Un dragon cavalier

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Re: Un dragon cavalier

Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 17 Juil 2016 - 17:13

Le Centaure tourna la tête vers lui et essaya de lui cracher au visage, mais Serpad Eoc'Deokad fit un grand pas en arrière, et reçut le glaviot entre les clavicules. Il s'essuya les écailles d'un revers de main.

Centaure – Sale lézard ! Que j'agisse pour moi ou non ne change rien ! J'aurais gagné une belle somme sur ta sale tête reptilienne. Nécromancien.

Serpad Eoc'Deokad réussit à garder son sang-froid. Il n'était pas dans sa nature de s'emporter violemment contre quelqu'un, et il n'était pas impulsif pour un sou. Bien sûr, ce Centaure l'énervait, de par son comportement et ses insultes répétées, mais Serpad Eoc'Deokad lui opposa une impassibilité reptilienne assez refroidissante.
Il venait de le traiter encore de lézard, mais ce n'était presque rien à côté du tout dernier mot prononcé : “nécromancien”. Ledit nécromancien coula un regard inquiet vers Dovamun, mais ce dernier ne parut même pas intrigué, alors que Serpad Eoc'Deokad craignait de le voir choqué. Le Centaure trahissait sa nature, mais ce fut sans conséquence. Incroyable. Dovamun n'avait-il rien contre les nécromanciens ? Ou bien était-il simplement persuadé que cette accusation était forcément fausse ? Quoi qu'il en soit, il finit par se tourner vers lui, et lui dit :

DOVAMUN – Monseigneur, visiblement, ce manant ne cherche qu'à vous nuire. Je vous l'ai offert comme serviteur. Son âme est donc entre vos mains. Quel sort lui réservez-vous ?

Sur son visage reptilien, Serpad Eoc'Deokad réussit à ne pas montrer de surprise devant le Centaure. La surprise pourtant était bien là. Que prenait-il à Dovamun de lui parler ainsi tout à coup en faisant comme si l'Homme-lézard était son seigneur ? Cherchait-il simplement à provoquer la confusion chez le Centaure ? Ce dernier eut en tout cas une réplique assez virulente après une latence due à la surprise :

Centaure – Quoi ?! Tu te fiches de moi, sale charogne d'Humain ! Un Lézard ne peut être maître ! C'est stupide comme un animal ! Tu es bien plus bête que lui si tu le vois comme un supérieur ! Raison de plus de la vie d'un esclavagiste. On est là pour rétablir l'équilibre.

Serpad Eoc'Deokad n'avait pas l'impression d'entendre un Centaure parler. Les seules personnes qu'il avait entendues défendre la vie des esclavagistes, avaient été des Humains. Il fallait croire que finalement, plusieurs races, pas seulement les Humains, aimaient à promouvoir l'esclavagisme. En tout cas, Serpad Eoc'Deokad avait sa réponse : le Centaure n'agissait pas pour quelqu'un l'ayant manipulé. Il disait “on” en s'incluant lui-même dans le lot des esclavagistes, dont il défendait l'activité comme s'il agissait pour son propre compte.

Serpad Eoc'Deokad claqua du plat de la main la croupe du Centaure. Ce dernier lâcha un hennissement de surprise en faisant un pas nerveusement.

SERPAD – Ceci, c'est pour m'avoir encore appelé “lézard”. Tu sais, beaucoup de gens, par-delà ce royaume, et même en son sein, pensent que les Centaures ne sont que de stupides chevaux. Ta façon de hennir et d'avancer nerveusement quand on te claque la croupe tend à le confirmer. Nous allons cependant te laisser une chance de comprendre en quoi tu te fourvoies, et de changer. Quand tu seras las de répéter que tu n'es pas un cheval, tu finiras peut-être par comprendre que je ne suis pas un lézard, et que je ne mérite pas plus l'esclavage que toi.

Il tourna la tête vers Dovamun :

SERPAD – Montrez-lui ce qu'il fait subir aux esclaves, pour qu'il comprenne. Traitez-le comme un cheval. Cravache, éperons, utilisez ce que vous voulez, curez-lui les sabots comme s'il était votre monture, pansez-le à l'étrille, sellez-le, chevauchez-le de gré ou de force ; faites tout cela jusqu'à ce qu'il change d'avis sur l'esclavagisme.

Si le visage reptilien de l'Homme-lézard était assez peu expressif, il n'en était pas de même du visage semi-équin du Centaure, qui marqua d'abord la stupeur, avant de se durcir en posant le regard sur Dovamun.

Centaure – Je ne suis pas un cheval, et jamais tu ne me chevaucheras, misérable bipède. Je te ferai tomber à chacune de tes tentatives. Et je t'écraserai sous mes sabots.

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Message  Dovamun le Mar 26 Juil 2016 - 11:29

Serpad claqua sa main contre la robe du centaure, ce qui fit pousser à ce dernier un hennissement qui n’avait rien d’amicale. Le séladien avait obtenu sa réponse, et il n’était visiblement pas satisfait de ce qu’il venait d’apprendre, le métier du canasson et le fait d’être traité pour un moins-que-rien. Un centaure pouvait être esclavagiste, pourquoi un séladien ne pourrait avoir un titre de noblesse ? L’égoïsme pouvait faire perdre la tête à n’importe qui et ce centaure, ne semblait pas bien intelligent. J’avais l’impression de revoir plusieurs de mes anciens camarades durant mes études à la tour de l’aurore. Sans oublier les professeurs, tous à l’esprit étroit et fermer remplis de préjuger.

SERPAD – Ceci, c'est pour m'avoir encore appelé “lézard”. Tu sais, beaucoup de gens, par-delà ce royaume, et même en son sein, pensent que les Centaures ne sont que de stupides chevaux. Ta façon de hennir et d'avancer nerveusement quand on te claque la croupe tend à le confirmer. Nous allons cependant te laisser une chance de comprendre en quoi tu te fourvoies, et de changer. Quand tu seras las de répéter que tu n'es pas un cheval, tu finiras peut-être par comprendre que je ne suis pas un lézard, et que je ne mérite pas plus l'esclavage que toi.

Ce qu’il disait était bien vrai, je partageais son opinion, il traitait d’animaux les autres alors qu’il était lui-même un hybride et son comportement se rapprocher du cheval. Pourtant, je fus surpris par sa décision au final. Il décidait de donner une leçon au centaure pour lui faire comprendre son erreur et dans l’espoir de le faire changer, ainsi que lui faire voir que tout deux méritait le respect. Je devais l’avouer, sur ce coup, je m’étais laissé tromper par une idée répandue, je croyais que Serpad aurait voulu en profiter pour se venger de son ancienne vie d’esclave et en asservissant complétement le centaure. Au lieu de ça, il se montra assez juste à mon avis et on sentait de la compassion. J’en fus bien surpris, et bien heureux. Il agissait avec raison, sans se laisser aveugler par ses émotions. Je l’appréciais bien. Serpad se tourna vers moi et me demanda !

SERPAD – Montrez-lui ce qu'il fait subir aux esclaves, pour qu'il comprenne. Traitez-le comme un cheval. Cravache, éperons, utilisez ce que vous voulez, curez-lui les sabots comme s'il était votre monture, pansez-le à l'étrille, sellez-le, chevauchez-le de gré ou de force ; faites tout cela jusqu'à ce qu'il change d'avis sur l'esclavagisme.


Il exprima tout cela sur un ton calme, n’exprimant aucune émotion comme s’il était totalement maître de lui, ne se laissant déborder. Cela lui donnait une certaine autorité. En réponse, je me mis à lui sourire en hochant la tête d’un air un peu sadique. Il voulait que je contribue à la punition… Soit. Le centaure n’était pas de cet avis, d’abord effrayé, il se montra hostile en m’injuriant et proférant des menaces :

Centaure – Je ne suis pas un cheval, et jamais tu ne me chevaucheras, misérable bipède. Je te ferai tomber à chacune de tes tentatives. Et je t'écraserai sous mes sabots.

À mon tour, je lui lançai un regard méprisant et alla lui attraper ses cheveux pour lui approcher son oreille de ma bouche. Je ne comptais pas lui parler dans le secret, mais à lui crier bien fort dans son orbite auditive pour qu’il entende et comprenne bien :

Dovamun – Fais donc cela ! Mais à chacune de tes tentatives idiotes pour nous fausser compagnie… Je t’enverrais une décharge électrique bien forte ! Cela te brûlera et si tu refuses toujours d’entendre raison, tu ne partiras pas d’ici avec une bonne partie du corps brûler ! Mais en cendre ! Balayer par le vent !

Apparemment, mes mots semblèrent le toucher. Le centaure comprenait que je ne bluffais pas, quand je faisais une menace, cela se tenait comme une promesse. S’il fallait que je le réduise en cendres comme je venais de lui dire, alors il en saura ainsi. Le centaure baissa la tête, admettant sa défaite, mais ne s’empêchant pas de râlait dans sa barbe des jurons incompréhensible. Il se mit bien à terre, me permettant de lui grimper sur son dos. Je m’agrippais bien à sa chevelure pour m’y accrocher, une main plaquée contre sa peau humaine si j’avais besoin de lui donner un petit coup d’énergie pour le rappeler à l’ordre. Une fois bien installé, je lâchais un instant la peau du quadrupède pour la tendre vers serpad :

Dovamun – Venez avec moi mon ami. On est plus très loin de notre destination.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 31 Juil 2016 - 15:25

Dovamun fut mis en colère par les protestations du Centaure. Il lui empoigna les cheveux qu'il tira vers lui, lui parlant fort tout près de l'oreille pour que son avertissement réonne au plus profond de son crâne : si le Centaure essayait de se défaire de lui, Dovamun irait jusqu'à le réduire en cendres. Cette menace n'était pas à prendre à la légère, le Centaure l'entendit bien. Quand Dovamun lui relâcha les cheveux, il inclina la tête. Sans effacer la grimace de son visage, il plia les pattes pour permettre à ses deux ennemis de s'installer facilement à califourchon sur son corps de cheval. Dovamun prit place le premier puis tendit la main à Serpad Eoc'Deokad.

DOVAMUN – Venez avec moi mon ami. On est plus très loin de notre destination.

L'Homme-lézard prit la main de Dovamun et s'aida pour monter en croupe sur le Centaure. De peur d'une réaction violente de la monture involontaire, il serra ses jambes sur ses flancs, et se tint par les mains à la taille de Dovamun. Sa queue était assez raide sous l'appréhension. Le Centaure se mit débout, sans dire un mot, mais sa propre queue était des plus agitée, ses crins virevoltaient en tous sens à chaque seconde. Son état d'énervement était plus que palpable.

Le Centaure commença à avancer au pas. Serpad Eoc'Deokad se détendit progressivement. Sa queue finit par retomber mollement sur les fesses du Centaure. Ce dernier ne décolérait pas.

Centaure – Garde à l'esprit, Humain, que tu serais incapable de me chevaucher si je ne me laissais pas faire.

C'était un défi ?

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Message  Dovamun le Lun 1 Aoû 2016 - 18:45

Le Séladien monta avec mon aide sur le dos di centaure et s’installa. Il me tenait à la taille pour pouvoir s’accrocher à quelque chose et éviter de tomber. Le centaure se releva doucement et se mit à avancer à la vitesse du pas. Ce début de coopération se passait bien, sans réel accroche. Le centaure semblait comprendre qu’il n’avait trop le choix que de se soumettre. Déjà qu’il n’était en grande forme, son corps avait sur lui plusieurs blessures venant de notre combat, ce qui avait épuisé le centaure. S’il devait se battre de nouveau, jouant le rebelle, il ne pourrait le faire au meilleur de sa forme. Mais je devais avouer que Serpad et moi-même n’étions au meilleur de notre forme aussi. Nous avions subi plusieurs coups du quadrupède et les douleurs se faisaient encore sentir. Toutefois, je comptais sur mes sorts de distance pour avoir le dessus sur notre nouvelle monture.

Centaure – Garde à l'esprit, Humain, que tu serais incapable de me chevaucher si je ne me laissais pas faire.

Sa voix m’avait tiré de mes pensées. Je pensais surtout à lui certes, mais j’avais oublié qu’il savait parler ce sauvage ! Je considérais tout esclavagiste brutal et autres groupes comme des sauvages, tous ceux qui étaient contre une bonne culture et une bonne éducation, préférant donner des coups plutôt que des connaissances. En plus, comment devais-je prendre ses paroles ? Pour une menace ? Il ne me faisait pas peur, et s’il voulait jouer au plus effrayant il aura trouvé un adversaire.

Dovamun – Garde à l’esprit aussi, que tu serais incapable de survivre bien longtemps maintenant, si je le désirais. Maintenant tais-toi et avances !

Le centaure souffla énerver et pressa le trot. Nous gagnons un peu d’allure. Il semblait moins bête que je l’aurais crue, tant mieux pour lui, il serait surement possible d’en faire quelque chose. Entant normal, j’aurais laissé un centaure profiter de sa vie en pleine liberté, mais celui-là, il était un danger pour les autres et pour moi. Je devrais donc « l’aider » à se mettre sur le bon chemin avant de le laisser semer le désordre à nouveau. Qui sait, d’un côté, je lui rendais service, je le sauvais d’une mauvaise vie, voire de la mort. Pour le moment, je ne voulais pas trop penser à se dégénérer, un autre sujet me semblait plus intéressant, les pouvoirs du Séladien. L’homme-lézard était un nécromancien. Pas évident, car ces types de mage étaient surtout vus comme les méchants chez les sorciers. Leur magie était corruptrice et menait aussi de grands malheurs. Mais connaissant un peu la personnalité de Serpad et ce qu’il avait vécu, je ne voulais pas le juger de suite, je voulais en savoir plus avant.

Dovamun – Alors, vous êtes donc nécromancien. Je peux comprendre que ce soit liée à de bien tristes souvenirs, mon ami.


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Message  Serpad Eoc'Deokad le Mar 9 Aoû 2016 - 17:15

Ce Centaure avait essayé de tuer Serpad Eoc'Deokad, ou au mieux de le capturer pour le destiner à un rôle d'esclave, aussi cet air de défi lui passa à côté. Dovamun aurait peut-être envie de l'affronter en duel pour lui clouer le bec, quoique cela serait assez risqué, mais si dans un tel combat Dovamun réussissait à monter le Centaure et à le soumettre contre son gré, son autorité serait assise pour de bon ; quoi qu'il en soit, Serpad Eoc'Deokad resta sans réaction, il n'avait pas envie d'affronter le Centaure en duel et il était la mauvaise personne pour monter un Centaure contre son gré, il n'était pas assez doué en équitation pour cela. De toute manière, il n'était pas du genre à répondre aux défis et aux provocations. Ce Centaure pouvait se convaincre de ce qu'il voulait : le fait était que Dovamun et Serpad Eoc'Deokad le chevauchaient en ce moment en lui faisant prendre la direction du domaine du baron.

DOVAMUN – Garde à l’esprit aussi que tu serais incapable de survivre bien longtemps maintenant, si je le désirais. Maintenant tais-toi et avance !

Le Centaure passa au trot pour montrer un semblant de bonne volonté. Les menaces de Dovamun étaient prises au sérieux. Serpad Eoc'Deokad, surpris par le trot, serra les hanches de Dovamun avec les mains, et les fesses du Centaure avec la queue, réussissant à se stabiliser malgré l'effet de surprise. Le Centaure agitait la queue nerveusement, signe qu'il trottait à contre-cœur uniquement pour éviter une punition douloureuse.

DOVAMUN – Alors, vous êtes donc nécromancien. Je peux comprendre que ce soit lié à de bien tristes souvenirs, mon ami.

Des souvenirs encore un peu trop récents. Impossible d'oublier Kleimo et ce qu'il avait fait pour protéger Serpad Eoc'Deokad. Il avait été un père pour lui, il lui avait enseigné son savoir en permettant à Serpad Eoc'Deokad de développer son potentiel de magie tout en respectant son orientation, et il s'était même sacrifié pour lui. Serpad Eoc'Deokad avait eu un deuil difficile car il n'avait pas pu s'empêcher de se dire que s'il n'avait pas été pratiquant d'un art magique prohibé, Kleimo serait toujours en vie. Pour autant, il n'avait pas renoncé à tout ce qu'il avait appris. Continuer à pratiquer la nécromancie était une évidence, car sinon, Kleimo se serait sacrifié pour rien.

L'Homme-lézard hocha la tête, même si Dovamun ne pouvait pas vraiment le voir. Il n'avait plus rien à cacher, maintenant. Dovamun avait cru le Centaure sur de simples accusations, et Serpad Eoc'Deokad aurait nié si Dovamun n'avait pas réagi comme si, finalement, pour lui, la nécromancie était une magie comme une autre.

SERPAD – Je suis très étonné que vous le preniez si neutrement. Vous ne montrez aucune hostilité à la nécromancie.

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Re: Un dragon cavalier

Message  Dovamun le Jeu 11 Aoû 2016 - 13:19

J’attendais sa réponse. J’imaginais que répondre à une telle question devait être difficile, un peu comme avoué être un vampire à une foule déchaîner. Mais bon, une réponse simple et claire me suffisait, oui ou non. Inutile de trouver une excuse pour éviter de répondre ou partir dans tout un long récit si ce n’était pas demandé. Le séladien finit donc par répondre.

Serpad – Je suis très étonné que vous le preniez si neutrement. Vous ne montrez aucune hostilité à la nécromancie.


Je m’attendais plus à un oui attristé, ou bien un non de protestation. Au lieu de cela, il me semblait un peu calme, peut-être rassurer ou inquiet. Au ton de sa voix, j’avais du mal à en juger, il était assis derrière moi, je ne pouvais donc voir sa tête. Je ne pouvais qu’imaginer, en attendant de savoir ce qu’il ressentait. À ses paroles, je me mis à rire. D’un côté parce que je comprenais ce qu’il voulait dire, la nécromancie étant mal vue, ce qui peut l’étonner de mon comportement, mais aussi parce que j’avais un point de vue sur le sujet bien particulier. Il serait bon d’en faire part à mon associé, pour éviter qu’il ne s’inquiète pour rien et risque de devenir un peu paranoïaque sur ce qui pourrait lui arriver.

Dovamun – Disons que mon avis diverge assez de celui des autres. Ce n’est pas une magie qui m’attire beaucoup, même pas du tout. Quand j’eus la capacité de choisir, je préférais la magie de feu pour… Vous savez pourquoi. La nécromancie ne m’aurait rien apporté à ce sujet, juste plus de problème car j’aurais été plus souvent importuner que d’habitude. Mais vis-à-vis des nécromanciens… Disons tout simplement que je les laisse en paix… Tant qu’ils ne viennent me causer des ennuis.
Centaure – Sottises ! Sale nécro !!! Toi aussi sale humain tu collabores !

Je me mis à lui frapper au-dessus de la tête, tout en le sonnant de se taire. Le centaure menaça de s’agiter jusqu’à ce qu’il sente la brulure produite par ma main sur sa robe. Il redevint très vite calme, tout en marmonnant dans sa barbe. Celui-là nous causera des problèmes un moment ou un autre. Une fois au château, il faudra que je m’occupe de lui pour m’assurer qu’il ne fasse trop de ravage. J’avais une écurie, et de quoi le maîtriser. Cela devrait le calmer pour un moment jusqu’à ce que je trouve mieux. Une fois assuré que le centaure se soit calmer, je repris la conversation avec Serpad, pour le prévenir de quelque chose.

Dovamun – Je tolère votre magie comme pour celle des autres. Mais je dois vous avouer que je vous apprécie bien. Donc vous pourrez user de votre magie si cela vous chante, à la condition de ne causer du tort à personne sur mes terres. Par contre, faites-y attention, je suis tolérant… Mais les autres occupants du domaine, serviteurs, gardes, autres « propriétaires », et etc. risquent d’être moins réceptifs.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Ven 12 Aoû 2016 - 16:38

Pourquoi Dovamun eut-il un petit rire à cette réponse ? Cela ne sonna pas comme une moquerie, plutôt comme si Dovamun avait trouvé quelque chose d'ironique par exemple. Ou plutôt, comme si Dovamun s'amusait de voir que Serpad Eoc'Deokad l'avait pris pour ce qu'il n'était pas, une personne ayant comme tout le monde un avis préconçu sur la nécromancie. A ce petit rire, Serpad Eoc'Deokad eut presque envie de dire « Désolé... ». Au fond, Dovamun n'avait rien contre la nécromancie et c'est tout ce qui comptait, non ?

DOVAMUN – Disons que mon avis diverge assez de celui des autres. Ce n'est pas une magie qui m'attire beaucoup, même pas du tout. Quand j'eus la capacité de choisir, je préférais la magie de feu pour... vous savez pourquoi. La nécromancie ne m'aurait rien apporté à ce sujet, juste plus de problèmes car j'aurais été plus souvent importuné que d'habitude.

Il parlait d'un choix. Lui, il avait peut-être choisi de se tourner vers tel ou tel domaine de magie, il avait peut-être choisi d'utiliser l'élément du feu plutôt que celui de l'eau, mais pour Serpad Eoc'Deokad, les choses s'étaient passées autrement, cela n'avait pas été un choix, mais une évidence, un instinct. Il n'avait pas choisi de s'être tourné vers la nécromancie. Il était fasciné par la mort, et Kleimo n'avait pourtant rien fait pour l'orienter vers la nécromancie. Ca s'était imposé comme cela. Serpad Eoc'Deokad ne se plaignait pas de ne pas avoir eu le choix, il ne voyait pas les choses ainsi, il notait juste la différence avec le parcours de Dovamun qui, lui, parlait de choix. La seule chose que Serpad Eoc'Deokad regrettait, c'est le fait souligné par Dovamun : être un nécromancien apporté son lot de problèmes.

DOVAMUN – Mais vis-à-vis des nécromanciens... disons tout simplement que je les laisse en paix... tant qu'ils ne viennent me causer des ennuis.
Centaure – Sottises ! Sale nécro ! Toi aussi sale Humain tu collabores !

Dovamun intima au Centaure de se taire en lui donnant un coup sur le sommet de la tête. Serpad Eoc'Deokad lui aurait volontiers donné une bonne claque sur la croupe – il avait noté que le Centaure y était particulièrement sensible – pour lui faire regretter ces mots, mais il était trop dans ses pensées à ce moment-là pour se distraire ainsi. Il était pris par cette conversation avec Dovamun, et effaça juste vite fait la phrase du Centaure sans perdre le fil de la conversation.

DOVAMUN – Je tolère votre magie comme pour celle des autres. Mais je dois vous avouer que je vous apprécie bien. Donc vous pourrez user de votre magie si cela vous chante, à la condition de ne causer du tort à personne sur mes terres. Par contre, faites-y attention, je suis tolérant... mais les autres occupants du domaine, serviteurs, gardes, autres « propriétaires », et cætera, risquent d'être moins réceptifs.

Serpad Eoc'Deokad était déjà surpris par le point de vue de Dovamun, il n'allait certainement pas miser sur le point de vue identique de toutes les personnes vivant dans son domaine !

SERPAD – Evidemment. Je vous remercie, Monsieur.

Maintenant que Dovamun avait fini d'expliquer son point de vue, Serpad Eoc'Deokad revint à considérer le Centaure sur le dos duquel il était assis. Il avait suggéré à Dovamun de le mater afin de lui montrer ce que lui-même faisait subir aux esclaves qu'il capturait. Il espérait ainsi faire changer le Centaure d'optique sur l'esclavage.

SERPAD – Pour le Centaure qui vous sert de monture, j'ai noté que lui claquer la croupe avait un certain effet sur lui.
Centaure – Je te préviens, si tu t'avises de me toucher la croupe, tu vas le regretter !

La panique se lisait dans sa voix. Un Centaure chevauché ne peut rien faire pour empêcher son cavalier de lui éperonner les flancs ou de lui claquer la croupe ou même les fesses.

SERPAD – Observez.

Serpad Eoc'Deokad fit la démonstration, claquant bien fermement la croupe du Centaure. L'homme-cheval lâcha une sorte de hennissement et fit quelques pas nerveux.

SERPAD – J'ignore si cela a le même effet sur ses fesses. Je pense qu'avec une cravache, vous aurez son attention.
Centaure – Tu vas le payer ! Je te tuerai, crois-moi, à la première occasion, misérable reptile, excrément de la Nature, vaurien de nécromancien ! Je ne suis pas un cheval ! L'on ne cravache pas un Centaure !
SERPAD – Pourtant, vu de derrière, je ne vois que les grosses fesses d'un cheval, et la même croupe. Tu hennis comme un cheval. Tu sens même le cheval. Dovamun, vous qui avez beaucoup chevauché de montures, je suppose, quelles différences faites-vous entre monter ce Centaure et monter un cheval ? S'il a la même réaction qu'un cheval lorsque vous lui talonnez les flancs ou lorsque vous lui cravachez la croupe, c'est donc que c'est bien un cheval, non ?

Le Centaure n'en pouvait plus. Mais comprenait-il le message réellement ? Serpad Eoc'Deokad n'en revenait pas lui-même de dire tout cela, il ne pensait rien de ce qu'il disait à cet instant, mais le Centaure était-il assez intelligent pour comprendre pourquoi il l'insultait ainsi ?
Serpad Eoc'Deokad posa sa main à plat sur la croupe du Centaure, sans donner de claque, mais la frotta dessus afin de l'imprégner de son odeur. Il plaça ensuite sa main juste devant le nez de Dovamun.

SERPAD – Reniflez : que sentez-vous ?

Le pire, c'est qu'ayant frotté la croupe d'un Centaure, la main de Serpad Eoc'Deokad sentait vraiment le cheval. L'odeur d'un Centaure ne se différenciait de celle d'un vrai cheval que par la combinaison de son torse et de son corps inférieur, mais si l'on reniflait de près son corps de cheval, même un Homme-lézard non averti pouvait faire la confusion. Alors, un Humain...

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Message  Dovamun le Dim 14 Aoû 2016 - 14:32

Serpad – Evidemment. Je vous remercie, Monsieur.

Un cour silence eut lieu avant que Serpad ne reprenne la parole.

Serpad – Pour le Centaure qui vous sert de monture, j'ai noté que lui claquer la croupe avait un certain effet sur lui.


Je me mis à rire. Ce mage séladien avait de bonnes idées. Je pris note de ce qu’il venait de dire pour l’appliquer à la première occasion. Une bonne claque me serait moins fatiguant que de lui mettre le feu. Le centaure ne partagea pas cette idée, ce qui me plaisait davantage dans cette idée. De nouveau, il menaça Serpad avec une voix sonnant comme celle d’un homme prit de panique, voyant arriver le couteau pour le transpercer. S’il ne voulait pas être traité ainsi, il n’avait qu’à pas attaquer des innocents sur les routes.

Centaure – Je te préviens, si tu t'avises de me toucher la croupe, tu vas le regretter !

Serpad ne se laissa pas impressionner par le centaure et proposa une démonstration. Il claque sa main contre la croupe du centaure, on l’entendait bien. Le centaure se mit à hennir sous le choc et fit des pas un peu désordonner avant de reprendre un trop normal. Il devait avoir compris la leçon, une petite douleur suffit pour faire apprendre aux plus téméraires les bonnes manières. Un peu comme du dressage, cela pouvait paraitre horrible, mais quand on avait plus trop le choix. On peut toujours parler pour faire comprendre les choses aux autres, mais pour certains, la discussion ne suffisait pas, il fallait des solutions plus « radicales » pour faire entendre raison. Si ce centaure était plus sociable, parler aurait suffi à dissiper tout malentendu, mais celui-là n’était qu’une brute, un vrai sauvage qui ne pensais qu’à son or et aux choses de courtes portées. Voilà pourquoi j’avais du mal à le prendre en pitié. Et Serpad semblait bien content de donner une leçon à cet esclavagiste.

Serpad – J'ignore si cela a le même effet sur ses fesses. Je pense qu'avec une cravache, vous aurez son attention.

Centaure – Tu vas le payer ! Je te tuerai, crois-moi, à la première occasion, misérable reptile, excrément de la Nature, vaurien de nécromancien ! Je ne suis pas un cheval ! L'on ne cravache pas un Centaure !
Serpad – Pourtant, vu de derrière, je ne vois que les grosses fesses d'un cheval, et la même croupe. Tu hennis comme un cheval. Tu sens même le cheval. Dovamun, vous qui avez beaucoup chevauché de montures, je suppose, quelles différences faites-vous entre monter ce Centaure et monter un cheval ? S'il a la même réaction qu'un cheval lorsque vous lui talonnez les flancs ou lorsque vous lui cravachez la croupe, c'est donc que c'est bien un cheval, non ?
Dovamun - Je dois dire que cela se ressemble beaucoupen effet.

Il semblait vraiment bien s’amuser, et la frustration du centaure était tout aussi drôle. On dirait un parent qui voulait faire peur à un sale gamin. Par contre, ce qu’il disait sur la comparaison entre un cheval et un centaure me fit réfléchir. La différence était mince ces deux espèces. Mise à part l’intelligence et le buste humain des centaures, le reste restait proche de l’équin. En y réfléchissant, je voyais où voulait en venir le nécromancien. Le centaure traité, le Séladien de lézard. Alors il voulait sans aucun doute lui faire ressentir ce que cela fait d’être traité comme un animal. C’était une bonne idée, mais je doutais qu’elle puisse marcher avec une tête de mule comme lui. Sans m’y attendre, Serpad mit sa main devant mon nez. Elle sentait mauvais, j’eus de suite un haut-le-cœur, une envie de vomir. Par réflexe, je fis un grand geste du bras pour écarter la main du Séladien.

Serpad – Reniflez : que sentez-vous ?
Dovamun – Oui c’est vrai que cela pue le cheval ! Pouah ! Une raison pourquoi je ne m’approche jamais trop des écuries.

Le centaure semblait d’avantage vexé. La ruse de Serpad marchait ? Le doute était permis. D’autant qu’il ne disait plus un mot, peut-être à bout de souffle après avoir fait de nombreuses insultes et de menace, ou bien fatigué de tout cela. S’il se tenait tranquille, son sort ne sera que meilleur et il retrouvera sa liberté assez rapidement. Mais cela ne durera, je le sais, nullement besoin d’être oracle ou voyant de foire pour le deviner. Je tentais un sujet par la suite, moins énervant pour le centaure, afin d’éviter de trop le pousser à la rébellion.

Dovamun – Dites-moi centaure. Pourquoi choisir l’esclavagisme comme métier ? J’ai connus des centaures qui ont préférer une vie plus en harmonies avec la nature et d’autres races. Ils sont choisis quelque chose de plus reposant et qui aidait à faire des progrès dans la vie.

Centaure – Pfff. Ils sont esclaves des autres races. Ils suivent des estanols comme chaire à canons et parler ou même s’allier avec d’autres revient à trahir notre peuple. Alors vaut mieux être maître qu’esclave ! Même si je dois me retourner contre ces faibles de centaures.
Dovamun – Donc, pour affranchir les centaures esclaves, vous les asservissez aussi. J’ai connus des chevaux bien plus intelligent que vous. Justement, pour mieux vous répondre Serpad Eoc'Deokad, la différence entre lui et les cheveaux est l'intelligence.

Le centaure cracha et se mit à s’agiter. Je voulais être moins vexant pour lui, loupé avec un tel idiot.

Dovamun – Et quel est votre nom au fait ? Un « grand maître esclavagiste » doit avoir un nom non ?

Centaure – C’est… Le redoutable DypsiWynki ! Misérable humain !!!!

Je me retenais de rire à l’annonce de ce nom, qui pour moi était vraiment absurde. Une fois nos belles émotions retomber au bout de plusieurs mètres parcourues, j’aperçu une tache noire se dessiner à l’horizon, entre deux collines. En m’y concentrant, je reconnu ce qui se trouvait devant nous. Un large sourire se dessina sur mes lèvres. Après un si long chemin, enfin. Je tendis mon doigt vers la tache sombre et m’adressa à Serpad :

Dovamun – Vous voyez la silhouette devant nous ? Le mur avec deux tours à côtés visible ? C’est mon domaine. Encore quelques kilomètres et nous serons enfin arriver chez nous.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Lun 15 Aoû 2016 - 11:12

DOVAMUN – Oui c'est vrai que cela pue le cheval ! Pouah ! Une raison pourquoi je ne m'approche jamais trop des écuries.

Dovamun rentrait dans le jeu de Serpad Eoc'Deokad. Ce dernier fut rassuré, car cela signifiait que Dovamun avait compris où il voulait en venir et ne le prenait pas pour quelqu'un de raciste, car ne l'étant pas lui-même, il aurait dans le cas contraire réagi autrement, en s'offusquant. C'était donc une bonne chose que Dovamun comprenne que Serpad Eoc'Deokad jouait là un rôle. Serpad Eoc'Deokad ne pouvait pas non plus nier qu'il prenait par la même occasion une petite revanche envers celui qui avait voulu l'asservir ou le tuer en le traitant de “lézard”. Il utilisait donc une méthode pédagogique un peu rude, c'est vrai... Il avait du mal à se reconnaître. Cependant, il avait trop de mal à plaindre ce Centaure, et espérait sincèrement au fond de lui que l'humiliation qu'il lui faisait subir serve au final à quelque chose. Il ne l'insultait pas gratuitement.
Dovamun l'avait apparemment compris ; mais le Centaure, lui, le comprendrait-il au bout d'un moment ?

Dovamun reprit une conversation sur une base plus neutre avec le Centaure. Il commença par lui redemander ce qui l'avait poussé à devenir esclavagiste. Le Centaure avait déjà répondu à cette question, mais il se réexpliqua avec d'autres mots : il ne supportait pas de voir sa race se laisser dompter par les Estanols, et Serpad Eoc'Deokad comprit qu'il n'en voulait pas seulement aux Humains, mais il en voulait aussi à ses propres congénères de se laisser faire. Il estimait que même s'allier à un Humain était déjà trahir la fierté de leur race. Il prenait donc les devants en préférant être maître qu'esclave, car c'était forcément l'un ou l'autre.
Dovamun lui fit remarquer avec ironie que pour éviter que les Centaures ne deviennent esclaves, il les asservissait lui-même.

DOVAMUN – J'ai connu des chevaux bien plus intelligents que vous. Justement, pour mieux vous répondre Serpad Eoc'Deokad, la différence entre lui et les chevaux est l'intelligence.

Normalement, l'on disait cela dans le sens où un Centaure est plus intelligent qu'un cheval, mais Dovamun reprenait l'argument à l'inverse : les chevaux sont plus intelligents que les Centaures, c'est ce qui permet de différencier les deux. Serpad Eoc'Deokad entendit que Dovamun ne pensait pas non plus ce qu'il disait et qu'il ne cherchait qu'à rabaisser le Centaure un peu plus. Dovamun et Serpad Eoc'Deokad jouaient le même jeu.

Finalement, Dovamun lui demanda son nom. Le Centaure ne put s'empêcher d'ajouter l'épithète “redoutable” devant son nom : Dypsiwynki. Quelques minutes après cette conversation, une grande silhouette noire se dessina à l'horizon. Des remparts, des tours...

DOVAMUN – C'est mon domaine. Encore quelques kilomètres et nous serons enfin arriver chez nous.

Chez eux ? Chez Dovamun, surtout. Peut-être ferait-il tout pour que Serpad Eoc'Deokad se sente chez lui dans son domaine. Il le lui présentait en tout cas comme sa nouvelle maison.

SERPAD – J'en suis ravi.

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Message  Dovamun le Mer 17 Aoû 2016 - 11:52

Serpad – J'en suis ravi.

Je ne savais pas trop s’il disait cela, car il était enchanté d’enfin y arriver, ou bien s’il s’en moquer ou que l’idée ne lui plaisait pas du tout au contraire. Je n’y faisais pas trop attention, car pour moi, j’étais bien heureux d’enfin revenir à la maison après ce long, mais très long voyage. Il me tardait de prendre un bon bain bien chaud et de m’enfermer dans mon laboratoire pour travailler sur mes dernières trouvailles. Les notes sur mon observation du dragon noir m’aideront à avancer. Surtout sur le fait que celui-ci possède un pouvoir de téléportation selon Serpad, ce qui expliquerait qu’ils soient si durs à débusquer. Il faudra aussi que Serpad et moi, nous nous mettions au travail sur son don également. Mais cela pouvait attendre encore un peu, ce n’était pas le plus urgent. Le centaure montra son mécontentement une nouvelle fois en s’agitant. Celui-là… Il va avoir une place de premier chez choix une fois arriver, il ne sera pas déçu de ce qu’il l’attend.

Le domaine se détaillait de plus en plus en même temps que nous approchions. Il était encore en travaux, mais là plus part des rénovations avaient bien avancer. On pouvait voir de loin que la tour du dragon, un rajout, avait aussi bien progresser. Une sorte de gros donjon décorer, fortifier, prévus pour accueillir un futur dragon, le prochain que je trouverais. Elle n’était qu’à moitié finit, mais déjà impressionnante à ce stade. D’habitude, ce genre de travaux pouvait durer des mois, voire des années, mais ne faisant réaliser une œuvre entière, et en y mettant le prix et la motivation nécessaire aux travailleurs, on accomplissait des miracles. Mais j’avais tout lancer depuis ma quête du dragon et donc, cela avait laisser pas mal de temps aux ouvriers d’accomplir une bonne partie du travail.

Dovamun – Ah oui, j’oublié un détail justement. Le château et en travaux. Oui une rénovation s’imposait. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez droits à des appartements opérationnel, propre avec tout le confort, non loin de l’aile de travail. Vous n’aurez donc aucun problème.

Tournant mon regard vers le centaure, j’en profitais pour ajouter :

Dovamun – Les écuries sont également disponible, ne vous en faites pas.

Le centaure fut excédé. Il voulait protester en me menaçant de me faire tomber, mais par reflexe, je lui brûlai la peau avec ma main, juste une petite brûlure qui calma l’étalon. Il se tenait donc calme, et afficha un air bien résigner. Il comprenait bien vite que quoi qu’il fasse contre moi, je serais le lui faire regretter. Encore quelques kilomètres et nous serons enfin arriver, devant les hauts murs du château, protégées par deux tours et garder par les deux beaux dragons de pierre, veillant sur l’entrée… Cette décoration j’y tenais vraiment.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 21 Aoû 2016 - 22:09

Alors que, sur la monture parlante de Dovamun, Serpad Eoc'Deokad se laissait porter en approchant du domaine du Baron, il pensait à ce qui l'attendait. Il croyait Dovamun sincère mais il espérait ne pas se tromper. Le Baron pouvait très bien lui présenter les choses comme un emploi rémunéré, pour cacher là une place d'esclave. Cela pouvait n'être qu'une tactique pour amadouer l'Homme-lézard tout en profitant du fait que cela avait été sa seule alternative pour s'enfuir de Denoronhe et échapper à la possession de Schizæ. Serpad Eoc'Deokad avait du mal à croire en cette possibilité, mais il y songea tout de même.

Sinon, une vie de château l'attendait, et ce serait quelque chose de nouveau pour lui. Il n'aurait pas à se demander comment obtenir de quoi s'acheter à manger et de quoi se payer un lit. Il n'aurait pas le souci de ce que seraient faits ses lendemains. Il aurait même le droit d'exercer sa maîtrise de la nécromancie. Plus il voyait les choses ainsi, plus cela lui semblait être une vie de rêve. Il n'osait y croire. Il y avait forcément plusieurs inconvénients auxquels il ne pensait pas.
Si, il y avait celui de servir de sujet d'études, de devoir se laisser examiner comme un animal ou une créature étrange par Dovamun. Serpad Eoc'Deokad devait bien le dire, cela ne l'enchantait pas, mais en contrepartie de tous les avantages qu'il y gagnerait, il accepterait volontiers de se prêter au jeu.

DOVAMUN – Ah oui, j'oubliais un détail justement. Le château est en travaux. Oui, une rénovation s'imposait. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez droit à des appartements opérationnels, propres, avec tout le confort, non loin de l'aile de travail. Vous n'aurez donc aucun problème.
SERPAD – Merci, Monsieur.

Si seulement il n'y avait pas d'autres inconvénients que ceux dont il était déjà informé... Cela paraissait trop beau en fait. Si Dovamun était un homme aussi bon qu'il paraissait à ce jour, Serpad Eoc'Deokad lui serait redevable.

Enfin, le Baron et l'Homme-lézard, chevauchant le Centaure, arrivèrent à l'entrée du domaine, gardée par deux magnifiques statues de dragons, qui prenaient la pose en flanquant l'arche. Serpad Eoc'Deokad resta un instant à admirer les œuvres, puis observa par lui-même les travaux visibles de là où ils étaient. Au niveau du donjon du château, une tour était en pleine construction, et une bonne dizaine de personnes étaient en train de travailler à pied d'œuvre.

Sitôt passé sous les arches et entré dans le domaine, Serpad Eoc'Deokad tendit le museau et renifla toutes les odeurs qu'il pouvait capter d'ici, histoire de se familiariser au plutôt avec son nouvel environnement.
Il repéra en premier les écuries. Cela signifiait qu'il allait devoir descendre du Centaure. Il attendit les instructions de Dovamun pour cela. Par ailleurs, si Dovamun n'était lui-même pas un esclavagiste, il était curieux de voir comment il allait se justifier auprès de ses gens de chevaucher un Centaure et de le laisser aux écuries en demandant qu'il soit traité comme un cheval. Le Baron allait pour sûr créer la surprise chez ses gens.

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Message  Dovamun le Lun 29 Aoû 2016 - 20:35

Nous franchissions la grande porte, gardée par les deux dragons de pierre qui surveillaient par leur regard froid et menaçant. Passer entre ces deux géants de roche me faisait du bien, je rentrais dans mon domaine, mon univers, là où j’étais maître, loin des futilités de ce monde. Après avoir franchi le premier et unique mur d’enceinte, nous arrivions dans la cour. Un espace assez grand, qui permettait avoir accès au hall principal, deux ailes et des petites annexes du château. Dis comme ça, on pourrait croire que je vivais dans un palais, mais le château était bien plus petit que ceux des rois, mais confortables. En y entrant, je vis tout ce monde qui se dépêchait à accomplir leur besogne. Mais, quand nous arrivions au milieu de la cours, tout le monde s’arrêta et nous regarda perplexe. Qu’avaient-ils ? J’ai changé ? Ah oui, le centaure, ils ne devaient s’y attendre. Je l’avais déjà oublié celui-là. Faisant un signe de la main, de gardes vinrent m’aider à stopper ma monture et à m’aider à descendre. Je tiens à préciser que je ne possédais que poignée de garde, pas une armée nuance, juste ce qu’il fallait. Enfin bref, bien content de descendre, j’invitai Serpad à en faire autant.

Tout le monde nous salua, faisant une révérence. Mais aucun ne perdit son regard surpris par ce que je ramenais. J’étais parti seul, je revenais avec un Séladien et un centaure qui me servait de monture, en y réfléchissant seulement maintenant, je me disais que cela pouvait bien faire bizarre. Je fis signe au responsable de l’écurie d’approcher. Ce dernier, un peu maladroit, manqua de trébucher en approchant. Un peu agar, il se demandait bien ce que je lui voulais. Je lui présentais le centaure en disant son nom. Presque tout le monde allait rigoler. Puis je lui confiais une mission :

Dovamun – Emmènes cette bourrique dans les écuries. Ce vaurien nous a causer du tort alors il a besoin d’une bonne leçon.
Serviteur – Euh… Très bien maître. A vos ordres.
Dovamun – Ah oui, il a aussi mauvais caractère. Prends deux ou trois gardes avec toi. Et s’il pose trop de problème, confie-le au cuisinier, comme ça on aura de la viande de cheval ce soir.

DypsiWynki fut choquer par mes dires et voulu se débattre effrayer. Il n’y parvint pas, maîtriser par plusieurs de mes serviteurs. Cela m’amusait beaucoup, je m’en mis à rire. Tournant la tête vers Serpad, je lui expliquais :

Dovamun – Ne vous inquiétez pas, je plaisante. Bon ! Il faut vous présenter.

L’attrapant par l’épaule, je fis une courte présentation aux autres personnes du château pour qu’ils sachent à qui ils auraient à faire et qu’elles seront les consignes :

Dovamun – Je vous présentes Serpad Eoc’Deokad. C’est un collègue mage comme moi qui vient travailler ici, afin de m’aider dans les recherches sur les dragons. Il logera ici et s’il a besoin de quoi que ce soit, vous le servirait comme vous me servez.

Pendant que je terminais les explications, une voix stridente m’interrompit. Je manquais de me briser les dents en serrant. La voix m’appelait tout enjouer et elle s’approchait de moi. Je n’avais rien contre elle, mais des fois elle arrivait au mauvais moment. Une femme, approchant la cinquantaine, vêtue d’une belle robe verte en soie noble et d’un petit couvre-chef, sortit par la porte d’entrée du château et s’approcha de moi tout enjouer.

Dovamun – Heureux de vous revoir mère.

Mère – Mon petit Dovamou. Tu es enfin rentré, j’allais m’inquiéter.

Mère m’attrapa par le coup pour me déposer un tendre baiser sur le front. J’aimais beaucoup ma mère, mais des fois elle perdait de vue l’étiquette et elle me traitait comme si j’avais encore cinq ans. D’un côté, c’était surtout à cause du conflit qui opposait différents seigneurs à Telbara, leur faisant perdre le domaine, avant que je ne le récupère. Une histoire bien compliquée. Mère tourna la tête vers mon collègue et ouvrit bien grand les yeux, surprise de ce nouvel invité.

Mère – Bien le bonjour noble seigneur, je suis la baronne Aurorane, mère du baron Dovamun. A qui ais-je l’honneur ?

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Ven 2 Sep 2016 - 18:10

Comme Serpad Eoc'Deokad s'y attendait, les gens du Baron écarquillèrent tous les yeux dans une expression de stupéfaction en voyant leur seigneur chevaucher un Centaure manifestement contre le gré de ce dernier. Cela confirma à Serpad Eoc'Deokad que ce n'était pas le genre de Dovamun. Pas de crainte à avoir, donc, ce n'était pas un esclavagiste ayant voulu donner le change. Rassuré, bien que ses doutes eussent été maigres, Serpad Eoc'Deokad descendit de leur “monture” quand il y fut invité, après Dovamun. Dypsiwynki fut confié au garçon d'écurie. Dovamun expliqua son grief contre le Centaure. Un peu penaud, le garçon d'écurie obéit à son seigneur sans discuter.

DOVAMUN – Ah oui, il a aussi mauvais caractère. Prends deux ou trois gardes avec toi. Et s’il pose trop de problème, confie-le au cuisinier, comme ça on aura de la viande de cheval ce soir.

Serpad Eoc'Deokad fut probablement aussi choqué que Dypsiwynki lui-même. Heureusement, Dovamun, un sourire un peu franchouillard, révéla bien vite qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie. Serpad Eoc'Deokad se détendit. Peu importe le ressentiment qu'il pouvait avoir envers une personne, il ne s'imaginait pas la manger. C'était une plaisanterie d'assez mauvais goût, mais il ne fit aucun commentaire. Il n'avait pas encore vu Dovamun faire beaucoup d'humour, et cela démarrait assez mal. Ce n'était de toute façon pas le plus important.

Non, le plus important, c'est que Serpad Eoc'Deokad était arrivé dans un endroit où il serait logé, nourri et protégé, en échange de quoi il mettait son “corps à la science” pour le compte personnel de Dovamun. Il attendait donc de voir comment tout cela allait se passer, avec une certaine appréhension. Pour l'heure, il fut d'abord présenté à un certain nombre de personnes. Noms et fonctions défilèrent et il ne faisait aucun doute qu'il allait presque tout oublier, d'autant que pour ne rien arranger, seuls des Humains lui furent présentés. Il pouvait être plus simple, par moyen mnémotechnique, d'associer un nom ou une fonction à une race. Serpad Eoc'Deokad en vint à se demander si Dovamun n'employait que des Humains dans son domaine. Il tendit le museau et renifla encore une fois, pendant presque une minute. Il y avait l'odeur de quelques Tigrains. Ce devaient être des gardes ; en tout cas, Dovamun ne les lui présenta pas. Hormis cela, Serpad Eoc'Deokad ne trouva que des odeurs d'Humains. S'il y avait un individu d'une autre race, son odeur pouvait très bien avoir été couverte par toutes les autres.

Les présentations furent à peine achevées qu'une voix féminine quelque peu stridente se fit entendre. Une Humaine d'un âge avancé s'avança vers Dovamun d'un pas pressé avec un large sourire. Elle échangea quelques mots avec Dovamun : il s'agissait tout simplement de sa mère, heureuse de le voir de retour. Elle avisa ensuite l'Homme-lézard :

Mère de Dovamun – Bien le bonjour noble seigneur, je suis la baronne Aurorane, mère du baron Dovamun. A qui ais-je l’honneur ?

Serpad Eoc'Deokad fut surpris par tant que considération à son égard. Non seulement par honnêteté mais aussi par modestie, il la corrigea avec politesse, tout en s'inclinant devant elle :

SERPAD – Enchanté de vous connaître, Madame. Mon nom est Serpad Eoc'Deokad, mais je ne suis pas un seigneur, ni même un noble.

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Message  Dovamun le Sam 3 Sep 2016 - 14:04

Le séladien s’inclina avec respect devant ma mère et lui parla de même avec une très grande modestie :

Serpad – Enchanté de vous connaître, Madame. Mon nom est Serpad Eoc'Deokad, mais je ne suis pas un seigneur, ni même un noble.
Aurorane – Je vous prie de bien vouloir m’excuser. Mais au vue de vos manière, vous me semblez bien noble, Serpad Eoc’Deokad. Soyez le bienvenu en notre humble demeure. Alors, dites-moi, que nous vaut le plaisir de votre visite.

Je m’interposais un peu pour rapidement expliquer la situation et abrégée cette discussion :

Dovamun - C’est un collaborateur dans mes travaux. Il va m’aider dans mes recherches contre rétribution et toit.
Aurorane – Très bien Dovamun. Un nouveau visage est toujours plaisant au château. Vous êtes donc ici chez vous noble Serpad Eoc’Deokad. Parlant de travaux, ton père est actuellement dans son bureau, étudiant le trésor, il voudra te parler.
Dovamun – Je le verrais au dîner, là je dois classer les informations collecter, excusez-moi mère. Je dois aussi faire visiter le domaine à notre nouvel ami et le préparer pour les expériences.
Aurorane – J’espère que cela ne se passera pas comme la dernière fois, avec cette pauvre jeune femm…
Dovamun – Nous nous retrouverons au dîner mère.


Après nous être salué et renvoyer tout le monde à sa besogner, je conduisis Serpad à l’intérieur du château. Déjà, rien que le hall était impressionnant avec ces quatre hautes colonnes, ses torches et ses multiples décorations de dragon, de sculpture à gravure un peu partout, et ces vitraux comme ceux dans les temples représentant des scènes magnifiques de combat ou de paysages féeriques. Je guidais le Séladien à travers les pièces et les couloirs, expliquant la fonction des différentes pièces et ailles, comment y accéder et ce qu’il pouvait y trouver. Je lui montrais les cuisines, la salle à manger, de réception, la salle de travail, d’eau, la bibliothèque, les quartiers… Et enfin, les siens. La porte en bois dans un couloir de vielle pierre grise n’était pas très grandiose, mais son intérieur était confortable. Il avait un grand lit double sur un sol surélevé, une armoire et des coffres en ébène, richement décorés, un bureau et des chaises en cèdres, une belle fenêtre au-dessus de son lit, un lustre de couleur argenté, de quoi faire sa toilette… Bref, tout le nécessaire à bon prix. Le laissant s’installer, je l’informais :

Dovamun – Mettez-vous à votre aise. Nous nous retrouverons pour le dîner. J’imagine que vous avez faim. Personnellement je peux tenir plusieurs jours sans manger tant que je travail, mais mes parents me forcent à manger régulièrement. Donc on dinera. Un serviteur viendra vous chercher. Tenez, voici la clef de vos quartiers.

Lui donnant la clef et le saluant, je quittais ses quartiers pour rejoindre mon bureau. J’avais un peu de temps devant moi, je voulais en profiter pour ranger ceux que j’avais rapporté et remettre mes premières notes au propre. J’avais encore beaucoup de travail sur les bras, mais je ne serais plus seul sur la tâche, si Serpad s’avouera être compétant et d’une grande aide.

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