Un dragon cavalier

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Message  Dovamun le Lun 23 Mai 2016 - 11:20

Après de nombreux jours de voyage, j’en ai perdu le compte rien que le voyage sur le Phuolocht et le Salfe, nous arrivions enfin dans la région de Ganavarelles. Nous accostions à Port Barbe. Cette ville n’avait pas changé depuis mon départ, mais j’espérais que les travaux au château ont au moins très bien avancé. Nous verrons une fois arriver. Nous quittions rapidement la ville pour nous enfoncer dans les terres. Encore quelques jours de marche avant d’arriver. Serpad était au moins de bonnes compagnies. Bien que j’aurais voulu revenir avec le dragon noir, le Séladien que je venais d’engager pour mon travail pourrait m’aider. Il était un reptile, pouvant cracher un cône de feu devant lui, se rapprochant bien d’un dragon. Je pourrais en apprendre pas mal chose, même si j’aurais préféré le dragon noir. Nous discutions de notre arrangement. J’avais proposé un salaire et un programme lui laissant du temps libre pour lui. Bien que je pusse passer pour quelqu'un de froid ou distant, je n’étais pas un monstre… Pas trop en tout cas. Il fallait qu’on trouve un accord tous les deux. De plus, il était aussi un sorcier comme moi, mais jouant dans une autre catégorie, je ne voulais le tester dessus. Je préférais me concentrer sur son don de cracheur de feu que j’étudierais une fois rentré.

Dovamun – Bien, je vous propose cinq pièces d’argent et vingt de cuivre par jour. Et pour votre temps de travail, ce sera de la demi-journée toute la semaine, le matin ou l’après midi au choix. Cela vous convient ?

Mon travail ne se concentrerait pas uniquement sur l’ancien esclave, fraichement affranchis. Je devais m’occuper de pleins d’autres choses avant et son salaire et son temps de travail restaient grandement négociables. Mais je n’allais pas lui donner plus que nécessaire, pas question de me faire escroquer, volé facilement. Je prévoyais quelque chose en tout cas, si jamais il m’aidait à atteindre mon objective, devenir un authentique homme-dragon, il obtiendra une énorme récompense. Peut-être voir un de ses rêves, quel qui soit se réaliser. Je me voyais déjà, avec de grande elle, imposant, volant à travers les nuages et de cracher du feu sur tous ceux qui oseront me défier. Mais avant d’y arriver, je devais encore beaucoup travailler. Déjà, voir comment faire avec Serpad, déjà dans la grotte, il ne voulait pas de prélèvements sur lui, que ce soit des écailles ou du sang. Je devrais donc me contenter d’observation.

Dovamun - Pour notre besogne, ce sera dans un premier temps des tests et des observations. Je vous demanderais d’utiliser votre don de différentes manières et je vous poserais toute une série de questions qui risquent de se répéter. Comme vous n’avez pas voulu faire de don d’écaille ou de sang pour la science, nous effectuerons ainsi.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Mer 25 Mai 2016 - 19:37

De longs jours de voyage furent nécessaires pour que Dovamun et Serpad Eoc'Deokad arrivent à Port Barbe, où le baron Humain avait prévu de faire une étape finale avant de regagner son château. Ce voyage avait été rendu plaisant par la compagnie plutôt bonne de Dovamun, et par un printemps clément. Et puis Serpad Eoc'Deokad quittait enfin les montagnes de Denoronhe, mieux, il quittait le Royaume d'Estandre, et autrement qu'esclave. Il avait accepté d'être un sujet d'études pour le Baron, et bien qu'il n'aimât pas l'idée, c'était une bien moindre infortune que la condition d'esclave. Au fil des jours, il avait de moins en moins pensé à Dame Schizæ et au dragon Ashkore. Il avait essayé de chasser les remords. Il avait décidé la meilleure chose à faire pour lui. Il ne pouvait pas se trouver égoïste d'avoir quitté cette grotte oppressante, ces montagnes de malheur, ce royaume invivable, pour suivre un baron telbaran lui offrant un emploi, certes de sujet d'études, mais qui lui permettrait de reprendre sa vie par la suite, grâce à de l'argent honnêtement perçu.

Sieur Dovamun n'avait pas été très précis, jusque là, sur les conditions de travail ni sur la rémunération qu'il proposerait à l'Homme-lézard. Autant dire que pendant tout le voyage, ils n'avaient pas parlé que de cela. Serpad Eoc'Deokad n'avait pas abordé le sujet de la nécromancie, et aucun danger suffisamment important ne l'avait obligé à en faire démonstration.
L'Humain et l'Homme-lézard quittèrent Port Barbe. Il leur restait à présent quelques jours de voyage encore avant d'arriver au domaine du Baron.

DOVAMUN – Bien, je vous propose cinq pièces d'argent et vingt de cuivre par jour. Et pour votre temps de travail, ce sera de la demi-journée toute la semaine, le matin ou l'après midi au choix. Cela vous convient ?

Serpad Eoc'Deokad fut estomaqué. Cinq pièces d'argent et vingt de cuir par jour ?! C'était énorme. Absolument énorme. Cinq cent vingt pièces de cuivre, par jour. En deux jours, il se ferait l'équivalent du salaire mensuel d'un petit artisan de la classe populaire. Et tout cela en ne “travaillant” que des demi-journées ? C'était énorme. Cela valait mille fois le coup d'être un sujet d'études ! Il y avait peut-être anguille sous roche, mais si Sieur Dovamun était un homme honnête, alors c'était... énorme. Il payait très cher pour pouvoir étudier un Homme-lézard cracheur de feu...

DOVAMUN – Pour notre besogne, ce sera dans un premier temps des tests et des observations. Je vous demanderai d'utiliser votre don de différentes manières et je vous poserai toute une série de questions qui risquent de se répéter. Comme vous n'avez pas voulu faire de don d'écaille ou de sang pour la science, nous effectuerons ainsi.

Cela allait à Serpad Eoc'Deokad. Cela ne semblait vraiment pas si insupportable pour le salaire qui en découlait.

SERPAD – Très bien, Monsieur. Je vous satisferai de mon mieux dans ces conditions.

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Message  Dovamun le Jeu 26 Mai 2016 - 10:21

SERPAD – Très bien, Monsieur. Je vous satisferai de mon mieux dans ces conditions.

Il acceptait sans problème. Je pensais qu’il aurait négocié pour avoir plus. À chaque fois que je traitais pour une affaire, on demandait toujours plus. Par exemple pour les travaux du château, les premiers contremaitres que je voulais engager n’étaient pas faciles à traiter. Je leur proposer des pièces d’or, ils en ont en profiter pour demander vingt pièces d’or pour travailler des demi-semaines. Au tant dire qu’ils n’ont pas fait long feu. Le dernier que j’avais trouvé était bien plus compétent et la somme proposer lui convenait largement. Concernant Serpad, il semblait bien contant de ce que je lui offre et de plus, il faisait des phrases courtes. Il ne parlait pas beaucoup non plus, pas un défaut, je dis. Et il m’appelait monsieur, une marque de respect qui se perdait.

Que j’aurais aimé avoir un moyen de transport à ce moment-là. Je le sentais, à la fin, je me retrouverais avec des crampes et les muscles en feu. Vivement que je devienne un dragon comme ça, je traverserais toutes ces terres en seulement quelques heures. On était au beau milieu d’une plaine recouverte d’herbes et de buissons. À certains endroits, la végétation était plus rare et user à cause des nombreux passages des voyageurs qui voulaient passer ailleurs que sur la voie officielle. La route principale était un chemin de terre qui était aussi vieux que Telbara disait-on. La chaleur était agréable, ni trop chaude, ni trop froide, une température acceptable qui faciliterait notre voyage. En y réfléchissant, c’était reposant de voyager comme ça. Pas de personne venant vous embêter pour une histoire de débile de chasse aux monstres, de drogués et j’en passe. C’était tranquille, un moment pour souffler un peu. Cela provoqua quelque chose d’étrange en moi, loin de tout ce que j’avais pour étudier les dragons, mon esprit tournait pour élaborer des hypothèses sur ce que je savais déjà pour dériver sur d’autres sujets. Malgré le fait que j’appréciais ce calme, j’entamais la discussion avec mon nouvel acolyte. J’aimerais en savoir un peu plus avec qui je travaillerais :

Dovamun – En suivant cette route, mon château se trouve à l’autre bout. Et vous, vous venez du Marais des Sélaciens non ?


L’origine d’une personne pouvait apporter beaucoup d’information sur une personne, sur son comportement, sa mentalité et parfois même sur ses intentions. Pour Separd, j’avais déjà un petit doute, je supposais bien qu’il était né dans le marais, puis vendu comme esclave dans l’un des deux royaumes xénophobes avant de finir avec ce groupe d’enfant. Les marais servaient surtout de lieu de reproduction pour ces hommes-reptile dont les progénitures se font par la suite capturer par des esclavagistes qui les vendent aux riches de Tacoman et Estandre. Son envie de quitter la baronne Schizae pour retrouver sa liberté à Telbara le montrait bien. Mais je ne pouvais le juger comme ça, je devais en savoir un peu plus pour le bien de mon travail, j’avais tant fait et je ne pouvais donc prendre le risque de tout risquer à cause d’un inconnu.

Dovamun – Si je vous pose cette question, c’est pour nos travaux communs. Je dois savoir avec qui je travaille.


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Message  Serpad Eoc'Deokad le Lun 30 Mai 2016 - 8:18

L'Humain et l'Homme-lézard marchaient sur un vieux chemin de terre. Autour, la végétation était faite de buissons et d'herbes plus ou moins hautes. L'irrégularité de la hauteur de l'herbe était sûrement due au passage de personnes voulant rejoindre des villages proches en coupant par des lignes directes plutôt qu'en suivant les petits chemins. Cà et là, quelques arbres poussaient, abris de quelques oiseaux et écureuils. Le soleil dardait ses rayons sur les écailles de l'Homme-lézard qui appréciait la chaleur procurée à son corps. Le temps était sec, et dans ses conditions, il lui fallait bien cela pour ne pas s'en plaindre.

Il essaya de s'imaginer un peu quelle serait sa vie au château de Dovamun. Il ne vivrait pas une vie de château au sens où on peut l'entendre ; cependant, avec un salaire pareil pour se laisser simplement examiner, cela s'en rapprochait. Il aurait ses demi-journées de libres, peut-être aurait-il le droit de prendre des bains, voire de nager dans des cours d'eau.
Ses pensées vagabondes furent effacées par la voix de Dovamun qui voulut entamer une conversation :

DOVAMUN – En suivant cette route, mon château se trouve à l'autre bout. Et vous, vous venez du Marais des Séladiens, non ? Si je vous pose cette question, c'est pour nos travaux communs. Je dois savoir avec qui je travaille.

Cela aurait pu tout aussi bien être de la simple curiosité, qu'il n'y aurait rien eu de choquant. Serpad Eoc'Deokad et Dovamun allaient passer des semaines ensemble, alors autant faire connaissance.

SERPAD – Non, Monsieur, je suis originaire du Casnall. Je suis arrivé à Spéropoleos il y a environ vingt ans. Personne ne connaît Serpad Eoc'Deokad dans les Marais des Séladiens. Cela ne faisait pas un an que j'étais esclave quand vous nous avez rencontrés, Dame Schizæ et moi, même en comptant du jour de ma capture. Ce qui voulaient me vendre, ont mis longtemps sans réussir, et j'ai réussi à me défaire de mes liens pour courir jusqu'à un temple et y chercher une protection. Dame Schizæ s'y trouvait, et a empêché les hommes de me reprendre, à condition que je la serve.

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Message  Dovamun le Mer 1 Juin 2016 - 12:37

SERPAD – Non, Monsieur, je suis originaire du Casnall. Je suis arrivé à Spéropoleos il y a environ vingt ans. Personne ne connaît Serpad Eoc'Deokad dans les Marais des Séladiens. Cela ne faisait pas un an que j'étais esclave quand vous nous avez rencontrés, Dame Schizæ et moi, même en comptant du jour de ma capture. Ce qui voulaient me vendre, ont mis longtemps sans réussir, et j'ai réussi à me défaire de mes liens pour courir jusqu'à un temple et y chercher une protection. Dame Schizæ s'y trouvait, et a empêché les hommes de me reprendre, à condition que je la serve.

Casnall, Casnall… Ce n’était pas en Orcande il me semble, c’est au-delà des océans. Il a dû faire un sacré long voyage pour arriver jusqu’ici. Il aurait trouvé refuge à Spéroppoleos, là où toutes les ethnies peuvent trouver un semblant de sanctuaire, par contre il fut, par la suite, esclave. Il a peut-être bien sauté toute une suite de péripéties compliquer expliquant comme il est passé d’une terre d’asile à une terre d’esclavagiste. Quoi qu’il fût vrai qu’à Telbara, beaucoup des plus riches et pourri d’argent n’hésitaient pas à passer outre les règles du royaume dans le secret pour obtenir des esclaves et le cacher. Ce pauvre Séladien à dû tombé sur l’un d’entre eux. Un homme lézard était une marchandise bien appréciée aux près des marchands d’esclaves. Cette jeune baronne, dame Schizae fut sa sauveuse, mais la maintenue dans sa condition d’esclave. On peut à la fois y voir une bonne et une mauvaise chose. Cela se rapprochait un peu de ce que je proposais à Serpad, sauf que moi, je proposais un salaire et une grande liberté.

Dovamun – Etait-elle dure envers vous ?


Je me posais cette question, car si dame Schizae l’avait bien protégé et qu’elle ne se soit pas montrée cruelle envers lui, j’aurais trouvé ça bien triste qu’il se soit aussi facilement séparé d’elle, rompant leur accord. À moins qu’elle cachât bien un fonds maléfique qui donnerait envie de la fuir. J’aurais voulu savoir à quoi m’attendre aussi, si je pouvais lui faire confiance ou non. Après, s’il désirait s’enfuir, partir sans prévenir, je ne dirais rien. Mais je devais avouer que si tel devait être le cas, jamais il ne m’aurait suivi jusqu’ici. Dès descendu du bateau, il aurait pu, plus d’une occasion, s’enfuir, échapper à ma vue pour toujours. Pourtant, il me suivait, respectant notre accord.

Pendant que nous poursuivîmes notre petite discussion, j’aperçus haut loin un faible nuage de poussière de l’autre côté de la plaine. Je ne sentais aucun souffle de vent à ce moment-là, et vue comment la poussière se levait et flottait dans les airs, cela ne pouvait être selon moi, que dû à un déplacement sur terre, une charrette, un troupeau, un cheval que sais-je. Ce petit nuage se déplaçait lentement et nous suivait de façon parallèle à la route. N’avais-je pas dit que souvent, des passants coupaient à travers champs par ici ? Cela devait être ça et rien d’autre.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Mer 1 Juin 2016 - 19:58

Dovamun avait simplement demandé à Serpad Eoc'Deokad s'il était originaire des Marais des Séladiens. L'Homme-lézard avait un peu dépassé cette question en dérivant sur sa récente condition d'esclave. Evidemment, entre son arrivée en Orcande, où il n'avait que huit ans, et sa mise en esclavage, il avait eu le temps de vivre des choses. Seulement, Dovamun ne lui avait pas demandé de raconter toute sa vie. En revanche, Serpad Eoc'Deokad appréciait de faire la discussion avec lui, et pouvait passer d'un sujet à un autre.

DOVAMUN – Etait-elle dure envers vous ?

Dovamun le suivait ainsi sur le sujet de l'esclavage. D'une certaine manière, il demandait à Serpad Eoc'Deokad de porter un jugement sur Schizæ. Dans les faits, cette dernière n'avait pas été dure avec lui ; seulement, se contenter de dire cela, reviendrait à dire du bien de quelqu'un qui n'en restait pas moins un esclavagiste. L'esprit de l'Homme-lézard n'avait pas été brisé à ce point-là. Il n'avait en fait pas été brisé du tout, puisque tout le temps de sa capture, il n'avait fait qu'attendre le bon moment pour s'échapper. Une fois qu'il avait réussi, Schizæ avait mis la main sur lui. Il ne s'était pas montré rebelle, de peur que Schizæ lui inflige un traitement défavorable ; mais avec Dovamun lui ouvrant la possibilité de quitter sa condition d'esclave, il avait encore une fois saisi sa chance.

SERPAD – Voulez-vous dire : pour une esclavagiste ? Non, elle nous traitait bien, Nïn et moi ; mais elle voulait faire de nous ses esclaves, d'une façon ou d'une autre, et il faut le garder à l'esprit quand on parle d'elle.

Serpad Eoc'Deokad vit le regard de Dovamun se porter un instant au loin de l'autre côté, mais sans y faire vraiment attention, comme si c'était anodin. Il ne se doutait pas que Dovamun avait réellement aperçu quelque chose de particulier. Il continua à marcher, attendant une prochaine question, regardant tantôt Dovamun, tantôt le sol.

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Message  Dovamun le Jeu 2 Juin 2016 - 12:49

SERPAD – Voulez-vous dire : pour une esclavagiste ? Non, elle nous traitait bien, Nïn et moi ; mais elle voulait faire de nous ses esclaves, d'une façon ou d'une autre, et il faut le garder à l'esprit quand on parle d'elle.

Je ne savais pas grand-chose concernant les enfants. Encore moins à comment ils pensaient. Déjà petit, j’étais très différent des autres, je n’étais pas joueur comme eux, je n’allais pas faire les quatre cents coups comme on dit avec des amis, je restais très souvent isoler à lire un livre ou bien passer mon temps à me balader ou faire une partie d’échec en solo. Donc je ne savais pas vraiment comment raisonner la majorité des jeunes sur le continent. Et puis dame Schizae était une noble, esclavagiste de plus. Déjà, les enfants nobles de Telbara que j’avais déjà croisé étaient pompeux, alors une Estanole, je n’osais imaginer. Je ne fis plus attention au tourbillon de sable qui nous suivait. Je poursuivis la conversation avec Serpad.

Dovamun – Et au fait, j’ai sentis une certaine magie en vous, en plus de votre souffle de feu. Au début je pensais qu’il ne s’agissait que des enfants, mais maintenant que nous sommes seuls, je ne peux déduire que vous être mage, d’une façon ou d’une autre. Quelle art exercez-vous ?

Il était vrai, quand j’étais devant la grotte, j’étais témoin de magie incroyable, celle des éléments et de la nécromancie avec des invocations monstrueuse. Après avoir vu les deux jeunes filles à l’œuvre, je pensais que ce n’étaient qu’elles qui la maîtriser. Mais depuis que nous les avions quittés, j’ai senti encore la magie près de moi, et à part Serpad, personne d’autre n’était à côté. Je voulais bien connaître ses compétences. Pendant que mon compagnon de voyage parlait, la poussière qui volait au loin s’arrêta un moment. Le phénomène semblait être fini, mais après quelques minutes, cela recommença, mais le nuage avait changé de direction, s’approchant de nous. Étrange.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 5 Juin 2016 - 10:29

Serpad Eoc'Deokad estima avoir trouvé les mots les plus justes pour exprimer son ressentiment sur l'esclavagisme tout en n'étant pas médisant sur Schizæ qui, il le reconnaissait volontiers, aurait pu être une maîtresse bien pire. Pour un esclave, le sort de Serpad Eoc'Deokad n'avait pas été si mauvais. Pour un esclave...

DOVAMUN – Et au fait, j'ai senti une certaine magie en vous, en plus de votre souffle de feu. Au début je pensais qu'il ne s'agissait que des enfants, mais maintenant que nous sommes seuls, je peux déduire que vous être mage, d'une façon ou d'une autre. Quel art exercez-vous ?

Dovamun était suffisamment puissant pour ressentir l'affinité magique de Serpad Eoc'Deokad ? C'était assez impressionnant. Ce dernier n'avait pas imaginé que l'on pût ainsi “sentir” qu'il savait manipuler certaines formes de magie. Heureusement, même cela n'était pas suffisant pour identifier cette forme de magie et lui coller l'étiquette de nécromancien. Serpad Eoc'Deokad avait donc le choix de mentir.
Car il s'agissait d'une question piège. Que répondre ? Serpad Eoc'Deokad devait-il tout avouer ? S'il le faisait, il prenait le risque que Dovamun change radicalement d'attitude envers lui, et les choses se passeraient très mal. S'il mentait, il prenait que Dovamun le découvre plus tard, et le baron se sentirait d'autant plus courroucé d'avoir été trompé.
Hésitant entre les deux options, Serpad Eoc'Deokad réussit en fait d'instinct à trouver une réponse qui était à la fois sincère et évasive :

SERPAD – Je ne souhaite pas parler de mes aptitudes maiques pour le moment, c'est associé à de tristes souvenirs.

Il faisait là allusion à la mort de son père adoptif par exécution publique, encore trop récente dans son esprit. Alors cette réponse, même si elle constituait un moyen astucieux d'éviter de parler de nécromancie sans avoir à sortir un mensonge, était bel et bien sincère.

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Message  Dovamun le Dim 5 Juin 2016 - 17:54

SERPAD – Je ne souhaite pas parler de mes aptitudes maiques pour le moment, c'est associé à de tristes souvenirs.
Dovamun – Je veux bien comprendre. Pour beaucoup de mage, découvrir ses dons arrive souvent au mauvais moment et peuvent provoquer des situations compliquer et terrible. Ce ne fut pas mon cas, je m’étais juste amuser à faire tomber des choses enfant. Vous étiez dans le territoire d’Estanol ? Je peux comprendre. Ce peuple est un incroyable ramassis de pleutre et d’ignare. Composer de gens sachant tout juste porter une épée, ils ont peur de tout et de rien et ce qu’ils ne comprennent du premier coup, ils le détruisent. Nous autres pauvres mages, sommes mal mener par de tels individus.

Je pensais chacune des paroles que j’avais prononcée. Je n’inventais pas, je ne suivais pas de préjugés, tout cela n’était qu’un constat réel. Déjà que ceux à Telbara cela ne voler pas haut, avec leur vision élitiste, dans les autres royaumes, c’étaient de la clandestinité quand nous sommes mages. À la découverte de mes dons, on m’avait parlé des différentes façons d’apprendre dans chaque royaume. Depuis j’ai voyagé et j’ai vu par moi-même comment les sorciers sont traités dans diverses régions du monde. De plus, mon nouveau compagnon était Séladien. Un peuple réduit en esclavage, considéré plus bas qu’un animal. Que certains d’entre eux possédaient des pouvoirs ne devaient pas leur apporter de la considération.

Dovamun – Pour ma part, vous l’aurez compris, j’use et étudie la magie liée aux dragons. Mon but est de franchir les barrières installer par les doyens de la magie qui veulent nous bloquer, nous contrôler et nous empêcher de progresser.

Un peu de confidence histoire de se mettre en confiance. Et au fur et à mesure que nous parlions, je le trouvais de plus en plus fort sympathique. Donc, autant le prévenir de ce qui l’attendrait et éviter de lui faire trop peur et donner envie de fuir ou se montrer agressive. Mais, je ne voulais jouer la personne naïve en lui racontant tout, je gardais certaine chose avant d’être sur s’il était vraiment digne de confiance. L’avenir nous le dira. À ce moment, j’imaginais plusieurs avenirs possibles, soit ce sera patron et employer jusqu’à ce qu’il décide de partir faire sa vie à Telbara, ou bien, nous deviendrons associés dans la magie, découvrant de nombreux secrets… Ou bien ennemis, c’est à voir. Amusant de comment l’avenir peut tourner. L’étrange nuage de poussière avait changé sa trajectoire et se rapprochait de plus en plus de nous à grande vitesse. Cela ne me plaisait pas du tout. J’étais inquiet et je m’attendais au pire. Peut-être des cavaliers qui passaient juste par ici, ou bien une caravane. En tout cas, je tenais fermement mon bâton dans ma main.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 12 Juin 2016 - 9:49

DOVAMUN – Je veux bien comprendre. Pour beaucoup de mages, découvrir ses dons arrive souvent au mauvais moment et peut provoquer des situations compliquées et terribles. Ce ne fut pas mon cas, je m'étais juste amusés à faire tomber des choses enfant. Vous étiez dans le territoire d'Estandre ? Je peux comprendre. Ce peuple est un incroyable ramassis de pleutres et d'ignares, composé de gens sachant tout juste porter une épée, ils ont peur de tout et de rien, et ce qu'ils ne comprennent du premier coup, ils le détruisent. Nous autres pauvres mages, sommes malmenés par de tels individus.

Quoi qu'il en dît, Dovamun semblait parler d'expérience. Il avait dû être rejeté en Estandre à cause de ses aptitudes magiques, par des gens qui avaient les magiciens en horreur et en crainte. C'est ce qui aurait pu arriver à Serpad Eoc'Deokad, mais il n'était pas originaire du Royaume d'Estandre. Au Casnall, les magiciens n'étaient pas châtiés. Serpad Eoc'Deokad était arrivé en Orcande par le Royaume de Telbara, où ce n'était pas le cas non plus. Bien évidemment, il ne fallait pas faire usage de la magie en ville, et beaucoup de gens avaient de sales préjugés sur les magiciens. A en croire Dovamun, c'était bien pire en Estandre. Seulement, le problème de Serpad Eoc'Deokad n'était pas d'avoir été méprisé pour le fait de savoir manipuler la magie, mais pour la nature de sa magie. Il était un nécromancien, et à cause de cela, à cause de lui, son père adoptif avait été exécuté en place publique.
Dovamun ne pouvait pas se douter de cette histoire, mais Serpad Eoc'Deokad ne répondit rien : sa réponse avait mis Dovamun sur une mauvaise idée sans avoir été un mensonge. C'est exactement ce qu'il avait cherché.

DOVAMUN – Pour ma part, vous l'aurez compris, j'use et étudie la magie liée aux dragons. Mon but est de franchir les barrières installées par les doyens de la magie qui veulent nous bloquer, nous contrôler et nous empêcher de progresser.

C'était le discours d'un mégalomane : il estimait que les écoles de magie n'étaient bonnes qu'à brider son pouvoir. Serpad Eoc'Deokad n'était pas du genre à lui rire au nez, mais dans cette situation, il aurait pu.

Serpad Eoc'Deokad remarqua enfin que le regard de Dovamun se portait plusieurs fois dans le paysage derrière lui, comme s'il y avait quelque chose de particulier. L'Homme-lézard tourna la tête. En effet, il y avait un nuage de poussière, sûrement soulevé par le passage d'une charrette. Quoique cela s'approchait assez vite d'eux. L'Homme-lézard tendit le museau, cherchant à capter l'odeur de la – ou des – personne qui approchait, mais c'était vain : le vent était orienté dans le mauvais sens. A croire que la – ou les – personne qui approchait avait fait exprès de se mettre face au vent pour s'effacer à l'odorat de l'Homme-lézard.

SERPAD – Arrivez-vous à voir qui vient ? Le vent ne me porte pas son odeur. C'est même plutôt notre odeur qui est portée là-bas.

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Message  Dovamun le Lun 13 Juin 2016 - 9:50

SERPAD – Arrivez-vous à voir qui vient ? Le vent ne me porte pas son odeur. C'est même plutôt notre odeur qui est portée là-bas.

A part voire un point au loin qui approchait à grande vitesse vers nous, je ne distinguais rien. Esprit d’analyse, loin et rapide, ne peut donc être une charrette poussée par un paysan. Cela pourrait être un animal sauvage, ou un cheval domestiquer tirant une calèche. Un minotaure ? Non cela m’étonnerait, une magie particulière ? Aucune idée. La chose approchait rapidement et nous serions fixés sous peu. Je me tenais prêt à tout éventuelle attaque, arme au poing. Si jamais ce n’était qu’un être vivant innocent, il passerait son chemin et nous continuerons aussi notre route. Mais s’il nous voulait du mal, il recevra une bonne grosse boule de feu dans le postérieur.

DOVAMUN – Je ne distingue rien. Mais c’est bien rapide et je propose d’être sur nos garde. Cette région regorge de danger, d’animaux sauvages, de monstres hideux et de bandit.

Je ne bougeais plus, concentré sur ce qui s’approchait de nous. Ce petit point noir commençait à prendre une forme, avec ceux qui ressemblaient à des jambes ou des pattes. Mon esprit d’analyse continuait de tourner, j’en étais arrivé à une conclusion, cette chose au début se dirigeait n’importe où avant de nous suivre et maintenant, elle nous fonça droit dessus. Les chances que ce soit une créature amicale devenaient de plus en plus minces. On devrait sans doute nous battre, ainsi sera le cas. Au bout d’un moment, les bruits de ses pas résonnèrent tout autour de nous. On reconnaissait très bien le son de sabot qui frappait le sol. Un cheval ne pouvait se comportait ainsi, sauf si c’était un centaure.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Ven 17 Juin 2016 - 8:32

DOVAMUN – Je ne distingue rien. Mais c'est bien rapide et je propose d'être sur nos gardes. Cette région regorge de danger, d'animaux sauvages, de monstres hideux et de bandits.

Quoi que ce soit, cela se dirigeait vers eux, à grande allure. Serpad Eoc'Deokad fouilla dans ses connaissances pour trouver une créature qui pourrait être ce qui leur fonçait dessus. Ou alors, il s'agissait d'un bandit. Un bandit seul ? Cela avait peu de sens. Il était possible que ce soit un cavalier, en tout cas, sur une monture au galop, à défaut d'être un monstre sauvage. Etait-ce calculé de sa part de se positionner face au vent afin de rendre son odeur imperceptible par l'Homme-lézard ? Et comment, à cette distance, avait-il pu savoir qu'il y avait un Homme-lézard, de toute manière ? Avait-il suivi Dovamun et Serpad Eoc'Deokad de loin depuis un moment ? Ou bien avait-il reconnu la silhouette d'un Homme-lézard même de loin, de par sa posture et sa queue ? Autre possibilité : il n'en savait rien mais prenait la précaution de se mettre face au vent par mesure habituelle.

Il y avait encore trop de questions sans réponse pour déterminer la nature et les intentions de l'être vivant qui se dirigeait vers eux. Serpad Eoc'Deokad fléchit légèrement les jambes. Sa queue se balança nerveusement. L'Homme-lézard ne reconnut que plusieurs instants après l'Humain le son de sabots, lors la silhouette, de face, ressemblait déjà à celle d'un cavalier. Les Hommes-lézards avaient mauvaise ouïe. Le cavalier était sûrement un Humain, car l'on pouvait voir des cheveux flotter au vent. De longs cheveux, au demeurant. Serpad Eoc'Deokad glissa à Dovamun :

SERPAD – C'est un cavalier. Il voudra sans doute nous parler.

Voilà pourquoi il se retint d'invoquer un mort-vivant. Ce serait mal perçu, y compris même par Dovamun, quoique ce dernier avait déjà vu un spectre dans la grotte en Denoronhe, mais sans savoir qu'il avait été invoqué par Serpad Eoc'Deokad.
Alors que le cavalier était plus près, Serpad Eoc'Deokad eut un doute. Il ne voyait pas les jambes du cavalier... ni la tête du cheval.

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Message  Dovamun le Ven 17 Juin 2016 - 16:45

Nous restâmes là, à attendre l’arrivé de cet être mystérieux. Serpad émit l’hypothèse qu’il pouvait s’agir d’un cavalier désirant nous parler. Il se serait amusé à nous suivre de loin avant de nous rejoindre pour délaisser un message ? Étrange, la course qu’il aurait prise alors. Un messager se serait contenté des routes et chemins officiels. Ah moins que ce ne soit un voyageur égaré, qui se serait amusé à faire le tour, mais ne trouvant plus son itinéraire, va quémander son chemin aux premiers passants. N’oublions pas tout de même que nombre de danger tapissait dans les environs et qu’il était recommandé de rester sur ses gardes. Dans un premier temps, nous pourrions courir pour fuir ce fou qui nous fonçait droit dessus. Mais à pieds, nous ne distancerons jamais un cheval. Le combat ? Il serait mal vu de se battre de suite sans connaître les intentions de cet arrivant avant. Mais ce fut à ce moment qu’une idée horrible me vint à l’esprit. Serpad était un Séladien. J’avais dit que les membres de cette race étaient prisés par les esclavagistes. Nous étions à Telbara, une pseudo terre de liberté. Officiellement, l’esclavage était interdit. Mais cela n’empêchait nullement de s’en procurer et de vendre des esclaves dans la clandestinité. Et si ce cavalier avait repéré Serpad ? Il se serait dit « un homme lézard, chouette, je vais toucher le gros lot. » Il voudrait sans doute le capturer pour le revendre, et même s’il était accompagné d’un humain pouvant être vu comme son maître, il pourrait prévoir de le tuer et d’emporter Serpad. Ça non ! Je ne l’accepterais pas ! Hors de question que je me fasse tuer par un pouilleux d’esclavagiste !

Pendant ma petite réflexion, le cavalier avait bien progressé. Je distinguais plus nettement sa forme. Un homme avec un longue chevelure qui fouettait au vent, un cheval à la robe brune avec une forte musculature. Quel genre d’individu cela puisse être ? Alors qu’il avançait de plus en plus vers nous, je remarquais quelques détails des plus troublant. Le cavalier ne semblait poster d’armure, et son cheval, on ne distinguait nullement sa tête. Alors qu’il était plus proche, la réponse me sauta aux yeux. Un centaure. Mais bien sûr, c’était plus logique. Un être vivant dans l’état sauvage pouvait avoir un tel comportement. Mais à la vue de sa posture et de sa course, il m’était évident également que ce quadrupède n’avait pas une attitude pacifique. Alors qu’il n’était plus qu’à quelques mètres de nous, je compris de suite son intention. Avec force, je poussais Serpad sur le côté pour le mettre à l’abri, tout en me jetant également au sol de l’autre côté.

Dovamun – Attention à vous !

Le centaure avait bondi sur nous et il était passé entre nous deux lorsque nous nous étions écartées. La puissance de son saut fut-elle que je fus jeté au sol. J’atterrissais violemment sur la terre, grimaçant à cause de la douleur. Je me relevai rapidement et fis un mouliner avec mon bâton paré au combat. Le centaure s’était arrêté à quelques mètres plus loin avant de faire demi-tour et de nous foudroyer d’un regard sombre et d’un sourire mauvais. Ce dernier voulait visiblement la bagarre, il saura servit. Je lui brûlerais l’arrière-train pour lui apprendre les bonnes manières et un bon coup de bâton devrait le calmer. J’avais déjà affronté toute sorte d’adversaire et un centaure, cela ne me faisait pas peur. Je n’engageai pas le combat en premier. Je m’attendais à entendre le centaure expliquer rien qu’un peu, la raison de son hostilité.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 19 Juin 2016 - 11:57

Un instant, Serpad Eoc'Deokad avait eu peur que ce cavalier soit un autre esclavagiste voulant le capturer, quitte à éliminer Dovamun. Cette crainte cependant s'évanouit quand Serpad Eoc'Deokad put se rendre compte que ce qui les chargeait n'était pas un cavalier, mais un Centaure. Un torse sans jambes sur un cheval sans tête, cela ne pouvait pas être un Humain à cheval. Mais pourquoi diable ce Centaure galopait à toute allure vers eux ? Cela ressemblait maintenant à une charge. Il ne tenait pas d'arme en main. Il n'avait même pas pris son arc. Allait-il s'arrêter pour parler, ou bien directement engager l'affrontement au corps-à-corps ?

Dovamun, lui, ne se posa pas la question. Serpad Eoc'Deokad fut poussé sur le côté.

DOVAMUN – Attention à vous !

En fait, Dovamun venait d'avoir le bon réflexe : le Centaure les frôla au galop. L'homme-cheval avait bel et bien cherché à les percuter. Pourquoi ? Etait-il fou ? Connaissait-il Dovamun ? Les questions tourbillonnaient dans l'esprit confus de Serpad Eoc'Deokad. Ce dernier se releva lentement sans quitter le Centaure du regard, pendant que ce dernier ralentit jusqu'à s'arrêter, et fit volte-face. Il lança un regard mauvais à ses deux cibles, un léger sourire pinçant la commissure de ses lèvres.

SERPAD – Que nous voulez-vous ?, lâcha l'Homme-lézard en sifflant pour se faire menaçant, désormais prêt à se battre.

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Message  Dovamun le Lun 20 Juin 2016 - 13:27

SERPAD – Que nous voulez-vous ? Cria donc le Séladien à l’intention du centaure.

Le quadrupède ne répondit pas à Serpad. Il avait un de ces grand sourire maléfique sur son visage. Un fou sans doute. Peu importe le pourquoi de son action. Il avait osé m’attaquer, il devra payer. Je tenais fermement mon bâton devant moi et d’un mouvement de la main livre, un immense feu m’enveloppa. Mon aura de flamme m’offrit une protection. Si le centaure s’approchait de trop prêt, sa robe répugnante se retrouvera brûler. Aussi, ce pouvoir représentait bien ma frustration, ne dit-on pas, s’enflammer de colère ? Cela s’embla impressionner le centaure. Il fut surpris en me voyant m’enflammer et eut un mouvement de recul. Mais cela ne dura pas longtemps, il se prépara à donner de nouveau la charge en criant :

Centaure – Sale sorcier !
Dovamun – Tu sais donc parler, impressionnant.

L’attaquant donna la charge. Je m’attendais à le recevoir. Idiot qu’il fut, sa folie le poussait à se jeter dans le feu. Aimait-il tant souffrir ? Il se cramerait tout le corps et recevrait aussi mes coups de bâton, sans compter tous les sorts que je pouvais lui lancer à la figure. Boule de feu, éclair et encore… Je lui ferais regretter son acte. Mais, m’attendant à une confrontation directe, le centaure dévia au dernier moment de sa course pour se jeter sur Serpad. Je fus surpris sur le coup. Désemparer, je ne savais pas quoi faire, et même, je n’avais le temps de faire quoi que ce soit. C’était fou ce qu’il pouvait se passer en quelques secondes dans l’esprit de quelqu’un. Cela ne dura qu’un bref instant, mais déjà, j’avais envisagé un plan. Si Serpad arrivait à repousser son assaillant où même à l’éviter, je pourrais contre-attaquer le centaure. Mais pourquoi se concentrer sur le Séladien ? Soit c’était mon sort de feu qui la poussait à changer de technique, croire que Serpad était plus vulnérable, soit c’était bien lui la cible. Je me tins prêt à agir pour repousser ce canasson.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Mar 21 Juin 2016 - 20:33

Debout, à deux mètres de Dovamun, Serpad Eoc'Deokad attendait une réponse, qui tarda. Plus que de tarder, en fait, cette réponse ne vint pas. Le Centaure gardait son regard, aussi mauvais que son sourire, fixé sur ses deux vis-à-vis. Bon sang, mais que voulait-il ? Et pourquoi avoir attaqué ? Le plus intriguant là-dedans, c'est que s'il avait voulu tuer Dovamun ou Serpad Eoc'Deokad, il lui aurait suffi de se servir de son arc après les avoir approchés plus discrètement.

Ayant inversé sa position avec ses cibles du fait de sa charge esquivée, Serpad Eoc'Deokad put maintenant renifler son agresseur. Le Centaure ne paraissait pas énervé, simplement sûr de lui. Avait-il envie de “jouer” avec ses victimes ? Il avait surgi dans le sens contraire du vent, et il était tout à fait concevable que ce ne fût pas un hasard. Les Centaures n'ont pas l'odorat médiocre comme les Humains, ils ont même au contraire ce sens assez développé, ils sont capables de détecter une présence à l'odeur, et, chasseurs naturellement doués lorsqu'ils vivent en tribu, ils savent utiliser le paramètre du vent pour ne pas se faire eux-mêmes détecter. Ce Centaure-ci avait-il donc suivi Serpad Eoc'Deokad et Dovamun depuis un moment en se plaçant toujours de sorte à contourner l'odorat de l'Homme-lézard ? Mais alors, si son but n'était pas de les tuer, pourquoi refusait-il de parler ? Pourquoi n'exprimait-il pas ses intentions ?

Dovamun fit un geste de la main, et son corps entier prit feu, sans que cela ne l'affecte. De la magie, évidemment, à but défensif. Dovamun se protégeait par le feu d'une éventuelle seconde charge du Centaure. Serpad Eoc'Deokad, quant à lui, se refusa encore d'utiliser sa magie. Le Centaure eut un mouvement de recul. Simple surprise ou effroi ? Son attitude invalida la seconde hypothèse : il allait charger une seconde fois.

Centaure – Sale sorcier !
DOVAMUN – Tu sais donc parler, impressionnant.

Voilà que Dovamun le provoquait, maintenant. Serpad Eoc'Deokad était-il le seul à avoir envie de comprendre le geste de leur agresseur ? Le Centaure n'avait pas l'air de savoir que Dovamun était un mage, mais cela lui donna apparemment une raison de plus de vouloir attaquer. Ce qu'il fit.
Il s'élança sur Dovamun, et Serpad Eoc'Deokad n'allait pas se jeter dans le feu pour lui rendre le geste de le pousser pour lui faire éviter la charge. Et le Centaure, lui ? Allait-il vraiment se jeter à corps perdu dans le sort défensif du sorcier ? Serpad Eoc'Deokad en resta stupéfait. Mal lui en prit, car le Centaure les feintait : au dernier moment, il dévia sa charge pour le percuter, lui.

Serpad Eoc'Deokad n'avait pas anticipé. Il eut juste le temps de fléchir les jambes, mais pas de se jeter sur le côté. Il fut percuté de plein fouet. Il sentit le sol lui cingler le dos et l'arrière du crâne, et siffla de douleur. Il roula sur le côté, évitant de se faire piétiner sous les sabots du Centaure ; allongé sur le côté, il se massa le museau d'une main, et l'arrière du crâne de l'autre, à moitié sonné.

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Re: Un dragon cavalier

Message  Dovamun le Jeu 23 Juin 2016 - 9:14

Le pauvre Séladien avait reçu violemment la charge du centaure. Il tomba sur le sol sans douceur, se cognant même. Il siffla fort sous la douleur comme un râlement humain tout roulant sur le côté pour esquiver les sabots du centaure fou. Il put s’éloigner et commencer à masser les parties douloureuses. Il avait bien morflé le bougre.

Dovamun – Non ! Criais-je en le voyant si mal mener par le quadrupède.

J’avais eu si peur qu’il se soit fait mettre en pièces, me privant du plaisir de l’étudier. Ce centaure était un ennemi des bonnes manières et de la science, et ceci me fit monter une forte rage en moi. Je grognais tout en serrant les dents, ce qui rendit le feu de mon aura plus intense. La chaleur qui montait en flèche, la végétation au tour qui commençait à prendre feu, j’étais bien énerver et je comptais régler son compte au canasson. De ma main libre, j’y concentrais mon énergie pour y atteindre son maximum et une fois fait, ce qui n’a duré que quelques secondes, je la lui lançais dessus. Ma main avait libéré un puissant éclair en continue. Le centaure prit peur en voyant toute cette puissance et tenta de fuir. Il était rapide et agile, mais mon attaque ne le laissa pas beaucoup de manœuvre possible. Il fit des bons dans tous les sens pour esquiver l’éclaire, mais je le suivais, je le pourchassais avec mon trait de foudre. Cela ressemblait à un jeu, qui d’ailleurs remplaçait peu à peu ma colère par de l’amusement. Ce n’était pas un homme-cheval, c’était un homme-lapin.

Soudain, je sentis mon aura faiblir. Ce n’était pas dû à mon changement d’humeur, mais le fait que le sort arrivait à son terme. Je perdais donc ma protection magique. Déconcerter, je stoppais mon attaque avec l’éclair. Je voulais la relancer, mais le centaure ayant aussi remarqué ma baisse de défense en profita pour charger. Je fus surpris par cette soudaine attaque et fus comme paralyser. J’allais me prendre en plein visage comme Serpad le centaure. Le centaure me rentra effectivement dedans, mais je ne fus renversée. Il passa littéralement à travers moi. J’avais réussi au dernier moment à liquéfier mon corps, devenant de l’eau. Le centaure me passa donc à travers, m’éclatant comme une grosse poche d’eau. J’étais répandu sur une bonne partie de sol et de la végétation, qui mit fin à un début d’incendie. Ce sort était tout nouveau pour moi, la première fois que je l’utilisais et la sensation était des plus désagréable. Le fait de se voir entièrement disperser et qu’une partie de vous éteins un feu, ça me faisait un peu mal. J’usais de toute ma concentration pour me reformer. D’abord, une masse d’eau difforme, mon corps redevint comme il était. Mais à peine sortie de cet état, je reçus un violent coup à la poitrine qui me renversa au sol et coupe ma respiration. Le centaure se tenait au-dessus de moi.

Centaure – Sale humain ! Vous les bipèdes vous ne valez rien. Faible et lâche.


Il était clair qu’il comptait m’achever. J’aurais bien voulu lui lancer une boule de feu ou un nouvel éclair, mais j’avais mal à la poitrine et du mal à respirer. Tenter une attaque quelconque m’épuiserait trop, me fessant sans aucun doute, sombrer dans l’inconscience. J’étais à la merci de ce fou, et cela me dégoûtait énormément. J’attendais donc son coup fatal, priant pour qu’une idée lumineuse me vînt à l’esprit juste à temps. On dit que c’était à des moments comme ceci où l’on voyait toute sa vie défiler devant ses yeux, moi, je ne vis que des visions de colère et de vengeance. Si j’avais déjà percé le secret de la magie des dragons, j’aurais depuis longtemps vaincu un tel misérable.

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Re: Un dragon cavalier

Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 26 Juin 2016 - 18:10

Lentement, l'esprit de Serpad Eoc'Deokad se rétablit à l'endroit. C'est surtout la peur de se faire achever pendant cette phase de vulnérabilité, qui lui fit l'effet d'un électrochoc. Il cligna des yeux et vit le Centaure aux prises avec Dovamun. Il le chargeait. Serpad Eoc'Deokad avait manqué une partie du combat, où le Centaure avait bondi en tous sens pour éviter les sorts de foudre successifs du sorcier Humain. Il se figea de frayeur en voyant l'action : Dovamun allait se faire percuter de plein fouet par la charge de l'homme-cheval. Ce dernier n'allait pas feinter, cette fois-ci, Serpad Eoc'Deokad était suffisamment à l'écart.

Cela se produisit comme anticipé.
En fait, pas tout à fait.
Le Centaure percuta bien Dovamun de plein fouet, mais le sorcier, au lieu de s'effondrer à la renverse, éclata en gouttes d'eau, comme si le Centaure avait chargé à travers une cascade. Tout le corps de Dovamun s'était liquéfié. S'effondrer, il le fit en fait sous l'état d'une flaque d'eau, après avoir éclaboussé sur un ou deux mètres.

Ce fut impressionnant à voir. Ce sort magique venait de sauver la situation, probablement. Serpad Eoc'Deokad vit la flaque d'eau se reformer lentement en réunissant les gouttes éclaboussées, elle reprit la forme du corps de Dovamun, et ce dernier redevint chair et vêtements. Mais à peine le sort eut-il prit fin, que Dovamun reçut un coup de sabots en pleine poitrine, et finalement, chut lourdement sur le dos.
Tout ça pour ça...
Ce Centaure était un coriace adversaire. Sans utiliser d'armes, seul contre deux, il prenait toujours l'avantage.

Centaure – Sale Humain ! Vous les bipèdes, vous ne valez rien. Faibles et lâches.

Dovamun se trouvait à la merci de ce fou aux motivations encore opaques. Si Serpad Eoc'Deokad n'intervenait pas, il risquait de se prendre un coup fatal. Il s'approcha du Centaure par le côté, évitant de se placer juste derrière lui, craignant les dégâts d'une ruade. L'ennemi tourna la tête vers lui alors l'Homme-lézard agit dans la précipitation : il ouvrit la bouche et cracha une glaire verdâtre et visqueuse qui atterrit dans le dos humain du Centaure. Ce dernier émit un cri de douleur et s'agita en cherchant à retirer immédiatement la substance nécrosante. Serpad Eoc'Deokad n'avait pas eu le temps de réfléchir à une solution lui permettant de ne toujours pas dévoiler ses pouvoirs magiques à Dovamun.

Foutu pour foutu, il profita de ce temps de répit pendant lequel le Centaure chercher à s'essuyer le dos humain : il tendit le bras, et invoqua un chien de styx.

SERPAD – Allez-vous nous dire pourquoi vous nous attaquez ? Ou voulez-vous vraiment que nous vous tuions aussi simplement ?

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Re: Un dragon cavalier

Message  Dovamun le Mar 28 Juin 2016 - 19:50

Aucun plan ne me venait, aucune idée lumineuse pour me tirer de ce mauvais pas. C’est au moment où le centaure allait frapper que Serpad intervint. Enfin, je supposais que c’était lui. Il me semblait avoir vu quelque chose venir de lui et frapper le centaure dans le dos. Ce dernier souffrait de par le projectile essayant de se le retirer. J’en profitais de l’occasion pour m’éloigner de lui et me redressais à quelques pas plus loin. Je vis que le centaure avait quelque chose de répugnant dans le dos, cela avait une couleur verdâtre qui le faisait souffrir. Ça devait le ronger. Ce serait Serpad qui aurait produit cette chose gluante ? On dirait une grosse glaire. Ce Séladien avait bien des surprises, et je fus plus surpris encore quand je vis, alors que le centaure voulu s’enlever la chose dans son dos, Serpad qui tendit sa main et fit apparaître un chien du Styx. Une glaire visqueuse, un chien composait de Styx tout aussi répugnant… Serpad était spécialisé dans la magie salissante.

SERPAD – Allez-vous nous dire pourquoi vous nous attaquez ? Ou voulez-vous vraiment que nous vous tuions aussi simplement ?

Le centaure ne répondit pas encore. À croire qu’il n’agissait que par instinct, obéissant à des pulsions barbares sans avoir besoin de donner d’explication, pouvant nous voir comme une race de rang inférieur à qui se justifier était futile. Il regarda avec des yeux haineux Serpad. Il était clair qu’il ne lui donnera qu’une vengeance pour la souffrance éprouvée. Il semblait même moins souffrir, mais la vue du chien du Styx lui fit le même choc que quand il m’avait vu user de ma magie. Il essayait de se dressait, comme pour la dernière fois, il allait attaquer malgré la menace magique en face de lui. Là, c’était de la stupidité. J’intervenais donc, pour le stopper et éviter que ce canin infernal ne le mette en pièces et ruine nos chances d’avoir des réponses. Avec mon bâton, je le frappai dans les genoux arrières, l’obligeant à se mettre à terre. Je le frappais ensuite par un nouveau coup en plein visage. Cela effaça son regard et son expression de haine, le laissant un peu sonner.

Dovamun – Mon ami vous a poser une question simple. Répondez donc où je vous laisse entre les griffes de son animal.

Le centaure resta sonner quelques secondes avant de se décider enfin à répondre. Il lui en fallait des coups pour dire quelque chose. Seule la brutalité était son langage naturel, la parole n’avait pas beaucoup sa place. En tout cas, je profitais enfin de sa grande révélation, même si je ne m’attendais pas à quelque chose d’extraordinaire.

Centaure – Maudit bipèdes. Très bien je me rends. Ton compagnon lézard ne vaut pas le coup. Sorcier. Nécromancien ! Ça ne lui donne aucune valeur, je gagnerais que quelques pièces de cuivre. Et toi humain, te tuer n’était pas mon objectif, mais pour être sûr d’avoir ton esclave…

Un esclavagiste, qui sévissait à Telbara. Comme quoi, il ne fallait pas s’attendre à du grandiose. Il était seul, capturant de pauvres victimes pour les emmener aux marchés aux esclaves dans les deux autres royaumes. Risquer et stupide, nous avions déjà deviné que son intellectuel n’allait pas bien haut. Une honte, il déshonorait sa race, j’avais déjà croisé deux ou trois centaures et à chaque fois, c’étaient des êtres sages et doués. Celui-là était le raté de la fratrie, on dirait bien.

Dovamun – Tu es un centaure esclavagiste, et tu agis sur Telbara, où l’esclavagisme est interdit. Sans oublier que tu as attaqué un citoyen, un baron, un puissant sorcier.
Centaure – Je suis sur Tacomnal normalement. Je livre des esclaves pour m’assurer une bonne position et éviter d’être moi-même esclave. Je voulais aller plus loin, mais je suis arrivé ici et vue ton lézard, j’ai pensé revenir à Tacomnal avec un cadeau. Et puis, toi aussi tu as un esclave ! Telbaran !
Dovamun – Ah oui ? Serpad est mon associé, il travaille avec moi sur des domaines magiques, ayant un toit et un salaire.

Laissant ensuite un peu de temps au Séladien de discuter avec le centaure, j’eus une idée qui me plaisait beaucoup concernant le sort pour le centaure. Un moyen de rendre justice à l’affront fait à Serpad et qui nous arrangerait bien. Je m’adressais donc au centaure pour annoncer la sentence que je lui avais trouvée. Sur un ton grave, bâton lever comme si j’allais frapper et le doigt tendu vers lui pour l’accuser, j’étais comme une représentation de l’esprit judiciaire et cela m’amusait bien.

Dovamun – Tu voulais avoir Serpad pour esclave ! Alors ce sera toi qui le servira ! Tu deviendras notre monture jusqu’à notre domaine et là-bas, tu seras son serviteur !

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 3 Juil 2016 - 10:17

Dovamun ne fit aucun commentaire sur la glaire nécrosante ni sur le chien de styx. Ce dernier, ne recevant pas d'ordre, émit quelques grognements, sans oublier de se déplacer régulièrement pour éviter de coller sur place. Comme si cela pouvait le calmer, Serpad Eoc'Deokad lui déposa une caresse sur la tête, récoltant une toute petite trace de styx sur les doigts, loin de le dégoûter à vrai dire. Il attendait une réponse du Centaure en se disant que, cette fois-ci, il allait bien finir par parler.

Pourtant, le Centaure resta muet, ne gardant que son sourire mauvais. Il réussit à éliminer une grosse partie de la substance nécrosante, et ne sembla plus trop en souffrir. Il se redressa, mais Dovamun se jeta à ses pattes, et de son bâtin vint lui frapper les genoux postérieurs. Le Centaure s'affaissa de l'arrière-train en lâchant un grognement équin. Dovamun enchaîna par un coup porté en pleine tête. Le Centaure fut sonné.

DOVAMUN – Mon ami vous a posé une question simple. Répondez donc où je vous laisse entre les griffes de son animal.

Le chien de styx ne demandait que cela, mais reçut l'ordre mental de rester tranquille pour l'instant. Il n'attaqua donc pas mais resta agité malgré tout. Il fallut au Centaure quelques instants pour être en mesure de répondre après le coup de bâton reçu à la tête. Au moins, maintenant, il parla. Enfin.

Centaure – Maudits bipèdes. Très bien, je me rends. Ton compagnon Lézard ne vaut pas le coup. Sorcier. Nécromancien ! Ca ne lui donne aucune valeur, je ne gagnerais que quelques pièces de cuivre. Et toi, Humain, te tuer n’était pas mon objectif, mais pour être sûr d’avoir ton esclave…

Serpad Eoc'Deokad ne s'était pas du tout attendu à cela. Il se doutait que l'esclavage se pratiquait clandestinement en Telbara, mais tout de même, de là à être pris pour l'esclave de Dovamun, ou même à rencontrer un Centaure esclavagiste... Bon, c'était toujours une explication sur l'agissement de cette personne. Serpad Eoc'Deokad avait quitté Schizæ et le Royaume de Tacomnal en prenant une décision difficile, ce n'était pas pour redevenir esclave tout de suite !

Cependant, Serpad Eoc'Deokad eut peur que Dovamun ne veuille pas le défendre. Le Centaure venait de l'accuser d'être un nécromancien, et c'était vrai. Comment Dovamun allait-il réagir ? Il risquait de rejeter Serpad Eoc'Deokad et peut-être de le laisser aux mains de ce Centaure en se moquant de son sort, sachant maintenant ce qu'il était.

DOVAMUN – Tu es un Centaure esclavagiste, et tu agis sur Telbara, où l’esclavagisme est interdit. Sans oublier que tu as attaqué un citoyen, un baron, un puissant sorcier.

Etrange, Dovamun ne réagissait pas du tout là-dessus. Plusieurs hypothèses : ou il n'avait pas fait attention à ce mot, ou il avait simplement pris cela pour une forme d'insulte injustifiée sans penser que Serpad Eoc'Deokad pouvait effectivement être un nécromancien. Dans les deux cas, cela arrangea bien Serpad Eoc'Deokad : Dovamun allait le défendre contre cet esclavagiste.

Centaure – Je suis sur Tacomnal normalement. Je livre des esclaves pour m’assurer une bonne position et éviter d’être moi-même esclave. Je voulais aller plus loin, mais je suis arrivé ici et vu ton Lézard, j’ai pensé revenir à Tacomnal avec un cadeau. Et puis, toi aussi tu as un esclave ! Telbaran !

Ce Centaure agissait par survie. C'est du moins ce qu'il voulait bien faire croire. Il errait là, seul, dans le Royaume de Telbara. Si vraiment sa préoccupation était de ne pas finir esclave dans le Royaume de Tacomnal, il n'avait qu'à ne pas y retourner, rester ici, se trouver une place en Telbara et cesser d'insulter la race des Hommes-lézards.

DOVAMUN – Ah oui ? Serpad est mon associé, il travaille avec moi sur des domaines magiques, ayant un toit et un salaire.

Comme tout le monde, Dovamun prenait la liberté d'appeler Serpad Eoc'Deokad par un diminutif en tronquant simplement son nom complet. C'était la première fois que Dovamun prononçait son nom, aussi Serpad Eoc'Deokad se fit-il la remarque sans que cela ne présentât une gêne.

DOVAMUN – Tu voulais avoir Serpad pour esclave ? Alors ce sera toi qui le servira ! Tu deviendras notre monture jusqu’à notre domaine et là-bas, tu seras son serviteur !

Voilà qui n'allait pas plaire au Centaure. Servir de monture serait la pire humiliation que Dovamun pourrait infliger au Centaure. Serpad Eoc'Deokad vit déjà l'expression horrifiée sur le visage de celui-ci. Il s'approcha de lui, et prit le temps de le renifler de plus près avant de lui dire :

SERPAD – Si tu veux que je ne te rabaisse pas trop, il va falloir arrêter de m'appeler “Lézard”. Et je voudrais te demander : si tu crains de devenir esclave en Tacomnal, pourquoi ne pas simplement rester en Telbara et te trouver une place ici ?

Avant de le juger, Serpad Eoc'Deokad voulait mettre à l'épreuve son histoire.

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Message  Dovamun le Mar 5 Juil 2016 - 13:53

Serpad s’approcha de son nouveau serviteur pour l’examiner. Ayant vécu comme sous-fifre pour des esclavagistes, il devrait être heureux que les rôles s’inversent. De plus, obtenir un nouveau serviteur déjà, alors qu’il n’avait pas encore commencé à travailler au château. Il était gâté le bougre, il n’avait donc pas de raison de se plaindre. Il renifla le centaure, quelque chose de Séladien pour analyser les personnes qu’ils rencontraient et mieux savoir à quoi il pourrait s’attendre :

SERPAD – Si tu veux que je ne te rabaisse pas trop, il va falloir arrêter de m'appeler “Lézard”. Et je voudrais te demander : si tu crains de devenir esclave en Tacomnal, pourquoi ne pas simplement rester en Telbara et te trouver une place ici ?

Sa voix et son comportement imposaient déjà. Sans crier ou se montrer trop douillet, il imposait par ses paroles une autorité. De plus, très bonne question. Ayant compris qu’il n’était plus à Tacomnal, il aurait pu en profiter pour fuir. Au lieu de ça, il était encore à chercher des victimes. Ah moins d’en avoir pas mal bavé comme on dit, son esprit pouvant être conditionné à suivre cette tâche décadente sans fin, soumis de corps et d’esprit à un maître tyrannique. Il pouvait le prendre pour une sorte de dieu tout-puissant qui pouvait la châtier n’importe où sur la terre d’une façon ou d’une autre. Enfin, il disait faire cela pour satisfaire des humains afin d’éviter de devenir comme les autres, un esclave, devenant de ce fait lui-même esclave. J’écoutais donc les explications du centaure, vérifiant si ce que je venais de penser était juste de par ses dires et son comportement.

Centaure – Pas possible, voilà. Où je vais, je dois le faire. Pour mon bien. Les centaures sont mal aimé partout. Personne ne veut de nous, alors on vend pour rétablir une équité…

Le centaure se tue, mais trop tard. Un déclic me vient à l’esprit. Mais oui… Cela expliquerait tout, le bafouillage de ce quadrupède le montrait bien. Il ne parlait pas directement de son maître, celui ou ceux qui le poussaient à leur apporter des victimes, donc il ne les voyait pas comme des personnes si puissantes, donc pas de réelle crainte, puis il cherchait ses mots, ce qu’il disait était un assemblage d’arguments n’ayant de réel sens. S’il avait suivi une propagande, il aurait récité sans hésiter ce qu’il aurait appris, un slogan ou une idée un peu extrême. Et l’idée qu’il émanait, cette phobie générale des humains envers les siens n’était pas crédible, en pleine contradiction avec ce qu’il faisait. Donc, il enlevait et attaquer des gens sur Telbara seul, pour les vendre en tant qu’esclave, il vient de Tacomnal, il parlait de personnes à qui il fournissait des esclaves, mais sans surveillance, passant par la xénophobie. Tout cela n’était qu’un gros n’importe quoi, ses paroles n’avaient aucun sens, car il ne s’attendait à être capturé et donc, de trouver une histoire crédible, il était clair qu’il était…

Dovamun – C’est vous l’esclavagiste. Vous capturez les personnes isolées pour les vendre à votre compte. Personne ne vous impose de le faire en échange d’une pseudo liberté. Tout est à votre compte, vous travaillez en solitaire. Vous faites cavalier seul, si on me permet cette expression.


Le centaure grogna en regardant le sol. J’avais apparemment touché quelque chose. C’était pourtant logique, il se baladait tranquille, trouvant une pauvre âme seule et va la vendre au plus offrant. Peut-être même répondait-il à des commandes. Les centaures pouvaient se montrer d’une grande bonté, très attacher à la nature, mais il y en avait, comme les humains, qui sont le mal. Je regardais Serpad pour voir s’il partageait mon avis et ce qu’il en pensait.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 10 Juil 2016 - 8:44

Serpad Eoc'Deokad ne se doutait pas qu'aux yeux de Dovamun, il en imposait déjà. Mais en imposait-il au Centaure ? Il ne se posait même pas la question. Il ne cherchait pas à se montrer impressionnant ni autoritaire. Sa question était simple et honnête. Le Centaure n'avait qu'à y répondre tout aussi simplement et honnêtement, et tout se passerait bien entre eux deux. Serpad Eoc'Deokad avait échappé à l'esclavage, et il ne supportait pas l'idée que des Humains l'imposassent à d'autres ; il ne soutenait donc pas l'envie de Dovamun de soumettre ce Centaure à l'état de monture, surtout si l'histoire de ce dernier était vraie – il n'en disait rien maintenant pour ne pas contrarier Dovamun. Serpad Eoc'Deokad était capable de comprendre et de pardonner ; il allait en revanche falloir que le Centaure cesse de l'appeler “Lézard”.

Centaure – Pas possible, voilà. Où je vais, je dois le faire. Pour mon bien. Les Centaures sont mal aimés partout. Personne ne veut de nous, alors on vend pour rétablir une équité...

Même à Telbara ? Cela faisait environ vingt ans que Serpad Eoc'Deokad avait débarqué sur le continent, cela faisait suffisamment longtemps pour se permettre de dire qu'il connaissait assez bien les mœurs du Royaume de Telbara, et la condition des Centaures n'y était pas comparable à ce que ce Centaure décrivait. Il y avait une hypothèse : ayant été élevé en Tacomnal, ce Centaure avait été manipulé, et il était désormais convaincu que les Centaures étaient vus comme des chevaux partout, et que, où qu'il aille, il serait obligé de capturer des esclaves pour ne pas en devenir un lui-même. La sentence de Dovamun n'aurait fait que lui confirmer cela.

DOVAMUN – C'est vous l'esclavagiste. Vous capturez les personnes isolées pour les vendre à votre compte. Personne ne vous impose de le faire en échange d'une pseudo liberté. Tout est à votre compte, vous travaillez en solitaire. Vous faites cavalier seul, si on me permet cette expression.

Le Centaure grogna en déviant le regard, le jeu de mots ne devait pas être à son goût. Dovamun ne croyait pas à son histoire. Le Centaure agissait tel un esclavagiste, c'était sûr, et il ne l'avait jamais nié ; la question était de savoir s'il le faisait réellement parce qu'il avait été manipulé en ayant été élevé par des Tacomans et parce qu'il s'en sentait contraint même dans le Royaume de Telbara, ou bien s'il était parfaitement lucide et ne cherchait que l'appât du gain sans agir par peur.

SERPAD – C'est vrai, ce qu'il dit ? J'étais prêt à penser que tu agissais par peur parce que tu avais été manipulé dans le Royaume de Tacomnal.

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Re: Un dragon cavalier

Message  Dovamun le Dim 10 Juil 2016 - 19:35

Serpad – C'est vrai, ce qu'il dit ? J'étais prêt à penser que tu agissais par peur parce que tu avais été manipulé dans le Royaume de Tacomnal.

Le centaure tourna la tête vers le Sélacien et voulu lui cracher au visage.

Centaure -Sale lézard ! Que j’agis pour moi ou non changes rien ! J’aurais gagné une belle somme sur ta sale tête reptilienne. Nécromancien.

Je lui donnai un coup derrière la tête pour le punir de ses paroles des oh combien déplacer. Serpad ne semblait pas plus emballer d’obtenir ce bougre pour son service. D’un côté, je le comprenais, ce centaure était un rustre, un esclavagiste, un provocateur et un raciste. Je n’éprouvais aucune empathie pour lui. Déjà, son mépris pour Serpad à cause de son ethnie et de son « art » me révulsait. J’avais une de ces envies de le faire cramer pour le sanctionner de l’agression. Par contre, ce quadrupède ne me prêtait pas beaucoup d’attention. Il évitait de trop tourner son regard vers moi. Je ne savais pas trop si cela était révélateur ou non de quelque chose. J’étais persuadé que ce centaure n’agissait que pour son compte, qu’il était aussi pourri que les autres esclavagistes, son comportement et ses paroles me poussaient à le croire, mais Serpad semblait partager. Je devais donc pousser le canasson à se trahir. Me tournant vers mon compagnon Séladien, je lui demandai :

Dovamun – Mon seigneur. Visiblement, ce manant ne cherche qu’à vous nuire. Je vous l’ai offert comme serviteur. Son âme est donc entre vos mains. Quel sort lui réservez-vous ?

Oui j’avais appelé Serpad « mon seigneur ». Non, je n’avais pas oublié qu’il était esclave avant. Mais je l’avais nommé ainsi pour diverses raisons. Déjà, bien montrer qu’il n’était pas un esclave. Que pour moi, chaque personne avait la même statue, car on trouve bien des personnes louables et répugnantes aussi bien chez le paysan que chez le prince, ainsi que chez les esclaves et les maîtres. Alors, un titre démontrait quoi ? Rien en fait. Je voulais montrer que je considérais Serpad comme un égal. Par contre, je devais l’avouer, il m’arrivait souvent de faire une distinction entre les personnes, il m’arrivait de considérer certains comme de la bouse de vache quand ils m’insupportaient et d’autres, à les valoriser quand je les appréciais et je dois dire, j’appréciais beaucoup Serpad, même avec sa magie. En plus, cela eut un effet sur le centaure :

Centaure – Quoi ?! Tu te fiches de moi sale charogne d’humain ! Un lézard ne peut être maître ! C’est stupide comme un animal ! Tu es bien plus bête que lui si tu le vois comme un supérieur ! Raison de plus de la vie d’un esclavagiste. On est là pour rétablir l’équilibre.

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Message  Serpad Eoc'Deokad le Dim 17 Juil 2016 - 17:13

Le Centaure tourna la tête vers lui et essaya de lui cracher au visage, mais Serpad Eoc'Deokad fit un grand pas en arrière, et reçut le glaviot entre les clavicules. Il s'essuya les écailles d'un revers de main.

Centaure – Sale lézard ! Que j'agisse pour moi ou non ne change rien ! J'aurais gagné une belle somme sur ta sale tête reptilienne. Nécromancien.

Serpad Eoc'Deokad réussit à garder son sang-froid. Il n'était pas dans sa nature de s'emporter violemment contre quelqu'un, et il n'était pas impulsif pour un sou. Bien sûr, ce Centaure l'énervait, de par son comportement et ses insultes répétées, mais Serpad Eoc'Deokad lui opposa une impassibilité reptilienne assez refroidissante.
Il venait de le traiter encore de lézard, mais ce n'était presque rien à côté du tout dernier mot prononcé : “nécromancien”. Ledit nécromancien coula un regard inquiet vers Dovamun, mais ce dernier ne parut même pas intrigué, alors que Serpad Eoc'Deokad craignait de le voir choqué. Le Centaure trahissait sa nature, mais ce fut sans conséquence. Incroyable. Dovamun n'avait-il rien contre les nécromanciens ? Ou bien était-il simplement persuadé que cette accusation était forcément fausse ? Quoi qu'il en soit, il finit par se tourner vers lui, et lui dit :

DOVAMUN – Monseigneur, visiblement, ce manant ne cherche qu'à vous nuire. Je vous l'ai offert comme serviteur. Son âme est donc entre vos mains. Quel sort lui réservez-vous ?

Sur son visage reptilien, Serpad Eoc'Deokad réussit à ne pas montrer de surprise devant le Centaure. La surprise pourtant était bien là. Que prenait-il à Dovamun de lui parler ainsi tout à coup en faisant comme si l'Homme-lézard était son seigneur ? Cherchait-il simplement à provoquer la confusion chez le Centaure ? Ce dernier eut en tout cas une réplique assez virulente après une latence due à la surprise :

Centaure – Quoi ?! Tu te fiches de moi, sale charogne d'Humain ! Un Lézard ne peut être maître ! C'est stupide comme un animal ! Tu es bien plus bête que lui si tu le vois comme un supérieur ! Raison de plus de la vie d'un esclavagiste. On est là pour rétablir l'équilibre.

Serpad Eoc'Deokad n'avait pas l'impression d'entendre un Centaure parler. Les seules personnes qu'il avait entendues défendre la vie des esclavagistes, avaient été des Humains. Il fallait croire que finalement, plusieurs races, pas seulement les Humains, aimaient à promouvoir l'esclavagisme. En tout cas, Serpad Eoc'Deokad avait sa réponse : le Centaure n'agissait pas pour quelqu'un l'ayant manipulé. Il disait “on” en s'incluant lui-même dans le lot des esclavagistes, dont il défendait l'activité comme s'il agissait pour son propre compte.

Serpad Eoc'Deokad claqua du plat de la main la croupe du Centaure. Ce dernier lâcha un hennissement de surprise en faisant un pas nerveusement.

SERPAD – Ceci, c'est pour m'avoir encore appelé “lézard”. Tu sais, beaucoup de gens, par-delà ce royaume, et même en son sein, pensent que les Centaures ne sont que de stupides chevaux. Ta façon de hennir et d'avancer nerveusement quand on te claque la croupe tend à le confirmer. Nous allons cependant te laisser une chance de comprendre en quoi tu te fourvoies, et de changer. Quand tu seras las de répéter que tu n'es pas un cheval, tu finiras peut-être par comprendre que je ne suis pas un lézard, et que je ne mérite pas plus l'esclavage que toi.

Il tourna la tête vers Dovamun :

SERPAD – Montrez-lui ce qu'il fait subir aux esclaves, pour qu'il comprenne. Traitez-le comme un cheval. Cravache, éperons, utilisez ce que vous voulez, curez-lui les sabots comme s'il était votre monture, pansez-le à l'étrille, sellez-le, chevauchez-le de gré ou de force ; faites tout cela jusqu'à ce qu'il change d'avis sur l'esclavagisme.

Si le visage reptilien de l'Homme-lézard était assez peu expressif, il n'en était pas de même du visage semi-équin du Centaure, qui marqua d'abord la stupeur, avant de se durcir en posant le regard sur Dovamun.

Centaure – Je ne suis pas un cheval, et jamais tu ne me chevaucheras, misérable bipède. Je te ferai tomber à chacune de tes tentatives. Et je t'écraserai sous mes sabots.

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Re: Un dragon cavalier

Message  Dovamun le Mar 26 Juil 2016 - 11:29

Serpad claqua sa main contre la robe du centaure, ce qui fit pousser à ce dernier un hennissement qui n’avait rien d’amicale. Le séladien avait obtenu sa réponse, et il n’était visiblement pas satisfait de ce qu’il venait d’apprendre, le métier du canasson et le fait d’être traité pour un moins-que-rien. Un centaure pouvait être esclavagiste, pourquoi un séladien ne pourrait avoir un titre de noblesse ? L’égoïsme pouvait faire perdre la tête à n’importe qui et ce centaure, ne semblait pas bien intelligent. J’avais l’impression de revoir plusieurs de mes anciens camarades durant mes études à la tour de l’aurore. Sans oublier les professeurs, tous à l’esprit étroit et fermer remplis de préjuger.

SERPAD – Ceci, c'est pour m'avoir encore appelé “lézard”. Tu sais, beaucoup de gens, par-delà ce royaume, et même en son sein, pensent que les Centaures ne sont que de stupides chevaux. Ta façon de hennir et d'avancer nerveusement quand on te claque la croupe tend à le confirmer. Nous allons cependant te laisser une chance de comprendre en quoi tu te fourvoies, et de changer. Quand tu seras las de répéter que tu n'es pas un cheval, tu finiras peut-être par comprendre que je ne suis pas un lézard, et que je ne mérite pas plus l'esclavage que toi.

Ce qu’il disait était bien vrai, je partageais son opinion, il traitait d’animaux les autres alors qu’il était lui-même un hybride et son comportement se rapprocher du cheval. Pourtant, je fus surpris par sa décision au final. Il décidait de donner une leçon au centaure pour lui faire comprendre son erreur et dans l’espoir de le faire changer, ainsi que lui faire voir que tout deux méritait le respect. Je devais l’avouer, sur ce coup, je m’étais laissé tromper par une idée répandue, je croyais que Serpad aurait voulu en profiter pour se venger de son ancienne vie d’esclave et en asservissant complétement le centaure. Au lieu de ça, il se montra assez juste à mon avis et on sentait de la compassion. J’en fus bien surpris, et bien heureux. Il agissait avec raison, sans se laisser aveugler par ses émotions. Je l’appréciais bien. Serpad se tourna vers moi et me demanda !

SERPAD – Montrez-lui ce qu'il fait subir aux esclaves, pour qu'il comprenne. Traitez-le comme un cheval. Cravache, éperons, utilisez ce que vous voulez, curez-lui les sabots comme s'il était votre monture, pansez-le à l'étrille, sellez-le, chevauchez-le de gré ou de force ; faites tout cela jusqu'à ce qu'il change d'avis sur l'esclavagisme.


Il exprima tout cela sur un ton calme, n’exprimant aucune émotion comme s’il était totalement maître de lui, ne se laissant déborder. Cela lui donnait une certaine autorité. En réponse, je me mis à lui sourire en hochant la tête d’un air un peu sadique. Il voulait que je contribue à la punition… Soit. Le centaure n’était pas de cet avis, d’abord effrayé, il se montra hostile en m’injuriant et proférant des menaces :

Centaure – Je ne suis pas un cheval, et jamais tu ne me chevaucheras, misérable bipède. Je te ferai tomber à chacune de tes tentatives. Et je t'écraserai sous mes sabots.

À mon tour, je lui lançai un regard méprisant et alla lui attraper ses cheveux pour lui approcher son oreille de ma bouche. Je ne comptais pas lui parler dans le secret, mais à lui crier bien fort dans son orbite auditive pour qu’il entende et comprenne bien :

Dovamun – Fais donc cela ! Mais à chacune de tes tentatives idiotes pour nous fausser compagnie… Je t’enverrais une décharge électrique bien forte ! Cela te brûlera et si tu refuses toujours d’entendre raison, tu ne partiras pas d’ici avec une bonne partie du corps brûler ! Mais en cendre ! Balayer par le vent !

Apparemment, mes mots semblèrent le toucher. Le centaure comprenait que je ne bluffais pas, quand je faisais une menace, cela se tenait comme une promesse. S’il fallait que je le réduise en cendres comme je venais de lui dire, alors il en saura ainsi. Le centaure baissa la tête, admettant sa défaite, mais ne s’empêchant pas de râlait dans sa barbe des jurons incompréhensible. Il se mit bien à terre, me permettant de lui grimper sur son dos. Je m’agrippais bien à sa chevelure pour m’y accrocher, une main plaquée contre sa peau humaine si j’avais besoin de lui donner un petit coup d’énergie pour le rappeler à l’ordre. Une fois bien installé, je lâchais un instant la peau du quadrupède pour la tendre vers serpad :

Dovamun – Venez avec moi mon ami. On est plus très loin de notre destination.

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