Le fauve, le cheval et l'homme

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Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Dim 5 Juin 2016 - 0:37

Cela faisait plusieurs mois que je me dirigeais vers le Sud, à la recherche d’une carte. Pour résumer, je suis toujours à la recherche d’un moyen de rendre son corps à ma bien aimé. J’ai eu vent, il y a de ça quelques mois, qu’un homme avait trouvé une source de magie incommensurable capable de réaliser tous les vœux, un pouvoir pouvant peut-être ramener Malvina à la normale. Il n’y a rien qui me permetait d’affirmer ce genre de propos, mais toujours est-il que le meilleur moyen est d’aller vérifier par soi-même. C’est donc dans l’optique dans savoir un peu plus sur ces racontars que j’entrepris mon périple en destination de Minestour, c’est la seule indication que j’ai pu recueillir dans les tavernes d’Estandre. C’est bien connu, les Estanols sont des radins, ils ne seraient même pas capable de partager leur propre toit pour la bonne cause. Bon, je disais cela parce que j’étais frustré de ne pas avoir plus d’information, mais il y avait tout de même une part de vérité dans mes propos.

Minestour, c’était sacrément loin. Mon périple jusqu’à cette ville construite tout autour du fleuve de Phuolocht fut très long, mais heureusement pour moi je n’ai pas rencontré beaucoup de difficultés. Bon, j’avoue avoir passé beaucoup de temps auprès des diverses plantes et végétaux que je croisais sur ma route, en même temps je n’y pouvais rien, j’adorais ça ! Sur le chemin du retour, j’emprunterai quelques échantillons à dame nature, si elle me le permet bien entendu. Le temps était magnifique tout du long du trajet. La chaleur était revenue, l’hiver bien loin derrière nous et cela me rassurait. La plupart de mes plantes n’avaient pas apprécié le rude hiver duquel nous venions de sortir. Maintenant, le printemps s’installait paisiblement sur les terres d’Orcande.

Je vais passer une partie du trajet qui fut sans aucune agitation notable, à part mes différents arrêts intempestif à chaque fleur que je croisais. J’avais décidé de passé par la forêt de virelinge plutôt que de la contourner, c’était une occasion de plus pour découvrir de nouvelles beautés de la nature. Je prenais plaisir et prenais mon temps dans cette somptueuse forêt au Sud des Ganavarelles.

J’arrivais enfin à Minestour, j’avais le dos tout endolori, les pieds cloqués par la marche. J’avais bien mérité un peu de repos. La première chose que je fis en arrivant, sans aucun doute, je demandais de me faire servir une bonne grosse part de sanglier grillé garni de légumes. Après ce repas digne d’un seigneur, je me couchais dans ma chambre. Etant donné qu’il s’agissait d’un lieu de passage, il n’était pas rare de devoir partager les chambres avec d’autres personnes, ce qui fut le cas pour moi. Je partageais donc ma chambre avec … un minotaure. Je n’avais pas l’habitude de voir ce genre d’énergumène en liberté, je les voyais plus souvent à tirer les chariots des nobles à Estandre, mais bon, je devais m’habituer aux coutumes locales, enfin au mode de vie, devrais-je dire. Ici et dans les environs, l’esclavage semblait beaucoup présent que par chez moi. J’avais longtemps envisagé de m’en acheter un pour m’aider dans mes récoltes, mes moyens me le permettaient très largement, mais j’hésitais encore. La voisine de mes parents s’était plainte que son esclave s’était échappé et c’était principalement la cause de mon hésitation. Acheter un esclave pour le voir partir, c’était du gâchis.

Après m’être reposé quelques jours de plus à l’auberge, je décidais de me renseigner un peu plus sur cette fameuse rumeur qui était remontée jusqu’à chez moi. Les rumeurs entourant cette fameuse source de magie ne se faisait plus grande ici, j’avais l’impression qu’il n’y en avait pas qu’une. Mon attention s’était dirigée sur un vieil homme, habillé comme moine. Sans doute un peu éméché après toutes les pintes qu’il s’était enfilé, il m’accosta sans trop de retenue et aborda un sujet qui m’était plus que familier. Je payais donc ma tourner pour ce vieil homme qui m’offrit une carte et des indications après l’avoir servi une seconde fois. Et bien voilà des gens forts généreux ! Je reviendrai plus souvent par ici !

Les indications qui m’ont été fournis étaient assez vagues, mais je saurais me satisfaire de cela, c’était déjà inespéré d’arriver à ce stade sans aucun imprévu et sans accroc. La carte qui m’a été fourni donnait l’emplacement d’une seconde carte selon le vieil homme, mais celui-ci n’a jamais réussi à mettre la main dessus. Ma prochaine destination était les alentours d’Elegar’a, ce qui ne me donnait pas trop envie, mais le fait de repenser à Malvina me redonnait du courage. Je partirais donc demain à l’aube pour la forêt des Sylves.


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Message  Cyldarine le Dim 5 Juin 2016 - 17:20

Cela faisait longtemps que je voyageais à la découverte du monde, fascinée de toute sa diversité, tant culturelle que de paysages. Souvent j’avais voyagée seule, parfois néanmoins j’allais dans des auberges pour revoir quelques têtes humaines et non-humaines, l’ambiance de ces lieux m’intriguait tout autant qu’elle me plaisait. Mes journées, je les passais à voyager sous ma forme féline, avant de faire des haltes pour reprendre ma forme humaine et me reposer en marchant lentement. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti de forte pression de la bête contre mon esprit, je me sentais plus humaine que jamais, même si je passais de longs moments dans la peau d’un tigre blanc.

Partout où j’allais, j’étais bien accueillie en général, et je trouvais toujours à me rendre utile en compensation pour l’accueil. Sinon, lorsque je passais mes nuits à la belle étoile, les animaux de la forêt étaient ma compagnie, je discutais avec eux en quelque sorte. Les choses se sont néanmoins détériorées à mesure que je m’éloignais de Telbara et de sa région, d’abord dans les régions les plus reculées du royaume, où l’on me faisait comprendre que je n’étais pas la bienvenue, puis en pire, une fois que j’eus passé la frontière Estanole. Là, je devais à tout prix cacher mes oreilles pointues, car ce n’était pas avec des mots, mais avec des fourches qu’on me chassait, et la bête faisait de nouveau pression sur mon esprit dans ces moment-là, mais je me maitrisais, j’y arrivais de mieux en mieux.

Une autre fois, j’ai cru avoir trouvé un groupe de marchands qui m’acceptait pour leur trajet. Mais j’ignorais ce qu’il vendaient, et lorsque je découvrit qu’ils vendaient des belles jeunes femmes pour servir les riches hommes, et des hommes forts pour aider aux travaux manuels, je fus mise avec leur marchandise, enchainée. Mes chaines m’empêchaient de me changer en tigre, car je risquais de mourir étouffée par le collier adapté à un cou humain. D’après eux, j’avais de la valeur car j’étais une elfe, ils voulaient me vendre au plus offrant, que je devrai servir jusqu’à ce qu’il décide qu’il n’avait plus besoin de moi et qu’il me vende à son tour. Je ne comprenais pas la raison de ce commerce, il me paraissait aberrant et stupide, et aussi cruellement injuste envers les humains capturés. Je devais partir, et quoi de mieux que de pouvoir se transformer en Mileïs pour se glisser à travers mes liens ? Je fuis, avec l’envie de ne plus revenir vers les humains de sitôt, une décision aussi bien inspirée de mon esprit animal qui ne voulait pas risquer d’être dompté que de mon esprit humain qui craignait cette pratique pour le moins étrange qu’ils appelaient esclavage.

C’est donc en continuant ma route le plus loin possible des villes que je rejoignis une forêt dense, qui me rappelait ma jeunesse, et une autre époque pas si lointaine avec un grand élémentaire d’Elasgol. L’autre partie de ma vie que j’avais passée dans la forêt, je ne voulais pas y penser de peur de la voir resurgir. Je ne voulais pas non plus trop m’enfoncer dans la végétation, au risque de me perdre, même si j’étais certaine de pouvoir retrouver mon chemin, cela me prendrait du temps. Mon odorat de félin, très sensible, m’indiqua qu’il y avait un village non loin, mais je ne voulais pas en approcher, de peur qu’on essaye à nouveau de me passer un collier de métal autour du cou. Je resterai donc dans la forêt d’Elegar’a pour dormir, les arbres me fourniraient un abri plus que suffisant pour mes besoins, et aussi de la nourriture.

Je me réveillai le lendemain, la lumière du soleil pointant au travers des arbres. Je pris ma forme féline après m’être bien étirée et réveillée, pour courir, car j’aimais énormément cela. Je sentais le vent sur mon pelage blanc, la terre sous mes pattes, et l’odeur d’une autre personne. Il y avait quelqu’un par ici, et mes sens se mirent en alerte. Je ne discernais qu’une personne, mais peut-être avais-je tort, quoi qu’il en fut, telle une prédatrice, je me mis ventre à terre en continuant de progresser prudemment. Toujours maitresse de moi-même, je n’allais pas bondir sur cet être, du moins tant que ma vie n’était pas en danger. Je me rapprochais lentement, toujours sans la voir.

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Message  Icahadeï le Dim 5 Juin 2016 - 18:54

Elazi voyageait tellement avec Jawbol, qu'à travers ce dernier, il entendait toujours moult rumeurs, et il était pour Icahadeï une source précieuses d'histoires que le Centaure vagabond pouvait se faire quête de résoudre. Cela pouvait être un conflit entre deux personnes, une créature dangereuse à chasser, un nécromancien, ou bien d'autres petites choses tout à fait anodines pour lesquelles la maréchaussée ne risquait pas de lever le petit doigt. Tout cela venait en plus du simple plaisir de rendre visite à un ami. Elazi était très différent de Svenjig, mais pour Icahadeï, c'étaient ses deux amis les plus importants.

Elazi raconta à Icahadeï que Jawbol avait rencontré à Minestour un vieil homme étrange – Elazi le qualifia de fou – qui avait prétendu avoir une carte indiquant le début d'une piste menant à une source de magie importante. Une source de magie importante ?! Elazi n'en savait pas plus, mais Icahadeï fut trop intrigué. Il devait savoir si cette “source de magie” était quelque chose de dangereux, ou peut-être au contraire de merveilleux. Peut-être que des morts-vivants étaient en train de se lever... Ou bien, plus probablement, il n'existait pas de source de magie, mais quelque chose qui avait effrayé des villageois et que ces derniers n'avaient pas su décrire.
Icahadeï devait savoir ce qu'il y avait derrière cette histoire.

Il partit donc pour Minestour, en gagnant d'abord le Phuolocht et en le longeant vers l'amont. Parfois, pour se sentir un peu ivre de voir le paysage défiler, le Centaure se mit à galoper dans la Plaine Borduaire, ou le long du fleuve. C'était un sentiment de liberté qui le faisait se sentir plus jeune. Il partait souvent galoper quand il vivait encore en tribu, avec sa famille, avant ses quinze ans. Rien de bien atypique chez un Centaure, de toute façon.

Icahadeï mit à peu près deux semaines à arriver à Minestour, avec en tête les indications d'Elazi sur le quartier où vivait le vieil homme « fou » et l'auberge dans laquelle il traînait souvent. C'est par cette auberge qu'Icahadeï commença ses recherches, et bien lui prit, puisqu'assez vite, il finit par analyser un homme qui correspondait à la description. Il l'aborda sur le sujet d'une « étrange source de magie ».

Vieil homme – Oh, vous arrivez trop tard, Messire Centaure : un homme est arrivé il y a deux jours déjà et je lui ai donné la carte. Il est parti hier pour Elegar'a.

Icahadeï pesta contre la malchance mais n'en resta pas là, et à force d'interroger le vieil homme, il réussit à obtenir non seulement une vague description de l'Humain possédant désormais la carte, mais aussi une indication du chemin à emprunter en Elegar'a. Le vieil homme fournit effectivement plusieurs points de repère précis, et heureusement, Icahadeï était un Centaure, parfaitement apte à se repérer en pleine Nature. Et en tant que Centaure, il se déplaçait plus vite qu'un Humain – ou que n'importe quelle autre race de toute manière – sauf si celui-ci voyageait à cheval, bien sûr. Et encore, même si l'Humain était à cheval, peut-être qu'il n'avait pas fait avancer sa monture au galop jusqu'à la forêt d'Elegar'a ; auquel cas il devait déjà être arrivé sur les lieux. En galopant, Icahadeï pouvait se rendre là-bas le premier et y attendre l'Humain dont il avait besoin de la carte. Et si l'Humain était à pied, il n'y avait pas de souci à se faire... enfin, à moins que des bandits ou qu'un monstre ne le tue en chemin...

Décidé, Icahadeï quitta la ville de Minestour et s'élança au galop dans la plaine. Il croisa rapidement une petite troupe de bardes, puis deux soldats à cheval, puis un Humain seul, voyageant sans monture. Tiens donc... Icahadeï le dépassa sans l'interpeller, mais observa tout de même son visage... qui correspondait à la description du vieil homme « fou ». Cependant, beaucoup d'Humains correspondaient à cette description, et Icahadeï ne voulait pas interpeller toutes les personnes qu'il allait croiser en leur demandant : « Pardon, possédez-vous une carte achetée auprès d'un vieil homme et servant de début de piste jusqu'à une source de magie ? ».
Pourtant, cet Humain fut la dernière personne qu'il croisa, avant d'arrivée à l'orée d'Elegar'a.

Icahadeï réussit à trouver tous les points de repère que le vieil homme lui avait indiqué oralement. Il ne s'était pas encore vraiment enfoncé dans la forêt, et redoutait de le faire : il n'oubliait pas qu'il s'agissait des terres des Elfes Sylvains, et si sa nature de Centaure ne lui offrait pas de sursis, il serait tué à vue.
A cet instant, pourtant, il était déjà épié par quelqu'un. Quelqu'un métamorphosé en tigre, qui ne le voyait pas encore mais à qui le vent avait porté l'odeur.

Icahadeï avait passé de longues heures à trouver les points de repère, pendant que l'Humain en possession de la carte avait dû avancer plus facilement. Ceci expliquait pourquoi Icahadeï le vit au loin, arriver vers lui. Le Centaure trotta jusqu'à lui, et l'aborda avec le sourire, agitant la queue un peu nerveusement.

ICAHADEI – Salutations, mon brave. Je... hum... Je... pense que vous êtes la personne que j'attendais.

Quelle entrée en matière pourrie ! Icahadeï se sentit mal à l'aise. Le Centaure alezan trépigna en agitant la queue et se frotta nerveusement ce qui ressemblait bien plus à des naseaux de cheval qu'à des narines humaines. Il se racla la gorge, mais le son qu'il produisit ressembla, là encore, beaucoup plus à un grognement de cheval. Et... au nez de l'Humain, il sentait le cheval.

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Message  Sorlac Symons le Lun 6 Juin 2016 - 0:49

Comme je l'avais convenu la veille, je me réveillai à l'aube et me dirigeais maintenant vers la forêt d'Elegar'a. En y repensant, j'aurai peut-être dû demander l'aide d'une ou deux personnes pour cette quête puisque visiter la forêt sylavanienne n'était pas sans danger. Je savais pertinemment que si jamais je faisais une mauvaise rencontre, je serai bien incapable de me défendre face à des elfes rapide et agile. J'avais pris suffisamment de vivre pour tenir 3 jours, après je n'aurai qu'a préparer mes repas avec les plantes de la forêt. Je rencontrais plusieurs personne sur ma route, enfin ... plusieurs êtres vivants devrais-je dire. Il est vrai qu'au Sud du continent, les différentes races de ce monde vivaient librement. Je ne devais pas l'oublier, si jamais je devais croiser la route d'un ... d'un ... et bien d'un être non-humain, je devrais savoir discuter avec lui sans pour autant le mettre mal à l'aise ou encore le rendre méprisant à mon égard. Durant la marche, je croisais un alchimiste venant de Tacomnal. Nous avons discuté pendant un petit moment. Il faisait parti de cette grande famille d'alchimiste vivant dans le royaume avec qui je traitais mes affaires. Je croisais également un ... Homme-cheval si je puis dire, cela devait -être un centaure, il est vrai que ce n'était pas la première fois que j'en croise un, mais cette race m'a toujours intrigué. Il me dépassa en vitesse, me regardant de la tête aux pieds rapidement, puis il s'en alla au loin. Il était peut-être pressé.

Après plusieurs heures de marche, j'arrivais enfin à l'orée de la forêt. A partir de là, il fallait que je me méfie, on ne sait jamais. Je pouvais très bien faire une mauvaise rencontre et pour demander de l'aide, il n'y avait pas pire endroit. Tout ce que je pourrai attirer, se serait des bêtes et créatures dangereuses. Je m'avança dans la forêt, de plus en plus profondément, guettant le moindre signe de vie autour de moi. J'avais peur, oui. Peur de tomber nez à nez avec un Elfes Sylvain. Bien qu'ils soit plus clément que les Drows, les humains n'étaient pas tolérés en ces lieux, surtout pas les humains. J'avais pu commencer mes recherches. La carte était vraiment très ... comment dirais-je ... originale? On aurait dit qu'un enfant avait dessiné lui même cette carte, il y avait toute fois certain repère bien dessiné comme par exemple un arbre bien représenté avec un grand trou en son centre. Assez grand pour y loger un orque qi j'en croyais le dessin qui, visiblement, montrait un grand bonhomme vert à l'intérieur, ne laissant dépassé que sa tête. Il s'agissait là du tout premier repère, j'en comptais quatre autres avant d'atteindre le coffre.

Je continuais donc mes recherches et apercevais le centaure de tout à l'heure, se rapprochant de moi gentiment. Pendant un moment, j'avais imaginé les centaure avec une tête d'humain, mais celui-ci avait celle d'un authentique cheval. Surprenant ! Sa crinière d'un brun très prononcé coulait le long de son dos. Un visage qui se faisait très doux, sûrement pour ne pas m'intimider et pour pouvoir m'aborder calmement. C'est ce qu'il fit sans plus tarder.

ICAHADEI – Salutations, mon brave. Je... hum... Je... pense que vous êtes la personne que j'attendais.

En regardant de plus près, ma mémoire me rappela que j'avais croisé cette hom ... pardon, ce centaure un peu plus tôt. C'est paroles étaient plutôt hésitante, comme ci il n'était pas à son aise. Pourtant, il m'adressa la parole avec respect et considération. Pour qu'un centaure puisse parler de la sorte, il avait soit rencontrer la civilisation humaine, soit il avait eu un bon enseignant. Quoi qu'il en soit, je me posais tout de même beaucoup de question à son égard. Comment pouvais-je être l'homme qu'il attendait? Il y a une chance infini pour que je sois cette homme là et non un autre. Je lui demandais de m'expliquer pourquoi.

Sorlac Symons - Bien le bonjours, centaure. J'hésitais un instant à m'incliner pour montrer mon respect, ne savant quel posture adopter, je m'inclinai tout de même. Je n'étais pas dans des territoires humains, je devais montrer que je savais m'adapter. Permettez moi de vous demander pour quelle raison vous pensez que je suis cette personne? Si tel est le cas, qu'attendez-vous de moi?

J'essayais de rester le plus neutre possible, ici, les autres races ont la même importance que les humains. Si jamais il me posait la question, je dirais que je venais de Telbara, ainsi, il serrait plus tranquille avec moi et n'hésiterai pas à discuter avec moi voir à m'aider. Il ne paraissait pas méchant, ni agressif. Il était toute fois armé d'un arc. Au moins on s'entendrais sur un point. Cette idée me plaisait. je pense que je peux lui faire confiance.
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Lun 6 Juin 2016 - 16:48

Je suivais la personne qui me devançait à l’odeur, c’était une odeur assez particulière, celle d’un cheval, à peu de choses près. J’avais rarement vu de centaures, mais il semblait bien que j’en suivais un. Au moins cela me mettait assez en confiance, car les humains que j’avais rencontré dans le royaume d’Estandre, les esclavagistes, étais tous humains, et s’en prenaient aux non humains, je me disais donc que je n’avais pas à craindre cela, au moins. Mais je le suivais toujours de loin, mes sens de prédatrice en alerte, j’étais curieuse mais pas idiote. Silencieuse, à bonne distance, il ne pourrait sans doute pas me repérer. Il me fallut le suivre un petit moment avant de le retrouver. Il courrait plus vite que moi, même sous forme féline, mais l’odeur laisse des traces. J’entendis une voix, il parlait avec quelqu’un, un homme, vu la voix, jeune.

« Bien le bonjour, centaure. Permettez-moi de vous demander pour quelle raison vous pensez que je suis cette personne? Si tel est le cas, qu'attendez-vous de moi? »

Je restais tapie à bonne distance, pour que personne ne me voie. Mon ouïe animale étant plus fine, je restais sous ma forme féline pour mieux entendre ce qu’ils disaient. Mais vu qu’ils ne semblaient pas agressifs, je repris forme humaine et m’approchais doucement d’eux, en refaisant ma queue de cheval. Chaque fois que je me transforme, elle se défait… J’approchais doucement sans rien dire, en restant à bonne distance, je ne savais ni quoi faire ni quoi dire en vérité, c’est pourquoi j’essayais de rester le plus possible sous couvert de la végétation. En vérité, je craignais qu’ils ne soient chasseurs, avec leurs arcs, et qu’en me voyant sous forme animale ils ne m’attaquent. Je restais derrière un tronc, à les écouter.


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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Icahadeï le Dim 12 Juin 2016 - 9:49

En même temps qu'il parlait, Icahadeï reconnut le visage de l'Humain, sans surprise : c'était bien celui qu'il avait dépassé en partant de Minestour, la dernière personne sur son chemin avant d'arriver à la lisière d'Elegar'a, cet Humain qu'il n'avait pas osé aborder alors qu'il correspondait à la description faite par le vieil homme « fou ». Il le reconnut, donc, et eut l'espace d'un instant un peu peur de sa réaction. Cet Humain allait-il se sentir harcelé, ou du moins poursuivi ? Allait-il peut-être se moquer de son approche si gauche ?

SORLAC – Bien le bonjour, Centaure.

Il s'inclina, ce qui rasséréna quelque peu Icahadeï. Déjà, l'Humain se montrait poli et calme : il ne se moquait pas de lui et n'affichait pas de posture de méfiance. Peut-être n'en pensait-il pas moins, mais qu'importe.

SORLAC – Permettez-moi de vous demander pour quelle raison vous pensez que je suis cette personne ? Si tel est le cas, qu'attendez-vous de moi ?

Sans agressivité, sans moquerie, sans air de soupçon, il demandait simplement à Icahadeï pourquoi il l'attendait et comment il pouvait penser avoir affaire à la bonne personne. Des questions pragmatiques qui étaient les plus simples auxquelles Icahadeï pouvait répondre. Le Centaure se racla une seconde fois la gorge, prit une petite inspiration, et se détendit quelque peu. Le caractère gauche de son approche n'était déjà plus qu'une anecdote, ils allaient maintenant pouvoir entrer dans le vif du sujet, et Icahadeï parla posément :

ICAHADEI – Je pense que si vous vous êtes rendus ici précisément, c'est que vous ne pouvez être que la personne à qui un Humain d'âge certain à Minestour a remis une carte, carte servant de première piste vers une source de magie. Je me suis fait la quête de m'assurer que cette source de magie ne présente de danger pour personne. Cette histoire m'intrigue, et pour l'éclairer, je nécessite la carte que vous possédez, si toutefois vous me permettez de collaborer avec vous.

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Dim 12 Juin 2016 - 17:50

Ce chasseur centaure m'expliqua plus calmement et sereinement la raison pour laquelle il pensait que la personne qu'il attendait ne pouvait être que moi. Ainsi donc il avait pris connaissance de ces informations auprès de ce vieil homme à Minestour. Il savait donc très bien pourquoi j'étais venu ici et il me proposait de nous associer pour cette quête mystérieuse. Cela ne me rassurait guère, j'avais besoin de se pouvoir pour guérir un proche. J'étais peut-être avare, mais j'avais de bonne raison de l'être. J'acceptais quand même, à deux nous aurions bien plus de chance de nous en sortir, il ne fallait pas oublier que nous étions en terre Elfique. J'en profitais pour lui révéler que ce que nous cherchions était une carte et non un pouvoir magique surpuissant. C'est grâce à cette seconde carte que nous pourrons réellement prétendre chercher un pouvoir incommensurable.

Nous avancions plus profondément dans la forêt, la lumière de la plaine disparaissais petit à petit, couvert par les feuillages et branchages de ces arbres immenses. Sans nul doute que de terribles créature devaient rôder dans les parages, nous devions rester sur nos gardes. Je le fis rappeler à mon nouveau compagnon d'infortune, mais je savais très bien que je pouvais compter sur lui. Un hom ... un CENTAURE armé d'un arc ne pouvait être qu'un bon chasseur, nul doute qu'il savait de servir de cette arme et je savais pertinemment qu'il serait très attentif quant à notre environnement. D'ailleurs, il serait bien plus vif que moi, un meilleur odorat, une meilleure ouïe, les sens en alerte, bien plus que moi. Finalement, je commençais à me méfier de lui. Sa présence me rassurait, mais le vent tourne rapidement.

Sorlac Symons - Dites-moi, que cherchez-vous réellement au sujet de ce pouvoir mystérieux ? Ce n'est pas que de la simple curiosité, n'est-ce pas?

Je voulais m'assurer de ses motivations. Je ne voulais pas avoir affaire à un brigand qui se faisait passer pour un banal centaure aventurier, ou autres. Même s'il paraissait honnête, il fallait que je m'attende à tous, même à l'imprévisible. J'entendis soudain un léger bruit, non loin de nous faisant penser à un craquement de branchage. Le centaure s'était apprêté à me répondre, mais fut interrompu. Il avait également entendu ce bruit et tout comme moi, ses sens étaient aux aguets. J'avais préparé une flèche presque aussitôt. Impossible de savoir si s'était dangereux ou pas, j'apercevais une sorte de grosse créature armée d'une lance, ou plutôt d'une hallebarde artisanale. Dos à nos, elle n'avait pas senti notre présence. Cela ressemblait à une grosse fourmi, mais ne sait-on jamais, prudence est mère de sûreté. Nous nous cachions derrière un grand arbre, un chêne pour être précis, afin de guetter la créature. Elle semblait chercher quelques choses, je ne saurais quoi. Une grande bestiole avec un épiderme qui semblait bien solide, quatre grandes pattes, deux bras et une queue impressionnante et intimidante qui penchait derrière elle. Nous n'étions pas sa cible, nous pourrions l'éviter, se serait plus prudent. Je me tournais vers mon compagnon de route pour savoir ce qu'il en pensait, le regardant d'un air bien plus sérieux.
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Lun 13 Juin 2016 - 18:21

Cachée derrière l’arbre, je ne perdais pas une miette de la conversation. L’homme était, d’après le centaure, en possession d’une carte permettant de trouver une source d’énergie magique dans la forêt. Je n’avais pas eu vent d’un tel pouvoir, mais je me disais que le centaure devait se baser sur des preuves solides. Pour ma part, ils avaient réveillé ma curiosité, et j’hésitais à les rejoindre. Je me mordis la lèvre, je ne devais pas parler trop vite, je craignais qu’ils ne s’en prennent à moi si je me montrais trop vite. Mais j’étais trop curieuse, et avant de pouvoir me retenir, j’étais sortie à découver. Je devais dire quelque chose, mais quoi ? Cachée par mon capuchon, je devais donner l’air d’une humaine normale, et mes formes minces étaient masquées par mes vêtements. J’avais vraiment peur qu’ils ne s’en prennent à moi s’ils savaient que j’étais à moitié elfique. Mon instinct animal voulait que je m’enfuie, mais moi je restais là, forçant les mots à franchir mes lèvres.

Mais je remarquai qu’ils ne prêtaient aucune attention à mon apparition, ils s’étaient tournés dans l’autre sens, tirant des flèches à leurs arcs. D’abord, j’eus peur qu’ils ne me destinent ces traits, je me mis à paniquer, étouffant un cri, mais je vis alors ce qui les préoccupait. Ils se mirent à couvert, ils ne m’avaient pas vue, ils se cachaient d’un ganve, qui émergeait des fourrés de l’autre côté. Je craignais autant pour le ganve que pour nos vies, il fallait que je le prévienne. Sans réfléchir, je projetais ma conscience jusqu’à lui. Mes yeux se révulsèrent et je me sentis tomber avant de quitter mon corps, quelle idiote ! Je m’étais précipitée et n’avais pas pris le temps de m’asseoir au moins, j’espérais ne pas être blessée. Je caressais doucement l’esprit de ganve pour qu’il m’écoute, pour qu’il comprenne mes intentions.

Je conversais avec lui, le prévenant du danger qui le guettait. Il avait en effet l’intention de les affronter, leurs paroles l’avaient alerté, et comme nous étions à la limite de son territoire, il comptait le défendre. Je fis mon possible pour le calmer, lui dire que j’allais les inciter à prendre un autre chemin, que tout irait bien. Il me croyait, du moins à peu près, il vit mon corps vulnérable, allongé, j’étais vraiment tombée sans même me retenir, dans un bruit sourd. Il recula, je n’aurai pas beaucoup de temps pour les convaincre de partir avant qu’il ne revienne, je devrai faire vite, mais il me faisait confiance. Je quittai son esprit pour regagner mon corps alors qu’il partait. Je savais qu’il ne serait pas loin. Je repris conscience de moi-même, j’avais mal au crâne, je devais être un peu blessée. J’ouvris les yeux lentement, il y avait quelqu’un qui me regardait, mais ma vision était encore floue. Il m’avait sans doute entendue tomber, peut-être même vue.

« B-Bonjour… »

Je n’avais pas encore constaté que ma capuche était retirée de ma tête quand j’étais tombée.

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Icahadeï le Ven 17 Juin 2016 - 8:33

L'homme écouta attentivement les explications du Centaure. Il lui répondit que la carte qu'il détenait ne menait qu'à une autre carte, non directement à la source de magie. C'est bien ce qu'Icahadeï avait cru comprendre de toute manière, l'homme ne fit donc que le lui confirmer. S'étant entendu sur leurs intentions à chacun, ils décidèrent de se mettre en marche sans trop perdre de temps. Ils n'allaient pas avancer vite de toute manière : ils allaient devoir être attentifs au moindre point de repère, et en outre, cette forêt était des plus dangereuses. En marchant, l'homme rappela au Centaure de rester sur ses gardes... comme s'il en avait besoin. Icahadeï ne répondit rien mais n'en pensa pas moins. Rappeler à un Centaure de rester sur ses gardes dans une forêt habitée par des Elfes Sylvains, c'était aussi pertinent que d'expliquer à une Sirène comment nager.

SORLAC – Dites-moi, que cherchez-vous réellement au sujet de ce pouvoir mystérieux ? Ce n'est pas que de la simple curiosité, n'est-ce pas ?

Ca aurait pu, mais ce n'était pas le cas, du moins pas entièrement. Si l'homme posait cette question, c'est qu'il restait méfiant du Centaure et voulait s'assurer de ses intentions. Cela, Icahadeï pouvait facilement le comprendre, car il pouvait tout aussi bien être un maléficien avide de pouvoir, ou un insouciant voulant se venger de quelqu'un à n'importe quel prix. Autant donc le rassurer tout de suite en lui disant la vérité ; mais quand Icahadeï ouvrit la bouche pour parler, un craquement de branches se fit entendre. Il arma une flèche à son arc d'un geste rapide, et l'Humain fit de même. Le craquement avait été léger. Il s'agissait soit d'une personne cherchant à se faire discrète, soit d'un animal ou d'une créature faiblement imposante. Icahadeï pensa bien évidemment à un Elfe Sylvain. Sauf qu'un Elfe Sylvain n'aurait même pas fait craquer de branche.

En voyant un ganve, Icahadeï fut rassuré. Toutefois, le ganve était tourné droit vers eux. Il avait dû lui-même les entendre ou les voir. Ces créatures sont assez agressives, et il était fort possible que ce ganve fût sur le point de les attaquer. Préférant éviter une mort inutile, Icahadeï tendit le bras pour retenir son compagnon Humain. Il voulait s'éloigner du ganve sans l'énerver plus que cela.

C'est alors que le Centaure entendit un autre bruit, plus sourd, venant d'ailleurs. Ses oreilles de cheval, dressées bien droit, s'orientaient dans toutes les directions. Icahadeï glissa à voix basse à l'Humain :

ICAHADEI – Surveillez le ganve en reculant pour ne pas l'énerver, j'ai entendu un autre bruit.

Icahadeï se déplaça discrètement. Les Centaures avaient beau être aussi peu discrets que des chevaux en général, notamment à cause de leurs sabots, de leur poids et du volume de leur corps, c'était tout autre chose en forêt, où ils savaient se faire aussi discrets qu'une biche.
Icahadeï aperçut un corps humanoïde inanimé au sol. Il se pencha au-dessus de la personne et se rendit compte qu'elle respirait. C'était une femme Humaine au longs cheveux noirs, portant une tenue adaptée aux déplacements en forêt. Icahadeï eut cependant un doute que cette femme soit bien une Humaine lorsqu'il observa mieux ses oreilles, partiellements dévoilées par ses cheveux. Cette femme ne pouvait pas être une Elfe Sylvaine, elle avait un visage avec des traits trop humains, mais elle devait être une fille d'Elfe.

Icahadeï sursauta presque lorsque la Demi-Elfe ouvrit lentement les yeux et posa son regard encore embrumé sur lui.

CYLDARINE – B-Bonjour...

Icahadeï jeta un regard vers l'Humain pour s'assurer que tout se passait bien de son côté, puis parla doucement à la Demi-Elfe :

ICAHADEI – Bonjour. Etes-vous blessée ? Comment vous sentez-vous ?

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Message  Sorlac Symons le Sam 18 Juin 2016 - 4:38

La créature nous dardait de ses yeux noirs, elle nous avait repéré et devait certainement prête à nous attaquer, pourtant le centaure avait baissé son arme, rangeant sa flèche dans son carquois. Je n'avais pas l'intention de lui faire du mal, ce n'était pas dans ma nature et visiblement ce n'était pas dans la sienne non plus, mais puisque nous ne nous connaissions pas je pouvais comprendre sa réaction. Un autres bruit, beaucoup plus fin, presque inaudible, se fit entendre derrière nous. Mon regard croisa celui du centaure. Il vint me chuchoter de prendre mes distances avec le Ganve tout en gardant un œil sur lui pendant qu'il allait voir d'où venait le bruit. Cette créature étrange se nommait un "Ganve". Et bien je n'avais pas perdu ma journée, je me coucherais moins bête ce soir. Du fait que le Centaure sache à qui j'avais affaire et quel comportement adopter, il devait en savoir bien plus que moi sur la faune, un très bon chasseur donc, contrairement à moi qui ne maîtrisais cette arme simplement pour me défendre et chasser des vampires.

Le Ganve se retourna tranquillement, jetant un dernier regard dans notre direction, puis il disparue derrière de grands buissons. Il ne nous avait finalement pas attaqué, peut-être par peur, ou peut-être qu'il n'en voyait pas la nécessité. Je rangeais mon arme dans mon dos et redéposais ma flèche dans mon carquois. Je fis demi-tour pour rejoindre mon nouveau compagnon de route qui s'était dirigé derrière un arbre un peu plus loin. Je l'entendais discuter, je ne voyais pas avec qui, son grand corps m'obstruait la vue. Nous avions été suivis ? Il discutait avec un de ses collègues qui restaient cachés dans les alentours ? Je m'approchais et le contournais pour en savoir un peu plus sur la personne qui nous avait rejoint.

Par réflexe, j'avais mis mon bras droit derrière le dos, une flèche à la main, prêt à le planter dans le corps de la nouvelle arrivante. Une jeune femme était assise par terre, ses cheveux noirs en bataille, son visage tout fin et ... ses oreilles pointues. Une Elfes, je n'en avais jamais vu auparavant, mais il était facile de les reconnaître avec leurs grandes oreilles pointues. Ils étaient dangereux paraît-il, rapide, vif et très habile avec un arc. Ils n'aimaient pas les autres races, au contraire ils les chassaient de leur territoire comme du simple gibier. Mais pour le coup, j'avais une drôle de sensation. Je ne savais pas s'ils étaient vraiment dangereux ou pas. Tout ce que je savais d'eux, c'était les nombreuses rumeurs qui traîne à leur sujet, je ne saurais dire se cela est vrai. Je relâchai lentement ma prise et laissai reposer ma main sur ma hanche comme si je n'avais fait que me gratter simplement le dos. Elle n'avait aucune chance face à nous deux, il fallait juste espérer qu'elle n'appelle pas les siens.

Le centaure l'aidait à se relever, cela signifiait qu'elle n'était pas notre ennemi, ou du moins en apparence. Je lui demandais si tout allait bien, voyant une petite plaie sur son front. Gagner sa confiance était peut-être plus judicieux si jamais nous tombions face à d'autres Elfes, elle pourrait alors nous défendre. Je préférais me la jouer discret pour le moment, me contentant d'écouter le Centaure et l'Elfe discuter tous les deux.
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Message  Cyldarine le Mer 22 Juin 2016 - 10:23

La persone qui était penchée sur moi avait des traits équins, je les distinguait de mieux en mieux à mesure que ma vision me revenait nette. Il semblait avenant, soucieux, pas dangereux en tout cas, du moins pas à ce qu’il en laissait paraître. Une fois sur pieds je remis vivement ma capuche, même si je savais pertinemment qu’il avait dû voir que je n’étais pas pleinement humaine.

« Bonjour. Etes-vous blessée ? Comment vous sentez-vous ? »
« Ça va, merci, c’est juste une égratignure. »

Je touchai ma blessure, ce n’étais pas bien grave, je n’aurai même pas besoin d’user de mes pouvoirs de guérison pour aller mieux. A présent je tournai mon regard vers l’autre personne, l’humain. Il avait l’air beaucoup moins avenant, méfiant, froid. Sa main dans son dos déclencha d’instinct en moi une envie de lui bondir dessus pour planter mes crocs dans sa gorge avant qu’il n’en sorte l’arme qui s’y trouvait sans doute. Mais quelle pensée idiote, je n’avais pas de crocs, et je n’étais pas un animal, je ne sautais pas sur les gens pour les tuer par réflexe défensif. Mais la bête en moi avait de telles pensées, il fallait que je reste maitresse de moi-même. L’homme aurait déjà pu me tuer avant même que je me relève, s’il ne l’avait pas fait, c’était que je n’avais rien à craindre, du moins pour l’instant.

« Je m’appelle Cyldarine… et vous ? »

C’était ainsi que les humains se présentaient, ça au moins je le savais, même si mon approche était peut-être trop directe. De toute façon, leur donner mon nom n’avait rien de risqué. Je me méfiais toujours de l’humain, que je gardais dans mon champ de vision. Sa main était posée sur sa hache, lui aussi se méfiait, mais il ne sait pas de quelles armes je dispose. Le centaure, lui, faisait en sorte de se montrer calme et posé, il semblait bien être animé de bonnes intentions. Puis je me rappelais soudain de ganve que j’avais éloigné, il risquait de revenir.

« Nous devons partir plus loin, le ganve va revenir, en marchant pas là nous sortirons vite de son territoire, il ne nous veut pas de mal mais il défendra farouchement ses terres si nous ne partons pas. »

Sans attendre de réponse je me dirigeais dans la direction que j’avais indiquée, en les attendant tout de même. Je n’avais aucune envie de me frotter à un ganve en colère.

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Message  Icahadeï le Mer 22 Juin 2016 - 21:16

CYLDARINE – Ca va, merci, c'est juste une égratignure.

Bien, elle avait l'air de bien se porter. Elle s'était mise debout et ne semblait souffrir que d'une égratignure ne nécessitant aucun soin. La Demi-Elfe porta son regard vers l'homme, et Icahadeï l'imita, le voyant dans une posture moins décontractée, une main derrière le dos, les muscles un peu tendus et le regard ferme. Apparemment, il voyait la Demi-Elfe d'un mauvais œil. Les Demi-sangs sont très souvent rejetés par les deux races de leurs parents. Les Humains n'aiment pas voir des semblables avec des oreilles pointues. Icahadeï allait peut-être devoir ménager de possibles tensions entre les deux inconnus. Il avait besoin de l'Humain pour découvrir la source de magie mais ne pouvait pas le laisser s'en prendre à la première Demi-Elfe croisant leur passage.

CYLDARINE – Je m'appelle Cyldarine... et vous ?
ICAHADEI – Mon nom est Icahadeï, enchanté.

Icahadeï afficha un sourire avenant, et s'inclina. La Demi-Elfe lança encore un regard vers l'Humain, l'air méfiant elle-même. Icahadeï ne pouvait pas faire grand-chose pour éviter l'inimitié d'un Humain envers un Demi-sang – ou l'inverse. Il espérait encore que tout se passerait relativement bien. Tant qu'ils ne s'einvectivaient pas et ne s'agressaient pas, il s'en contenterait.

CYLDARINE – Nous devons partir plus loin, le ganve va revenir, en marchant par là nous sortirons vite de son territoire ; il ne nous veut pas de mal mais il défendra farouchement ses terres si nous ne partons pas.

Icahadeï ne savait pas ce qui était arrivé à cette femme ni d'où elle venait, mais il semblait que la vie en forêt ne lui était pas inconnue. Elle connaissait les ganves peut-être mieux qu'Icahadeï, qui avait de plus profondes connaissances en plantes qu'en animaux. D'ailleurs, comment savait-elle qu'un ganve se trouvait là ? Icahadeï avait trouvé Cyldarine allongée, et le ganve avait forcément été hors de son champ de vision. Et si l'odeur du ganve n'avait pas frappé les larges narines équines du Centaure, elle ne risquait certainement pas d'avoir chatouillé celles d'une Demi-Elfe !

Cyldarine se mit déjà à marcher, et Icahadeï lui emboîta le pas, lançant un regard à l'Humain pour lui signaler de faire de même, au moins le temps de rasséréner le ganve. L'Humain pourrait leur montrer la direction indiquée par sa carte après cela.

ICAHADEI – Puis-je vous demander, Cyldarine, ce qui vous a assommée avant que je ne vous trouve ? Et comment savez-vous qu'un ganve se trouve non loin ? Il me semble que vous n'avez pas pu le voir, et je pense votre odorat trop faible pour l'avoir senti.

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Ven 1 Juil 2016 - 2:28

La jeune femme Elfe se présenta sous le nom de Cyldarine. Le centaure se présenta à son tour, simple formule de politesse. Je m’apprêtais à me présenter, mais visiblement Cyldarine souhaitait que nous nous écartions de cet endroit qui était le territoire du Ganve, la créature que nous avions croisée un peu plus tôt. Donc elle nous épiait depuis un petit moment, elle nous avait vue dégainer nos arcs face au Ganve et elle cherchait à le protéger. Nous ne cherchions pas non plus à le tuer, nous n’aurions eu aucun mérite à cela. Elle se dirigea un peu plus loin et nous attendit. Le centaure la suivait de près et se retourna pour que j’en fasse de même. Les nombreux regards qu’ils m’adressaient à tout va ne me disait rien qui vaille. Je préférai prendre mes précautions, parti comme ça, notre nouveau groupe n’allait pas durer longtemps.

Une fois arrivée or de porté du Ganve, nous nous arrêtâmes au milieu d’un bosquet. Je pris la parole pour me présenter à l’Elfe et en savoir un peu plus sur elle. Je n’imaginais pas un Elfe aussi bienfaisant envers les autres races, en particulier envers les Hommes.

Sorlac Symons – Je me nomme Sorlac. Enchanté de faire votre connaissance. Je me courbai gracieusement pour lui montrer tout le respect que j’avais. Pardonnez-moi cette question ignare, mais êtes-vous bien une Elfes Sylvaine ? Si tel est le cas, pourquoi vous ne nous avez pas éliminés ? Vous avez pourtant eu tout le temps nécessaire pour cela puisque vous nous avez suivi, je me trompe ?

Qui ne tente rien n’a rien. Je n’étais pas sûr de ce que j’avançais, mais au moins je serai fixé sur ces intentions. Il n’y a que très peu de personnes qui savent mentir de sang froid, sans aucune hésitation. Moi-même, je suis absolument incapable de mentir. Je m’asseyais au pied de l’arbre. Par une simple posture, l’état d’esprit d’une personne peu changé du tout au tout. J’espérai en m’asseyant, la laisser gagner en confiance. Elle se méfierait moins de moi puisqu’elle aurait la supériorité sur moi du fait qu’elle debout. Cela paraît anodin, mais en réalité c’est grâce à ce genre de manipulation que les marchands arrivent à vendre tout et n’importe quoi à leur client et comme j’ai plus ou moins un pied dans le métier, je sais comment me servir de tous ces petits détails invisibles aux yeux du premier venu.
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Mer 6 Juil 2016 - 11:58

Ils me suivirent, cela me rassurait, ils n’auraient pas à combattre le ganve. Je n’étais pas sure que ce dernier l’aurait emporté, mais quoi qu’il en fut, la perte de qui que ce soit aurait été tragique. Le centaure se voulait rassurant, l’humain semblait ne pas vraiment apprécier ma présence, même s’il le cachait. Je ne me sentais pas en confiance avec lui, par instinct. Une fois un peu éloignés, le centaure me posa une question, il cherchait à comprendre, je ne savais pas vraiment comment je devais lui répondre.

« Puis-je vous demander, Cyldarine, ce qui vous a assommée avant que je ne vous trouve ? Et comment savez-vous qu'un ganve se trouve non loin ? Il me semble que vous n'avez pas pu le voir, et je pense votre odorat trop faible pour l'avoir senti. »
« Je le sens, pas avec mon nez… Disons que je ressens les choses en moi… Quant à ce qui m’a assommée, disons que je n’étais pas vraiment assommée, même si pour vous ça devait y ressembler… »

Je tournais le regard, gênée, je ne savais ni si ils verraient d’un bon œil mes capacités, ni comment ils réagiraient. Je ne voulais pas encore leur révéler mes dons, pas encore. En regardant ailleurs, je tombais sur l’humain qui nous suivait toujours, il me considérait avec méfiance, et je tirai machinalement sur ma capuche, comme pour masquer mes oreilles qui l’étaient déjà.

« Pardonnez-moi cette question ignare, mais êtes-vous bien une Elfes Sylvaine ? Si tel est le cas, pourquoi vous ne nous avez pas éliminés ? Vous avez pourtant eu tout le temps nécessaire pour cela puisque vous nous avez suivis, je me trompe ? »
« Je vous ai bien suivis oui… mais je ne suis pas une elfe sylvaine. »

J’avais prononcé ces mots avec dureté, je n’aimais pas les elfes sylvains, ce qui m’était arrivé était leur faute. Ils sont hautains et méprisables. J’ai une part de leur sang, mais ils m’ont rejetée, alors j’en fais de même. Cependant, je ne voulais pas paraitre agressive, il me fallait m’expliquer un peu plus.

« J’ai du sang elfique, mais je n’ai rien à voir avec eux, et vous n’avez rien à craindre de moi… »

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Icahadeï le Dim 10 Juil 2016 - 9:05

CYLDARINE – Je le sens, pas avec mon nez... Disons que je ressens les choses en moi...

Voilà qui était assez mystérieux... Elle n'avait pas l'air de vouloir expliquer cela plus avant, alors Icahadeï se contenta d'hypothèses, en se disant par exemple que Cyldarine connaissait peut-être une magie lui permettant de détecter toute présence de créature sylvestre dans un certain périmètre. Il y avait fort à parier que nombre de druides maîtrisaient un tel sortilège, et cette Demi-Elfe pouvait très bien être druide elle-même.

CYLDARINE – Quant à ce qui m'a assommée, disons que je n'étais pas vraiment assommée, même si pour vous ça devait y ressembler...

Mais encore ? Cyldarine détourna le regard. Icahadeï plissa les yeux, sentant bien qu'elle n'avait pas envie d'en dire plus. Elle cachait quelque chose, et Icahadeï se demanda si cela pouvait être important de la forcer à dévoiler son secret. Cyldarine devint plus nerveuse quand elle croisa le regard de l'Humain. Icahadeï tourna la tête vers ce dernier, qui n'avait pourtant plus une posture menaçante.
Au contraire, même, il exécuta une révérence en se présentant poliment : Sorlac. Bien, Icahadeï retint son nom, il ne fut même pas obligé de le lui demander. Il connaissait maintenant le nom des deux personnes à côté de lui.

SORLAC – Pardonnez-moi cette question ignare, mais êtes-vous bien une Elfe Sylvaine ? Si tel est le cas, pourquoi vous ne nous avez pas éliminés ? Vous avez pourtant eu tout le temps nécessaire pour cela puisque vous nous avez suivis, je me trompe ?

Il semblait s'efforcer à parler avec un ton le moins accusateur possible, et Icahadeï apprécia cette démarche de paix. L'Humain s'était montré assez fermé face à la Demi-Elfe au début, mais il y avait quelque part une volonté de continuer sur de meilleures bases.

CYLDARINE – Je vous ai bien suivis, oui... mais je ne suis pas une Elfe Sylvaine.

Sa réponse fut sèche. Décidemment, quand ce n'était pas l'Humain qui se montrait tendu, c'était la Demi-Elfe. Cependant, ce ton de réponse n'était peut-être pas contre l'Humain personnellement : Cyldarine avait peut-être à cœur de ne pas être prise pour une Elfe Sylvaine. De toute façon, Icahadeï avait déjà deviné qu'elle n'était qu'une Demi-sang.

CYLDARINE – J'ai du sang elfique, mais je n'ai rien à voir avec eux, et vous n'avez rien à craindre de moi...

Cette précision alla dans ce sens : Cyldarine ne portait pas les Elfes Sylvains dans son cœur.

ICAHADEI – Vous ne semblez pas les porter dans votre cœur... Mais alors pourquoi vagabonder dans leurs terres ?

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Ven 5 Aoû 2016 - 1:48

Cyldarine - Je vous ai bien suivis oui… mais je ne suis pas une elfe sylvaine. J’ai du sang elfique, mais je n’ai rien à voir avec eux, et vous n’avez rien à craindre de moi…

C'est mots résonnèrent dans ma tête un moment. Elle avait marqué un temps entre deux, comme pour reprendre ses esprits après avoir lâché quelque chose de douloureux. Le ton qu'elle avait pris était pour le moins dur et sérieux, certainement le fruit de la rancœur. Elle avait certainement dû vivre un cauchemar bien réel avec les Elfes des bois. L'homme-cheval s'avança et prit la parole.

Icahadeï - Vous ne semblez pas les porter dans votre cœur... Mais alors pourquoi vagabonder dans leurs terres ?

Très bonne remarque ! Si elle ne les aimait pas comme elle nous le laissait penser, pourquoi restait-elle dans les environs ? Si c'est pour être proche de la nature, il y a de nombreuse autres forêt sur le continent où elle serait en sécurité, même si je me dis qu'elle doit être capable de se débrouiller toute seul bien que moi dans cette forêt. Entre les Elfes et les créatures qui vivent ici, il fallait être sur ses gardes à chaque pas que l'on faisait, à chaque bruit que l'on entendait, à chaque mouvement que l'on pouvait percevoir et à tout autres changements de notre environnement actuel. S'attarder ici trop longtemps ne nous aidait pas. Nous devons nous mettre en route et le plus tôt sera le mieux.

J'eu soudain une idée qui se mit à germer dans ma tête . J'étais à la recherche de quelque chose se trouvant dans cette forêt, accompagné d'un centaure et d'une sang mêlée connaissant, à première vue, la forêt d'Elegar'a. Le fait qu'elle mettait du temps à répondre à mon camarade à sabot me laissait penser qu'elle devait avoir ses raisons de rester dans le coin. Il était donc possible qu'elle connaisse cette forêt. Un bon moyen d'atteindre mon objectif en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire! J'avais là une occasion en or ! Que dis-je ? En diamant ! Mais pour cela, il fallait d'abord le vérifier. Je décidais donc d'avoir la réponse final de mademoiselle, j'aviserais ensuite. Réfléchir avant d'agir, voilà bien la preuve qu'en trois mots, en peut faire avancer les choses!
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Mar 16 Aoû 2016 - 9:49

" vous ne semblez pas les porter dans votre coeur... Mais alors pourquoi vagabonder dans leurs terres ? "

Que répondre à cela ? Je n'en étais même pas sure moi-même. Le centaure ne voulait certainement pas me vexer ou quoi que ce soit, il semblait chercher à comprendre, savoir pourquoi j'étais là. C'était de bonne guerre, puisque je les suivais depuis un petit moment. En fait, au fond de moi, j'espérais retrouver Ashaya, mon mentor, le gigantesque élémentaire de nature qui vagabondait dans les forêts. Mais est-ce que je pouvais vraiment leur parler de lui ?

" Hum... Je ne les aime pas non, à cause de mon passé... C'est plutôt douloureux... Je suis ici parce que j'apprécie les forêts, et parce qu'il y a quelque chose qui m'intéresse, une chose qui m'est très chère. "

Je regardais ailleurs, vers la forêt. L'humain gardait le silence, je m'attendais plus à ce que le centaure reprenne la parole le premier. J'avais cependant une mauvaise impression, rien à voir avec l'humain ou le centaure. Quelque chose avait changé ici, j'avais longtemps vécu dans cette forêt, mais pas en tant qu'humaine. Cette pensée fit naitre en moi une pression sur mon crâne, signe que l'animal était toujours en moi, mais je ne me laissais pas dominer par mes instincts bestiaux. Quelque chose avait bien changé, j'en avais la certitude. Je laissais échapper cette impression entre mes lèvres.

" L'atmosphère est différente de la dernière fois que je suis venue... "

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Icahadeï le Dim 21 Aoû 2016 - 22:10

Cyldarine mit un temps avant de répondre, cherchant ses mots : la question était simple, mais la réponse ne l'était peut-être pas autant, et puis Icahadeï risquet d'aborder un sujet un peu trop personnel. Cyldarine pouvait très bien ne pas avoir envie de parler d'elle. Quoique cela commencerait à faire beaucoup de choses dont elle n'avait pas envie de parler. Icahadeï n'était pas de nature très méfiante, il acceptait facilement que chacun ait son petit jardin secret. Les petits mystères de Cyldarine ne le rendaient pas méfiant, non... mais curieux, ça oui !

CYLDARINE – Hum... Je ne les aime pas non, à cause de mon passé... C'est plutôt douloureux... Je suis ici parce que j'apprécie les forêts, et parce qu'il y a quelque chose qui m'intéresse, une chose qui m'est très chère.

Oh, voilà un autre mystère mais plus intéressant... Quelque chose ici qui l'intéressait... Et s'il s'agissait de la même chose qu'Icahadeï et Sorlac ? Le Centaure échangea un regard avec l'Humain, cherchant à voir si ce dernier pensait à la même chose que lui.

Cyldarine, elle, était un peu troublée, mais ce n'était pas seulement dû au sujet de la conversation. Elle regarda autour d'elle, se frotta nerveusement le front. Icahadeï fit un pas vers elle et s'apprêta à lui demander si elle allait bien, mais Cyldarine parla d'elle-même :

CYLDARINE – L'atmosphère est différente de la dernière fois que je suis venue...
ICAHADEI – Oh...

Icahadeï commençait à être de plus en plus convaincu que Cyldarine ressentait une sorte d'osmose avec cette forêt. C'est ainsi qu'il expliquait qu'elle eût ressenti la présence du ganve, peut-être même avait-elle ressenti la présence de Sorlac et d'Icahadeï avant de les voir, elle avait sûrement décidé de les épier pour s'assurer qu'ils n'avaient aucune mauvaise intention dans cette forêt mais n'étaient que de passage... Cela se tenait.
Maintenant, elle sentait une différence dans l'atmosphère, comparé à la dernière fois où elle était venue. Pour vraiment pouvoir affirmer quelque chose comme cela, c'est que cette dernière fois était très récente et que Cyldarine n'était pas venue qu'une fois. Elle connaissait bien mieux cette forêt qu'elle ne voulait le dire.

ICAHADEI – Vous devez très bien connaître cette forêt, pour pouvoir dire cela.

Il voulut d'abord satisfaire sa curiosité au sujet de Cyldarine avant de lui révéler son hypothèse : il pensait en effet tout simplement que la source magique à la recherche de laquelle Sorlac et lui s'étaient lancés était la cause de ce changement d'atmosphère. Pour l'instant, il n'était pas plus inquiet que cela. Si Cyldarine voulait bien en dire plus, il saurait s'il devait s'inquiéter ou s'il n'y avait rien de vraiment alarmant.

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Message  Sorlac Symons le Jeu 25 Aoû 2016 - 3:56

La réponse de cette dernière fût pour le moins curieux ! Elle était attachée à ce lieu pour X raison, quelque chose qui lui était chère à ses yeux. Que voulait-elle dire ? Est-ce que par hasard .... Je me tournais lentement vers mon compagnon quadrupède qui me regardait également. Nous avions certainement pensé à la même chose. Elle connaissait probablement ce que l'on cherchait. Mais pour l'instant, rien n'est moins sûr. Il valait mieux attendre une meilleure opportunité pour le lui demander. Lui demander d'un coup, sans prévenir, si elle pouvait nous indiquer où nous expliquer ce qu'est ce truc dont elle est tant attachée, ce ne serait pas raisonnable. Et puis même, cela ne se fait pas ! On va simplement continuer nos recherches tout en prenant en compte ce qu'elle venait de nous dire.

La demie Elfes regardait la forêt, sa demeure si j'avais bien compris, comme si elle lui réserverait encore bien des surprises, si elle lui cachait encore bien des choses. Mais sa pensée, qu'elle avait dit à voix haute, me laissait plongé dans mes songes. Elle connaissait très bien cette forêt, cela n'en faisait plus aucun doute ! Icahadeï continua sur cette lancée pour lui soutirer d'autres informations sur ses connaissances topographiques. Je m'étais fait un allié de luxe on dirait ! Il avait les idées aussi claires qu'un ciel bleu.

Toujours à l'écoute de la nature, je pouvais entendre un oiseau piquer un tronc d'arbre non loin de là, le bruit se faisait entendre très distinctement. Certainement un oiseau tout vert avec la tête rouge comme j'en voyais par chez moi auparavant. Mais je n'étais pas à l'écoute que de cela, en réalité, je guettais le moindre bruit, plus lourd que celui d'un animal, plus fluide que celui d'une créature et plus souple que celui d'un oiseau. Nous étions en territoire ennemi comme qui dirait. L'ex famille de cette jeune femme pouvait nous tomber dessus à tout moment et qui sait ce qu'ils nous feraient en nous trouvant ici. Je préférais oublier ce qui venait de me passer par la tête. Je repris la parole soudainement pour attirer leur attention à tous les deux.

Sorlac Symons - Ecoutez-moi, il serait préférable de continuer cette discution ailleurs, à l'abri des regards indiscrets, vous ne croyez pas ? Je me relevais et commençais à marcher à reculons pour leur faire face. Nous allons chercher un abri naturel pour ce soir, il ne tient qu'à vous de nous suivre ... où non. Il vaudrait mieux que nous ayons trouvé un endroit sûr où nous reposer cette nuit sans être dérangée par les créatures du coin, ni être découvert par les Elfes qui habitent ces bois.

Je les regardais tous les deux simultanément, les yeux grands ouverts, attendant un geste ou une réponse en retour. Je veux bien qu'ils me suivent, mais j'aimerais également ressortir de ces bois en un seul morceau, si jamais nous parvenions à en sortir un jour. Très franchement, j'espérais vraiment que la demoiselle aux oreilles pointues nous aiderait à trouver ce mystérieux trésor dont Icahadeï et moi même sommes en quête.
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Jeu 25 Aoû 2016 - 15:16

De mes deux compagnons, seul le centaure eut une réaction après que j'aie formulé mes pensées à haute voix. Mais je vis aussi que l'humain était sur ses gardes, et pour une fois, ce n'était pas moi qui semblait le préoccupper. En fait, je m'étais peut-être trompée, il n'avait rien dit ou presque depuis notre rencontre parcequ'il était aux aguets, et non car il se méfiait de moi, qui sait ? Le centaure est décidément bien curieux à mon sujet, puisqu'il me pose encore une question, non que cela me dérange, mais je me méfie toujours, on ne sait jamais sur qui on peut tomber. Il n'y a pas si longtemps, j'avais failli finir esclave au cours de mes voyages.

" Vous devez très bien connaître cette forêt, pour pouvoir dire cela. "

Que devais-je lui répondre ? Que j'y avais vécu seule, comme une bête sauvage à visage humain ? Sûrement pas. Une part de moi, que je gardais profondément enfouie, désirait ardemment retourner à l'état sauvage. Au fond, j'étais toujours une bête en dedans, je pouvais même prendre leur peau maintenant. Mais cette part de moi voulait juste redevenir une bête, dans ma peau actuelle, et revenir ici faisait resurgir ce passé douloureux. Oui, je connaissais très bien cette forêt, la bête en moi la conaissait par coeur, elle avait été mon terrain de chasse pour un temps, du temps où mes ongles et mes dents étaient mes seules armes. Avant que je puisse répondre au centaure, ce furent les paroles de l'humain qui résonnèrent à mes oreilles.

" Ecoutez-moi, il serait préférable de continuer cette discution ailleurs, à l'abri des regardsindiscrets, vous ne croyez pas ? Nous allons chercher un abri naturel pour ce soir, il ne tient qu'à vous de nous suivre... où non. Il vaudrait mieux que nous ayons trouvé un endroit sûr où nous reposer cette nuit sans être dérangé par les créatures du coin, ni être découverts par les elfes qui habitent ces bois. "

Il commençait déjà à reculer. Il avait raison, je n'aimais pas du tout ces lieux. A une époque, je m'y sentais chez moi, mais une chose avait changé, dans l'air. Ce n'était peut-être qu'une impression, mais la nature me semblait calme: pas calme au sens strict, les oiseaux chantent toujours, les feuilles bruissent au vent... Mais pour une druidesse comme moi, qui partage un lien bien plus intime avec elle, je la sentais plus silencieuse, comme si tout retenait son souffle. Je savais où nous cacher, j'y avais vécu pendant des années sans voir les elfes, avant qu'Ashaya, l'élémentaire de nature, ne me trouve. Il me fallait juste retrouver ma route, et donc fouiller dans la mémoire de mon passé.

Plus je repensais à cette periode de ma vie, plus je me perdais dedans. Mes vêtements me parurent soudain lourds et encombrants, j'avais envie de m'en défaire et de retourner marcher à quatre pattes, ce qui était tellement plus pratique et discret que sur deux jambes ! Et par dessus tout, j'avais envie de viande crue, saignante, je voulais chasser, je voulais tuer pour me nourrir, et revenir ensuite dans ma tanière les lèvres encore dégoulinantes, avec les restes... "Non!" Me dis-je mentalement, car ces pensées étaient celles d'une bête, pas les miennes. Je chassais tout ceci, je vivais comme une humaine maintenant, habillée, sur deux jambes, je chassais à l'arc et mangeais ma viande cuite, après avoir remercié Elasgol pour son don ! Je sortis de mes pensées, j'y avais trouvé ce que je voulais, j'avais eu très envie de rentrer dans ma tanière, je savais donc comment y retourner. Les animaux ont un instinct incroyable pour cela. Tout cela n'avais duré qu'une fraction de seconde, pendant laquelle j'étais restée immobile, l'humain avait à peine reculé plus qu'avant.

" Je connais un endroit, suivez-moi si vous voulez. C'est une cachette, même les elfes ne nous y trouveraient pas. Et... Ne posez pas de questions. "

Avant de leur laisser le temps de répondre, je me laissais glisser dans la peau d'un tigre blanc. Mon corps se plia alors que mes dents devenaient crocs, et mes ongles griffes. Mon corps se couvrait de poils blancs et noirs, alors que mon corps s'adapait à la corpulence d'un tigre. J'aimais cette seconde peau, mais je l'avais prise pour une autre raison. Un humain ne fait pas bien peur aux animaux qui vivent ici, un prédateur comme moi, bien plus. Mais je savais très bien que cela ne suffirait pas à éloigner toutes les créatures qui rôdent près de mon ancienne tanière, si nous croisons leur route bien sûr. Je m'élançais à quattre pattes, pas trop vite pour ne pas les perdre. Sur deux jambes, l'humain risquait d'être à la traine.

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Message  Icahadeï le Sam 27 Aoû 2016 - 10:48

La Demi-Elfe posa son regard sur le Centaure qui se sentit sondé. Icahadeï eut l'impression que Cyldarine cherchait à voir en lui si elle pouvait lui confier certaines informations, mais peut-être était-ce une fausse impression, alimentée par sa curiosité, elle-même attisée par les mystères que Cyldarine couvait dans ses phrases. Icahadeï bougea nerveusement un sabot au sol en même temps qu'il agita la queue, attendant la réponse de Cyldarine et peut-être un peu plus d'éclaircissement sur ce curieux personnage. Sorlac coupa malheureusement cette attente :

SORLAC – Ecoutez-moi, il serait préférable de continuer cette discution ailleurs, à l'abri des regards indiscrets, vous ne croyez pas ?Nous allons chercher un abri naturel pour ce soir, il ne tient qu'à vous de nous suivre... ou non. Il vaudrait mieux que nous ayons trouvé un endroit sûr où nous reposer cette nuit sans être dérangés par les créatures du coin, ni être découverts par les Elfes qui habitent ces bois.

Ce fut frustrant, mais sage, quoique Sorlac insultait sûrement les terres des Elfes Sylvains en désignant de “bois” ce qui était en réalité une énorme forêt du nom d'Elegar'a. Icahadeï approuva d'un hochement de tête. Les regards se tournèrent vers Cyldarine. Allait-elle décider de rester avec eux ? Encore une fois, sa réponse se fit attendre. Elle eut l'air pensive. Ailleurs. Icahadeï échangea encore un regard avec Sorlac, à moitié impatient, à moitié perplexe. Il voulait comprendre ce qui se passait dans la tête de Cyldarine. Il voulait savoir ce qu'elle leur cachait, mais il était trop diplomate pour oser poser la question franchement.

CYLDARINE – Je connais un endroit, suivez-moi si vous voulez. C'est une cachette, même les Elfes ne nous y trouveraient pas. Et... Ne posez pas de questions.

Icahadeï comprit que Cyldarine ne voulait pas se voir poser des questions sur cette cachette et comment elle la connaissait, mais il réalisa son erreur quand le corps de la Demi-Elfe se mit à muter. Il piaffa à reculons en agitant la queue, mais réussit à calmer l'effet de surprise assez rapidement en comprenant que tout cela était volontaire et que Cyldarine se métamorphosait. Une petite poignée de secondes s'écoulèrent, et la Demi-Elfe était désormais un tigre blanc.

ICAHADEI – Eh bien...

En fait, cette métamorphose allait bien avec ce qu'Icahadeï avait vu du personnage. Cyldarine était quelqu'un de mystérieux, en osmose avec la Nature. Qu'elle fût capable de se métamorphoser en animal sauvage n'était donc qu'un élément s'accordant à cette description.

Le tigre partit dans une direction, pas trop vite. Icahadeï s'élança dans son sillage, et tourna la tête pour s'assurer que Sorlac les suivait bien.

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Dim 11 Sep 2016 - 22:25

Attendant sa réponse patiemment, je tendais l’oreille pour entendre le moindre bruit, le moindre son inhabituel. Bien que cela change de la forêt prête de chez moi, je préfère être sur mes gardes. Nous sommes en territoires ennemis et cela pourrait nous coûter la vie si nous l’oublions ne serait-ce qu’un seul instant. La Demi-sang prenait son temps, réfléchissant à je ne sais quoi. Icahadeï et moi échangions un regard d'impatience lorsque celle-ci sorti de son silence.

Cyldarine - Je connais un endroit, suivez-moi si vous voulez. C'est une cachette, même les elfes ne nous y trouveraient pas. Et... Ne posez pas de questions.

Elle ne souhaitait pas que nous en sachions d’avantage, certainement pas pour nous tendre un piège, bien que je me méfie encore d’elle, je sais qu’elle ne tentera rien de mal puisque nous avons l’avantage du nombre. Et puis j’ai confiance en mon compagnon quadrupède, s’il possède un arc, c’est qu’il doit bien s’en servir à mon avis. Cela ferait deux archers contre une archère. Mais évitons de penser à cela, il ne se passera rien de bien fâcheux de toute manière.

Cyldarine recula de quelques mètres en arrière sans nous laisser le temps de lui répondre quoi que ce soit et se mit à se courber légèrement, se mettant en boule petit à petit. De longs poils blanc et noir se mirent à pousser partout sur son corps, faisant disparaître sa tenue discrète. Son visage se durcit et s’allongea pour laisser pendre de long croc que je n’aimerai vraiment pas voir de prêt. Je restais pantois devant cette transformation incroyable. Celle qui était juste avant une simple Demi-sang plutôt fragile ressemblait maintenant à un tigre blanc puissant et effrayant. Je m’attendais à ce qu’elle nous saute dessus, mais elle n’en fit rien. Le tigre s’éloigna un peu et se retourna. Il semblait nous attendre. Mon compagnon avait été surpris de voir ce changement brusque de physique, si bien qu’il agitait sa queue nerveusement. Mais telle l’idée que je me faisais de lui, il reprit son calme habituel assez rapidement, ne laissant rien transmettre hormis un regard plus curieux qu’étonné. Voyant le tigre nous attendre, il s’élança à ses trousses et moi, ben je restais immobile, sans trop savoir quoi faire. Comment voulait-il que je les suis ? Je ne suis ni un grand coureur, ni endurant, je serai incapable de les suivre bien longtemps. Mais est-ce que j’avais le choix de toute façon ? Je resserrais la ceinture de mon carquois et m’élançais à mon tour pour les rejoindre, me dodelinant tant bien que mal pour les suivre. En quelques secondes, le tigre avait réussi à faire plusieurs dizaines de mètres, idem pour Icahadeï, alors que moi, je mettais plus de temps.

Sorlac Symons – Je crois que cela ne servirait à rien que je vous dise que je suis plus lent que vous, il suffit de voir à quoi je ressemble, mais si vous vous calez à mon allure, autant vous retransformer en hum … demi-humaine, non ? Je commençais déjà à cusser . Je n’étais clairement pas habitué à courir. De toute manière, nous avons encore le temps avant que la nuit tombe, sauf bien sûr si votre tanière se trouve assez loin, dans ce cas je comprendrais.

Je n’arriverai jamais à la tanière avant la nuit si celle-ci se trouve loin, à l’opposer de là où nous sommes entrés dans la forêt. Une douleur commençait à darder mon cœur, une douleur qui piquait par à-coup. Déjà une pointe de coté ? Et bien je ne suis pas rendu … Pitié, faite que ce ne soit pas loin …
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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Cyldarine le Mer 14 Sep 2016 - 11:09

Comme prévu, le centaure m'emboita facilement le pas, et nous progressions rapidement. Et également comme prévu, l'humain peinait à nous suivre. Je ralentis l'allure, pour lui permettre de gagner du terrain. C'était bien plus simple de se déplacer sur quatres pattes que sur deux jambes.

"Je crois que cela ne servirait à rien que je vous dise que je suis plus lent que vous, il suffit de voir à quoi je ressemble, mais si vous vous calez à mon allure, autant vous retransformer en hum … demi-humaine, non ? "

J'émis un grondement, même si ses mots avaient un fond de vrai, je préférais me considérer comme une véritable humaine. Demi-humaine avait un sens quelque peu réducteur. En plus, je me sentais vraiment bien sous cette forme, je n'avais aucune raison d'en changer pour le moment.

" De toute manière, nous avons encore le temps avant que la nuit tombe, sauf bien sûr si votre tanière se trouve assez loin, dans ce cas je comprendrais. "

Ce n'était plus bien loin, heureusement pour lui, car je sentais son souffle haletant et son coeur battre à tout rompre. Je ne pouvais pas lui répondre sous cette forme, aussi je me contentais de me remettre à progresser vers notre objectif, en prenant plus garde à ménager l'humain. Encore une heure et demie de marche, et nous serions en vue de mon ancienne tanière. Quelques animaux curieux nous virent passer, et d'autres, plus gros, durent nous prendre pour des repas. Mais le chemin était relativement sûr, je savais où passer pour éviter les plus gros dangers.

Couverte par d'épais buissons, ma tanière était située sous un arbre. Ici, la terre s'était soulevée, créant un abri de terre sous un vieux chêne, consolidé par ses épaisses racines. C'était loin d'être le grand confort, mais je m'y étais plu, à une période révolue de ma vie. Visiblement, un autre animal était venu passer un séjour ici, à en juger par les traces dans le sol, mais il devait être parti. Je repris ma forme humaine, prérequis pour pouvoir parler à mes compagnons. J'étais génée de leur montrer ce lieu, où j'avais vécu pendant tant d'années, c'était un lieu bien misérable où rien ne laissait à penser qu'une humaine avait pu vivre.

" Voilà, nous y sommes. Ici, on est en sécurité, on est bien couverts des prédateurs et il y a un petit ruisseau à deux pas. Par contre, il n'y a rien à manger... Ce lieu est resté abandonné trop longtemps pour qu'il y ait des restes. Mais si vous voulez manger quelque chose de consistant je pense que l'on peut trouver facilement autour d'ici. "

Moi, je ne voulais pas chasser, d'abord par convictions, car j'étais une druide, et une personne proche de tout être vivant, donc la chasse me révolte. Mais en plus, chasser serait un retour à ma vie animale, et je voulais à tout prix éviter d'avoir à lutter contre moi-même pour ne pas redevenir la bête.

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Message  Icahadeï le Mer 14 Sep 2016 - 19:23

C'était sur cette métamorphose, en fait, que Cyldarine ne voulait pas qu'on lui pose des questions. Pourtant, Icahadeï n'avait pas tant de questions sur ce sujet que sur celui de son lien avec cette forêt. Elle avait dit qu'il se trouvait dans cette forêt quelque chose qui l'intéressait au point de lui tenir à cœur. Voilà ce qu'Icahadeï avait envie de savoir. Quelle question plus intéressante pouvait-il poser sur cette capacité de métamorphose en tigre blanc ? Au contraire, ceci allait de pair avec cette attitude quelque peu sauvage : une Demi-Elfe vivant seule dans une forêt, épiant deux intrus, sauvant la vie d'un ganve... Cela ressemblait à l'attitude que l'on pouvait imaginer d'un druide. Quoi de mieux pour se sentir proche de la Nature, et plus particulièrement des animaux, que d'avoir la capacité de se métamorphoser en animal. Quoiqu'un tigre blanc, dans une forêt... Il y avait une incohérence entre l'animal et l'habitat.

Cela fut beaucoup plus facile pour le Centaure de suivre le rythme du tigre, que pour l'Humain. Normal. Sorlac se plaignit, s'essoufflant en pressant le pas dans une forêt sauvage où ses jambes ne pouvaient se mouvoir en toute aise. Il demanda à Cyldarine de quitter sa forme animale. Le tigre émit un petit grognement puis reprit la marche. Cela signifiait un “non”. Icahadeï regarda Sorlac avec compassion, et fut prêt à l'aider, mais il remarqua que le tigre avançait moins vite. Il n'y eut plus besoin d'aider l'Humain. Tant mieux.

Ils arrivèrent au pied d'un vieux chêne au tronc épais et aux racines importantes. La terre avait été creusée, les racines formant le toit d'un abri rendu discret par les buissons juste devant. Un abri un peu petit pour un Centaure, mais Cyldarine et Sorlac pourraient tous deux s'y loger et y dormir. Cyldarine quitta sa forme animale pour présenter le lieu :

CYLDARINE – Voilà, nous y sommes. Ici, on est en sécurité, on est bien couverts des prédateurs et il y a un petit ruisseau à deux pas. Par contre, il n'y a rien à manger... Ce lieu est resté abandonné trop longtemps pour qu'il y ait des restes. Mais si vous voulez manger quelque chose de consistant, je pense que l'on peut trouver facilement autour d'ici.

Icahadeï observa les alentours, ses semi-naseaux bien écartés, reniflant l'air ambiant. Aucune odeur inquiétante. Aucun bruit inquiétant. Un ruisseau proche. De la végétation abondante. De multiples sources de nourriture possible. Un abri pour un Humain et une Demi-Elfe. Parfait.

ICAHADEI – Je peux me charger de cueillir des baies. Sauriez-vous m'indiquer ou en trouver, Cyldarine ?

Quand il était enfant, Icahadeï partait souvent à la cueillette, laissant la chasse à ses frères. Une simple préférence qui ne relevait d'aucune idéologie.

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Re: Le fauve, le cheval et l'homme

Message  Sorlac Symons le Mar 20 Sep 2016 - 23:05

Ma demande à cette demi-Elfe avait été un échec total qui eue pour seule réponse un grognement de mécontentement. Mais elle ralentit tout de même la cadence pour me laisser le temps de respirer. J’avais vraiment du mal à avancer dans cette forêt et surtout, nous étions certainement passés à côté d’indice pour ma quête initiale qui est de dégoter un trésor, ou plutôt un pouvoir ancien et puissant. Mais je laissais de côté cette mission pour le moment. Si Cyldarine rejoint notre groupe, même un bref instant, je suis persuadé qu’elle arriverait à s’orienter sans souci et rapidement, ce qui réduirait la durée de l’expédition ainsi que sa dangerosité.

Nous nous étions arrêté dans une partie de la forêt assez sombre, nous devions être au cœur même de la forêt, je suppose. Je m’adossais à un arbre pour récupérer mon souffle, haletant férocement. La sang mêlée nous présenta son petit abri. Le sol s’était creusé naturellement sous un arbre offrant un abri sûr. Des buissons assez broussailleux dissimulaient la petite cabane qui passait inaperçue. Pour un coin tranquille, nous allions certainement passer la nuit sans être gênée par une quelconque créature. Il n’y avait plus qu’à trouver à manger. En plus de la sécurité qu’offrait notre hutte, tout ce dont nous avions besoin se trouvait à portée de main : Eau, nourriture. Et puis, pour un herboriste dans l’âme comme moi, tout son bonheur se trouve dans la forêt ! Avec l’eau de la rivière et quelques plantes, je pouvais leur faire un petit bouillon accompagné de quelques champignons. J’en ai souvent fait près de chez moi, mais ici la qualité des produits est sans doute incontestablement meilleur que chez moi. Je préférai leur demander leur avis avant de me mettre à chercher.

Sorlac Symons – Je peux vous préparer un petit bouillon à base de plante et de champignon si vous voulez ? Le temps de récupérer quelques ingrédients et d’allumer un petit feu et ce sera fait. Je posais mes affaires dans l’abri et en ressortit 5 coupoles en bois et une petite casserole en terre cuite. J’ai ce qu’il faut pour en faire sur moi. J’ai l’habitude d’en faire qu’en je suis seul en forêt. Qu’en pensez-vous ? Agrémenté de quelques baies, je suis sûr de rendre sans défense votre palais.

Ce n’est qu’après avoir dit cela que je songeai au feu. Un feu en pleine forêt … il faut vraiment être idiot pour dire ce genre de choses, mais l’abri pouvait servir de pare-feux isolé par de la terre, il ne pourrait se propager. Il suffirait juste de placer le feu contre la paroi et de nous mettre dos au buisson pour ne pas qu’ils s’enflamment à cause d’une étincelle furtive.

Sorlac Symons – Nous pourrions installer le feu ici, je désignais l’endroit précis auquel je pensais dans la hutte, il ne dérangera pas la nature autour de nous et ne ce sera que peu visible aux alentours grâce au feuillage des buissons.
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