'avais besoin de parler, après autant de temps passé seule. Je sortis de la nourriture de ma besace, et fis la moue : il n'y avait guère de quoi me sustenter réellement... Quand la nourriture n'était pas gâtée.

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Mer 22 Juin 2016 - 19:44

L’inconnu se mit donc à boire. Il avait un visage bien noir, sans doute recouvert de toute une couche de saletés après un long voyage, mais il mettait impossible de distinguer les traits de son visage à cause de cela. Penché au-dessus de l’eau, le nez presque dedans, ce fut bien dur. Son acoutrement était des plus curieux, j'aurais été tenter de dire un guerrier, mais l'idée que ce soit une personne peu recommandable était la bienvenue. Est-ce un fugitif ? Un assassin ? Un membre d’un groupe obscur ? Comment le savoir. Et puis après tout, je ne voulais pas le savoir. Me mêler d’affaire qui ne me concernait pas, ne m’attirerait que des ennuis. Je continuais donc de me rafraîchir, me disant que le nouvel arrivant allait partir très bientôt.

Morathi - Dites-moi, connaissez-vous Elegar'a ? Si oui, pouvez-vous me guider jusqu'à la lisière Sud de la forêt ?

Je connaissais effectivement une partie de la forêt. Pas énormément, je ne pourrais y faire de visite guidée. Mais pourquoi voulait-il allait là-bas ? Cela demanderait un long voyage à travers la forêt et nous risquions de rencontrer toute sortes de dangers, dont des elfes sylvains hostiles. Avec un peu chance, je pourrais trouver un chemin avec ce que je savais pour atteindre le sud sans trop d’encombres. Mais pas sûr. Par contre, cet individu me faisait un peu peur et je ne savais pas trop si je pouvais lui faire confiance. Avec son armure qui donnait l’image d’un zombie errant, et sa voix un peu étrange, il était difficile de se sentir en sécurité. Je tentais tout de même d’accorder une réponse positive. Après tout, les apparences peuvent être trompeuses et je pouvais laisser une chance à cet inconnu.

Pariédmé – Je ne connais pas très bien cette forêt. Mais je peux trouver un chemin menant au sud si vous le désirez.

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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Lun 27 Juin 2016 - 23:07

Quand j'entendis que la Minotaure ne connaissait pas très bien la forêt, je fus... Déçue, à tout le moins. Mais mon espoir revint quand elle accepta tout de même de me servir de guide pour aller jusqu'à l'orée sud. J'inclinais la tête, et je revins à mon cheval. Afin de me dégourdir les jambes, je préférais le mener par la bride. Nous débutâmes notre route. En chemin, nous échangeâmes nos noms, et je cachais le mien sous mon surnom masculin :

"Le Batard. Disons que... C'est une assez longue histoire. Bien trop longue à mon goût. Et aux ramifications par trop nombreuses."

Même le résumé était... Un peu trop compliqué à résumé, en réalité, et impliquait d'expliquer le fait que j'étais une femme, et non pas un homme. Ce qui signifiait que j'aurais alors à lui faire comprendre pourquoi je me déguisais en homme. Et c'était là le problème, c'est que cela ne devenait plus un résumé, mais une véritable biographie à part entière.

Le soleil était haut dans le ciel, et ses rayons ardents parvenaient à percer la frondaison des arbres, pour illuminer les sous-bois d'une couleur chaude et douce. C'en était si apaisant que je finis par baisser ma garde, cherchant à profiter moi aussi de cette douce quiétude à laquelle je pensais ne plus être habituée. La pression qui pesait sur moi durant les dernières semaines s'estompa petit à petit, et je me sentis apaisée, bien plus que je ne l'avais été dernièrement, ce qui n'était guère difficile. Nous marchâmes de concert jusqu'à ce que la nuit tombe et que les ombres recouvrent Elegar'a. J'étais tout à fait capable de voir dans la nuit, mais pas ma compagne de route, et nous nous accordâmes sur un lieu de repos. Ayant rempli nos gourdes, nous n'avions pas besoin de dormir près d'un cours d'eau.

Un feu fut rapidement allumé, à la fois pour nous réchauffer et pour éloigner les bêtes sauvages. Alors que nous nous restaurions, je désignais le Drufac à Pariédmé.

"Pourquoi t'accompagne-t-il ?"

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Mer 29 Juin 2016 - 18:32

Pendant notre route à travers la forêt, notre nouveau compagnon déclina son identité et moi le mien. Enfin, si l’on peut dire, car cet homme se présentait sous un surnom « Le bâtard ». Cela en disait long. S’il avait un tel surnom, c’était sans doute qu’il était conçu hors mariage et mal vue par les siens, non considérer par ses pairs. J’avais un peu de peine pour lui, les gens rejeter avaient du mal à se trouver une place et obtenir un avenir joyeux. Son aspect effrayant devait en être la conséquence. Après ce n’était qu’un avis personnel, je ne connaissais pas cette personne et des choses pourraient bien me surprendre. Déjà, il voulait un peu m’expliquer dans le pourquoi, disant que c’est une longue histoire et tout, mais sans aller bien loin. Quelque chose de gros était cacher là-dessous.

Pariédmé – Eh bien. Vous avez dû vivre pas mal de chose et avoir vécu des expériences bien difficile. Je n’ai pas beaucoup vécu parmi les autres peuples, mais je sais qu’être nommer « Le Bâtard » est quelque chose de péjorative. Cela me gênerait de vous nommer ainsi.


Le reste de la journée se passa sous de bons auspices. La journée était bonne et chaude, pas un nuage noir à l’horizon, un petit vent frais de temps en temps, le doux chant de la nature et pas une seule agressivité venant d’un animal sauvage ou d’un elfe sylvain hostile. Cela faisait une bien jolie promenade, mais bien fatiguant. Marcher toute une journée épuisait bien. Heureusement, j’avais une bonne endurance par rapport à beaucoup d’autres espèces dont les humains, mais mon voyage qui durait depuis bien longtemps avait eu raison de moi. Nous avions finalement trouvé un endroit idéal pour nous reposer, les arbres étaient un peu écartés entre eux, nous laissant la place nécessaire pour tout juste nous installer. La nuit nous tomba dessus rapidement et nous dûmes allumer un feu pour nous tenir chaud et garder à distance les prédateurs nocturnes. Pendant que nous en profitions pour nous reposer, notre compagnon de voyage me demanda :

Morathi - Pourquoi t'accompagne-t-il ?


Il désignait Bébe. Ce dernier s’était un peu éloigner de nous, juste à la limite de la lumière du feu et des ténèbres de la nuit. Il ne surveillait pas, il regardait un peu les alentours.

Pariédmé – Il est bien obligé. Il doit suivre et obéir à celui qui la invoquer. Le plus souvent c’est lui qui me vient, mais des fois, c’est un autre Drufac qui apparait, un peu moins amical par contre. Tiens d’ailleurs, il est temps qu’il retourne chez lui.


Tendant la main vers lui, Bébe disparue dans une sphère verte entourer de feuilles d’arbres tourbillonnantes comme lors de son arrivé. En quelque seconde, Bébe avait disparu.

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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Dim 3 Juil 2016 - 19:24

La réponse de la Minotaure me surprit : il ne s'agissait pas d'un Drufac "apprivoisé" au sens où on l'entendait d'ordinaire, mais d'une créature invoquée. Je m'étonnais : n'étant guère versée que dans certains sombres arcanes de la magie, j'ignorais comment on pouvait faire la différence entre une créature "normale" et une créature invoquée. De plus, où vivaient celles qui étaient invoquées ? Sur la même terre que nous ? Ou dans une espèce de plan éthéré dont on les faisait venir plus ou moins de force ? C'était réellement très étrange. Plus encore, la façon dont elle renvoya le Drufac, le... Transformant en une sphère composée de feuilles d'arbres, d'après ce que je parvins à voir. Je haussais un sourcil, fort surprise de cela.

"Et bien... Quelle chose fascinante que celle-ci. A votre avis, où va-t-il, quand il n'est pas à vos côtés ?"

Je mangeais une pomme qui commençait à se flétrir, un sourire au coin des lèvres. Je comptais parvenir au plus vite dans les terres désolées du sud, afin de trouver quelques-uns de mes congénères, et tenter de me fondre dans la masse. Vu que j’étais une femme, j’aurais sans doute droit à quelques-uns des avantages dus à mon sexe. Mais, étant donné que j’étais une Sang-Mêlée, je risquais de faire face à la désapprobation des Drows, voire à un rejet. J’avais des traits « humains » qui, dans cette société, étaient des critères de rejet importants. Un bruissement, dans les feuillages au-dessus de nous, me fit lever le regard.

Je parvins, malgré la lueur aggressive des flammes, à distinguer des formes nous observant depuis les hautes branches. Nul doute : nous étions entourés. Quelques objets métalliques accrochaient furtivement la lumière émise par notre feu de camp, mais je parvins à me rendre compte que des flèches étaient encochées dans des arcs, mais ces derniers n'étaient pas bandés. Toutefois, il était aisé de se rendre compte qu'un seul geste pouvant être considéré comme hostile était nécéssaire pour nous transformer en pelotes d'épingles. Je baissais le regard et fit un signe aussi discret que possible en direction de Pariédmé, avant de lui parler à voix basse :

"Prenez garde, nous sommes encerclés. Des Elfes Sylvains, je suppose. Un faux mouvement et nous y passons."

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Mer 6 Juil 2016 - 10:13

Morathi - Et bien... Quelle chose fascinante que celle-ci. A votre avis, où va-t-il, quand il n'est pas à vos côtés ?

Je pris un petit moment avant de lui répondre. Expliquer la magie druidique n’était pas toujours évident. Cela demandait d’avoir un état d’esprit particulier, cherchant une communion avec la nature, déjà ça, ce n’était pas évident à expliquer, ce serait dire comment on réfléchit, alors que c’est naturel. Mieux valait que je sois la plus simple possible, car cet art peut vite nous faire perdre la tête :

Pariédmé – Imaginez un autre plan que le nôtre. Un monde éthéré. Ce monde croise le nôtre sans le toucher. Bien différent de celui que nous connaissons, ceux qui y vive sont différent… C’est dans cet univers qui vivent les créatures qu’un druide ou autre invocateur appelle. Le Drufac vient de là, il s’y trouve à chaque fois quand je n’ai besoin de ses services.


C’était plutôt bien résumé. Je me voulais aussi complète et simple à la fois, mais pas évident. Comme je l’ai dit, c’était un art complexe, pas évident à expliquer dès le début, mais je pus donner un bon début d’explication. Si jamais il désirait d’avantage d’explication, je m’efforcerais de lui donner la réponse de façon simple. Qui sait, il deviendra un apprenti. Nous continuions donc à nous reposer près du feu. Quelqu’un devra monter la garde ? Cette forêt regorgeait de nombreux dangers en tous genres. Et vu que mon compagnon de route semblait plus porter sur l’art de la guerre que moi, j’attendis qu’il proposât quelque chose. Cela ne dura pas, il me fit remarquer :

Morathi - Prenez garde, nous sommes encerclés. Des Elfes Sylvains, je suppose. Un faux mouvement et nous y passons.


En effet, quelque chose se mouvait dans la cime des arbres. Des elfes sylvains étaient en effet probable, et la faible odeur qui me venait était bien celle d’elfe sylvain. Ces derniers étaient très protecteurs envers le territoire. En effet, la moindre action hostile de notre part nous coûterait cher. Et il ne fallait pas croire qu’ils passeront leur chemin si nous ne les remarquions pas. Le mieux serait de parlementer dès qu’ils se montreront. Me penchant vers mon compagnon, je lui demandai tout en chuchotant aussi :

Pariédmé – Que proposez-vous de faire ?


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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Mar 12 Juil 2016 - 11:57

Je surveillais les arbres, du coin de l’œil. Une ou deux larmes perlaient à mes yeux, à cause de la lumière des flammes qui les irritaient. J’étais celle qui était la plus mise en joue par les flèches. Logique. Les Minotaures étaient supposés être plus proches de la nature que les Drows, par essence. Pariédmé se pencha vers moi, et me demanda ce que je pensais faire.

"Je vais tenter d’engager la conversation. Tant qu’ils nous parleront, on sera sauf. Je l’espère."

J’aurais très bien pu m’enfuir, user d’un de mes sorts pour me rendre invisible et laisser la Minotaure à son sort, mais cela me semblait… « Immoral », ironiquement. Je me levais et les saluais en Commun. Je parlais à peine le Drow, qui était ma langue paternelle, alors le Sylvain…

"Bonsoir, voisins. Si vous n’en voyez pas l’inconvénient, souhaitez-vous venir partager la chaleur de notre feu de camp ?"

J’entendis une conversation rapide, sur un rythme musical, chanté. Je supposais-là qu’il s’agissait du Sylvain. Certains mots ne me semblaient pas inconnus, ou du moins, je parvenais à saisir le sens de certains, qui étaient proches du Drow… Enfin, du peu de Drow que je connaissais.
Finalement, un Elfe descendit souplement d’un arbre. Son arme, une épée courbe, était rangée dans son fourreau, mais je savais qu’il n’en n’aurait nul besoin, ses alliés me tenant toujours en joue. « Il » ou « elle » ? Difficile à déterminer, étant donné son apparence androgyne. Finalement, j’optais pour le « il », en raison de l’ombre couvrant ses joues.
Il nous observa, silencieusement, avant finalement de parler.

"Que font une Minotaure et un Drow ensemble ?"

Je soupirais intérieurement de soulagement. Il semblait que notre interlocuteur ne soit pas capable de déterminer si j’étais un homme ou une femme. Cela m’arrangeait, et m’inquiétait aussi. Cela signifiait que je devais être assez émaciée pour que mes formes féminines s’estompent, à mon sens.

"Je me dirige vers la Forêt de la Jument, pour revenir en ma Cité. Mon... Nom usuel est le Batard. Quant à la Minotaure, ici présente, elle se nomme Pariédmé et a accepté de me guider jusqu’à la lisière Sud d’Elegar’a."

Je regardais notre interlocuteur, attendant sa réaction. Pour le moment, je n’avais pas été criblée de flèches, ce qui était toujours ça de gagné. Finalement, l’Elfe se tourna vers les frondaisons et parla à nouveau dans sa langue musicale. Ses alliés descendirent à leur tour.

"Vous allez nous suivre jusqu’à notre campement. Au moindre signe suspect, nous vous abattons. Compris ?"

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Ven 15 Juil 2016 - 13:45

Morathi - Je vais tenter d’engager la conversation. Tant qu’ils nous parleront, on sera sauf. Je l’espère.

Essayer la diplomatie me plaisait bien, surtout que j’avais horreur de la violence, me battre ne me tentait jamais, mais des fois on est obligé quand la personne en face est des plus hostile. Mais je n’avais pas la fibre guerrière comparer à mes pairs, et de plus les elfes étaient en supériorité numérique. Je laissais donc mon nouvel ami tenter la discussion.

Morathi - Bonsoir, voisins. Si vous n’en voyez pas l’inconvénient, souhaitez-vous venir partager la chaleur de notre feu de camp ?

Son approche était très audacieuse. Il ne laissa pas paraître la peur et voulu se montrer des plus amicale. Si les elfes voyaient que nous ne représentions un réel danger, ils partiront sans doute, même ils nous aideront à sortir de la forêt s’ils désiraient nous voir partir de leur territoire le plus rapidement possible. Tous les elfes sylvains n’étaient pas comme ceux ayant chassé ma famille. Les elfes se parlèrent entre eux dans les arbres, usant de leur langue maternelle. Elle était jolie, elle me faisait penser à un beau chant, j’aurais aimé apprendre une si belle et jolie langue. L’un d’entre eux se détacha du reste du groupe et vint à notre rencontre :

Elfe - Que font une Minotaure et un Drow ensemble ?


N’avait-il jamais rencontré de groupe mixte ? Je ne savais pas qu’un elfe noir et une minotaure ne pouvait se fréquenter sans provoquer de la suspicion. Je laissais donc mon compagnon de route poursuivre la discussion. Il avait bien commencé et pouvait trouver les bons mots pour calmer les esprits. J’espérais en tout cas qu’il soit un bon diplomate et qu’il arriverait à éviter une confrontation armée.

Morathi - Je me dirige vers la Forêt de la Jument, pour revenir en ma Cité. Mon... Nom usuel est le Batard. Quant à la Minotaure, ici présente, elle se nomme Pariédmé et a accepté de me guider jusqu’à la lisière Sud d’Elegar’a.


Voilà qui était dit et était vrai. Espérons que les elfes nous croient et nous laissent partir. Je pensais à l’instant à mon Drufac, ou un autre Drufac que je pourrais invoquer. Sa présence mettait toujours rassurante, même s’il n’y avait pas de danger, je savais que je n’étais pas seul et qu’il serait là en cas d’ennuis. Mais invoquer un Drufac maintenant, devant tout le monde, ce serait risqué. Les elfes sylvains pourraient mal le prendre et se considérer agresser. Je me retenais donc de l’appeler. L’elfe qui nous avait parlé consulta les siens dans sa langue. Deux autres descendirent de leur arbre et vinrent en renfort.

Elfe - Vous allez nous suivre jusqu’à notre campement. Au moindre signe suspect, nous vous abattons. Compris ?

À leur campement ? Je n’avais jamais vu un repère d’elfe, j’étais à la fois curieuse et effrayer. Ils pouvaient nous y emmener pour s’assurer que nous n’étions pas un danger, ou bien nous retenir prisonnier pour longtemps, voir toujours. Cette perspective ne me réjouissait pas trop. Mais que pouvions nous faire d’autre ? Nous étions encerclés et en infériorité numérique. Sans oublier que les elfes bénéficiés d’avantages physiques, une grande agilité, une grande force, une grande vitesse et leurs sens surdéveloppés. Ils pouvaient battre n’importe qu’elle race ou peuple sur Orcande. Même un minotaure très bon au combat ne pourrait venir à bout d’un groupe d’elfe. La diplomatie devra être usée jusqu’au bout pour trouver une issue.

Pariédmé – Nous comprenons seigneur elfe et nous vous suivons. Nous voyageons en paix sans intentions hostile envers les vôtres.

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Message  Morathi le Sam 16 Juil 2016 - 17:19

D'autres Elfes descendirent des arbres. La plupart avaient un arc en main, mais certains les avaient rengainé et préparaient des cordes et des pièces de tissus, afin de nous faire comprendre que l'on était bels et biens leurs prisonniers, et ce malgré l'assurance de Pariédmé qu'on les suivrait sans encombre. On nous plaça les morceaux de tissus sur les yeux et on nous lia les mains, avant de nous mener à travers la forêt. Le son de sabots, derrière nous, m'indiqua qu'ils avaient emmené mon cheval. Nous marchâmes ainsi pendant plusieurs minutes, faisant des détours, selon moi.

Enfin, nous parvinmes à un campement. En tous les cas, je sentis la chaleur sur mon visage, signe que, si feu de camp il y avait, il était bien entretenu et devait brûler comme un phare au soleil. On me fit m'asseoir, et je sentis qu'on me délestais de mes armes, y compris du petit coutelas que je cachais dans ma botte, avant de me retirer mon bandeau. Je plissais les yeux, agressée par la soudaine clarté. Nous nous trouvions dans une petite clairière, au centre de laquelle brûlait un petit feu de joie. Quelques regards me suffirent à me rendre compte que cette clairière n'était pas naturelle : les arbres formaient un cercle parfait, et étaient reliés par des passerelles. De plus, hors de la lueur des flammes, je pouvais voir que plusieurs arbres n'étaient pas ceux qu'ils paraissaient être. Un regard attentif pouvait discerner une forme vaguement humanoïde, tandis que de la mousse semblait faire office de barbe. Autour de nous, des Elfes de tout âge et de tout sexe s'affairaient silencieusement.

L'Elfe qui m'avait adressé la parole semblait faire un rapport à sa supérieure. Il était aisé de deviner que celle-ci dirigeait le campement : les tatouages ornant son visage étaient plus travaillés et mieux détaillés que ceux des autres, et son attitude, celle d'une personne autoritaire, laissait voir qu'elle n'acceptait aucune contestation de la part de ceux qu'elle considérait comme étant "ses" subordonnés. Une fois le rapport fait, elle s'approcha de nous. Un geste en direction de Pariédmé la fit libérée. Puis, elle se porta à ma rencontre. Elle me prit le visage entre les mains et me força à tourner la tête. Enfin, elle me relâcha, avec une moue méprisante. Je supposais qu'elle avait décelé mon sang-mêlé. Elle lança quelques ordres à ses gens, avant de se tourner vers la Minotaure :

"Toi. Depuis combien de temps es-tu son esclave ?"

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Lun 18 Juil 2016 - 11:03

Les elfes nous avaient bandaient les yeux pour nous mener à leur campement. Ils voulaient bien entendu garder secret sa localisation, mais on le sentait bien que nous étions prisonniers et que nous allions droit vers un repère de bandit. Je n’étais pas rassurée, mais la discussion, c’était plutôt bien passer, le leader n’avait pas donné l’ordre de nous cribler de flèche ou nous dépouiller. Ils allaient sans doute nous mener à leur grand chef et nous n’aurions qu’à lui parler pour le convaincre de nos bonnes intentions. Les elfes sylvains pouvaient se montrer brutaux parfois, mais ils étaient doués de raison et non opposé à toute discussion. Ils étaient méfiants envers les autres races, mais qui ne le serait pas ? Nous étions des étrangers sur leur terre et c’était à nous de leur prouver que nous n’étions pas des ennemis.

Nous traversions une très longue distance, le parcours n’était pas évident, avec ces détours, une fois à droite, une fois à gauche… Les obstacles sur notre route dont on se prenait les pieds ou sabots dedans, obligeant de les enjamber ou les contourner… Notre escorter nous y aidaient un peu, mais cela ne les empêchait pas de rire ou de se moquer quand nous prenions un coup contre une grosse pierre ou une racine. Finalement, au bout de ce qui me semblait être une éternité, nous nous arrêtions. J’entendis du bruit tout autour de nous avec de nombreuses voix. Nous devions être arrivés chez eux. Il y avait même un feu tout près de nous, je pouvais le sentir.

On me fit m’asseoir au sol en y exerçant une force sur les épaules. J’obéissais sans rechigner. Aucun signe d’agressivité ne devait être montré. On me retira enfin ce bandeau en tissus de devant mes yeux qui furent de suite agressée par la lumière du jour et du feu devant nous. Cet effet gênant ne dura pas, mes yeux se réhabituèrent rapidement. Je pouvais donc observer l’endroit où nous étions. Cela ressemblait à une bien curieuse clairière où les arbres la contournaient par un cercle quasi-parfait, relié les uns aux autres parts des passerelles en bois. Les arbres abritaient des petites cabanes en bois en leur sommet, parfois même, c’était creuser directement dans le tronc de l’arbre pour faire office de demeure. Tout autour de nous, un grand nombre d’elfes s’étaient rassemblait. Sûrement tous les habitants de ce village au combien magnifique. Même entraver, cela ne m’empêchait pas de trouver cela beau. On y comptait bien des jeunes que des âgés, des hommes et des femmes.

Le leader du groupe qui nous avait capturées parler à celle qui devait être la matriarche. Elle était grande et belle, fine, les cheveux longs qui brillaient, elle exprimait un visage dur et froid. Cela me fit assez peur. Je regardais un instant mon compagnon de voyage pour m’assurer que tout allait bien pour lui. Il était tout aussi inquiet que moi de notre sort, j’imaginais. Quand l’elfe masculin eut fini, sa chef vint vers nous et nous regarda d’un œil bien féroce. D’un geste de la main vers ma direction, elle ordonna à deux de ses guerriers de ma libérer. Je fus surprise, mais soulager. Dès que mes liens furent rompus, je me frottai les poignets et les bras un peu endoloris. La matriarche prit entre ses mains le visage du drow guerrier avec un regard encore plus menaçant. Je n’étais pas très renseignée sur la politique d’Orcande, cela ne m’intéressait nullement. Mais je me demandais à présent s’il y avait de l’animosité entre elfes des bois et elfes noirs.

La matriarche lâcha le visage de ce pauvre guerrier avec mépris. Elle donna de nouveaux ordres à ses sujets dans leur langue maternelle avant de s’adresser à moi sur un ton bien autoritaire. Elle n’était pas leur chef pour rien :

Matriarche - Toi. Depuis combien de temps es-tu son esclave ?


Je fus surprise par cette question. Je m’attendais plus à être interroger sur notre voyage, son but et sa raison, mais parler d’esclavage… Je ne voyais pas pourquoi. Une coutume d’Orcande qui m’était inconnu. Pourquoi imaginait que j’étais une esclave ? Les elfes noirs en faisaient ? J’étais un peu pris de cours et ne savais que répondre.

Pariédmé – Je suis désolé madame. Je ne vous comprends pas.

L’elfe haussa la voix un grain plus énerver.

Matriarche – Depuis quand tu es son esclave ? C’est pourtant simple comme question.

Oui, question simple, mais ne me concernant nullement. Je ne pris que quelques secondes pour me faire une théorie afin de comprendre ce qu’il se passait. Elfes sylvains et Drow ne devaient s’aimer. Un conflit était apparent. D’après ce que me racontait la matriarche, je pouvais comprendre que les elfes noirs se donnaient à l’esclavagisme. Les elfes sylvains non apparemment. Ils m’ont libéré de mes entraves et ont pris le drow pour mon maître. Ils ont donc cru que j’étais prisonnière de lui et ils ont cru accomplir une bonne action en me libérant. Quelle ironie. Mais je n’avais aucune preuve pour appuyer cette idée. Même s’il était esclavagiste, je ne pouvais juger ce drow comme ça. Il était peut-être innocent à tout cela et je n’avais à le condamner pour des crimes non connus. Donc, je préférais largement dire la vérité.

Pariédmé – Je vous rassure madame, je ne suis nullement l’esclave de mon compagnon de route. En réalité je suis une servante de la nature, je sers pour ses bienfaits mais aussi aux autres peuples. J’offre mes services pour guérir les blesser et offrir des conseils baser sur l’harmonie et la paix. Je voyage ainsi de terre en terre pour cela. Mon long voyage ma mener jusqu’à votre forêt où j’espérais m’y reposer avant de repartir. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré ce brave guerrier perdu qui m’a demandé mon aide pour rejoindre l’autre côté de la forêt, dont j’ai accepté. Madame, nous n’avons aucune hostilité envers vous et votre peuple et si vous désirez que nous quittions vos terres de suite, alors nous obéirons.


J’avais dit tout cela avec un grand sourire et avec une voix douce jusqu’ ‘au bout. Mais mains furent jointes pour exprimer la paix. Je restais donc là, à attendre sa réaction.

Matriarche – Vous êtes une sorte de druide ?
Pariédmé – Oui tout à fait.
Matriarche – Je vois. Nous devons encore éclairer tout cela.

La matriarche sur tourna vers le drow avec son œil mauvais. L’animosité était forte, même si elle me croyait, elle ne pouvait considérer en bien ce drow apparemment. Je ne comprenais pas pourquoi on pouvait juger quelqu’un sur son origine ? Des elfes sylvains furent responsable du malheur de ma famille, mais pourtant, je ne tenais responsable ceux qui nous avait capturer pour ce drame, je les respectais. La chef s’adressa à l’elfe noir.

Matriarche – Et toi jeune pseudo guerrier ? Que nous racontes-tu ?

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Message  Morathi le Jeu 21 Juil 2016 - 12:41

Pariédmé ne comprit pas la question posée par l'Elfe, et s'en excusa auprès d'elle. Cette dernière haussa le ton, en lui faisant remarquer qu'il s'agissait-là d'une simple question. Je comprenais le point de vue de la Minotaure : l'Elfe devait avoir supposé cela en se basant sur ma supposée race. Et le fait que les Drows utilisaient souvent des Minotaures comme esclaves, ne serait-ce que pour porter des charges lourdes, mais aussi parce que ces derniers étaient.... Relativement dociles et leurs "domestications" étaient simples.

Je commençais à sentir des douleurs dans les épaules, alors que mes mains étaient liées dans le dos, gênant la circulation de mon sang. Je tentais de me placer dans une meilleure position, sans pour autant parvenir à mes fins. Le camp, autour de nous, s'agitait doucement. Certains Elfes faisaient de la cuisine, auprès du feu de joie. Je pus voir que l'un d'entre eux enrobait une boulette composée de viande et d'herbes dans une "carapace" de feuilles aromatiques. Il plaçait le tout parmi d'autres "boules" de feuilles, sur une plaque de métal, qui était placée auprès du feu, afin de les faire cuire. Pendant ce temps, la Minotaure expliquait qu'elle n'était qu'une servante de la nature, qui avait accepté de me guider à travers la forêt. Ensuite, elle revint vers moi.

L'Elfe se planta entre les flammes et moi, ce dont je la remerciais intérieurement : leur clarté, dans l'ombre de la nuit, m'agressait violemment les yeux. Elle me demanda quelle était mon histoire. Je m'humectais les lèvres, en cherchant un mensonge assez élaboré pour convenir à mon interrogatrice.

"Je viens du Nord, où j'ai rendu visite à des parents proches pour la première fois. Mais j'étais passé par le royaume tacoman. Le chemin passant par le royaume telbaran était le plus rapide, pour revenir chez moi, mais je ne connais pas la forêt, et ai donc engagé Pariédmé pour me servir de guide."

"Un Drow qui engage un Minotaure ? Quel beau mensonge. Et pourquoi es-tu seul ?"

"Nous avons fait une mauvaise rencontre en Estandre, et je fais partie des seuls rescapés. Etant donné que nous nous sommes enfuis chacun de notre côté, je n'ai pas retrouvé mes compagnons de route."

J'attendis la réaction de l'Elfe. Cette dernière me souffleta violemment à la joue, me faisant tomber au sol, alors que je sentais le goût métallique du sang dans ma bouche. Une grimace douloureuse s'afficha sur mon visage. L'Elfe s'approcha et me prit le visage entre les mains, un sourire mauvais sur les lèvres.

"Menteur ! Ou plutôt, menteuse ! Avec ce minois, tu penses réellement pouvoir faire illusion longtemps ? Tu n'as pas les traits d'un mâle Drow. Elle plaça sa main sur ma poitrine. Je parie qu'en retirant ta cotte de maille, je verrais des bandages enserrant ta poitrine."

Je déglutit péniblement. En même temps, j'avais affaire à une guerrière, qui devait donc connaître toutes les ficelles de ce genre. J'admettais avec plaisir avoir un corps bien fait et un visage avenant, mais les privations devaient avoir fait fondre une partie de mon charme. Pour autant, je devais encore garder un certain charisme tout à fait elfique, héritage de mon père, quand bien même ce dernier avait un visage parfois ingrat. L'Elfe me rejeta au sol. J'appréhendais la suite, avec une certaine crainte. Finalement, je fus traînée dans une pièce creusée dans le tronc d'un arbre, et la sortie fut condamnée, non sans que ceux qui m'avaient amené là ne se permettent quelques privautés sur ma personne, sans pour autant passer aux actes.

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Mer 27 Juil 2016 - 0:03

Une fois qu’il eut fini son récit, il attendit que la chef elfe réagisse. Elle lui donna une forte giffe en plein son visage, le faisant tomber à terre. J’étais surprise par cela, je ne m’attendais pas qu’elle ait une telle puissance dans les mains. Le pauvre semblait avoir mal et j’avais de la peine. Je voulais agir pour lui venir en aide, le soulager en le soignant, mais les elfes près de moi m’en empêchèrent. Avec leurs armes, ils me barrèrent le chemin. Ils en voulaient vraiment à ce pauvre aventurier et n’acceptèrent aucun répit pour ce dernier. La matriarche lui attrapa le visage, le sourire sadique aux lèvres.

Matriarche - Menteur ! Ou plutôt, menteuse ! Avec ce minois, tu penses réellement pouvoir faire illusion longtemps ? Tu n'as pas les traits d'un mâle Drow. Elle plaça sa main sur la poitrine du drow. Je parie qu'en retirant ta cotte de maille, je verrais des bandages enserrant ta poitrine.

Que voulait-elle dire ? Ce drow était une femme ? Ridicule, pourquoi mentir à ce sujet ? J’en étais choqué, à tel point que je ne bougeais plus, les gardes près de moi ne servirent donc plus à grand-chose. L’elfe noire fut ensuite menée de force dans une pièce creusée dans un arbre. Ils refermèrent la porte sur le drow avec une grosse grille en bois. Une cage ou prison, il s’agissait visiblement. Je me trouvais impuissante, je ne savais pas quoi faire. Mon compagnon de route avait menti sur sa nature pour des raisons inconnues et je me retrouvais seule dans un camp d’elfe sylvain.

La chef donnait quelques ordres aux siens, tout en s’essuyant les mains. Une fois fini, elle reposa son attention sur moi. Elle n’avait pas fini avec moi, et je craignais aussi du sort qu’il m’attendait. Ils m’avaient libéré de leurs entraves, pensant que j’étais une esclave de la drow. Donc, pourquoi me voudraient-ils du mal à présent ? Je n’avais donc pas de réelle raison d’avoir peur, mais je devais rester prudente.

Pariédmé – Vous dites vrai ? Cet elfe noir est une femelle ?


La matriarche éclat de rire.

Matriarche – Oui bien entendu. Je conçois que parfois on peut nous confondre par moment, mais les traits ne trahissent jamais.
Pariédmé – Excusez de mon ignorance madame, mais je ne voie pas pourquoi cet envi de se travestir.
Matriarche – Ne cherchez pas. Les drows sont tous plus pourris les uns que les autres, leurs esprits déranger les poussent aux plus choses les plus abominables. Mais vous ne le savez pas, vous ne devez la côtoyer que depuis peu. On vous a tirer d’une sacrée belle affaire. Mais ne parlons plus d’elle pour le moment. Vous dites être druide. C’est bien vrai ?

Un elfe guerrier qui était à côté de moi s’approcha d’elle et d’un salut remplis de respect, répondit à sa maîtresse.

Elfe – Oui madame, nous l’avons vue, elle peut invoquer un drufac.
Matriarche – Un drufac. Pas vraiment impressionnant je dois le dire. Vous connaissez d’autres tours j’imagine ?

Je ne disais rien, j’étais un peu gêner, elle rabaissait cette race qui, même avec son mauvais caractère avait ses qualités. Je me contentais d’un oui de la tête.

Matriarche – Tant mieux. J’aimerais voir de mes yeux vos talents. Mais pas de suite. J’ai à faire. En attendant, soyez mon invité jusqu’à ce que je puisse juger de vos capacités.


Elle donna de nouveaux ordres et je fus escorté jusqu’à une cabane en hauteur dans un arbre. L’intérieur était simple avec juste le nécessaire pour vivre. On me mit à l’aise et on me laissa seule à l’intérieur. J’étais comme une invitée avec cette petite demeure naturelle, mais avec les gardes à ma porte, j’étais une prisonnière, tout comme la drow. Je doutais que mon sort serait plus enviable, la chef elfe voulait une démonstration de mes pouvoirs, je me demandais bien pourquoi. Elle devait avoir une idée en tête. Soit c’était quelque chose d’amicale, genre faire du spectacle et m’accordait des privilèges, ou bien se servir de moi pour quelque chose de sombre. Je me demandais qui si je devais affronter une telle éventualité, l’elfe noire me serait d’une grande aide, même si son honnêteté et la confiance pouvaient être remisent en doute.

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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Dim 31 Juil 2016 - 1:13

Je m'éveillais en sursaut, le visage contre la terre. Je m'étais endormie quelques instants... Ou quelques heures, et la relève de mon geôlier m'avait réveillé. Mes épaules était endolories, et je ne sentais plus mes mains, les liens coupant la circulation du sang aux poignets. Je parvins à surprendre une discussion au-dehors de la cellule :

"Alors, elle est tranquille ?"

"Je l'ai entendu dormir, tu ne devrais pas avoir la pire garde au monde."

"Je préfère ça que de patrouiller dans la forêt sous les ordres de Marka. Il est impossible depuis qu'elle lui a accordé son grade de sergent."

"Tout le monde fait des erreurs, même elle. M'enfin. Amuses-toi bien. Je vais me coucher."

Erf... Quelle vie passionnante, que celle qu'ils menaient, vraiment. Je faisais bouger mes épaules au mieux, en testant la résistance des nœuds de la corde. Enfin, je parvins à me libérer, non sans avoir cru me disloquer l'épaule dans l'opération. Je pris le temps de masser mes poignets et de remettre mes épaules en place. Je devais trouver un moyen de m'enfuir. J'échafaudais un plan rapidement, comptant sur l'effet de surprise. D'une voix faible, j'interpellais le garde :

"S'il vous plait... Je vous en prie... Donnez-moi de l'eau... J'ai soif..."

L'Elfe jeta un coup d'oeil dans ma cellule, après en avoir entrouvert la "porte". J'étais allongée, au fond, respirant avec difficulté, les mains dans le dos. Il referma la porte et je l'entendis s'éloigner. J'espérais qu'il réagirait comme je le souhaitais. Et un Dieu au moins devait veiller sur moi, car il revint, en portant une coupelle pleine d'eau.

"Je ne peux pas la prendre : mes mains sont liées."

D'un mouvement de tête, j'indiquais mes mains, dans le dos, qu'il supposait être liées. Il s'approcha et se mit à genoux, avant de me prendre la tête afin de m'aider à boire. Je bus une gorgée, puis mis mon plan à exécution. Le noeud de mes liens n'était qu'une façade et je lui flanquait un coup de boule au nez, avant de passer la corde autour de son cou. Nous luttâmes quelques instants, mais je parvins à prendre le dessus, et je tirais sur la corde qui l'étranglait, tout en pesant sur lui de tout mon poids. Enfin, je parvins à le tuer. Il avait avec lui un couteau et une épée elfique. Ce n'étaient pas mes armes de prédilections, mais je m'en contenterais pour le moment.

A présent, j'avais trois objectifs : survivre tout en me cachant aux yeux des Elfes, retrouver leur capitaine pour lui dire deux mots en tête à tête, et m'enfuir en compagnie de Pariédmé. Je fis un geste et les ténèbres m'entourèrent, me cachant même aux yeux perçants des Elfes. Je me déplaçais silencieusement dans le camps, avant de me cacher en haut d'un arbre : les Elfes venaient de retrouver ma victime, et étaient partis à ma recherche.

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Dim 31 Juil 2016 - 21:08

Je ne savais pas combien de temps était passer depuis notre arrivée dans ce camp, mais une chose était sûre, cela durait un bon moment. Je pouvais voir à travers une de mes fenêtres la lumière des étoiles et de lune qui entraient. J’avais de quoi m’éclairais à l’intérieur avec des bougies et une lanterne. J’utilisais cette dernière, car il y avait de quoi régler l’intensité de la lumière et je pouvais être discrète ainsi. J’étais tenté d’allumer un feu dans ce qui ressemblait à un foyer de cheminée, mais je n’étais pas très sûr ce coup-là. J’avais peur de mettre le feu à l’arbre et ainsi à tout le village, de plus ce serait un crime contre la nature.

Pendant les heures qui se sont déroulées depuis mon arrivé dans cette demeure, je réfléchissais à ma situation. Je devais l’avouer, j’étais bien une prisonnière. Malgré le fait d’être une minotaure, et être désigné comme « invitée », je n’étais nullement libre de sortir. Les gardes à ma porte me bloquaient le chemin, et le fait de m’avoir vue si inoffensive leur à ôter toute crainte d’affrontement avec un minotaure. En plus, je ne savais pas très bien me battre et si je tentais un passage en force, je serais très certainement submergée et mise hors d’état de nuire. Je devais trouver quelque chose d’autre à faire.

J’explorais un peu l’intérieur de la nouvelle maison, espérant trouvé quelque chose pour m’aider. Mais il n’y avait presque rien d’intéressant. Une paillasse au sol, une table en boit près de la cheminée avec deux chaises et une armoire. Cette dernière ne contenait que de rares fruits sur une étagère en haut, et des assiettes et couvert en bois. Le strictement minimum pour vivre. Plus le temps passait, plus je m’inquiétais. La démonstration qu’attendait la chef de ce village ne me disait rien de bon. Je sentais le mauvais coup, je ne savais pas trop pourquoi. Ils m’avaient libéré d’eux-mêmes, mais pour de suite de me retenir de nouveau captive chez eux et jouer à la magicienne dans un spectacle. C’était totalement déroutant.

De plus, je ne pouvais m’empêchais de m’inquiétais aussi pour cette pauvre femme drow. Elle m’avait menti sur son identité, et je ne savais pas grand-chose d’elle dans ce cas. Mais elle s’était toujours montrée courtoise envers moi, durant notre marche elle n’avait jamais rien tenté pour me nuire. Après, le fait de m’avoir menti nuisait à la confiance, mais elle ne me connaissait pas non plus, elle avait raison de se montrer méfiante. Si la chef sylvaine voulait une démonstration, elle serait servie, soit. Mais en retour, même si elle désirait m’avoir à son service, je plaiderais en faveur de l’elfe noire, demandant au moins la clémence pour cette fois-ci. Aussi, avec mes capacités, je n’avais rien d’efficace pour lutter contre un bataillon d’elfes. Le drufac se ferait renvoyer en un instant et mes autres dons, ne feraient pas plus long feu.

Décision prise, je retournais tambouriner à ma porte en criant :

Pariédmé – Je désire s’il vous plaît parler à votre chef, je dois lui proposer quelque chose.

Elfe – Tu la verras tout à l’heure ! Attends un peu.

J’étais assez choqué par ses paroles. On me parlait effectivement comme à une prisonnière et si les gardes me voyaient comme telle, leur chef sans doute pareil. Je doutais qu’elle se montrerait clémente envers quelqu’un venant d’un peuple ennemi. De nouveau, je frappais à la porte.

Pariédmé – Par mère nature ! Je vous en prie, je dois lui parler au plus vite.


Aucune réponse cette fois-ci. Laissant un temps, je repris mon souffle avant de poursuivre :

Pariédmé – Je vous surplis seigneurs elfes, cela concerne justement la démonstration et je dois en discuter avec elle avant le début.
Elfe – On t’a dit d’attendre !

Le hurlement de frustration de l’elfe me laissa sans voix. Quelle animosité. J’étais bien coincé, et je ne savais quoi faire. Tenter un passage en force comme mentionné avant serait risquer. Je pensais donc rester ici et attendre que l’on vienne me chercher. Mais j’avais peur que l’on ne fasse du mal à la drow, pire qu’on l’exécute avant mon arrivé. Que devais-je faire ? La réponse vint d’elle-même. Quelqu’un couru devant ma porte appelant la garde. C’était la panique.

Elfe – La sale drow c’est échapper ! On doit la retrouver !

Voilà qui prouvait qu’elle était encore en vie, mais que cela compliquerait les choses. Si jamais elle se faisait de nouveau capturer, la chef risquait de ne pas être enclin à céder à ma requête. J’étais donc soulagé, mais inquiète. J’attendis donc un peu que les bruits de pas devant ma porte se calment. Cela dura quelques secondes, le temps à la garde de courir à la recherche de l’elfe noire. Une fois que se fut plus calme, je retournais frapper à la porte :

Pariédmé – Il y a quelqu’un ? Que se passe-t-il ?


Aucune réponse. J’avais du mal à croire qu’ils soient partis, laissant une de leur prisonnière seule, sans la moindre surveillance. Je saisissais cette belle occasion. La porte était bloquée, verrouillée de l’extérieur. Ce n’était pas grave. Me retournant vers l’intérieur de la maison, je tendis ma main vers le centre de la table et fis mon invocation. La grosse sphère verte avec des feuilles au vent apparus, retournant tout ce qu’il y avait à l’intérieur de la cabane, faisant voler les chaises, renversant la table et tomber les ustensiles. La sphère éclata, laissant à la place un drufac armé d’une hache. Ce n’était pas Bébe dommage, mais il fera parfaitement l’affaire. La créature me regarda et fit une sorte de légère révérence :

Drufac – Que voulez-vous maîtresse ?

Lui souriant, je tendis mon doigt vers la porte et lui transmit mon ordre. La créature saisit son arme et alla défoncer avec. Il dut frapper plusieurs fois la porte avant qu’elle ne finisse pas s’entre ouvrir, plier en deux. La créature la finissait en fonçant dessus comme un bélier, la faisant ouvrir complétement et me donnant la liberté.

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Re: Un refuge naturel

Message  Morathi le Ven 12 Aoû 2016 - 22:37

L’Elfe s’effondra au sol, gargouillant tandis que sa gorge tranchée laissait s’échapper son sang à gros bouillon. Je n’aimais vraiment pas la pratique du sabre elfique… Autant la rapière avait quelque chose d’élégant, à ne percer que des trous qui ne déchiraient pas les chairs, autant je prenais les autres armes en horreur… J’entrais dans la pièce qu’il surveillait, avant de fermer la porte derrière moi. Il s’agissait de l’armurerie, où mes effets avaient été négligemment entreposés. Toujours cachée par les ombres, je revêtis rapidement ma cotte de maille, avant de reprendre ma rapière et de recharger mon arbalète. Je ne retrouvais pas ma cape, mais elle devait se trouver sur les épaules d’un Elfe à l’heure actuelle. Ce n’était pas grave, ce qui me gênait plus était la perte de mon masque. Mais je n’eus pas le temps de le chercher : mes poursuivants avaient trouvé le corps du garde assassiné et s’acharnaient contre la porte. Je me mis à genoux et prépara mon arbalète, visant soigneusement la porte. Il semblait que les Elfes aient décidés de l’enfoncer, au vu des déformations régulières qu’elle subissait. Enfin, le battant s’ouvrit dans un claquement. L’Elfe, poussé par sa lancée, continua de courir en ma direction. J’actionnais la gachette de l’arbalète. Le carreau jaillit dans un vrombissement meurtrier et se planta dans la poitrine avec un claquement sec. Le choc fut si violent que ma victime fut stoppée net dans son élan et fut projetée en arrière. Je plantais rapidement ma rapière dans l’épaule de l’Elfe suivant, avant de l’utiliser comme un bouclier humain. Grand bien m’en pris, puisque des Elfes armés d’arcs le criblèrent de flèches.

Je chargeais, après avoir délaissé le corps de l’Elfe et, d’un geste de la main, je fis apparaître une brume autour de moi. Les Elfes s’amassaient autour, formant rapidement un cercle de lames et de pointes infranchissables. Un ordre fut aboyé et tous, moi y compris, tournèrent la tête vers la personne qui l’avait lancé. Près du feu, la chef des Elfes se tenait auprès d’un Elfe mâle, vêtu de robes verdoyantes laissant apparaître un corps nerveux et musclé, tatoué selon des motifs floraux. De ses cheveux argentés dépassaient les pointes d’une couronne en bois de chevreuil. Les Elfes s’écartèrent, en souriant et en rengainant leurs armes. Intriguée, j’observais cet étrange Elfe, qui effectuait d’étranges gestes en chantant une mélopée. Finalement, il jeta une poignée de feuilles dans le feu. Un flash de lumière, et il leva les bras. Suivant son geste, les flammes s’élevèrent, tourbillonnantes, dessinant un gigantesque serpent de feu qui allait s’abattre sur moi. Instinctivement, je levais le bras. Autour de ce dernier, des ombres tourbillonnèrent furieusement, prenant rapidement l’apparence d’un gigantesque serpent de ténèbres, qui se jeta, crocs en avant, sur la créature de flammes.

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Message  Pariédmé le Lun 15 Aoû 2016 - 13:02

Tous les elfes que je vis courraient vers le même endroit. Ils étaient plus préoccupés par la capture de la drow que par une minotaure. Je me demandais même si en me promenant au milieu deux, ils remarqueraient ma présence ? Mieux vaut éviter de courir le risque. Bon, la première étape fut accomplie, il me manquait plus qu’à retrouver l’elfe noir et à fuir. À deux, nous serions plus fortes pour quitter ce camp de malheur et sortir de cette forêt. Pour la retrouver, ce ne sera pas trop difficile, il suffirait de suivre les elfes sylvains, mais en toute discrétion. Plus facile à dire qu’à faire. Je devais constamment rester accroupie et me dissimuler derrière des rambardes ou des caisses en bois. Mon Drufac ne m’aidait pas beaucoup, il avait plus de mal à se cacher, mais nous bénéficions de chances pendant un moment, sans attirer l’attention.

Je passais de passerelles en passerelles en haut des arbres. Pour ceux qui ont peur de vide, il vaudrait mieux éviter d’être là. Sans compter le stress qu’il y avait de voir tous ces elfes qui courraient dans tout autour de vous. À chaque bruit de pas, je me mis à sursauter et à me trouver une cachette. Les cris n’arrangeaient rien. Et finalement, je me fis repérer. À cause de mon manque de discrétion ou de celle du drufac ? Aucune idée, mes deux elfes crièrent vers ma direction et ordonnèrent de l’arrêter. Prise de panique, j’ordonnais à mon drufac d’aller me de défendre. Ce dernier ne semblait pas trop rassurer, mais m’obéit. Je ne le laissais pas ainsi, de ma main, je fis sortir entre les planches, une plante prenant de l’ampleur, arrivant à taille humaine. Elle prêta main forte au drufac pour retenir les elfes. J’attendais quelques secondes avant de prendre la fuite. À ce moment, le drufac repartis dans son monde. Seule la plante continuait le combat, mais elle sera très vite submergée par les attaques elfes, je n’avais gagné que peu de temps.

Devant moi, je vis une troupe d’elfes armés devant l’entrée d’une maison. Il devait s’agir de là où se trouve la drow. Je m’y approchais et je vis par une ouverture la drow se battre contre un elfe vêtu d’une robe verte, cheveux argentés, avec une couronne en bois de chevreuil, je dirais. Cet elfe pratiquait la magie, il contrôlait un horrible serpent de feu, quant à la drow, elle était secondée par un autre serpent, mais noir. Quelle magie était-ce donc ? Un monstre noir comme ça ne présageait rien de bon. Je fus perplexe. Je ne connaissais vraiment pas celle qui m’avait accompagné dans la forêt jusque-là, et ce que je découvrais au fur et à mesure me perturber. Il fallait mettre un terme à ce bain de sang et mettre les choses au clair et je ne vis qu’une seule solution. Me concentrant, je tendis mes mains vers les deux combattant et fit des gestes pour exécuter ma magie. Ce sort-si était assez simple, mais je demandais au-delà de ce qu’il pouvait faire, me créant juste après une grosse fatigue, manquant de me faire écrouler. Je fis sortir des racines du sol en bois de la pièce pour immobiliser les bras et les jambes des deux combattants. D’habitude, je le fis pour une personne, mais deux, cela me fut très épuisant.
Les racines sortirent dans un grincement et montèrent, trouvant instinctivement les membres pour s’enrouler au tour et les maintenir. J’aurais pu juste immobiliser le mage elfe, mais je perdais peu à peu confiance en l’elfe noir. Ainsi, les racines vinrent s’agripper aux deux elfes.

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Message  Morathi le Sam 20 Aoû 2016 - 18:10

J'étais concentrée sur mon serpent de ténèbres. En rugissant, le dragon de flammes s'était précipité sur ma création, et l'avait percuté dans une gerbe de lumière et de langues de feu, provoquant des cris de joie chez les Elfes. Mais, malgré cette puissante attaque, qui m'avait fait faire deux pas en arrière, ma créature de ténèbre ne flancha pas. Au contraire, elle repartit à l'assaut, et les deux créatures magiques s'affrontaient dans un rugissement infernal. Je me concentrais sur mon sort, à l'instar de mon adversaire. Il s'agissait de mon premier véritable duel impliquant à ce point la magie, et je me demandais comment mon père se serait débrouillé ainsi. Même en le connaissant peu, j'en avais apprise de belle à son sujet. Il aurait sans doute évité de se prendre le dragon de flamme, aurait lancé une bonne série d'insultes en direction du mage pour le déconcentrer et l'aurait ensuite tué rapidement, avant de finir par s'enfuir... Cela pouvait aller, pour lui, étant donné qu'il avait une certaine expérience en la matière, je supposais...

Je fus interrompue dans mes pensées en sentant quelque chose s'enrouler autour de mes jambes. Un coup d'oeil me révéla que des racines commençaient à s'enrouler autour de mes jambes. Quelle que soit la personne qui faisait cela, elle allait avoir une sacré surprise. La brume qui m'entourait "s'attaqua" à ces racines, les empêchant de me paralyser. Je jurais intérieurement : si c'était un coup de l'Elfe... Et je fus surprise : les mêmes racines l'enserraient. Il ne devait pas avoir prévu cela, et je le sentis alors que son dragon s'affaiblissait. Je fis un geste et, de mon serpent d'ombre jaillit un second serpent, plus petit, qui chargea le mage et le mordit à l'épaule, avant de s'évaporer. L'Elfe cessa son sort, comme moi. Je fis rapidement un point sur la situation. Nous étions tous deux épuisés par ce combat, mais la grande différence était que mes mouvements n'étaient pas entravés. Je n'avais que peu de temps pour agir, les autres Elfes étant surpris par ce qu'il venait de se passer, étant encore en état de choc. J'empoignais fermement ma rapière et chargeais le mage. Ce dernier, épuisé et blessé, était tombé à genoux. La brume protectrice qui m'entourait s'évapora, tandis que j'amorçais le coup fatal. La capitaine Elfe bloqua mon attaque et dévia ma rapière, à l'aide de son propre sabre elfique.

"Oh merde..."

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Message  Pariédmé le Mar 23 Aoû 2016 - 12:54

La magie de la drow la libéra de mes racines. L’étrange brume lui obéissait, et elle détruisit les plantes qui retenaient l’elfe noir. Ce qui fit qu’elle était libre de ses mouvements, et son adversaire à sa merci. Elle en profita pour le mettre à terre grâce à sa magie noire. Son serpent des ténèbres mordit l’elfe mage à l’épaule, le faisant s’écrouler. La drow en profita pour le frapper avec sa lame, d’un simple coup, l’elfe sylvain serait vaincu, mais c’était sans compter sur un des soldats présents, qui s’interposa entre son frère et l’elfe noir. La situation se renversa. Je fus sur le coup soulagé, je ne voulais pas que cette tuerie se poursuive, mais malheureusement, ce combat allait continuer pour un moment. La brume avait disparue et les autres elfes armés purent repérer leur cible.

Comment faire à présent ? Je ne possédais aucune compétence pouvant nous sortir de là facilement, réutiliser les racines m’épuiserait grandement. Et espérait que les elfes nous fassent confiance ou nous laissent partir, était à présent impossible. La drow avait tuer plusieurs d’entre eux et le ressentiment était à son paroxysme. Que devais-je choisir ? Sauver ma vie ? Tenter de mettre fin à ce conflit ? Aider les elfes sylvains ? Ou aider la drow ? Je n’y voyais que les mauvais côtés à chaque fois, dans le premier cas, je serais une vraie égoïste, sinon me retrouver seule, ou bien aggraver la situation, aider ceux qui m’avaient capturé ou aider une pratiquante des arts occultes. Difficile, mais je pris un choix rapide, sans trop réfléchir. Je fis apparaître une grosse plante entre la drow et les elfes pour nous défendre et implorai la mercenaire de fuir tant qu’il en était encore temps.

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Message  Morathi le Ven 26 Aoû 2016 - 12:58

J'avais été surprise : la réaction de l'Elfe avait été rapide. Contrairement à ses sbires, elle savait reprendre rapidement ses esprits et donc avait pu parer mon attaque sans tarder. Je m'écartais et fit un moulinet rapide de ma rapière. Mon adversaire n'était pas impressionnée outre mesure, et je pestais de ne pas avoir eu le temps de recharger mon arbalète avant de passer à l'attaque : elle aurait eu du mal à esquiver un trait rapide en direction de sa tête. Au lieu de cela, alors que j'avais faim et que l'épuisement me guettait, je devrais combattre lame contre lame. Je me fendis rapidement, tentant d'atteindre la gorge exposée de mon ennemie. Une nouvelle fois, sa lame contra la mienne. J'esquissais une grimace, avant de repartir au combat, lançant de furieux assauts afin de la faire reculer dans le feu ronflant derrière elle.
Peine perdue : malgré mes efforts, elle ne recula pas assez pour s'exposer au danger des flammes.

Alors que je sentais qu'elle était sur le point de répliquer, bien plus violemment, une plante jaillit entre nous. Surprise, je tombais sur mes fesses, tout en remarquant que mon adversaire était aussi stupéfaite que moi. Il ne s'agissait pas du magicien, ce dernier était occupé à lécher ses plaies et à se dépêtrer des racines lui emprisonnant les jambes.
Je me relevais prestement et vit, un peu plus loin, Pariédmé. A sa posture, je supposais que les racines et les plantes étaient de son fait. L'Elfe hurla l'ordre de m'attraper. Je me relevais et partit dans un sprint effréné en direction de la Minotaure. Je la dépassais, tout en lui faisant signe de me suivre au plus vite. Des flèches sifflaient à mes oreilles, et je ne souhaitais pas être atteinte. Malheureusement, je sentis un choc violent me frapper à l'omoplate gauche, qui me projeta en avant. Je roulais au sol, avant de me relever, le visage écorché et couvert de poussière, le souffle court. Je me rapprochais de la "sortie" du camp à chaque foulée.

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Message  Pariédmé le Jeu 1 Sep 2016 - 13:34

L’effet escompté fut réalisé. Les elfes sylvains furent surpris par l’apparition de ma plante guerrière qui s’interposait entre eux et la drow. Mais cela ne fut que de courte durée. Les elfes sylvains donnèrent déjà l’ordre de nous capturer. La mercenaire noire ne réclama son reste et elle fila en dehors de la cabane, me passant devant. Elle m’avait fait signe de la suivre, ce que je fis automatiquement. Ma plante guerrière tentait tout ce qu’elle pouvait pour retenir nos assaillants, usant de ses branches et tiges pour les ralentir, mais la force combinée d’un groupe d’elfe ures raison de ce petit être de la nature, le mettant en pièces, trancher en morceaux, avant de repartir à notre poursuite.

Nous foncions droit vers la sortie du camp. Même dehors, il faudra réussir à semer les elfes, qui eux, connaissaient cette forêt comme leur poche. À croire que c’était perdu d’avance. Mais par instinct, je courrais pour sauver ma vie, la sachant tout autant en danger que celle de la drow. Le sifflement des flèches nous fonçant dessus était tout autour de nous. À chaque tir, le projectile était de plus en plus proche, même une des flèches m’avait frôlé au niveau de l’épaule. Ils étaient de grands-maîtres dans l’archerie, et ils arrivaient à rapidement améliorer leur tire. C’était de plus en plus rapprocher et proche. Je faisais confiance à la robustesse de mon espèce, mais je ne pouvais me permettre de me croire invincible, je pourrais résister à un tir ou deux, mais je me ferais rapidement abattre avec une pluie de ces bouts de bois.

La limite du camp était visible devant nous, plus qu’un effort et nous aurons fait le plus dur. C’est alors que je fis fendre l’air comme un éclair, une flèche me passait devant et atteindre la drow dans l’épaule. L’impact fut si violent que la guerrière partit en avant et roula au sol. Je parvins à la rejoindre. Elle se releva et usa de sa force restante pour continuer à se rapprocher de la sortie. Par réflexe, je l’attrapai sous le bras pour l’aider à avancer, je lui servais de soutiens pour mieux tenir debout et de protection partielle. Une blessure physique, ce n’était rien, je pourrais la soigner une fois à l’abri. Mais pour cela, il fallait continuer d’avancer.

Par miracle, nous arrivions à la sortie du camp, mais des flèches se plantèrent juste devant nos pieds, m’obligeant à nous faire dévier de notre route. Nous passions du camp éclairer par le feu à une zone plongé dans l’ombre de la nuit. Je ne vis pas où nous allions, ni si nous avancions bien assez loin. Mais au bout de quelques sabots, j’avais l’impression que le sol se dérobait sous nous, comme me retrouvant au-dessus du vide et donc, m’entrainant dans une chute.

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Message  Morathi le Lun 5 Sep 2016 - 16:17

Pariédmé m'aida à parcourir les derniers mètres, et nous franchirent les portes du camp. Mon coeur battait la chamade, tandis que mes muscles me brûlaient. Je sentais une pointe de douleur percer mon omoplate gauche, mais l'adrénaline qui saturait mon corps me permettait de ne pas y prendre garde. Si la Minotaure ne voyait pas grand-chose dans la nuit, ce n'était pas mon cas et je parvins à voir que nous nous dirigions, au mieux, vers un dénivelé assez pentu... Mais je n'avais pas assez de force pour arrêter ma compagne, et nous chûtames toutes deux. Je me mis en boule, au mieux, pour me protéger durant mes roulés-boulés. Je m'arrêtais en bas de la pente, les bras en croix, essoufflée, pantelante. La sueur me coulait sur le front, et mes yeux étaient embués de larmes, plus à cause de la douleur que par réelle tristesse. Je voyais de la vapeur s'élever de mon corps et mon cœur tambourinait tant contre ma poitrine que je m'étonnais que cela ne fasse pas tressauter ma cotte de maille.

Avec des grognements d'effort, je parvins à m'asseoir, mes cheveux ébouriffés me tombant sur le visage et me piquant la peau. Je sentais, en plus de la douleur dans mon omoplate, ma peau se refroidir sous l'effet d'une certaine humidité : j'avais donc bel et bien été touchée par une flèche, qui avait percé ma cotte de maille en faisant sauter quelques anneaux.

"Quelle merde..."

J'avais du mal à mouvoir mon bras gauche sans éprouver un éclair de douleur me parcourir à chaque essai. Je parvins pourtant à me relever, tandis que des larmes coulaient sur mes joues. Ma voix était cassée, tandis que je cherchais Pariédmé. Nous devions partir avant que les Elfes ne nous retrouvent.

"Pariédmé ! Où es-tu ?"

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Re: Un refuge naturel

Message  Pariédmé le Sam 10 Sep 2016 - 14:22

Je fus complétement désorientée à cause de la chute. Je voyais à la fois le ciel et la terre défilaient devant, mais yeux avant d’atterrir sur un sol bien dur. Par réflexe, je m’étais protégé la tête avec les bras. Ma race était connue pour être solide, mais les chocs se firent bien sentir. J’avais du mal à déplier mes bras et mes jambes, tellement ils étaient endoloris. Avec tout autant de peine, j’essayais de me redresser sur mes sabots. Comment suis-je arrivé ici ? Me demandais-je. Trop tard pour les remords, il fallait fuir pour l’instant, les elfes étaient encore derrière nous. Je crus distinguer la voie de la drow qui m’appelait. Elle avait survécu, c’était rassurant. Je me mis à lui répondre et à tenter de la rejoindre :

Pariédmé – Par ici !

La peur me saisissait de toute part. Je ne voyais rien, mais j’entendais une multitude de bruit autour de moi, beaucoup d’agitation. Il m’était impossible de savoir les quels étaient ceux de l’elfe noire, ceux des elfes sylvains et ceux des bêtes sauvages. C’était la nuit que les plus féroces prédateurs sortaient pour capturer leur proie perdue dans l’obscurité. Il y avait à craindre de rencontrer une bête sauvages dangereuses devant nous et de recevoir une pluie de flèche derrière nous. Je me sentais prise au piège, mais je savais que la forêt offrait aussi un immense choix de cachette plus ou moins pratique. Ayant réussi à retrouver l’elfe noire, je lui disais sans masquer ma panique :

Pariédmé – Continuons ! On ne doit pas s’arrêter !


Une chose qui pouvait être effrayante, mais aussi qui pouvait aider, c’était les feux des elfes des bois. Les plus fortes lueurs venaient de leur camp, mais on pouvait en voir des plus faibles se baladaient entre les arbres. Plus loin, dans l’obscurité des rugissements à briser les os résonnèrent de partout. Le mieux était de s’éloigner le plus possible des lumières et des cris, et de trouver un abri qui nous dissimulerait de nos poursuivants. J’aidais l’elfe noir à avancer, mais je n’étais pas si sûr de nos chances, lorsque je vis une étrange lueur flottait plus loin devant nous. Elle était de couleur bleue et comme une luciole, elle dansait entre les arbres. On aurait cru qu’elle nous guider. Cela pouvait bien être un signe de la nature, ou une simple aide pour se diriger, mais je préférais la suivre.

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