Garràn [Dryade de Feu / Guerrier-mage]

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Garràn [Dryade de Feu / Guerrier-mage]

Message  Athyl le Mar 29 Mar 2016 - 9:08

(forme secondaire, capacité spéciale)
Nom de votre personnage : Garràn

Age de votre personnage : 19 printemps

Race : Dryade de feu

Trait physique de Dryade :
      Ayant un corps changeant selon son humeur, Garràn possède un corps se rapprochant de l’homme que l’on connait, à quelques traits prêts. Une peau douce et rougeoyante comme les flammes d’un dragon, et une chevelure intense de couleur mi-brun mi-roux coiffé en épis, comme si un cataclysme était venu mettre la pagaille sur la tête de ce dernier. Des yeux rouges écarlate portant un regard de braise et plein de détermination.  Haut de 5 pieds et demie, il ne paye pas de mine, un corps fin mais puissant à la fois. Quand l’adrénaline survient et s’empare de son corps, celui-ci s’assombrie et se craquèle, pour former une sorte de fine couche rocheuse solide laissant entrevoir par les faïences qui serpentent sont corps, une lumière chaude et forte, faisant penser à la lave d’un volcan. Ses cheveux s’assombrissent également pour prendre la couleur du charbon à la racine, formant un dégradé jusqu’aux extrémités. Cette forme plus souvent utilisé au combat, le rend résistant et dur comme la roche, lui permettant par la même occasion de porter des coups puissants. Mais il perd en vivacité au fur et à mesure que les combats s’allonge dans le temps, si bien qu’il s’épuise et devient assez lent, le forçant à reprendre sa forme primaire, plus agile et plus rapide, mais moins résistante.

Classe : Guerrier-Mage

Arme :
- Epée elfique de dragonnier, épée plus longue que la moyenne, arme lourde porté à deux mains, allégé pour plus de maniabilité.
- Gantelet clouté (Main droite uniquement). Un gantelet de fer recouvert de pointe spécialement adaptés au niveau des phalanges.

Armure :
    Garràn porte une simple tenue composé pour le haut, d’un harnais en cuir sur lequel sont fixés deux anneaux dans le dos servant de fourreau pour sa grande épée, le premier au niveau de l’épaule sur lequel repose la garde et le second au niveau de la hanche guidant le dernier tiers de l’épée. Il porte en-dessous de son harnais une chemise de couleur bordeaux sur laquelle à été cousu une capuche assez grande pour recouvrir son visage et pour le bas une brague noire fermé à poche s’arrêtant au genou, laissant le bas des jambes à découvert.

Capacité spéciale :
Transformation : Garràn peut se transformer, ou plutôt modifier les propriétés de son corps, pour le rendre soit solide et dur le rendant résistant et puissant au corps à corps, soit vif et fragile le rendant plus agile et plus rapide. Bien entendu, il est impossible de changer de forme à l’infini, le fait de modifier son corps demande beaucoup d’énergie c’est pourquoi Garràn essaye la plupart du temps de se maîtriser afin d’éviter l’épuisement pour des transformations inutiles. (dure 3h maxi, intervalle de 3 heures minimum entre deux transformations)

Compétence raciale : Magie de feu

Sorts ou compétences primaires de votre personnage :

- Combat à main nues
- Maniement de l’épée à deux mains
- Grande force
- Grande force ×2
- Grande agilité
- Grande agilité ×2
- Lame Ardante (Magie de feu) : Garràn recouvre son épée de flamme lui permettant de porter des coups brûlants, ainsi même si son attaque frôle son adversaire, il s'en sortira avec quelque brûlure. Et au contraire, si son attaque touche, en plus d'être tranché, l'enemi serait brûler localement à l'endroit blessé. (4 fois maxi par combat, dure 4 posts)
- Nuée ardente (Magie de feu) : L'utilisateur inspire un grand coup pour relâcher un nuage brulant dans un rayon de 3 mètres tout autour de lui. Ce nuage lui permet à la fois de se dissimuler pendant un temps dans le nuage, et d'empêcher l'adversaire de l'attaquer sous peine d'être brûlé. (3 fois maxi par combat, dure 3 posts)

Compétences secondaires de votre personnage :

- Maîtrise de la langue des Orcs
- Maîtrise de la langue des Elfes
- Maîtrise de l’étiquette
- Lecture et écritures

Caractère du personnage :
   Très timide, Garàn n’aime pas vraiment les lieux ou la foule est présente, probablement un peu agoraphobe, il essaye d’éviter de trop s’attarder dans les grandes villes, fuyant le regard du monde entier, cherchant à éviter le contact avec autrui à tout prix. Pourtant, quand il s’agit de rendre service à une quelconque personne, c’est avec ardeur qu’il accomplie sa tâche. C’est un peu contradictoire tout ça. N’aimant pas l’injustice, il s’empressera de barrer la route à un voleur, bandits ou autre agissant sous son nez. De même qu’il n’aime pas voir les gens en difficulté, il viendra en aide aux personnes âgées pour porter les charges lourdes à leur place par exemple. Cette bonté d’âme le rend gentil, mais tellement niai qu’il tombe facilement dans la tromperie et le mensonge des autres et comme si cela ne suffisait pas son sens de l’orientation et sa mémoire instantané son laborieux lui causant bien des problèmes. Au temps où il avait des proches, Garràn était beaucoup plus social qu’aujourd’hui, toujours en train de taquiner son entourage sans méchanceté tel un joyeux luron. Il était très curieux de tout ce qui pouvait l’entourer, que ce soit de la civilisation, de la faune et de la nature qu’il protège encore fermement des forestiers et des chasseurs. Peut-être que ses  anciens traits de caractère referont surface un jour ou l’autre.


Compagnon : Kulir est un Rintec de petite taille mesurant seulement 60 cm et à qui il manque son antenne droite. Rencontrer dans une grotte au pied des Montagnes Dominantes, ce dernier se montre très joueur et adore par-dessus tout les câlins. Ces deux lurons s’entendent parfaitement bien. Toujours en train de faire des bêtises, Kulir est maladroit et parfois un peu bête comme un sconx, ce qui fait bien rire Garràn. Tout deux n’aime pas la foule, ce qui fait qu’ils ne restent jamais longtemps dans une ville. Kulir est une vraie tour de contrôle, capable de relevé le moindre mouvement, le moindre changement de température, de pression atmosphérique, de lumière, ou de déplacement d’un quelconque fluide. Kulir à peur de tout et de n’importe quoi.


Histoire de votre personnage :

   L’histoire de cette dryade à débuter autour d’un feu, tout simplement, mais à la différence qu’ici, 3 Dryades sont nées en même temps. D’un arbre brulant de mille feux, s’écroulant dans un petit étang naquirent 3 Dryades, l’une sortie d’une branche, l’autre de l’étang et le dernier des flammes. Les trois Dryades découvrirent en même temps ce monde vaste qu’est l’Orcande, enfin il n’en avait pas encore réellement conscience. Ces trois Dryades se nommait respectivement Svalia, Dryade des bois, Maelrick, Dryade d’eau et enfin Garràn, Dryade de feu. Tous les trois grandirent ensemble tel des frères inséparables. Ils vivaient en paix et en harmonie avec la nature, une symbiose parfaite. Avec comme source de rêverie les Montagnes Dominantes d’un côté et l’océan d’honneur de l’autre, ils se firent la promesse que quand ils seraient plus grands, ils partiraient à la découverte du monde.

   Nous allons maintenant faire un grand bon en avant si vous le permettez. Disons dix printemps. Dix printemps se sont écoulés depuis cette promesse. Et les trois Dryades semblaient déjà avoir oublié celle-ci, ainsi que tous les bons moments qui allait avec. Pour une vulgaire querelle entre frère et sœur, le calme et la paix laissaient maintenant place au chaos fraternel. Ils avaient grandi trop vite et avaient oubliés les valeurs sur lesquels ils s’étaient construits, ils ne s’entraidaient plus, ne jouaient plus ensemble, plus rien n’avaient autant de valeurs que sa propre personne. Et c’est malheureusement dans ces moments difficiles que survient les grands changements.

   En effet, au début de leur seizième printemps une guerre éclata dans leur petit coin paisible. Les Orques, vivant un peu plus au Sud, était venu pour exploiter une mine non loin de là, ils avaient donc installé leur campement à proximité. Ayant besoin de bois pour chauffer et faire fondre les différents minerais aux forges ainsi que pour chauffer le campement, ils décidèrent de couper du bois dans la petite forêt qui ornait leur habitat. Dès le premier arbre abattu, des Tréants sortirent des bois pour la défendre corps et âme. Un carnage s’empara de ce petit coin si paisible auparavant, laissant écorce volé en éclat, de la sève et du sang orques giclaient de part et d’autre du champ de bataille. Le bruit de fracas des armes sur l’écorce bienveillante des Tréant alerta les Dryades, qui s’empressèrent de se cacher dans une grotte dissimulée derrière une cascade située tout près de la rivière Janesse. Le combat à durer toute une nuit, des arbres et des orques jonchaient le sol par-ci par là. Cette nuit, les trois Dryades l’avait passé blotti les uns aux autres, se réconfortant mutuellement. Ils sortirent de leur cachette à l’aube, pensant que tout était redevenu comme avant, mais l’horreur les frappas de plein fouet au visage, les laissant pétrifiés devant la macabre et sinistre découverte. Garràn,  révolté et écœuré par ces atrocités se précipita sur les campements orques, enfin ce qu’il en restait. Maelrick se dépêcha de suivre Garràn pour le ramener et l’emmener loin des Orques. Svalia les rejoints et, pétrifié, s’écroula par terre. Ses deux frères ne touchaient plus le sol, un orque les tenait par le cou. Elle cria de toutes ses forces, suppliant celui-ci de les reposer par terre sans leur faire de mal. Les trois Dryades furent ensuite emmener dans une sorte de cellule ou d’autres prisonniers,  plutôt mal en point, croupissaient.

   Sept nuits c’étaient écoulés depuis ce triste jours et nos 3 Dryades avait été envoyé à  Yrcor , petit village orque situé au Nord de la Terre des Orques, où ils ont été pris pour esclave, servant entièrement la population local en aidant à la construction des forges et des huttes orques, en soignant les blessures ou encore, en servant de martyre aux entraînements des orques. Les 3 jeunes Dryades vivaient un calvaire tout les jours et n’attendaient que le soir pour se retrouver et se réconforter, tout comme il le faisait il y a longtemps.

   Mais le bonheur ne dure qu’un temps. Un orque dénommé Orkar, visiblement chef du village de par son imposante présence et ses cicatrices, nous aboya dessus une première fois en langage orque, puis une seconde fois en langage humain que les Dryades connaissaient. Il leur ordonna de sortir de la cage, chose qu’ils s’empressèrent de faire, craignant son châtiment. Plus le temps passait et plus ils arrivaient à décrypter ce qu’ils disaient dans leur langue. Ils allaient être envoyés dans une autre ville où ils serviront d’esclave, sauf que, ce que les 3 Dryades n’avaient pas prévu, est qu’ils seraient séparés et le choix fut vite fait puisque Orkar sépara le groupe d’esclave en deux. Une partie irait à Haurcyr, tout au sud des terres orques et une partie resterait ici, parti dans lequel Maelrick était. Sans même avoir eu le temps de se faire des adieux, les orques les embarquèrent et ils partirent vers le Sud.

   Svalia était inconsolable, Garràn la serrant dans ses bras le plus fort possible en la réconfortant. Ils se retrouveraient tous bientôt quand tout serait terminé, c’est ce qui lui répétait. Garràn essayait lui-même de se réconforter en espérant pouvoir voir un jour le bout de se calvaire.

    A force d’écouter à longueur de journée les discussions des orques, Garràn commençait à se familiariser avec la langue Orque. Il commençait également à connaître les habitudes et les coutumes de ceux-ci. En même temps, c’était plutôt simple. La loi du plus fort régissait leur vie et leur quotidien était la bagarre, la forge et la nourriture. Assez simple à comprendre en faite. Leurs oreilles pointus, leur mâchoire inférieur avancé et leur imposante carrure faisaient ressortirent leur esprit animal. La couleur de peau différait selon les régions et les tatouages selon les clans. Voilà un grossier résumé de ce qu’il avait appris des Orques. Incapable de vivre en société, toujours en train de se bagarrer, mais se forgeant des armes de qualité.

   La troupe arriva enfin à Haurcyr au bout de 40 jours de marche, avec bien entendu quelques escales. La première à Gorcor, qui semblait être la ville principale du territoire orque et la seconde à Bastilde, qui était une ville située à mi-chemin entre Gorcor et le village qu’ils devaient rejoindre. Garràn et Svalia s’en souviennent, car ils ont pu se reposer pendant 4 jours dans chacune des 2 villes, ce qui était bien mérité.

   Haurcyr n’avais rien de bien particulier ou d’impressionnant, à part les mêmes huttes construit avec tout et n’importe quoi et les bagarres générales au milieu du village. Après avoir traversé de haut en bas les terres Orques, Garràn et Svalia retournèrent dans leur prison, un peu plus spacieuse que celle d’Yrcor et avec de la paille pour dormir. Super ! Sauf que les Dryades ne dorment pas, mais il faut avouer qu’après une traversée de près de 470 mille parcouru avec pour seul élément régénérateur une simple torche que Garràn ne portait que la nuit, le repos fut bien mérité. Le trajet s’étant effectué dans les marécages, Svalia pouvait se régénérer auprès des aulnes et des peupliers qui bordaient les marais.

   Arrivé depuis un peu plus d’une semaine, Haurcyr fut attaqué par des cavaliers encapuchonnés, mettant à sac le campement. Les prisonniers furent libérés par ces mêmes individus, leur permettant de s’enfuir. La cohue générale avait séparé Svalia et Garràn, pris entre les assauts des deux groupes s’affrontant maintenant à l’épée. Garràn avait beau crier de tout son désespoir, il ne parvenait pas à retrouver sa sœur. Les orques tombait un à un, mais ils continuaient à se battre avec rage et détermination, pensant que tout était encore possible. Soudain, un hurlement effroyable à vous glacer le sang, venant des terres orques, assourdis le champ de bataille, immobilisant les deux camps.  Plus aucun son. Plus aucun bruit. Un silence des plus désagréables s’installa sur le champ de bataille. Et un second hurlement, beaucoup plus proche cette fois ci et beaucoup plus puissant que le précédant, alerta tous les assaillants, qui battirent en retraite, amenant avec eux le plus de survivant possible. Garràn au milieu du champ de bataille, ne savait plus quoi faire. Perdu, ne retrouvant pas sa sœur, il commençait à imaginer le pire, à désespérer. Il courait dans tous les sens, priant pour que rien ne lui soit arrivé. Les renforts Orques arrivaient sur place, plus déchaîné que jamais. Garràn resta figé de peur, pensant qu’il allait mourir, que le jour de son trépas était arrivé. Un cavalier sorti de nulle part, l’attrapant par le bras en plein galop. Il senti ses pieds se détacher du sol, pour finalement atterrir sur le dos du destrier derrière le cavalier les emmenant loin au Sud-Est d’Haurcyr.

   Le groupe de cavalier s'arrêta dans les montagnes, dissimulé dans une vaste grotte, situé entre Eff et Vriizi. Ils n'étaient pas très nombreux, une douzaine tout au plus. Ils retirèrent leur capuche, laissant découvrir leur visage, encore caché jusque là. Même oreille pointue, bien qu’ils avaient l’aires plus élégants et plus social que les orques, ils avaient un aires de supériorités indescriptibles et assez désagréable, mettant Garràn mal à l’aise. C’était une femme qui avait sauvé la vie à Garràn de ce combat sanglant, portant des vêtements de haute couture, il devinait qu’elle ne venait pas de n’importe où et d’ailleurs, tous ces congénères étaient habillés de la même fessons. Ils portaient des tenues pratiques en cuir décoré d'arabesques et de signes complexes par-dessus un tissu d’un vert rappelant mère nature. Ils portaient des bottes en cuir remontant jusqu’en haut des chevilles. La femme près de Garràn portait un chaperon vert pomme orné de motif de broderie dorée, laissant couler une chevelure cendré sur ses épaules et ses yeux bleus azur portaient un regard intense qui déstabilisait Garràn. Elle arborait une peau plutôt claire et sa beauté vous éblouissait. Garràn obstiné à vouloir retrouver sa sœur tenta une approche avec ces inconnus qui l’avaient emmené à 5 jours à cheval d’Haurcyr où ils étaient prisonniers.

   Pensant mettre à profit ce qu’il avait appris durant le voyage, il se mit à parler la langue des orques, qui était tout sauf agréable à entendre. La femme le coupa net pour lui dire simplement de parler en langue humaine, ce qui facilitera la communication. Garràn se répéta donc en humain cette fois-ci et la femme lui répondit sèchement que s’il voulait mourir, il pouvait bien y retourner, mais ce serai sans leur aide. Elle s’appelait Calyniel, c’était une Elfe sylves venant d’Elegar’a.  Elle lui expliqua que plusieurs attaques visant les petits villages orques avaient été menées il y a quelques jours au Nord des terres orques afin de libérer les esclaves de tous ces petits villages. Garràn s’empressa de lui demander si elle avait plus de renseignement à propos de ces esclaves libérés, pensant fortement à Maelrick qu’il espérait, faisait partie de ces esclaves libérés. Mais Calyniel n’en savait pas plus tant quel n’était pas rentré à Elegar’a. L’elfe semblait savoir que Garràn  avait laissé une part de son cœur à Haurcyr, car elle lui expliqua que retourner là-bas maintenant serait du suicide pur et dur et qu’il était préférable de partir pour le moment. Garràn acquiesça tristement, réalisant qu’elle avait raison, il n’avait rien pus faire pour sauver son frère et sa sœur. Calyniel rassura Garràn avec ces mots « Parfois, la vie peut être injuste, mais ce n’est pas une raison pour renoncer à elle. Certaines de tes plus grandes douleurs deviendront tes plus grandes forces. Soit donc patient jeune Dryade de feu. »

   Le lendemain à l’aube, ils  partirent en direction d’Almanys, 10 jours de trajet à cheval les attendaient. Garràn regardait les Montagnes Dominantes s’éloigner petit à petit, laissant son frère et sa sœur derrière lui, en attendant un jour ou il serait assez fort pour les revoir.

   Arriver à Almanys, ou se croisait la rivière venant des Montagnes et la forêt luxuriante qui regorgeait de vie, il découvrit un lieu resplendissant. Il en était sûr, son frère et sa sœur auraient aimés venir ici. Ils lui manquaient affreusement. Sur le trajet, Garràn avait demandé à Calyniel si elle pouvait l’entrainer et l’aider à devenir plus fort pour pouvoir retourner un jour chercher sa sœur et son frère, certainement rester de l’autre côté de la Montagne. L’elfe refusait systématiquement, ou l’ignorait tout bonnement. Garràn resta tout de même à Almanys. Il voulait absolument devenir plus fort et faire changer d’avis la sylve.

   Deux semaines s’étaient écoulés depuis leur arrivés à Almanys et Garràn apportait son aide aux gens de la ville, faisant preuve d’altruisme et de bonté. Peu de gens ont cette qualité d’aider son prochain sans réclamer quelque chose en retour de nos jours. Calyniel a eu vent de ses bienfaits et décida de revenir sur sa décision. Elle lui proposa un entraînement dur, de longue haleine qu’il ne sera pas près d’oublier et Garràn, aux anges, ne pouvait plus s’arrêter de sauter de joie, ne pensant qu’à une chose, retrouver ses proches. L’entrainement allait enfin débuter !

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    Garràn regarda le soleil à travers le feuillage des frênes et des châtaigner. Il était temps de faire ses adieux. Il descendit de l’arbre dans lequel Calyniel l’avais hébergé pendant son entrainement. Un pin sylvestre  très impressionnant s’élevant aux alentours de 40 mètres de haut. Se sont généralement les anciens et les familles respectées qui vivent dans ce genre d’arbre. En faite Garràn ne sait pas grand-chose de Calyniel. Elle à un frère qui est rentré dans la guilde des guerriers de Telbara il y a quelques années déjà et ses parents étaient connus pour leur forge et leur enchantement de prestige, fabriquant les meilleures armes du peuple Sylvain ! Garràn devait la rejoindre au centre de la ville d’Almanys, elle l’emmènerait ensuite jusqu’à l’orée du bois. Garràn se dépêchait, comme toujours la ponctualité n’était pas une de ses qualités. Calyniel portait un grand étui en bois d’orme, scellé sur les côtés par une sorte de serrure en cuivre, la serrure avait mal vieilli visiblement puisque le Vert-de-gris s’était installé.

   Du centre de la ville jusqu’à l’orée du bois, tout en remontant le fleuve  Belline, Garràn et Calyniel ne dirent pas un mot. C’était aujourd’hui qu’il partirait à l’aventure. Garràn la regarda un instant puis se blottit contre elle, la serrant fort dans ses bras, tout en lui expliquant, en langue elfique qu’il avait appris durant ses 3 années d’apprentissages auprès de Calyniel, qui lui était redevable à tout jamais, qu’elle se porte bien et qu’un jour il reviendrait lui présenter son frère et sa sœur. Elle lui répondit en elfique en retour « Vis sans remords. Aime sans regrets. Et prépare ton esprit à recevoir ce que la vie à de mieux à t’offrir ». Elle lui tendit l’étui. « Ceci est un présent de la part de mes parents et de tous les habitants d’Almanys, pour l’aide et le bonheur que tu as apporté avec toi pendant ses trois années. »

   Garràn retira le sceau, ouvrit l’étui et en retira une épée magnifique et brillante sur laquelle l’insigne d’un dragon y était incrusté. Elle était plus longue que celles qu’il avait rencontrées auparavant et plus lourde. Le poigné relativement long permettait de poser deux mains, la garde de l’épée faisait le double de la taille du poigné et du pommeau réuni formant une croix parfaitement symétrique. La garde de l’épée ainsi que le pommeau avaient leur extrémité en quartz fumé de couleur brune et aux reflets chatoyant. Elle sortit ensuite de son petit sac un Gantelet clouté en fer orné de pointe au niveau des phalanges. « Ceci est un présent de ma part. Il appartenait à mon grand-père lors de la guerre qui sépara la race des Elfes en trois clans distincts. Mes parents me l’ont offert, mais je sais pertinemment qu’il te sera plus utile, prends en soin. »

   Garràn s'empressa de se vêtir de ces armes de très belle manufacture. Cela lui allait bien, le gantelet parfaitement à sa taille et l'épée bien cramponner à son dos. Il ne suffisait à Garràn que d'insuffler sa magie de feu dans celle-ci pour les rendre plus puissante, magie qu'il avait appris à maîtriser pendant son entrainement, et s'en servir à bon escient. Les larmes coulèrent sur les joues de Garràn, des larmes ayant pris l'apparence de goûte de lave que Calyniel essuya de ses paumes de main et lui bisa le front comme signe de bénédiction.

   A partir de là, commençais son périple vers Telbara. Il remonta le fleuve Belline puis traversa la plaine du centre. Il longea le pied de la chaîne de montagne jusqu’à Minestour. C’est dans une grotte où il logeait les jours de pluie, qu’il fit une nouvelle rencontre. Un petit Rintec affamé et gelé par le froid. Garràn alluma alors un petit feu avec du bois et déposa un lembas, nourriture elfique qu’il avait emporté avec lui, bien qu’il n’en avait pas besoin puisque les Dryades ne mangeait pas. Le petit Rintec se rapprocha lentement, observa l’offrande, puis regarda Garràn pendant un instant, après quoi il dégusta le petit en-cas avec gourmandise. Il se rapprocha de Garràn puis se recroquevilla contre lui.

    Le lendemain, le soleil revenu, Garràn reprit son périple avec son petit camarade jusqu’à Port barbe. Il ne lui restait plus qu’une dernière ligne droite avant d’atteindre la grande ville de l’Est qu’est Telbara. Ils passèrent par Le Guet puis par Etrau pour enfin arriver à la riche ville de l’Est après 49 jours de marche depuis Elegar’a.

    C’est ici que débute mes aventures, à la reconquête des vestiges du passé, de mon frère Maelrick, de ma sœur Svalia et de cette partie de moi-même qui est resté derrière ces montagnes avec eux.
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