Un nomade dans la forêt

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Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Mer 9 Sep 2015 - 16:17

Cela faisait à présent une semaine qu'Abeldark avait été séparé de son compagnon Xolon. L'homme du désert s'était attardé quelques jours dans le port où ils avaient accosté afin de faire le plein de provisions et de se renseigner un peu sur l'endroit où il était. Ainsi, il apprit qu'ils avaient accosté dans une baie à l'est de la forêt d'Elegar'a. Non loin de là se déversait la rivière Velland, comme il put l'apprendre de la bouche des autochtones, et il décida de la suivre. De cette façon il aurait plus de chances de tomber sur une ville un peu plus impressionnante que le petit port dans lequel il avait atterri.

Abeldark décida enfin de se mettre en route. Il avait échangé les quelques pièces qu'il avait contre des provisions et il avait rempli ses gourdes à une source non loin d'ici. Puis après avoir vérifié une dernière fois qu'il ne lui manquait rien, s'assurant que son sabre était bien aiguisé et huilé, présent dans son fourreau, ses sacoches bien accrochées sur Jamal, il quitta le port. Au début quand il était arrivé, quelques personnes lui avaient jeté des regards curieux, ne devant pas croiser d'hommes du désert souvent, sous ce climat plus clément. Certains ne lui prêtaient que peu d'attention, sans doute du fait de leur métier de marin, qui avait dû les emmener dans les recoins les plus reculés de ce monde. Mais au fur et à mesure qu'il séloignait du port, les gens paraissaient de plus en plus curieux à son approche, quand il en rencontrait. Car plus il suivait la rivière dans la direction opposée, plus les rencontres se faisaient rares. Sur la route longeant l'eau, il croisait de temps en temps des charrettes tirées par des chevaux ou des boeufs, sur lesquelles étaient juchées des familles qui le regardaient passer d'un oeil rond. En général il leur répondait d'un sourire, ou les ignorait, préférant s'attarder sur le paysage.

Jamais de sa vie il n'avait vu autant de verdure, autant de vie autour de lui. Habitué aux plaines presque vierges du Jherd, l'homme du désert était enchanté par toutes les couleurs qui l'entouraient. A plusieurs reprises il s'arrêta afin d'inspecter telle ou telle fleur, toucher les arbres qui se dressaient non loin de là, sentinelles impassibles et muettes. Rassemblés en bosquets, ces derniers ponctuaient ça et là le paysage et plus il avançait, plus ils semblaient nombreux.
Quant à l'eau qui coulait non loin de lui... Abeldark n'aurait jamais imaginé en voir autant, et qu'elle fut potable également. C'était différent quand il s'agissait de l'océan. Tout le monde dans la tribu de Mermonis connaissait l'existence de l'océan mais ils savaient également que son eau n'était pas potable, ce qui rendait la chose quelque peu inutile à leurs yeux.

Abeldark mit pied à terre et s'approcha de l'eau, suivi par Jamal. La rivière suivait tranquillement son cours, se heurtant de temps à autre à des rochers, projetant de l'écume sur les berges avoisinantes. Le ciel bleu, parsemé de quelques nuages blancs se réflétait dans l'eau, lui donnant une teinte légèrement bleutée. De temps à autre, Abeldark voyait quelques poissons nager nonchalamment à la recherche d'un insecte à gober. Il continua à avancer en longeant l'eau, laissant Jamal s'arrêter de temps en temps afin de prendre quelques gorgées de l'eau fraiche.

Abeldark avait apprit pendant qu'il était au village qu'ils se trouvaient à la fin de l'été, ce à quoi le nomade avait rétorqué d'un "L'été ? C'est quoi ça, j'y connais pas". Il avait ainsi appris que sur ce continent, loin de son désert natal, il y avait quatre saisons, et que celle-ci était censé être la plus chaude des quatre. Abeldark avait fait les yeux rond quand il avait entendu ça - "Vas-y t'appelles ça chaud, t'y connais rien à la chaleur j'te jure" - car il trouvait qu'il faisait franchement frais. Fort heureusement pour lui, il était bien équipé, les désert pouvant devenirs franchement glaciales de nuit. Pour le moment, ses vêtements amples lui suffisaient, et il s'habillerait d'avantage quand ce qu'ils appelaient l'automne viendrait.

L'homme marcha ainsi pendant plusieurs heures, s'arrêtant une fois pour prendre un repas à l'ombre d'un arbre. Autour de lui, il entendait la nature qui s'activait. L'air était empli du bruissement des feuilles qui s'agitaient à cause d'un vent qui venait de se lever, accompagné par un orchestre de gazouillement d'oiseaux de toutes les couleurs. Dans son désert, Abeldark avait déjà eu affaire à des vautours et autres oiseaux de proie, des bêtes tristes, cruelles et laides dont la vue était toujours synonymes de mort et de désolation. Ceux-ci planaient haut dans le ciel, silencieuses, attendant qu'un voyageur à court d'eau ou qu'un malheureux animal abandonne tout espoir de vie avant de fondre sur lui et l'achever. Ici, c'était différent, tout semblait plus joyeux, plus vivant, et cela plaisait à Abeldark.
Il se leva et aller fouiller dans ses sacoches, extirpant une carte en peau qu'il s'était procuré au port. Au nord-ouest de sa position se trouvait une forêt - forêt désignant un grand amas d'arbres lui avait-on expliqué. Il ne comptait pas spécialement s'y aventurait mais la curiosité le rongeait. Il y avait tellement de choses qu'il ne connaissait pas et qu'il brûlait de découvrir, aussi était-ce devenu son objectif pour le moment. Après l'avoir consulté quelques minutes, il la rangea à nouveau dans la sacoche, avant de se remettre en route.

Après plusieurs heures de marche fort agréables le soleil se mit à doucement disparaitre derrière l'horizon et il décida de monter le camp pour la nuit. Au loin, il voyait la lisière de la forêt. Un sifflement de surprise sortit de sa bouche - C'est iiiiimpressionnant, j'te jure. Autour de lui, les bosquets s'étaient fait de plus en plus présents et de moins en moins espacés. S'il continuait ainsi, il serait bientôt entouré d'arbres.
Abeldark trouva un endroit agréable où camper, dans une espèce de petite cuvette naturelle entourée de rochers, non loin d'un autre bosquet. Après avoir attaché Jamal non loin de là, il profita des dernières lueurs du soleil afin de récolter une quantité non négligeable de bois mort, ainsi que plusieurs grosses branches. Puis il forma un cercle avec de grosses pierres qu'il ramassa et y entreposa une partie du bois mort. Non loin de là, il entendait la rivière couler. Autour de lui le chant des oiseaux s'était raréfié et était à présent remplacé par les cris aigus des chauve-souris.

Abeldark entreprit d'allumer le feu, qui prit après plusieurs minutes de travail acharné sur le bois mort. Il rajouta quelques bûches, sortit une théière en métal qu'il alla remplir à la rivière puis la déposa sur le feu, et entreprit d'y rajouter quelques feuilles afin d'en faire une infusion. Puis il sortit des morceaux de viande séchée qu'il déposa sur une pierre près du feu afin de les réchauffer un peu. Quand l'homme estima qu'elles étaient suffisamment chaudes, il les engloutit tout cru.

Il se leva à nouveau et fouilla dans ses sacoches, extirpant une longue pipe en os et de l'herbe à brûler, qu'il fourra dans la pipe avant de l'allumer. Attendant que son thé refroidisse, il tira des longues bouffées sur l'instrument, recrachant la fumée qui monta vers le ciel en volutes dansant. L'air s'était raffraichi à présent, aussi s'était-il emmitouflé dans une couverture, son sabre à portée de main. Il s'adossa contre la pierre et soupira d'aise.

- La vie est maaaagnifique, j'te jure !
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Jeu 10 Sep 2015 - 13:48

Nienor avait quitté le Xolon, le Naga et la Sirène le lendemain de leur rencontre, avant de se changer à nouveau en louve. Elle passa deux jours sous cette forme, avant d'apercevoir un camp de bûcherons, proche de la lisière. La louve prit la décision de... Chaparder les vêtements des femmes, quand elles étaient au lavoir. Cela faillit lui coûter sa vie : elle déboula des sous-bois en grognant et en se montrant menaçante, faisant ainsi fuir les femmes qui hurlèrent "Au leu ! Au leu !". Nienor reprit sa forme Humaine et prit une des robes encore humides. C'est alors qu'elle entendit et surtout, sentit, des hommes armés venir au secours des femmes qu'elle avait effrayé. Ni une, ni deux, elle se changea, en partie, en louve-garou. Les poils recouvrirent en partie sa peau, sa bouche se tordit alors que ses canines se changeaient en crocs acérés, certains de ses muscles se mouvèrent et se durcirent. Prenant une impulsion, elle se mit à courir à travers bois, alors qu'un de ses poursuivants lui tirait dessus à l'aide d'une arbalète.

L'un des bûcherons la rattrapa et elle fut forcée de se défendre, alors que la hache de ce dernier mordait son flanc. Son agresseur fut projeté contre un arbre et la louve reprit sa fuite, cherchant à tout prix à refouler sa partie animale qui tentait de prendre le dessus. Enfin, elle parvint à semer ses poursuivants et elle reprit sa forme usuelle, cherchant à se calmer et refoulant ses larmes, alors que sa plaie, doucement, se refermait. Se cachant dans un buisson, elle regarda la robe qu'elle avait volé et soupira de déception : sa légitime propriétaire était bien plus large de hanche et de poitrine qu'elle et donc elle allait pratiquement nager dans ce vêtement. En soupirant, elle mit le vêtement, en déchirant une partie du bas de la robe pour s'en faire une ceinture.

Elle marcha pendant deux jours, se nourrissant de proies faciles à chasser sous sa forme de louve avant de parvenir, un soir, non loin d'un campement, attirée par une étrange odeur de tabac. Nienor, à travers les buissons derrière lesquels elle s'était cachée, aperçu un homme emmitouflé dans une couverture, fumant la pipe. Elle ne reconnaissait pas les traits de ce dernier et ne pouvait déterminer s'il s'agissait d'un estanol, un tacoman ou un telbaran. Le fait était qu'il possédait un sabre à la lame incurvée et la façon dont ce dernier était posé au sol, près de lui, indiquait qu'il pouvait la prendre en main aisément en cas d'hostilité. La jeune femme sortit donc des buissons doucement, sans faire de gestes brusques, les mains en évidence.

"Bonsoir. Ne... ne soyez pas effrayé. Je suis inoffensive et cherches juste un lieu où passer la nuit. Puis-je m'approcher ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Jeu 10 Sep 2015 - 15:45

Confortablement installé, Abeldark laissa ses pensées dériver vers le désert lointain qui l'avait accueilli pendant tant d'années, puis à sa famille. Une petite pointe de tristesse jaillit en lui, qu'il s'empressa de rejeter au fond de sa mémoire. Il n'avait aucune raison d'être triste, son peuple se portait sûrement à merveille. Même ceux qu'il avait laissé dans la tempête avaient sûrement trouvé le chemin du retour. Les nomades étaient entrainés toute leur vie dans ces dures conditions et il n'y avait aucune raison pour qu'ils ne s'en soient pas tirés. Quant à l'endroit où il se trouvait actuellement, il était tellement différent de ce qu'il connaissait ! Chaque plante, chaque animal qu'il entendait s'aventurer non loin du feu était source de curiosité - sauf peut-être certains qui semblaient sensiblement menaçant, mais qui n'osaient pas s'approcher des flammes dangereuses - et il s'émervellait chaque fois un peu plus de ce qu'il découvrait, même si à l'heure actuelle le soleil s'était presque entièrement couché, et qu'il ne verrait plus autre chose que le feu et ses alentours dans quelques minutes.

Même l'astre du jour semblait différent de ce qu'il connaissait, moins brûlant mais toujours aussi brillant. Il tira une nouvelle bouffée sur sa pipe, savourant le mélange de plantes pendant quelques secondes avant de le recracher sous forme de volutes qui s'empressaient de disparaitre dans le ciel. Parfois, il s'amusait à faire quelques ronds de fumée, pour passer le temps.
L'homme du désert prit sa tasse de thé, qui semblait s'être refroidie et la porta à ses lèvres, goûtant le délicieux breuvage. Dans son peuple, il était de tradition de boire des boissons brûlantes afin d'aider le corps à baisser sa température, mais également pour calmer les nerfs. Sans oublier que ça avait un très bon goût et que cela aidait à sociabiliser.
Abeldark se cala plus confortablement contre son rocher et ferma les yeux. Il ne se passa que quelques minutes avant qu'un craquement retentisse dans les sous-bois, mettant ses sens en alerte. Imperceptiblement, sa main se rapprocha de son cimeterre. Ses yeux scrutèrent les ténèbres pendant quelques secondes mais il ne vit rien qui sortait de l'ordinaire. Puis brusquement, se détachant des ténèbres, une silhouette sombre s'avança vers lui, les mains devant elle, montrant ainsi qu'elle ne voulait pas de mal.

"Bonsoir. Ne... ne soyez pas effrayé. Je suis inoffensive et cherches juste un lieu où passer la nuit. Puis-je m'approcher ?"

Aussitôt qu'il vit à qui il avait affaire, la confiance d'Abeldark se mua en surprise. Cela faisait des heures qu'il n'avait plus rencontré d'âme sur sa route et ne s'attendait pas vraiment à voir quelqu'un surgir des fourré. Il détailla la nouvelle venue - car c'était en l'occurence une femme qui venait de s'extirper des buissons.
Elle était de taille moyenne, aux longs cheveux noirs qui se fondaient avec l'obscurité ambiante encadrant un beau visage. A cette distance, il ne voyait pas la couleur de ses yeux mais peu lui importait. En revanche, elle était habillée d'une robe bien trop grande pour elle.
Abeldark se releva rapidement, se souvenant de ses bonnes manières.

- La luuuuune vous bénisse, vous êtes maaaaagnifique, une vraie déesse !

A cette distance il voyait ses yeux bleus briller à la lueur des flammes.

- Vous avec des yeux spleeendides, j'te jure, aussi beaux que des oasis en plein désert !

Il lui fit une profonde révérence.

- Mon feu est votre feu, déesse, faites comme si vous étiez chez vous !


D'un geste, il l'invita à le rejoindre, un sourire sur ses lèvres. Puis, sans attendre sa réaction, il se propulsa vers ses besaces, s'activa pendant quelques minutes à en extirper une tasse pour la nouvelle arrivante.
A côté de lui, Jamal gratifia l'invitée d'un BRAAAAA retentissant, puis retourna à se préoccupations, c'est à dire arracher des brins de cette délicieuse herbe à pleines dents.

- Vous avez faim ? Soif ? J'vous jure j'ai un dééélicieux thé ici, le meilleur thé de tout le continent, vous m'en direz des nouvelles !

Joignant le geste à la parole, Abeldark entreprit d'empoigner la théière qui bouillonnait sur le feu et de verser un verre de thé à son invitée. De la vapeur s'envola du liquide chaud à mesure qu'il remplissait le gobelet en métal. Le nomade déposa le récipient près du feu, afin qu'il ne perde pas de sa chaleur.
A vrai dire, il était ravi d'avoir de la compagnie. Il avait conversé avec quelques personnes au port, mais celles-ci lui avaient paru antipathiques...

- Alors, que fait une déesse comme vous au milieu de cet endroit ? C'est quand même bien loin des villages et des villes, j'te jure.

Puis se rappelant ses bonnes manières, il rajouta:

- Veeeeuillez m'excuser, j'y sais rien de ce qui s'est passé, j'ai oublié de me présenter ! Je suis Abbas-El-Baraka, fils de Turath-Al-Nemer, petit-fils de Hijar-El-Sahra, petit-petit-fils de Ghazal-El-Nar, lui-même fils de Qurd-El-Ghabe !

En énonçant son nom, il avait faire une profonde révérence. Il se releva, son sourire toujours aux lèvres.

- Et vous ? Je suis sûr que votre nom est aussi maaaagnifique que vous, déesse !


Dernière édition par Abeldark le Ven 11 Sep 2015 - 21:34, édité 1 fois
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Ven 11 Sep 2015 - 12:21

L'inconnu se leva mais ne tenait pas son arme, ce qui était un bon début, selon les standards de Nienor, avant de la saluer en souhaitant que la Lune la bénisse, la comparant à une déesse au passage. La jeune femme eut un sourire en coin. La Lune n'avait guère tendance à la bénir, bien au contraire, mais il serait difficile d'en expliquer les raisons. Le compliment eut l'heur de lui faire piquer un fard. Elle n'avait guère l'habitude d'en recevoir, de fait. L'étranger avait un accent traînant qui déroutait Nienor, n'ayant pas du tout l'habitude d'en entendre de tels. Il avait continué sa litanie de compliments, avant de l'inviter auprès du feu. C'est alors qu'une étrange bestiole qu'elle n'avait pas remarqué poussa un.... Une sorte de cri se résumant par "BRAAAAA", la faisant sursauter. La jeune femme s'assit le plus loin possible de la créature, qui... Qui pouvait difficilement passer pour un cheval, surtout si on prenait en compte la bosse qui se trouvait en plein dans son dos ! Comment pouvait-t'on chevaucher de telles créatures ? L'étranger, toujours avec son accent traînant, lui proposa à boire, ou à manger et Nienor accepta un peu de thé. Il était bien plus fort que celui auquel elle était habitué, mais ce n'était pas désagréable pour autant. Il entreprit ensuite de lui demander ce qu'elle faisait seule en pleine forêt, avant de se présenter avec un nom si tarabiscoté que la jeune femme perdit le fil alors qu'il parlait d'un certain "Turath". Puis, finalement, il lui demanda son propre nom.

"Et bien, je me nomme Nienor. Mais, personnellement, je doute être une déesse. Je n'en n'ai jamais rencontré, mais elles doivent être bien plus belles que moi."

Elle reprit une gorgée de thé et s'humecta les lèvres avec la langue, avant de continuer à parler :

"Quant au reste... Disons que je suis une vagabonde. Je n'ai guère d'attaches et ce, depuis bien des années."

Elle désigna l'étrange bestiole installée près de... De... "Abbas" ? Ce doit être Abbas. Elle ne savait pas ce que c'était et cela piquait sa curiosité.

"Qu'est-ce que c'est, ce genre de créature ?"

Et surtout, d'où cela venait ? Sans doute du même pays qu'Abbas. Elle ne connaissait qu'une infime partie d'Orcande et, si cela se trouvait, il était possible de croiser bien des gens semblables à son hôte et des créatures du même acabit, dans d'autres contrées éloignées, plus au Sud, ou bien par-delà les Montagnes ?

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Ven 11 Sep 2015 - 21:30

Sans se départir de son sourire, Abeldark avait laissé la jeune femme s'installer près du feu. Comme prévu, il prit le gobelet remplit de thé qu'il avait laissé près du feu et le lui donna. Puis il recula de quelques pas et s'installa à nouveau sur le sol, là où il se trouvait avant l'intervention de la nouvelle arrivante. Ensuite, il la laissa parler car il était impensable d'interrompre une déesse qui parle !
L'inconnue se présenta sous le nom de Nienor, affirmant qu'elle était loin d'être une déesse et qu'elles devaient être bien plus belles qu'elle. Sottises ! Toutes les femmes étaient des déesses et méritaient d'être adorées ! Mais le nomade ne releva pas, laissant celle-ci continuer ses présentations. Il s'était d'ailleurs resservi du thé, le porta à ses lèvres et goûta le liquide à la fois sucré et empli d'amertume.

Autour de lui, le soleil avait fini de se coucher et la fraicheur du soir avait commencé à s'installer autour d'eux. Les derniers chants d'oiseaux avaient fini par s'éteindre, et le son des criquets et des chauve-souris avaient pleinement pris possession des alentours. Un léger vent agitait les branches au dessus d'eux, ajoutant un peu à l'ambiance nocturne et faisant légèrement frémir le feu.
Nienor reprit la parole après avoir goûté au thé, affirmant qu'elle était une vagabonde. C'était étrange, pensa Abeldark, qu'une femme aussi belle se ballade à cette heure-ci, surtout qu'elle ne semblait pas avoir autre chose que sa robe sur elle. Elle n'avait aucun équipement, aucune apparente. D'où il venait, il était impensable de sortir dans le désert sans un nécessaire de survie. Mais après tout, le climat était totalement différent ici et qu'il était possible de subvenir à ses besoins plus rapidement que dans le désert. Ou alors avait-elle gardé ses affaires cachées dans un buisson... Ce n'étaient pas ses oignons, aussi l'homme du désert omit volontairement de lui poser la question. Au lieu de ça, il tira de longues bouffées sur sa pipe.

Il remarqua néanmoins une chose bien moins étrange. Tout en s'installant, la jeune femme avait volontairement mis de l'espace entre elle et Jamal, lui lançant des regards curieux de temps à autres. Nul doute que ce genre de créature était rare sur ces terres, bien qu'elles étaient chose commune dans le désert, encore heureux d'ailleurs, car Abeldark n'avait jamais vu d'animaux qui supportaient aussi bien la chaleur et les ardeurs du désert. Son intuition se confirma quand Nienor choisit de poser une question sur la nature de Jamal.

"Qu'est-ce que c'est, ce genre de créature ?"

Abeldark tira sur sa pipe, emprisonnant un peu de fumée dans ses poumons avant de la relâcher. Son visage s'étira en un sourire.

-Ça c'est Jamal, mon dromadaire, ami et compagnon de route. La pluuuus belle créature qui existe, j'te jure. Je n'ai jamais vu d'animal aussi fort et brave de ma vie !

Comme s'il avait su que son maitre parlait de lui, Jamal leva la tête vers eux tout en machouillant sa touffe d'herbe, puis partit d'un BRAAA retentissant, confirmant ainsi ce que disait Abeldark, avant de retourner à son arrachage d'herbes.
Se rendant compte qu'il n'avait pas répondu à la question, Abeldark continua:

-Jamal veut dire dromadaire dans ma langue en fait. Ce sont des créatures du désert que mon peuple utilise pour se déplacer. Ils sont assez résistants et endurants, et pas besoin de leur donner beaucoup d'eau, ils arrivent à tenir assez longtemps, j'te jure.


Abeldark prit une pause et profita pour inhaler une grande bouffée de tabac avant de reprendre:

-De là où je viens, il n'y a que du sable à perte de vue et la chaleur est insoutenable si on ne s'habille pas bien. La nourriture est rare, j'te jure, et l'eau encore plus. J'appartiens au peuple de Mermonis, qui sillone ce désert constamment à la recherche de nourriture et d'eau, afin de survivre.

Il désigna le dromadaire d'un signe de tête.

-Les dromadaires ont la particularité d'avoir un corps adapté à la sécheresse et la chaleur. Ils économisent leur eau et leur peau est résistante, j'te jure. L'une des peau les plus solides que j'ai jamais vu ! Et aussi ils donnent du bon lait et de la bonne viande... C'est pourquoi les hommes de Mermonis les utilisent depuis tant d'années, mêêêême les chevaux ne peuvent les égaler.

Abeldark prit une poignée de bois mort et les ajouta aux feu, afin d'alimenter les flammes. Celles-ci se délectèrent joyeusement du conbustible et bientôt le foyer gagna en intensité, illuminant un peu plus la lisière des arbres. Au lieu, il entendait la rivière couler paisiblement. Rien ne semblait entacher la quiétude des lieux.

-J'y compte pas y retourner de si tôt, ça non. Mais peut-être qu'un jour j'y retournerai auprès de mon peuple. Si vous voulez, déesse, vous pouvez m'y accompagner... Pour le moment, j'y suis assez bien ici, c'est vraiment un endroit faaaantastique, j'te jure. Il y a de l'eau à volonté et de la nourriture à foison !

L'homme du désert se redressa et s'installa plus confortablement.

-Nienor va à un endroit bien particulier ? Si c'est le cas il est de mon devoir de protéger la déesse, si la déesse veut bien de moi bien sûr.

Au loin la lune apparut derrière les nuages. Normalement c'était l'heure de la prière, mais interrompre une conversation avec une déesse serait un affront bien plus grand, aussi Abeldark décida de laisser à plus tard cette cérémonie qui paraitrait quelque peu étrange aux yeux de son invitée. Au lieu de ça, l'homme du désert lui proposa une nouvelle tasse de thé.

-Je vous avait bien dit que c'était le meeeeilleur thé au monde ! Aussi rafraichissant que la brise au petit matin !

L'homme se rappela le surnom que lui avait donné le Xolon lors de leur rencontre, et décida d'en faire part à son invitée. Cela lui éviterait ainsi de pronconcer son nom complet à chaque fois.

-Si vous voulez, vous pouvez m'appeler Abeldark. C'est un bon nom j'te jure, et plus facile à prononcer.
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Sam 12 Sep 2015 - 17:50

"Abbas" expliqua à la jeune femme qu'il s'agissait de Jamal, son dromadaire, la qualifiant de plus belle créature existante. Un des sourcils de Nienor se haussa. Elle émettait personnellement quelques doutes sur la beauté du... "Dramodaire", ou quelque soit son nom. Sans parler directement des loups, elle avait vu à quelques reprises de majestueux harates ou des vrots qui, en beauté, surpassaient largement Jamal. Ce dernier devait douter que l'on parlait de lui car il poussa à nouveau son étrange cri. Abbas expliqua que "Jamal", en sa langue, signifiait "Dromadaire", ce dont s'étonnait Nienor. C'était comme appeler un cheval "Cheval", cela n'avait aucun sens. Son interlocuteur continua de parler, expliquant qu'il venait d'un lieu où le sable s'étendait à perte de vue et à la chaleur insoutenable. La jeune femme se dit que les personnes parvenant à vivre en ce genre de contrée devaient être des personnes capables de survivre à tout.
Enfin, il proposa à Nienor de l'accompagner quand il repartirait.

"C'est une proposition bien cavalière, mais... Peut-être, du moins, si nos chemins ne se sont pas séparés d'ici-là."

Son interlocuteur lui proposa de l'appeler plutôt Abeldark, ce qui convenait à la jeune femme, qui n'appréciait guère la sonorité de "Abbas". Elle se resservit du thé. Ce dernier était un peu plus fort que celui auquel elle était habituée, mais pas désagréable pour autant. La lune n'était pas pleine, ce qui l'arrangeait. L'astre était dans son dernier quartier, ce qui signifiait qu'elle avait encore un peu de temps devant elle avant de succomber à une nouvelle "crise".
Elle tourna son regard vers la lune et sourit.

"J'aime bien la lune. Enfin... Sauf quand elle est pleine. A ce moment-là, elle me fait peur. Quand j'étais petite, on disait que les sorcières et les monstres rôdaient dans la forêt quand la lune était pleine."

Elle soupira et se passa la main dans les cheveux, plaçant sa mèche blanche derrière son oreille gauche. Aussi discrètement que possible, elle resserra sa ceinture improvisée et reprit la tasse de thé.
Son attirance pour la lune était particulière, selon elle et elle s'était demandé si c'était le cas pour les autres loups-garous ou non : étaient-ils aussi fascinés par cet astre ? Possible, mais il lui était difficile de le savoir, ne connaissant aucun loup-garou.

"Je viens d'une forêt du nord. Et des monstres, je peux l'assurer, il y en avait... On en a rencontré un, durant cette escapade et j'ai été mordue. J'ai eu... Beaucoup de chance de ne pas mourir. Quand au monstre, je ne l'ai jamais revu."

Demi-mensonge. D'une certaine façon, elle le voyait chaque fois qu'elle regardait son reflet, mais ce n'était pas quelque chose que l'on racontait aussi aisément. Elle s'allongea en chien de fusil près du feu, la tasse de thé près d'elle.

"Et où comptez-vous aller ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Sam 12 Sep 2015 - 23:46

Nienor refusa poliment la proposition d'Abeldark de l'accompagner dans le désert une fois qu'il repartirait vers sa terre natale. Il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'elle accepte, c'était plus une formule de politesse qu'autre chose. Son peuple, sillonnant sans cesse le désert, n'avait pas l'habitude de faire de nouvelles rencontres, aussi quand cela arrivait - chose rare en soi mais pas improbable - ils n'hésitaient pas à proposer à ladite rencontre de les accompagner pour un bout de chemin ensemble. Il arrivait que des personnes complètement perdues dans le désert devienne un membre important de la tribu, ayant décider de les suivre et de vivre avec eux. Aussi, les hommes de Mermonis ne lésinaient pas sur l'hospitalité. Bien que tous les moyens étaient bon pour survivre, et que les ressources étaient des plus rares, ils pensaient que chaque individu avait autant le droit à la vie que l'autre. De ce fait, il était assez commun pour eux de proposer le gîte et le couvert à ceux qu'ils rencontraient durant leurs voyages.

Mais dans ce cas précis, ce n'était pas que par pure politesse que le nomade avait accepté la compagnie de Nienor, l'invitant à rejoindre son feu. Il aimait être en bonne compagnie et quoi de mieux qu'une habitante de ces terres pour mieux en apprendre sur ce nouveau monde qui l'entourait.

Silencieusement, il sirota son thé, le déposant parfois afin de prendre quelques bouffées de tabac sur la pipe qui n'abandonnait pas sa main gauche, laissant la jeune femme parler.
Quand cette dernière évoqua la lune, tournant sa tête vers l'astre de la nuit, son joli visage étiré en un sourire, le nomade ne put réprimer un sourire également. Elle annonça qu'elle affectionnait la lune, sauf quand celle-ci était pleine, emplissant le ciel de sa lumière crue. A ce moment là, elle la terrorisait. Il ne comprenait pas pourquoi, le lune était bienvellante - la lune est grande comme le disait-il si bien, ainsi que tout son peuple. Elle veillait sur ses enfants, illuminant leur voie dans les ténèbres.

Nienor évoqua ensuite des monstres et des sorcières qui sortaient les nuits de pleine lune, ce à quoi Abeldark rétorqua d'un "Ah oui les sorcières c'eeeest le mal, j'te jure" en brandissant le symbole des cornes pour se protéger du mal, index et auriculaire levés.
De là où il venait, c'était plutôt les esprits du désert qu'ils craignaient, les Jinni, qui pouvaient posséder l'esprit des imprudents par le biais des rêves.
L'homme du désert n'eut pas le loisir de s'attarder d'avantage au bestiaire du désert que Nienor continua à parler, évoquant son passé. Apparemment elle venait d'une forêt du Nord, qu'il y avait des monstres et qu'elle s'était fait mordre. Et... C'était tout. Abeldark n'insista pas, ne voulant pas que la jeune femme s'attarde sur un souvenir qui s'avérait potentiellement douloureux. Après tout, il ne voulait pas la mettre mal à l'aise, la soirée se déroulait si bien pour l'instant.

Comme pour montrer qu'elle était à l'aise, Nienor s'allongea sur le côté, sa tasse de thé non loin d'elle.

"Et où comptez-vous aller ?"

C'était une bonne question. Il n'y avait pas vraiment songé, à part le fait de voyager en remontant la rivière. Il n'avait aucun but en particulier, si ce n'est de découvrir ce monde immense dans lequel il se retrouvait à présent.

-Vous avez l'art de poser les bonnes questions, j'vous jure. Maiiiis j'y dois l'avouer, je ne sais pas exactement où je vais. Je ne suis ici que depuis quelques jours et je n'ai vu en tout et pour tout qu'un port minable. C'était vraiment la misère, j'te jure, les gens ils sont aussi amicaux que les scorpions en plein désert. Quand tu leur parle on dirait qu'ils vont te mordre...


D'un geste il balaya le souvenir des ces gens malpolis et peu avenant qu'il avait rencontré.

-Ces terres sont maaaagnifiques, rien à voir avec le désert d'où je viens. J'ai envie de les explorer, d'en savoir le plus possible sur elles avant de retourner auprès de mon peuple. Vas-y ça fera de belles histoires à raconter à mes futurs enfants, la luuune les bénisse et bénisse leurs enfants et leurs petit-enfants.


Abeldark s'arrêta le temps de prendre une gorgée de thé chaud.

-Pour le moment je longeais cette rivière, histoire de voir s'il était possible de trouver un village plus accueillant que l'autre là. J'ai jamais vu autant d'eau potable de ma vue, j'te jure, c'est incroyable !

Son enthousiasme n'était pas feint, il trouvait vraiment la naturel autour de lui somptueuse. Habitué aux ardeurs du désert, il n'avait jamais pensé qu'autant de vie pouvait se développer dans un endroit.

-La déesse va dans la même direction que moi ? Si c'est le cas ce serait un honneur pour moi de voyager avec elle, à condition bien sûr qu'elle soit d'acco...


Un craquement retentit dans les sous-bois, interrompant l'homme du désert. A côté de lui, Jamal avait relevé la tête, les sens en alerte. Abeldark scruta l'endroit d'où provenait le bruit, ne voyant rien de particulier. N'anmoins, sa main s'était droite s'était déplacée pour aggriper le manche de son sabre, par pure précaution. Il regarda dans la direction de Nienor.

-Vous voyagez avec quelqu'un ? J'ai l'impression que nous ne sommes pas seuls.


Un autre craquement retentit un peu plus près du campement. On n'y voyait pas à quelques mètres autour du feu.

Abeldark pesta intérieurement. Dans le désert il n'était pas risqué de faire du feu, car cela repoussait le froid et les quelques bêtes sauvages qui osaient s'aventurer près des tentes en quête de nourriture, et car la présence humaine était rare. Dans ces contrées, il ne doutait pas que les bandits devaient proliférer et il était possible qu'ils aient été attirés par son feu. Après tout, c'était bien comme ça que Nienor l'avait trouvé. En plus, il n'était pas très loin de la rivière, ce qui en faisait une proie facile.

Abeldark secoua la tête.

-Ouaiiiis j'te jure j'ai été ssstupide !


Il se leva, son sabre dans sa main.

"Déesse je crois bien qu'on va avoir droit à la compagnie. P't'être même à des ennuis, j'y sais vraiment pas. Mais t'iiiiinquiètes pas, je gère, j'te jure."


Faisant face à l'origine du bruit, il se tint prêt...
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Message  Nienor le Mar 15 Sep 2015 - 15:08

A la question de la jeune femme, Abeldark répondit qu'il n'avait pas de destination fixe pour le moment et qu'il cherchait juste à explorer ces terres pour conter par la suite ses aventures à sa descendance. Il demanda si Nienor allait dans la même direction qu'elle et se tut brutalement. Nienor avait elle aussi capté quelque chose, une odeur, celle du métal, mais son odorat était en partie trompé par le bois se consumant et l'odeur fauve du dromadaire, elle n'avait pu déterminer l'origine de cette odeur.

"Je ne suis pas accompagnée."

Abeldark s'était levé, son sabre en main. Alors qu'il assurait à la jeune femme qu'il allait la protéger, elle se leva en empoignant une branche morte, assez longue, dont elle embrasa l'un d'es bouts au feu de camp. Il ne s'agissait sans doute pas d'animaux sauvages : ils craignaient les flammes et ne s'approcheraient donc pas du campement. Elle renifla encore l'air, avant de sentir de la boue. Elle tendit l'oreille, avant d'entendre très faiblement des chuchotements, au point qu'elle était incapable de discerner les paroles, ni de savoir à quelle race ou sexe ces voix appartenaient.

"Préparez-vous, ça vient..."

Abeldark risquait la mort, elle aussi... Enfin, quand les assaillants en auraient fini avec elle. Elle pouvait discerner, dans la pénombre, 5 formes humanoïdes. Le souffle de la jeune femme devint court. Elle sourit et, discrètement, agita sa main droite. L'arbre derrière lequel un des inconnus s'était caché fouetta la personne à l'aide d'une de ses branches. Le hurlement de douleur fut le signal de l'attaque. Ses quatre compères sortirent de la pénombre en hurlant et en agitant des haches, des épées et une faux transformée en lance. Ils ne portaient comme protection que des bottes et des pantalons de cuir, leurs torses étaient couverts de boue, tout comme leurs visages, à la fois pour se cacher et pour masquer leurs odeurs. Leurs races n'étaient guère aisées à discerner, mais ils semblaient tous Humains, sauf l'un, qui devait être un Demi-Orc, si elle ne se trompait pas.

Celui qui semblait être de sang-mêlé s'attaqua à Abeldark, suivi par un de ses comparses. Les deux autres s'attaquèrent à Nienor. Le premier qui parvint à sa hauteur se vit projeté en arrière, la mâchoire déboîtée par le revers du brandon enflammé. Son compère, à l'aide de sa lance, lui perça l'épaule. Elle cria de douleur et de surprise, lâchant son arme improvisée pour retirer la lame de la faux qui s'y était plantée. Elle esquiva la seconde attaque et envoya un grand coup d'épaule dans l'estomac de l'Humain, le faisant tomber à terre. Elle ramassa la lance manufacturée et la cassa sur son genoux.

"Catin ! Tu vas voir, Aubert va s'occuper de toi jusqu'à te faire hurler, et c'est une vraie bête !"

Celui qu'elle avait frappé à l'aide de l'arbre sortit à son tour des sous-bois. Il était d'une carrure proche de celle du supposé Demi-Orc. Contrairement à ces camarades, il portait, en plus de la boue et du pantalon, une peau anima... Ce n'était pas une peau d'animal. Les poils qui couraient sur son corps étaient les siens. Ses ongles ressemblaient à des griffes et sa bouche entrouverte laissait voir des canines pointues. Nienor déglutit en voyant un de ses congénères. Là, oui, elle allait hurler si elle perdait le combat.

"Une vraie bête, tu comprends ça ?"

Le Loup-garou écarta son comparse d'un revers en se précipitant sur Nienor.

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Message  Abeldark le Jeu 17 Sep 2015 - 22:18

Abeldark scrutait toujours la pénombre, à la recherche d'un quelconque signe de présence humaine. A côté de lui Nienor était également sur ses gardes et d'où elle se tenait, il ne voyait pas son visage. Néanmoins, elle le tint en garde contre quelque chose. Mais quoi ?
Dans la main du nomade, le sabre brillait d'une lueur à la fois argentée et dorée, réflétant les flammes du feu de camp qui brûlait joyeusement à côté d'eux. Sa proximité l'empêchait de bien voir ce qui se trouvait à l'extremité de son champ de vision, et il n'entendait rien qui puisse lui donner une idée sur la nature de ce qui se trouvait dans les ténèbres au delà.

Puis petit à petit, ses yeux s'habituèrent à la pénombre. Jamal s'agita près de lui, annonçant qu'il y avait effectivement danger. Au milieu des formes sombres des arbres, silencieux et impassibles gardiens, se détachèrent les silhouettes de cinq individus. Ceux-ci se mouvaient rapidement et presque silencieusement. Néanmoins, Nienor semblait les avoir repéré bien avant lui, ce qui l'étonna malgré les années passées à silloner les terres arides et à s'entrainer à exacerber ses sens.
Puis soudainement, un fouettement résonna derrière les nouveaux arrivants et l'un d'entre eux hurla de douleur. Abeldark n'expliqua pas cela mais pour eux ce fut le prétexte idéal pour sonner la charge. Quatre individus armés sortirent d'entre les arbres en hurlant leur rage et leur haine. Aussitôt, ils se séparèrent en deux groupes pour attaquer les deux campeurs. Abeldark eut tout juste le temps de les détailler avant de parer de son sabre un coup furieux. Tous les quatre étaient torse nu, mais de la boue maculaient leur peau sombre et leur visage antipathique, probablement afin de mieux se fondre dans les ténèbres ou pour mieux masquer leur odeur. Un pantalon et des bottes de cuir couvraient le bas de leur corps. Tout le reste n'était que muscles saillants, brandissant des armes de mauvaise facture mais donc le tranchant risquait bien de mettre fin à leurs jours.
Certains avaient des haches, des épées droites comme Abeldark en avait souvent vu durant son séjour au port, et l'un d'entre eux avait même une arme composée d'un baton pourvu d'une lame, que l'homme du désert n'avait jamais vu de sa vie.

L'un des assaillants qui l'avait attaqué semblait plus grand que les autres, avec une peau plus épaisse en apparence et un crâne plus robuste. Il n'était clairement humain, ou du moins pas totalement.
Ce dernier porta un coup qu'Abeldark esquiva de justesse, malgré son entrainement. La lame entailla ses vêtements et sa chair, dessinant un sillon sanguinolent dans sa peau.
L'autre n'était pas encore sur lui, ce qui lui laissait le temps de s'occuper du premier. Reprenant ses esprits, Abeldark dévia un coup de lame qui visait sa tête et qui l'aurait probablement décapité.
Il fit une pirouette pour esquiver un autre coup et passa derrière son adversaire, le positionnant entre lui et son comparse. D'un geste vif, il abattit son arme dans le dos du demi-sang qui traça une trainée rouge sur son passage alors que le guerrier hurlait de douleur, se retournant avec force afin de contre-attaquer. Le nomade se baissa afin d'éviter le coup de taille de son adversaire avant de riposter par une attaque vive qui entailla le bras de l'homme. Nouveau hurlement, nouvelle giclée de sang.

L'autre était déjà sur lui et abattait son épée à la lame à moitié émoussée, qu'Abeldark para au dernier moment. Le choc l'obligea à reculer, alors que la lame s'abattait à nouveau sur lui. L'acier rencontra l'acier et des étincelles jaillirent.

-Vas-y j'étais prêt à vous accueillir à mon feu si vous aviez demandé gentiment...

Abeldark jeta un coup d'oeil furtif à Nienor. Pendant qu'ils attendaient l'attaque des brigands, elle s'était munie d'une branche assez épaisse dont elle avait enflammé le bout grâce au feu de camp. Elle venait à l'instant de l'abattre avec force sur le visage d'un des assaillants, et un bruit de mâchoire brisée avait résonné dans le campement. Abeldark sourit et reporta son attention sur les brigands, ravi de voir que la déesse savait se défendre. Sachant qu'elle était apte à se protéger des assauts de ces ennemis inoportuns, il avait la conscience tranquille et pouvait se consacrer pleinement au combat sans se soucier d'elle.

Il fit un pas de côté pour esquiver le coup de hache du demi-sang qui s'abattait pour le trancher en deux, puis recula alors que ce dernier releva sa lame. Une, deux, trois parades. Les assauts du brigand étaient maladroits, mais force était de constater que ce dernier le surpassait en terme de force brute.
Le nomade fit une autre pirouette afin d'esquiver un coup d'épée qui venait de l'humain et riposta d'un coup d'estoc. La lame argentée pourfendit l'air et vint pénétrer la garde - presque inexistante - de l'homme, le blessant à la gorge. Ce dernier porta ses mains sur la blessure, tentant de contenir le flot de sang qui s'écoulait de la plaie, en vain. Il tomba à genoux, mais Abeldark n'eut pas le temps de s'attarder sur son sort, car le demi-sang revenait à la charge, les yeux emplis d'une rage meurtrière.

Abeldark para un furieux coup qui visait son visage et fit un pas en arrière alors que l'ennemi tentait un enchainement fulgurant. Au dernier moment, son épée se leva et il bloqua le coup de taille vertical qui l'aurait transpercé de l'épaule à la change opposée. Tenant son sabre à deux mains, Abeldark repoussa la lame et profita de la faille dans la défense de l'ennemi pour le frapper au ventre. La lame pénétra profondément dans la chair et le demi-sang hurla de douleur alors qu'Abeldark la tournait dans la plaie avant de la retirer.
Le brigand tomba à genou et Abeldark enchaina aussitôt en décapitant celui qui avait l'affront de l'attaquer. La tête se détacha du coup et alla rouler au loin, ses yeux admirant le ciel étoilé pour la dernière fois avant de s'éteindre.
L'homme du désert transpirait à cause de l'effort.

"Catin ! Tu vas voir, Aubert va s'occuper de toi jusqu'à te faire hurler, et c'est une vraie bête !"

Abeldark tourna la tête vers celui qui avait parlé. Nienor avait attrapé l'arme étrange et l'avait cassé sur ces genoux.
Il s'apprêtait à sortir une réplique cinglante, disant qu'il n'avait pas à traiter la déesse de catin et qu'il devait la respecter, mais celui-ci enchaina aussitôt:

"Une vraie bête, tu comprends ça ?"

Quelque chose dans sa voix glaça le sang au nomade, alors que la cinquième silhouette surgissait d'entre les arbres. Contrairement aux autres, il arborait une fourrure sur la quasi totalité de son corps. Abeldark ne comprenait pas ce qui se passait sous ses yeux. L'homme arborait des dents d'animal, aux canines aiguisées, prêtes  à trancher dans le corps de Nienor. Car c'était elle sa cible.

Il se trouvait de l'autre côté du feu, et l'homme étrange était déjà sur Nienor. Abeldark ne pourrait pas l'intercepter à temps mais il brandit néanmoins son arme et se préparer à charger.

-Déesse ! Faites attention, il est sur vous. J'arrive ! Ne vous inquiétez pas j'y m'occupe de lui !"

Il savait pertinnement qu'il n'y arriverait pas à temps. Mais il préférait mourir que ne rien tenter...
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Ven 18 Sep 2015 - 17:12

Abeldark, de l'autre côté du feu, avait abattu ses deux adversaires. Il cria quelque chose à Nienor, qui ne l'écouta pas, occupée qu'elle était à esquiver celui qui l'avait traité de catin. Elle lui fit un croc-en-jambe et l'Humain tomba dans le feu en hurlant. Puis, elle reçut un coup violent dans les côtes de la part d'Aubert. La jeune femme tomba au sol et fit un roulé-boulé sur le côté pour esquiver un coup de pied. Elle se releva, légèrement voutée, les bras écartés du corps, les poings serrés. Elle esquiva le lycanthrope et lui donna un coup de poing au passage. L'hybride gronda et lui mordit le bras. Elle hurla de douleur alors que le sang coulait sur sa peau. Elle se dégagea, tandis que sa manche se déchirait. Des larmes de douleur perlaient à ses yeux et coulaient sur ses joues. Elle se tourna vers Abeldark, qui faisait le tour du feu pour tenter de tuer le lycanthrope. Le bandit qui était tombé dans le feu avait disparu dans les bois en hurlant alors que le flammes lui léchaient le visage et lui carbonisait le cuir chevelu, laissant derrière lui une odeur désagréable de chair brûlée.

"La tête ! Il faut lui trancher la t... !"

Aubert l'avait chargé et plaqué au sol, où il la maintenait de toutes ses forces. Elle le sentait peser de tout son poids, essayer de lui écraser la poitrine sous son coude. Nienor se débattait de son mieux et griffait le visage du Loup-Garou, avant de planter ses dents dans le trapèze de son agresseur. Elle cherchait, par tous les moyens, à ne pas se transformer en hybride elle aussi. Avec le stress et la peur qu'elle ressentait à ce moment, elle risquait de se transformer en lycanthrope et de fuir à nouveau. Dans sa bouche le goût du sang et de la chair se mélangea au goût de la boue dont le Lycan s'était enduit. La nausée lui montait au nez tant c'était une sensation désagréable.
Un coup de poing violent lui fit lâcher prise et elle sentit la main velue de son adversaire lui enserrer la gorge, tandis que l'autre s'affairait à remonter la robe. Nienor tentait de hurler et de récupérer son souffle, alors que ses yeux roulaient en arrière et qu'elle sombrait dans l'inconscience.

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Dim 20 Sep 2015 - 23:41

D'un bond, Abeldark s'écarta du feu alors que le deuxième bandit tombait dedans, projetté avec force par la jeune femme juste avant de se faire agresser par l'homme-bête. Et il avait bien fait, car quelques bouts de bois enflammés avaient été projettés autour du lieu de l'impact, mettant le feu à des brins d'herbe. Quelques braises atterirent sur ses bras mais il ne s'en soucia pas outre mesure.
Le bandit tombé dans les feu se releva en hurlant, tentant en vain d'éteindre les flammes qui consumaient sa peau dévoilée et les quelques vêtements qu'il avait sur lui. Au comble du désespoir et de la douleur, il s'enfuit entre les arbres et son cri perçant le suivit avant de s'éteindre au loin.

Derrière le nomade, Jamal cria, affolé par la tournure des évènements. Il s'était redressé et se cabrait, tentant de fuir les flammes. Mais Abeldark l'avait bien attaché et il dût donc se contenter de tirer sur sa corde.
L'homme du désert ne prêta pas attention à son compagnon de voyage. Après avoir retrouvé ses esprits, il avait comblé l'écart qui le séparait de Nienor et de son assaillant.

"La tête ! Il faut lui trancher la t... !"

Ce dernier se tenait au dessus de la jeune femme, l'avait mordu au bras, marquant la peau de plaies sanguinolentes. Mais Nienor ne se laissait tout de même pas faire, et elle griffait le visage de l'homme-bête et le mordit dans le trapèze. Acte dont son agresseur ne semblait pas se soucier. D'un coup de poing, il intima à la jeune femme de se taire tandit que sa main s'enserrait autour de sa gorge.
Abeldark était sur lui et brandit son sabre bien haut, prêt à le planter dans le corps du monstre. Ce dernier se retourna avec fureur et donna un coup de poing - ou patte, Abeldark ne savait que penser, envoyant valser le nomade à quelques mètres. Le nomade accueillit le choc en serrant les dents sous la douleur mais parvint à se rétablir à temps en posant les mains au sol, transferant le poids de son corps sur ses bras avant de pousser, faisant une pirouette arrière de manière retomber sur ses pieds.
Il ne pensait pas avoir de fracture, mais il aurait un énorme bleu à l'endroit où le monstre l'avait frappé. Chassant cette pensée de son esprit, il repartit à l'attaque. Aubert - car c'est comme ça que semblait s'appeler les choses - était en train de relever les robes de Nienor, qui avait sombré dans l'inconscience.
La colère d'Abeldark redoubla de fureur.
Il chargea à nouveau et en deux battements de cils il était sur sa cible. Aubert réagit en donnant un autre coup de patte mais le nomade l'esquiva sans peine avant d'imprimer à sa lame un mouvement en diagonale. Le coup fit mouche, tranchant dans la chair de l'hybride, qui hurla et porta son attention sur l'homme, délaissant Nienor.

"Je vais te tuer, petit homme. Mais d'abord je vais te faire souffrir, lentement, jusqu'à ce que tu me supplie de t'achever. Je commencerai par tes jambes et je remonterai jusqu'à ton coeur, que je mangerai devant tes yeux."


"Vas-y tu parrrles trop. T'y fais touuuut ce que tu veux mais tu touches pas à Nienor, la déesse est sous ma protection."


Aubert ricana et lâcha la jeune femme avant de se diriger vers Abeldark.

"Dans ce cas je vais la faire souffrir avant de m'occuper de toi, ce ne sera que plus délectable."

"Touuut c'que tu veux mon ami."


Abeldark se mit en position de combat, attendant le monstre, qui ne se fit pas attendre. L'hybride chargea dans un grognement, réduisant l'écart qui les séparait en quelques fractions de seconde. Abeldark esquiva le premier coup qu'il porta d'un bond vers l'arrière, repoussant le deuxième de sa lame. Le sabre rencontra la chair de la bête, traçant un sillont sanglant. Mais Aubert n'y prêta aucune attention et continua ses assauts. Malgré son entrainement visant à augmenter sa dextérité, vitesse et agilité, Abeldark esquivait ou parait les attaques de son adversaire à grande peine. Une ou deux fois il failli être décapité par les griffes acérées d'Aubert et ne dut son répit qu'à la chance.
Un coup circulaire visait sa tête et il se recroquevilla pour l'éviter, passant sous la garde de l'adversaire. Il profita de ce moment d'inaction pour planter sa lame dans le torse de son adversaire, qui hurla de douleur, lançant sa patte afin de cueillir le petit homme. Les serres se refermèrent sur le vide car Abeldark avait glissé sur le sol, profitant pour trancher les jarrets de la bête. Nouveau hurlement, nouvelle blessure, nouvelle giclée de sang.
Aubert tenta de contre-attaquer à nouveau mais Abeldark avait fait une roue arrière sans les mains, décrivant un mouvement fluide qui le mit hors de portée.

L'hybride saignait à présent de plusieurs blessures et ne semblait plus aussi sûr de lui. Ses poils luisaient sous la lune, maculés par son propre sang. Il avait un genou à terre et respirait avec difficulté. Usant de l'énergie du désespoir il tenta une charge, évitant de s'appuyer sur sa jambe blessée. Abeldark l'esquiva d'une pirouette et enchaina en traçant une large blessure dans le dos de l'hybride, qui hurla à nouveau avant de s'effondrer sur le sol.

Sans attendre, Abeldark se jeta sur lui, le plaquant contre le sol, à cheval sur son dos. Levant bien haut sa lame, il la planta avec force dans la gorge. L'arme pénétra dans la chair avant de ressurgir de l'autre côté. Aubert émit un gargouillement pathétique en tenant d'aggriper l'homme sur son dos. Celui-ci réagit prestement et se releva avant d'imprimer un mouvement circulaire à son sabre, en direction du coup d'Aubert. La lame pénétra à nouveau dans la chair et la tête se détacha du corps avant de retomber à quelques mètres.
Le corps eut des soubresauts alors que la vie le quittait lentement, puis ne bougea plus.

Abeldark était essouflé. Un filet de sueur coulait devant ses yeux, brouillant sa vue. Il souffrait de quelques blessures légères, et le coup qu'Aubert lui avait asséné avait probablement éraflé une ou deux côtés. Mais dans l'ensemble il s'en sortait bien.
Derrière lui, Jamal continait à s'exciter, aussi Abeldark lui intima d'un ton sec de se calmer, ce que l'animal fit plus ou moins. Il était toujours aussi affolé, mais au moins avait-il compris que le danger était passé et il ne tentait plus de fuir.
Le nomade essuya son sabre sur le corps sans vie d'Aubert et reporta son attention sur Nienor.

La jeune femme gisait là où Aubert l'avait laissé. Elle souffrait de plusieurs blessures et la robe que l'homme-bête avait retroussé révélait ses jambes aux courbes séduisantes. Abeldark s'approcha d'elle et entreprit de tout d'abord recouvrir celles-ci - non pas que le spectacle le dérangeait, mais il préférait préserver la dignité de la jeune femme. Chaque chose en son temps... - avant d'inspecter les blessures qu'elle arborait.
L'un de ses bras affichait une plaie alarmante, car de celle-ci s'écoulait du sang. Abeldark décida de la traiter en premier. Le nomade bondit vers ses sacoches et en extirpa une couverture légère, dont il déchira un pan entier afin de confectionner des bandages. Il comprima d'abord la plaie pour empêcher le sang de couler d'avantage puis enroula le bras de tissu. Ce dernier devint vite écarlate mais sembla contenir le flot vital.

Ceci fait, le nomade inspecta le corps de Nienor. Son cou portait les marques des mains d'Aubert, et son visage arborait l'impact du coup de poing. Abeldark grimaça.

"Désolé déesse mais je dois vraiment faire ça..."

Délicatement, il écarta les pans de la robe, veillant à respecter au maximum l'intimité de la jeune femme. Ses yeux ne s'attardèrent pas sur ses courbes, préférant chercher d'éventuelles blessures. La seul qu'il trouva fut un bleu au niveau des côtés, résultat du coup qu'elle avait reçu à cet endroit là. A part ça, aucune blessure. Il entreprit de la revêtir avec hâte. Puis il la souleva de terre et l'allongea sur une couverture près du feu, avant de la recouvrir. Il soupira puis entreprit de s'occuper de ses blessures.

"Quelle nuit pourrrrrie, j'te jure..."

Après avoir calmé Jamal, il nettoya la clairière des cadavres en les tirant un par un, les entreposant à quelques mètres de là, prenant le risque de garder le campement sans surveillance. A son retour, il constata avec soulagement que personne n'avait perturbé les lieux. Une grimace de douleur passa sur son visage, dûe à la douleur dans ses côtes qui s'était réveillée.
Le nomade prit la théière et refit du thé, avant de s'adosser comme auparavant et de tirer sur sa pipe.
IL était content d'être en vie, même si la bande de maraudeurs avait grandement terni son humeur.
Le nomade s'exclama tout haut:

"La luuuune est grande, je remercie le ciel d'être encore en vie."


Le tabac apaisa son humeur et sembla adoucir sa douleur. Il jeta un oeil vers la jeune femme allongée paisiblement.

"Je savais bien que vous étiez maaagnifique, déesse. Et courageuse avec ça, j'te jure."


L'homme du désert n'avait pas sorti de ses pensées les courbes de la jeune femme - après tout, il n'était qu'un homme. Il sourit en aspirant une nouvelle bouffée de tabac.

Non loin de lui, Nienor s'agita dans son sommeil.
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Lun 21 Sep 2015 - 13:18

Nienor avait sombré dans l'inconscience alors que sa gorge était étranglée par la poigne du lycan.
Ses pensées et ses souvenirs dérivaient dans les ténèbres. Elle se remémorait, dans un rêve, ce qui l'avait transformé en ce qu'elle était à présent :

Le village s'assombrissait, alors que le soleil se couchait. Nienor jouait avec ses amis dans les rues, en attendant que leurs parents les appellent pour le dîner. C'était étrange : les hommes du village étaient nerveux et nombreux fourbissaient leurs outils, les transformant en arme improvisée. Même son père, l'aubergiste, avait décroché son épée d'au-dessus de la cheminée, souvenir de son passage dans l'armée estanole. Il l'avait longuement dérouillé et fourbi, pestant entre ses dents quand un client de passage lui demandait pourquoi il faisait cela et quelle était la cause de la nervosité, avant de répondre qu'il se trouvait un monstre dans les bois.
Sa fille l'ayant entendu, elle s'était empressée de le répéter à ses amis et, ensemble, avec cette insouciance l'innocence qui caractérisent la prime enfance, avaient convenu de chasser eux-même le monstre pour rendre fiers leurs parents, malgré le couvre-feu qui leur était imposé.

Les parents les appelèrent et ils se séparèrent, avec force clins d’œil.
La jeune fille mangea et alla rapidement se coucher. Son père sortit, embrassant son épouse, qui se jeta à genoux et pria avec ferveur les dieux de protéger les chasseurs. Nienor, faisant preuve d'une certaine discrétion, sortit de la demeure par la fenêtre et rejoignit ses amis. L'un d'entre eux avait volé un couteau et l'autre tenait une lanterne sourde trop lourde pour lui. Obligeamment , Nienor l'aida à soulever la lanterne et, ensemble, chuchotant à voix basse, ils s'engouffrèrent dans les bois proches.

"Nini, à ton avis, il ressemble à quoi, le monstre ?"

La jeune enfant posa son doigt sur sa bouche, prenant une moue pensive.

"Je crois qu'il doit faire au moins cent mètres de haut, avec des dents comme des épées, et des yeux rouuuuges comme le feu des Enfers !"

Le jeune garçon commença à se dégonfler, alors que ses deux amis essayaient de le convaincre de continuer. Finalement, il accepta. Le trio continua son avancée dans les bois quand Nienor entendit un bruit. Elle tendit l'oreille alors que, instinctivement, tous se rapprochaient. Le bruit recommença, un grondement sourd, non loin d'eux. Ce qui provoquait le bruit se déplaça, fit un bond et atterit devant eux. La créature faisait bien deux mètres de haut, ressemblait à... A un loup géant ayant décidé de marcher sur ses pattes arrière. la bête poussa un long hurlement, alors que les enfants criaient de terreur.
La tétanisation prit fin et ils se mirent à courir en hurlant et en glapissant, poursuivis par le monstre. Ce dernier faucha les deux garçons, les étripant sauvagement. Le sang jaillit et Nienor, hurlante, courut de plus belle, avant de se prendre le pied dans une racine. La créature fondit sur elle.

............................................................

Nienor s'éveilla en sursaut, les cheveux trempés de sueur, le regard affolé. Abeldark était assit près du feu. Seul le sang sur le sol indiquait qu'un combat avait eu lieu. Son bras blessé avait été bandé. Elle se massa doucement la gorge. La jeune femme se leva et se servit une nouvelle tasse de thé, avant de s'asseoir non loin d'Abeldark.

"J'ai... J'ai fais un cauchemar, ne vous en faites pas."

Son odorat lui apprit que les bandits avaient été tués et que leurs corps avaient été entreposés plus loin, à l'écart du campement. Nienor prit une gorgée de thé. Ses blessures se refermeront d'elles-même, même si cela prendrait du temps. Elle se rapprocha de l'Humain et, déplaçant sa mèche blanche jusque derrière son oreille, déposa un baiser sur la joue de son sauveur.

"Merci, Abeldark."

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Dim 27 Sep 2015 - 18:38

L'homme du désert laissait son regard aller de la jeune femme au feu, en passant par Jamal. L'animal s'était enfin calmé et ne faisait plus de manière en rapport avec le combat ayant eu lieu. De fait, le dromadaire arrachait de longs brins d'herbe sous l'arbre le plus proche. Tout comme son maitre, il n'avait jamais eu droit à autant de nourriture dans un même lieu. Bientôt, s'il ne faisait pas attention, il deviendrait gros et gras.
Abeldark éteignit sa pipe et jeta le reste de tabac dans le feu, qui engloutit aussitôt les herbes en diffusant leur senteur si caractéristique. Sa tasse de thé était vide, mais il avait assez bu de la soirée.
Le nomade s'apprêtait à s'allonger sur sa couche quand un mouvement du côté de Nienor attira son attention. Elle se débattait légèrement dans son sommeil puis subitement, sans prévenir, elle se redressa d'un bond sur sa paillasse improvisée, les yeux ouverts et les cheveux trempés de sueur.
Le mouvement avait été si brusque qu'Abeldark avait sursauté. Nienor avait ensuite regardé autour d'elle, massant sa gorge blessée par Aubert avant de s'approcher du feu où elle se servit une nouvelle tasse de thé. Abeldark lui gratifia un sourire et la suivit du regard alors qu'elle s'asseyait à côté de lui.

"J'ai... J'ai fais un cauchemar, ne vous en faites pas."

Cela expliquait pourquoi elle se débattait dans son sommeil. Abeldark était curieux quant à la nature du rêve mais il eut la décence de ne pas la questionner sur ça. Ils avaient été attaqués il y moins d'une heure par une bande armée, il était donc normal que son corps réagisse ainsi.
Le nomade grimaça alors que la blessure à son abdomen s'éveilla alors qu'il tentait de s'assoir plus confortablement. Douleur qui s'effaça tout aussi vite quand Nienor se pencha vers lui, replaçant sa mèche blanche derrière son oreille pour l'embrasser sur la joue.

"Merci, Abeldark."

C'était arrivé si soudainement que l'homme ne sut pas comment réagir. Quand il compris ce qui était arrivé, il tenta de balbutier quelque chose, en vain. Il sentit la chaleur monter à ses joues et un sourire naitre sur son visage.
Il parvint à reprendre un semblant de consistance avant de répondre, le sourire toujours présent sur son visage.

-C'est normal, déesse. Personne ne devrait taper une déesse, je le jure. C'est moi qui vous remercie d'avoir embelli ma soirée.

C'était quelque peu paradoxal, car sa soirée avait été un peu gâchée par l'attaque des bandits. Néanmoins, il était content d'avoir rencontré la jeune femme, et d'avoir pu se dérouiller un peu. A vrai dire, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas battu. Mais pour un homme qui aspirait à la paix, cela ne lui manquait pas. Il se battait pour défendre sa personne car bien qu'abhorrant la violence, il n'acceptait pas non plus qu'on essaie de mettre fin à ses jours. Comme toute personne saine d'esprit finalement...

-Je me demande qui étaient ces hommes... Puissent-ils brûler dans tous les niveaux de l'enfer, j'te jure !

Il prit une pause avant de reprendre.

-En tout cas j'vous avais dit de paaas vous inquiéter, c'était sous contrôle, j'te jure.

Abeldark avait dit ça avec un sourire sur le visage, les yeux plongés dans les flammes devant lui.

-Je me demande s'il y en a d'autres. Quelqu'un devrait monter la garde ce soir en tout cas. Si vous voulez je peux prendre le premier tour de garde, ça me dérange paaaas du tout. En plus, je pense que vous avez plus besoin de repos que moi.

Lui aussi avait essuyé quelques blessures, mais la plus grave s'avérait être le choc qu'il avait reçu au torse. Il aurait juste un gros bleu pendant plusieurs jours mais c'était tout. Le reste n'était que blessures superficielles qui avaient déjà arrêté de saigner.

-Sauf si vous préférez rester éveillée encore un p'tit peu, c'est coooomme vous voulez, je ne vais pas bouger.
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Lun 28 Sep 2015 - 15:41

Un sourire naquit sur le visage d'Abeldark, en réaction au baiser de Nienor. Il lui répondit que c'était bien normal : nul ne devrait lever la main sur une femme. Il la remercia pour avoir embelli sa soirée. Elle sourit. La jeune femme avait déjà connu des soirées plus agréables parmi les bandits. Elle n'était pas étonnée que ces derniers les ai agressé, ils seraient passés à l'action qu’elle soit là ou non, après tout, il s'agissait de pillards et de bandits. Son hôte jura contre leurs agresseurs, leur souhaitant de brûler dans les Enfers, avant de lui assurer qu'il n'y avait rien à craindre, après tout, il avait la situation sous contrôle.

"Sauf pour le plus gros. Il s'agit d'une créature dangereuse, à moins de savoir s'y prendre. La décapitation est un moyen sûr pour s'en débarrasser. On les appelle "Lycans". Ce sont des créatures capable de changer de formes. Et certaines sont guidés uniquement par leurs instincts les plus primaires, les plus animaliers. Comme celui que nous avons affronté ce soir."

Il lui proposa de veiller tour à tour, en expliquant qu'il prendra le premier tour de garde, après tout, Nienor avait besoin de repos. Cette dernière refusa d'un mouvement de tête. Elle allait avoir du mal à se reposer après son cauchemar.

"Ca va aller, ne vous en faites pas. Je peux rester éveillée avec vous. Et même si je m'endormais, j'ai l’ouïe fine et je pourrais me réveiller en cas de besoin. J'ai un bon instinct de survie à ce sujet."

Elle se repositionna et reprit une gorgée de thé. La jeune femme se détourna ensuite un instant, afin de vérifier l'état de ses blessures le plus intimement possible. La jeune femme fut rassurée : les plaies se refermaient doucement, mais sûrement, bénie soient les capacités de régénération des Loups-Garous. Ensuite, Nienor se retourna vers Abeldark et se resservit un peu de thé, avant de commencer à prendre soin de sa chevelure, lissant précautionneusement sa mèche blanche.

"De quoi souhaitez-vous parler ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Lun 5 Oct 2015 - 0:09

Alors qu'ils savouraient tous les deux la chaleur du feu de camp, Nienor lui apprit qu'Aubert, l'homme étrange à la fourrure et à la taille supérieure à la normale était en fait un Lycan. Ces bêtes semblaient dotées du don de métamorphose, ce qui expliquait probablement la forte concentration de poil sur son corps, ainsi que les changements qui s'étaient opéré au niveau du visage. Apparement, la plupart d'entre eux préféraient s'adonner à des pratiques sanguinaires...

Elle lui avait ensuite affirmé qu'elle avait le sommeil léger et qu'il n'avait pas besoin de faire de tour de garde pour le moment. Cela le soulagea un peu car il commençait un peu à fatiguer après la longue journée de marche et le combat qui venait d'avoir lieu. De plus, il commençait à sentir le contrecoup de l'adrénaline qui se dissipait rapidement de son sang. Mais pour le moment, cela ne le dérangeait pas d'en apprendre plus sur Nienor, qui lui laissa le libre choix de la conversation à venir.

-Lycans ? J'y connais rien de ces créatures, même si on a des choses étranges de là où je viens. Le désert d'où je viens, qu'on appelle le Jherd est peuplé d'êtres aux étranges caractéristiques, comme celui-là, j'te jure. Comme si la vie là-bas n'était pas assez difficile, on doit aussi faire avec des démons des sables.[/color]

Le nomade fit une pause et en profita pour se lever et aller jusqu'à ses sacoches. Il en extirpa encore du thé qu'il remit à infuser.

-Il y a des créatures qu'on appelle les Djinns. De vraies calamités, j'te jure. Ce sont des êtres de pure énergie, parfois bons, parfois mauvais. Ils peuvent aussi changer de forme, en prenant l'apparence d'une belle jeune femme le plus souvent, ou d'une tempête de sable.

Abeldark regarda en direction de la jeune femme. Il avait repris sa pipe et remettait une nouvelle fournée de tabac. Son visage s'élargit en un sourire.

-Qui sait, peut-être vous êtes vous-même un djinn, déesse...


L'homme du désert s'empara d'une petite branche enflammée et l'utilisa pour allumer sa pipe. Il inspira le tabac avant de répondre.

-Lah, je ne pense pas que vous le soyiez, même si vous êtes maaagnifique, la plus belle femme de ce continent, je le jure. Si c'était le cas vous m'en auriez fait déjà voir de toutes les couleurs, la luuuune m'en protège.

A vrai dire, il n'avait jamais eu affaire à des djinns dans sa vie. Tout ce qu'il avait entendu c'étaient des légendes. C'était toujours quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui avait eu affaire à un type qui avait rencontré un homme qui jurait avoir rencontré un djinn, et qu'il en était revenu vivant. Dans la plupart des légendes du peuple de Mermonis, les djinns maléfiques épargnaient rarement les hommes. Ils procédaient de diverses manières d'après ce qu'il était dit, le plus commun étant de hanter des lieux ou des objets. Il arrivait également que des accidents surviennent à cause d'eux.
Mais le pire qui pouvait arriver à cause des djinns c'était quand ils possédaient les humains. A ce moment là, seules les prières et des rituels d'exorcisme compliqués pouvaient espérer sauver la pauvre personne possédée, que le djinn pouvait manipuler à sa guise. Elle pouvait s'en prendre à ses proches ou à elle-même, semant le chagrin sur son passage. De ce fait, les hommes de Mermonis préféraient prévenir que guérir en se munissant de talismans et de protections magiques. De même, les prières régulières étaient soi-disant efficaces.
Cela rappela à Abeldark qu'il n'avait pas effectué sa prière du soir. Peu importe, il se rattraperait la nuit suivante. De plus, il ne pensait pas qu'il rencontrerait beaucoup de djinns dans le coin.

La nuit s'était quelque peu raffraichie et Abeldark jeta quelques grosses bûches dans le feu afin de l'alimenter. Les flammes léchèrent joyeusement le bois mort et s'élevèrent, plus fortes.

Abeldark tourna de nouveau son attention vers Nienor. Celle-ci s'était attelé à lisser sa mèche blanche, détail qui intriguait Abeldark. Il n'avait jamais vu pareille chose. Comme il n'avait jamais vu de cheveux blonds avant d'arriver au port, ce qui n'avait pas manqué de le surprendre.
Les flammes dansantes illuminaient le joli visage de Nienor, projetant des ombres sur ses traits fins. Il se surprit à admirer sa beauté à la lueur du feu mais se ressaisit.

Assis en tailleur, il tira une autre bouffée de sa pipe avant de se pencher en avant. De sa pipe, il désigna la mèche blanche que la jeune femme n'arrêtait pas de lisser.

-Pardonner mes indiscrétion, déesse, mais d'où vient cette mèche blanche ? Je vois que le reste de votre chevelure est noire, à l'exception de cette seule mèche. C'est assez étrange, je le jure, je n'ai jamais vu de chose pareille. Mais il faut avouer qu'il y a quelques jours, je croyais que tout le monde avait les cheveux noirs...

Abeldark tira une bouffée sur sa pipe, appréciant la goût de la fumée dans la bouche avant de la recracher dans l'air ambiant.

-Êtes vous née avec ? Ou est-ce lié à un évènement quelconque ? Pardonnez mon indiscrétion, déesse, parfois la curiosité est comme le vent du désert, il souffe en emportant la raison sur son passage...

C'est à cet instant qu'il se rendit compte qu'il avait partagé du thé avec Nienor. Mais il oubliait une chose essentielle. Il sursauta en se frappant la tête.

-Maiiiis j'oublie eeencore mes bonnes manières, stupide que je suis !

Il tendit sa main droite, qui contenait sa pipe.
-Vous en voulez ? Comment j'ai pu oublier cela, j'espère que vous m'excuserez, déesse. Chez nous, nous avons l'habitude de partager et le tabac comme signe de bienvenue, et je n'ai partagé que mon thé... J'te jure, parfois j'en oublie les bonnes manières.

Il sourit de toutes ses dents.
-Probablement votre beauté qui m'a envouté, déesse, j'te jure.
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Jeu 8 Oct 2015 - 0:26

Abeldark affirma ne rien connaître des Lycans, mais ajouta que dans le Jherd, le nom du désert d'où il venait, il existait des créatures nommées "Djinns", des créatures capables de changer de forme pour approcher leurs proies, prenant en général l'apparence d'une belle femme. L'homme au visage buriné se tourna vers la jeune femme avant d'insinuer qu'elle était peut-être un Djinn. Nienor baissa le regard, souriante : elle n'avait guère l'habitude de ce genre de compliment et cela lui faisait d'autant plus plaisir. Son compagnon alluma sa pipe à l'aide d'un brandon enflammé. L'odeur ne la gênait pas, au contraire, les herbes embrasées avaient un doux parfum que son odorat dévelloppé appréciait. Elle se rapprocha un peu d'Abeldark, avant de boire une nouvelle gorgée de thé.

Sa mèche blanche lui retombait devant les yeux et elle entreprit de la lisser à nouveau. L'Humain lui demanda d'où lui venait sa mèche. Etait-ce de naissance, ou bien si un quelconque évènement avait rendu une partie de ses cheveux de cette couleur. Avant qu'elle ne puisse répondre, il se maudit encore et encore : il avait oublié de proposer à Nienor de fumer la pipe en sa compagnie. Cette dernière n'avait jamais eu l'occasion d'essayer. Un peu curieuse, elle prit l'objet entre ses mains et plaça le tuyau entre ses lèvres, avant d'inspirer profondément. Des larmes lui montèrent aux yeux et elle eut l'impression d'être brûlée de l'intérieur. Redonnant la pipe à son compagnon, elle se détourna pour tousser, avec l'impression que ses poumons cherchaient à sortir de sa poitrine. Sa tête tournait et elle cligna plusieurs fois des yeux, avant de finir sa tasse de thé et de s'allonger en loup d'arbalète près d'Abeldark, haletante, les yeux encore humides.

"Je suis *koff koff* Je suis désolée, je n'avais jamais fumé auparavant... *kof !*"

Nienor prit le temps de calmer les battements de son coeur, avant de se rasseoir. Ses cheveux tombaient sur son visage et elle les releva, alors que sa respiration bruyante était entrecoupée de quelques quintes de toux.

"Je... Je vais te l'avouer, je ne suis pas prête à refumer, si c'est pour être à nouveau ainsi... Quant à ma mèche... Mes parents me racontaient que c'était une fée qui s'était penchée sur moi étant enfant et qui m'avait touché la tête. L'endroit où sa main se posa devint alors blanc. Enfin, c'est ce que mes parents me racontaient quand j'étais petite."

Et il lui serait difficile de connaître la vérité : ses parents étaient morts depuis des lustres. Des souvenirs qu'elle conservait d'eux, cette petite histoire faisait partie des plus chéris. La jeune femme tendit ses bras et réchauffa ses mains au feu.

"Et vous ? Vous aimez fumer à ce point ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Dim 18 Oct 2015 - 18:06

Abeldark se retint de rire quand Nienor manqua de s'étouffer à cause de la fumée du tabac, mais il n'en fit rien. Au lieu de cela, il se contenta de sourire en reprennant la pipe que la jeune femme lui tendait, tandis qu'elle se retournait pour tousser et cacher son malaise. La plupart des gens qui s'essayaient au tabac la première fois avaient cette réaction et il serait malvenu de se moquer d'eux. Après tout, c'était une réaction naturelle du corps qui lutte contre un élément étranger ayant pénétré son système.
L'homme attendit donc que la toux de Nienor se calme et en profita pour tirer à nouveau sur sa pipe. Nienor s'allongea finalement près du nomade en expliquant qu'elle n'avait jamais fumé auparavant. Il aurait pourtant juré que c'était le cas, vu sa réaction...

Elle entreprit ensuite de lui expliquer la raison de sa mèche blanche, chose qui était apparement dûe à une fée qui l'aurait touchée quand elle était encore enfant. Abeldark ne connaissait pas les us et coutumes de ces contrées nouvelles, mais il les trouvait fort étrange... De toute façon, il ne pourra pas vérifier la véracité de ses dires et à vrai dire, il s'en fichait pas mal.
Poliment, il hocha la tête pour exprimer son intérêt mais Nienor ne semblait pas vouloir continuer cette conversation, aussi il n'insista pas. Il recracha la fumée dans le ciel nocturne.

Autour d'eux, la nuit avait pris ses droits. Les rares oiseaux qu'ils entendaient à présent étaient les chasseurs nocturnes qui sortaient de leur torpeur. De temps à autres, ils entendaient le hululement des hiboux et chouettes qui nichaient dans ces forêts, ainsi que le cri strident des chauve-souris, leurs ailes membraneuses battant l'air
au dessus d'eux. Quelques criquets assez téméraires pour braver le froid continuaient à émettre leurs chants si singuliers. A part cela, seul le craquement du bois que dévoraient les flammes venait briser le silence de la nuit, accompagné par le son de l'eau un peu plus loin. Comparé aux nuits dans le désert cependant, c'était une véritable cacophonie qui se jouait autour d'Abeldark.

Nienor s'était penchée pour se réchauffer les mains auprès du feu et elle en profita pour lui poser une question.

"Et vous ? Vous aimez fumer à ce point ?"

Abeldark avait entreprit d'aspirer une autre dose de tabac, qu'il recracha lentement, en fixant tour à tour la fumée puis la jeune femme.

-Bien sûrrr que j'aime fumer, déesse. Autrement pourrrrquoi le ferais-je ?

L'homme du désert afficha un sourire malicieux.

-Chez nous c'est une trrradition, continua-t-il en roulant fortement ses R. Chez les hommes de Mermonis, on partage le thé et le tabac, le premier carrr il nous aide à lutter contre la chaleur et le deuxième... Le deuxième parce qu'on aime ça en fait, j'te jure. Bien que certains disent que la fumée du tabac aide également les prières des gens à s'élever plus facilement vers notre déesse la Lune, que sa grandeur nous bénisse tous !

Il prit une autre bouffée en souriant, laissa la fumée quelques secondes dans ses poumons avant de la recracher. Puis il prit ce qui restait de tabac dans sa pipe et le vida dans le feu qui dégagea une odeur différente pendant quelques instants.

-Mais de toi à moi, déesse, c'est un vice que nous avons. Comme certains ont l'alcool, nous nous avons le tabac. J'te jure, nous avons même des herbes que nos sorciers utilisent pour la méditation mais je n'en consomme pas. Ces trucs ça te monte à la tête et tu te retrouves dans des situations tellement bizarres parfois, j'te le jure sur ma vie. Mes excuses, je reviens tout de suite.

Il commençait à faire frais autour d'eux. Abeldark se leva et alla vers Jamal, qui le gratifia d'un blatèrement de bienvenue. L'homme lui tapota la tête.

-Oui oui t'y es le plus bel animal, j'te jure.


Il entreprit ensuite de fouiller dans ses sacoches à la recherche d'un objet. Quand il le trouva, un sourit de satisfaction avant de revenir vers le feu.

-Déesse, il commence à faire frais autour de nous et je ne voudrais pas que vous attrapiez froid. Le froid c'est traitre, j'te jure.

Abeldark tendit à Nienor ce qu'il avait dans les bras, une couverture épaisse et ornée de nombreux motifs et d'arabesques compliqués et colorés.

-Si la déesse le permet...


Sans attendre de réponse, il entreprit de lui poser la couverture sur les épaules et le reste de son corps. Puis il recula comme pour admirer son oeuvre.

-Maaaaagnifique, vous êtes réellement splendide, un vrai joyau du désert. Votre beauté éclipse celle de toutes les femmes de Mermonis et du continent, j'te jure ! Vous avez presque l'air d'une déesse de chez nous à vrai dire.

Tout en souriant, il repartit s'assoir à sa place et entreprit de défaire son turban, libérant de leur prison ses longs cheveux noirs, qu'il entreprit de rassembler et d'attacher négligemment en un semblant de queue de cheval en haut de son crâne. Les flammes du feu illuminèrent son visage basané que le nomade offrit à la fraicheur de la nuit...
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Mar 20 Oct 2015 - 18:32

Abeldark répliqua qu’en effet, il aimait fumer. C’était même une tradition de son peuple, avec le thé. Selon leurs superstitions, la fumée de tabac aidait les prières des fidèles à monter vers les Dieux. Il avoua tout de même qu’il s’agissait de son petit vice secret, bien plus innocent toutefois que ceux des shamans des tribus : ces derniers mettaient des herbes particulières dans leurs pipes et les fumaient, pour entrer en transe, supposait Nienor.
L’Humain se rendit près de son dromadaire et fouilla ses sacoches avant d’en sortir une couverture, qu’il posa sur les épaules de la jeune femme en expliquant qu’il valait mieux se couvrir : le froid était traître. Nienor sourit en retour : elle était habituée au froid, en tous les cas plus que son compagnon. Et au pire des cas, elle se transformait en louve pour profiter de sa fourrure. Même si elle allait éviter cela pour le moment, ce serait sans doute… Préjudiciable, puisqu’elle ne pouvait prévoir la réaction du basané en voyant, en lieu et place de la « Déesse », une louve au pelage d’ébène strié par une mèche blanche.
Elle le remercia d’un mouvement de tête, un léger sourire sur les lèvres.

"J’ignore à quoi ressemble vos Déesses, mais… Merci pour le compliment."

Abeldark défit son turban, laissant sa longue chevelure sombre courir sur ses épaules et son dos, avant de les attacher en queue de cheval.
Dans la forêt, un loup hurla. Aux intonations, Nienor reconnu un hurlement qu’elle poussait de temps à autres : celui de l’individu solitaire qui demande l’autorisation de traverser le territoire d’une meute. Un autre hurlement lui répondit : le solitaire avait le droit de passer, mais serait sous surveillance. La nuance était discrète, mais repérable pour une oreille attentive et quelque peu exercée. Nienor était en alerte depuis l’attaque. Mais, à présent, sa surveillance se relâchait progressivement.

"Rien de dangereux, des loups. Ils sont loin et ne nous ferons aucun mal."

Qui plus est, il était improbable qu'ils les attaquent, le feu les effrayait. En général. Mais, de toute manière, le dromadamadaire d'Abeldark devait sans doute les effrayer ou les intriguer et les tenait à distance de cette façon.

"Et vers quelle direction souhaiteriez-vous partir demain ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Dim 25 Oct 2015 - 16:20

Au loin, le hurlement d'un loup résonna dans la nuit, suivi de près d'un autre. Abeldark leva les yeux, scrutant l'obscurité et s'attendant à voir surgir une horde de bêtes assoiffées de sang prêtes à déchiqueter les deux humains. Mais rien n'arriva, aussi reporta-t-il son attention sur Nienor, qui semblait elle aussi avoir entendu les canidés. Cette dernière confirma leur nature comme étant des loups, affirmant également qu'ils étaient loin et qu'ils n'attaqueraient pas. Le nomade aurait pourtant juré que les hurlements provenaient de non loin d'ici, mais après tout qui était-il pour juger de cela. De ces bêtes, il ne possédait que quelques brides d'informations, glanées ça et là par des gens qui le mettaient en garde s'il comptait voyager seul. Il connaissait bien les chacals et les fennecs, mais ceux-ci étaient moins présents.

Nienor parla, brisant le silence qui s'était installé sur le campement depuis quelques secondes. Elle demande à l'homme du désert vers où il souhaitait poursuivre sa route le lendemain. A vrai dire, il n'en avait aucune idée et n'y avait même pas songé.

-Déesse je dois vous avouer que je ne sais absolument pas où je vais pour le moment ! Ma première idée était de longer cette magnifique rivière et voir où elle menait. Les gens ont tendance à habiter près des cours d'eau alors j'ai pensé que je trouverais un village sur ma route.

Il s'assit plus confortablement.

-Je n'ai pas vraiment de but précis, j'ai quitté mon peuple pour plusieurs raisons, la plus importante étant la curiosité. J'y connais rien de ce monde à part mon désert natal, et c'était une bonne occasion d'en découvrir plus, et pourquoi pas devenir ambassadeur de mon peuple, j'te jure !

Abeldark s'interrompit et leva les yeux, pensif, avant de reporter son attention sur la jeune femme.

-Il parait que vous avez des maaagnifiques cités sur ce continent. J'en ferais peut-être ma destination pour découvrir quelles sont les merveilles que regorgent ces endroits. Tant de choses à découvrir, de plats à goûter et des personnes à rencontrer !

L'homme se détourna subitement pour camoufler un baillement soudain.

-Veuillez m'excuser, déesse, je n'sais pas ce qui s'est passé, la fatigue m'est tombé dessus comme l'aigle sur sa proie...

A vrai dire, il sentait que la fatigue commençait à le gagner petit à petit. Ses paupières commençaient à être lourdes et son esprit dérivait facilement. Probablement un contrecoup du combat, le retour à la normale de l'adrénaline.

-Je pense que je vais m'allonger et profiter de la nuit, déesse. Nous en reparlerons demain matin, si vous voulez bien.

Il se leva et récupéra quelques couvertures dans ses paquetages et les disposa près de lui, à côté du feu.

-Si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas à me réveiller
, reprit-il en souriant.

Abeldark disposa ses couvertures de façon à se créer un petit cocon confortable et s'allongea dessus.

-Bonne nuit, déesse. Que votre nuit soit peuplée de songes aussi magnifiques que le ciel étoilé.

Sur ces dernières paroles, il ferma les yeux, laissant le sommeil l'emporter.
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Mar 27 Oct 2015 - 20:03

Abeldark expliqua qu’il comptait longer la rivière jusqu’à trouver un village, ce qui était quelque peu logique puisqu’il était courant de bâtir le plus près possible d’un cours d’eau. Toutefois, cela semblait indiquer qu’il se dirigeait vers le Sud. La jeune femme ne connaissait guère ces lieux, réputés être sauvages, où vagabondaient des Orcs et où les Drows vivaient. Elle n’avait vu qu’un seul Orc de sang-pur. Ce dernier faisait partie des pillards qui l’avaient séquestré. Il était mort après avoir essayé de voir s’il pouvait résister à un tir de scorpion, durant une attaque de castel. L’histoire prouva qu’il en était incapable.

"Les belles cités de ce continent… Les Elfes, sans doute. Et les capitales des Trois Royaumes. Enfin, tout dépend de l’endroit, je suppose. Quant à la nourriture… Il faut faire par soi-même son idée."

Tout comme il existait des bas-quartiers chez les Humains, il devait y en avoir chez les Elfes. Abeldark bailla à s’en décrocher la mâchoire et s’en excusa, avant d’annoncer qu’il allait dormir. Nienor lui souhaita la bonne nuit alors qu’il s’allongeait et s’endormait.
Quant à elle, elle finit de boire son thé, avant de s’allonger en loup d’arbalète. Elle observa les flammes quelques minutes, ferma les yeux et s’endormit.

Le lendemain, elle s’éveilla avant Abeldark. S’éloignant discrètement du campement, elle se cacha dans un buisson non loin pour satisfaire ses besoins naturels avant d’aller se passer de l’eau sur le visage. Elle ramassa du petit bois et revint au campement.
Elle prépara le foyer et battit le briquet plusieurs fois, avant d’obtenir une flamme satisfaisante. Elle fouilla ensuite le sac de l’Humain pour en sortir quelques victuailles et en faire cuire certaines. L’odeur s’éleva dans l’air, lui mettant l’eau à la bouche. Dans le même temps, elle prépara un thé dans la théière, après avoir nettoyé les tasses de thé.
Nienor versa le thé dans les tasses alors qu’Abeldark s’éveillait.

"Bonjour ! Bien dormi ? J’ai préparé du thé."

Elle lui tendit une tasse et une tranche de pain, avant de mordre dans sa propre tranche. Elle la mâcha consciencieusement. Le pain n’avait pas été cuit avec la meilleure des farines, mais il était consistant et nourrissant, ce qui était largement suffisant selon les standards de Nienor. L’air était encore un peu frais et l’herbe autour de Nienor et d’Abeldark était humide. La jeune femme arrangea autour d’elle sa robe, de façon à la tacher le moins possible.

"Et donc ? Tu souhaites partir vers le Nord ou le Sud ?"

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Dim 8 Nov 2015 - 17:14

A peine avait-il posé la tête sur son packetage et fermé les yeux qu'Abeldark sombra dans un sommeil profond, peuplé de rêves plus étranges les uns que les autres. Tandis qu'autour de lui le monde réel se dissipait petit à petit, il se retrouva dans les dunes familières du Jherd, en compagnie de Jamal. Sauf que cette fois-ci, ce n'était pas un dromadaire qui se tenait près de lui, mais un homme svelte, au sourire jovial et à la barbe blonde. Ses cheveux longs sur le dessus et l'arrière étaient rattachés en une queue de cheval, tandis que les côtés avaient été coupés plus court. Il portait des vêtements aussi voyants que ceux d'Abeldark, mais d'une couleur jaunâtre avec des motifs et arabesques compliqués.
Même s'il ne ressemblait en rien à l'animal qu'il connaissait, Abeldark le reconnut aussitôt, sans savoir pourquoi.
Jamal le salua d'une courbette élégante. Dans sa main gauche il tenait un cimeterre, lame vers l'arrière.

- Salut à toi mon ami !

Abeldark le regarda et leva un sourcil d'un air curieux.

- La lune te bénisse, Jamal. J'te jure j'aurais jamais cru que t'y étais aussi maaagnifique en vérité.


Son compagnon lui sourit mais garda le silence.

- J'y reconnais bien l'endroit, mais je ne suis pas sûr de savoir où on est.


Sans de départir de son sourire, Jamal indiqua de son doigt un point derrière Abeldark. L'homme du désert regarda autour de lui mais il ne voyait que le sable à perte de vue mais lorsqu'il dirigea son regard vers l'endroit indiqué, il remarqua une proémince rocheuse non loin de là. Puis soudainement, une tempête se leva.

- Nous devons nous rendre là-bas, mon ami, dit Jamal avec un accent aussi fort que celui d'Abbas. Le mal sera bientôt sur nous.

Abeldark le regarda d'un air interrogateur mais Jamal ne dit rien de plus. Ensemble, il se dirigèrent d'un pas rapide vers les rochers tandis qu'autour d'eux les éléments se déchainaient. Alors qu'ils arrivaient à la base du monticule, des tourbillons de sable et de poussière se détachèrent de la tempête et se condensèrent pour former des êtres informes qui les attaquèrent aussitôt.

Jamal bondit à l'encontre des créatures et dans une parodie de danse de mort les renvoya au néant. D'autres arrivaient et Abeldark dégaina sa lame, surpris par l'attaque, avant de se ressaisir et se jeter sur les démons. Il en détruisit deux avant de devoir reculer vers son compagnon, lui aussi aux prises avec de nouveaux adversaires.
Profitant d'un bref moment de répit, Jamal se tourna vers Abbas.

- Ils sont trop nombreux, mon ami, tu dois partir. J'y vais les retenir de mon mieux.

Abeldark ne comprenait pas grand chose à la situation, encore moins le fait que son dromadaire soit un homme en chair et en os maniant le sabre avec dextérité. Cela frolait presque le ridicule et il se contenta d'acquiescer en silence.

- Monte sur les rochers et passe de l'autre côté. J'y m'en occupe de ceux-là.


Abeldark sauta par dessus un des démons et commença à courir vers le monticule rocheux. C'était une sorte de petite falaise, avec des rochers saillants et tranchants. Il rengaina son sabre dans sa ceinture et attrapa la première prise qui se trouvait à portée de main et commença son ascencion. Le nomade se retourna une seule fois pour voir Jamal entouré de démons de sable, tournoyant et frappant dans tous les sens.
Dans un ultime effort il se hissa sur le sommet de la petite falaise et regarda autour de lui. Nulle trace de tempête autour de lui, au lieu de ça il ne voyait qu'un vortex d'énergie tournoyant, jetant de temps à autre des étincelles noires et bleues. Au centre se mêlaient au noir le rouge et le bleu, créant une parodie d'arc-en-ciel impie.
Derrière lui les créatures de sable avaient fini de gravir la montagne. Il n'avait aucune porte de sortie. Alors, sans hésiter, il se jeta dans le vortex, laissant derrière lui cette désolation.
Abeldark se sentit chuter à l'infini. Pendant plusieurs longues secondes, il eut cette désagréable impression de tomber... Puis subitement il se réveilla.

Il mit quelques secondes à retrouver ses esprits. Autour de lui la fraicheur du matin s'était installée, recouvrant le campement et les lieux alentours d'une fine couche de rosée. Le nomade se redressa sur sa couche, frissonnant, et observa les alentours. Près de lui Nienor était déjà debout et avait pris la liberté de fouiller ses affaires afin d'en extraire un peu de pain et de thé.
Abeldark s'assit sur sa couche et frotta ses yeux fatigués avant de se passer une main dans sa barbe naissante. Sa nuit avait été quelque peu agitée et il ne se sentait pas tout à fait reposé.

"Bonjour ! Bien dormi ? J’ai préparé du thé."


Abeldark grommela une réponse en acceptant la tasse et la tranche de pain que Nienor lui tendait, avant de la remercier. En silence, il mordit dans la tranche de pain et but une gorgée de thé en plongeant son regard dans les flammes. Quelques mèches de cheveux pendaient devant ses yeux, qu'il s'empressa de remettre à leur place avant de se lever. Le pain était nourrissant mais il ne dirait pas non à un peu de viande. Il se dirigea vers ses sacoches et gratifia Jamal d'un sourire quand celui-ci blatera à son approche.

- T'y m'as sauvé la vie hier soir, merci mon ami.


Le dromadaire ne sembla pas comprendre mais cela ne l'empêcha pas de blatérer à nouveau pendant qu'Abeldark extirpait quelques tranches de viande séchée. Il retourna au feu se rassit en mâchonnant une languette de viande.

"Et donc ? Tu souhaites partir vers le Nord ou le Sud ?"

Abeldark prit une autre gorgée de thé.

- Honnêtement déesse je n'en ai aucune idée. Mais vu que j'y suis venu du sud, autant continuer vers le nord.

Il mit les quelques lichettes de viande qui lui restaient dans une assiette et la disposa entre lui et la jeune femme.

- Veuillez m'excuser déesse, je reviens.

Il se leva et enfila ses chaussures avant de se diriger vers la rivière. Une fois là-bas il retira ses vêtements colorés et fit sa toilette. Le nomade n'attendit pas d'être sec avant de se rhabiller. Une fois plus propre, il revint vers le camp, ses cheveux soigneusement attachés derrière son crâne. Il prit son turban et l'enroula autour de son cou, le laissant ainsi en une parodie d'écharpe. Aujourd'hui, il laisserait transparaitre son visage tanné par le soleil, principalement parce qu'il n'avait aucune envie d'enrouler son turban. Cela fait, il accrocha le fourreau de son cimeterre autour de sa taille, en ayant auparavant serré sa ceinture de tissu, puis il commença à ranger quelques affaires qui trainaient ça et là.

Ayant fini, il sortit sa pipe, la bourra de tabac et s'installa face à Nienor.

- Nous partirons quand vous voudrez déesse, je ne voudrais pas brusquer pareille beauté.
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Message  Nienor le Mer 11 Nov 2015 - 13:37

Abeldark répondit qu'étant donné qu'il venait du Sud, la direction logique était à présent le Nord. Il disposa ensuite un peu de viande sur une assiette, qu'il plaça ensuite entre lui et Nienor. Ils mangèrent silencieusement avant qu'Abeldark ne s'éloigne, sans doute pour faire sa toilette. La jeune femme picora dans les morceaux de viandes pendant ce temps, avant d'arranger sa robe. Son compagnon revint de ses ablutions, la tête dégagée, le turban simplement attaché autour du cou, ses cheveux noués sur la nuque. Il ceignit son sabre à la bande de tissu enserrant sa taille, avant d'allumer sa pipe. Il s'installa face à la jeune femme et lui annonça qu'il était prêt à repartir quand elle le souhaitait.

"Je finis de manger et je suis prête."

Elle acheva de manger et aida l'Humain à réunir leurs effets et à les emballer pour ensuite reprendre la route.
Ils s'enfoncèrent dans les bois, Jamal à leur suite. Nienor se repérait et surtout évitait les potentiels ennemis à l'aide de son odorat dévelloppé. Elle guida l'étranger à travers bois pendant quelques heures, s'arrêtant pour déjeuner quand le soleil fut au zénith. La jeune femme parvint, après quelques recherches à trouver la direction d'un comptoir assez étendu où se mêlaient trappeurs, bûcherons, voyageurs, etc... Des Nains, des Humains, quelques Demi-Elfes et même un Orc au sang-mêlé se côtoyaient là.
Le soleil commençait à se coucher et l'ombre des arbres s'allongeait au fur et à mesure que le temps passait. Nienor désigna la seule taverne du coin, qui faisait office d'auberge.
Elle entra en compagnie de l'Humain dans le bâtiment, faisant mine de ne pas remarquer les regards posés sur elle. Elle n'était pas la seule femme présente, mais faisait partie de celles ayant le plus joli minois. Elle s'assit à une table proche du foyer et attendit que le tavernier vienne s'enquérir de leur commande.

Un jeune apprenti versait régulièrement de la sauce épicée sur la viande en broche qui tournait au-dessus du foyer et d'où émanait une odeur particulièrement agréable qui alléchait Nienor.
Non loin, deux Humains portant sur eux des vêtements de fourrure et de cuir négociaient avec un troisième, bien mieux vêtu, la vente des peaux des animaux qu'ils avaient capturé en vantant leur qualité et le fait qu'elles avaient été dépecées avec grand soin.

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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Abeldark le Ven 25 Déc 2015 - 22:46

Quand ils eurent fini de se sustenter, ils rassemblèrent leurs affaires et les rangèrent du mieux possible dans les sacoches de Jamal qui accepta le fait sans broncher. Ceci fait, ils se mirent en route alors que le soleil continuait de se lever à l'horizon, annonçant une matinée plutôt fraiche. De la rosée s'était formée un peu partout autour d'eux et Abeldark s'était drapé d'une couche de tissu supplémentaire afin de conserver sa chaleur corporelle. Il avait également replacé son turban autour de sa tête pour les mêmes raisons.
Pendant plusieurs heures, ils marchèrent entre les arbres, Abeldark restant en retrait tandis que Nienor partait en avant afin de trouver le chemin adéquat. Ce que le nomade ne savait pas, c'est que la jeune femme faisait en sorte d'éviter également toutes les patrouilles ennemies présentes sur le territoire, ainsi que les animaux dangereux. Abeldark ne se posa même pas la question de pourquoi leur chemin n'était pas semé d'embûches, se contentant de complimenter Nienor sur ses capacités de pisteuse et d'admirer le magnifique paysage qui s'étendait autour de lui.

La végétation autour de lui était dense, mais pas au point de les empêcher de voyager. Au dessus de leur tête le feuillage masquait les rayons du soleil et seul une partie parvenait à se faufiler, projetant de temps en temps une colonne de lumière qui mettait en valeur tel parterre de fleurs ou tel groupement de champignons. Sur le sol s'étendait un réseau imposant de racines, parfois surgissant du sol tels des serpents immobiles et silencieux, alors que d'autres fois il était à peine visible sous la terre recouverte d'humus.
Ils progressaient assez rapidement malgré les racines, Jamal n'ayant pas l'habitude de poser le pied sur pareilles structures blatérait de frustration, jusqu'à ce que son maitre le fasse taire.

Quand midi arrivé, il s'arrêtèrent pour déjeuner et bavasser quelque peu avant de reprendre le chemin. A présent les arbres se faisaient plus rares, comme s'ils s'étaient d'abord enfoncés plus profondément dans la forêt pour retourner à la lisière. Ce n'était peut-être pas le cas car ils pouvaient très bien avoir atteint une clairière. Mais Abel s'en fichait car Nienor semblait savoir où elle allait. Du moins ne montrait-elle pas le contraire.
Les doutes furent levés quand après quelques recherches, elle finit par dévoiler au nomade leur destination.
Devant eux les arbres avaient laissé place à une espèce de petit village formé de quelques maisons en bois, dont l'une était plus grande que le reste. Sürement la taverne, étant donné l'afflux de gens à ce niveau là. Ils sortirent des bois et s'engagèrent dans la direction du comptoir, croisant de temps en temps les regards curieux des gens qui les entouraient. A vrai dire, les regards curieux se posaient surtout sur Jamal, car tout autour d'eux plusieurs races différentes se côtoyaient sans problème. Même le teint basané et le turban du nomade ne firent pas autant d'effet que la grande bête qui blaterait de temps en temps. Une fois ce premier étonnement passé, les gens retournaient vaquer à leurs occupations.

Abeldark jeter un regard méfiant autour de lui. Bien qu'en général il ne cherchait pas les problèmes, ces derniers semblaient venir naturellement à lui. Il tentat donc de repérer les éventuelles personnes qui pourraient s'en prendre à lui ou à sa monture. En vain.
Alors que Nienor s'engageait dans ce qu'il lui avait semblé être la taverne, Abeldark héla un garçon d'écurie au teint blanchâtre et aux multiples tâches de rousseur.
Fouillant dans ses poches, il en extirpa une pièce en or qu'il présenta devant les yeux brillants du garçon. Il la déposa dans les mains en disant.

"Une autre pour toi si rien n'arrive à ma monture quand je suis revenu, mon ami."

Le garçon hocha la tête avec énergie et entreprit de conduire Jamal à l'intérieur qui tenta de protester mais qui se laissa faire quand le nomade lui murmura des mots pour lui calmer. Il lança une pièce en argent au gamin pour qu'il nourrisse et bouchonne le dromadaire pour entra à la suite de Nienor.

Dès qu'il passa la porte, une sensation de chaleur l'enveloppa, tandis qu'un fumet de viande cuite venait délicieusement emplir ses narines. Certains personnes levèrent leurs yeux de leur bière ou de leur plat pour le regarder, ou interrompirent leurs conversations le temps de dévisager les nouveaux arrivants avant de vaquer à leurs occupations.
Nienor avisa une table où ils s'installèrent en attendant que quelqu'un vienne prendre leur commande.

Ce fut une serveuse aux cheveux graisseux et aux yeux cernés qui vint leur demander ce qu'ils souhaitaient avoir.

Abeldark sourit en inclinant la tête.

"Si j'écoutais mon coeur, c'est vous que j'essaierais d'avoir, vous êtes maagnifique, une vraie déesse."

Elle haussa un sourcil, le moins du monde impressionnée.

"Pour vous ça sera 3 pièces d'argent de l'heure."

"Tout ce que vous voulez, mademoiselle"
continua-t-il sans se départir de son sourire. "Mais pour le moment je vais plutôt prendre un peu de viande, s'il vous plait, avec des pommes de terre. Et du pain. Et du fromage."

Nienor commanda et la serveuse partit en roulant des yeux.

"Et du vin !"

La serveuse ne prit pas la peine de se retourner et alla voir le patron pour préparer leur commande.

"Alors déesse, maintenant que nous sommes ici que comptez vous faire ?"
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Re: Un nomade dans la forêt

Message  Nienor le Mer 30 Déc 2015 - 12:56

Abeldark ne put s'empêcher de complimenter la serveuses. Nienor roula alors des yeux. Cette dernière n'offrait vraiment aucun charme, avec son air fatigué et ses cheveux graisseux. Certes, la jeune louve ne devait pas être plus charmante, avec son apparence de sauvageonne habillée dans des vêtements trop grands pour elle, mais tout de même. La réaction de la servante fit sourire la voyageuse : elle proposait de prendre 3 pièces d'argents pour partager sa couche avec l'étranger.
La jeune femme indiqua alors ce qu'elle souhaitait manger.

"Je vais prendre de la viande et du pain seulement. Et de l'eau, je vous prie."

Abeldark ajouta du vin à sa propre commande, avant de se tourner vers Nienor. Il lui demanda ce qu'elle comptait faire, à présent qu'ils étaient arrivés dans cette auberge.

"Je ne sais pas. Je vais peut-être me diriger vers le Nord. J'ai... De la famille par-là bas. Peut-être que je parviendrais à les retrouver."

Elle cherchait surtout à retrouver le lieu où elle avait vécu autrefois. Ses traits étaient ceux d'une estanole, ce qui lui avait attiré bien des ennuis, notamment dans le Royaume de Tacomnal. Son accent, toutefois était peu décelable, mais les traits la trahissait plus que son accent, ou son peu d'accent. On leur apporta leurs plats et le duo commença à manger de bon cœur. Les odeurs environnantes lui "picotaient" le nez, en particulier parce que que les trappeurs ne se souciaient guère de leur odeur corporelles et que les peaux n'étaient pas si bien traitées que cela.
Une odeur, toutefois, la fit lever la tête de son assiette. Il s'agissait d'une fragrance qu'elle connaissait pour l'avoir senti durant toute sa vie, ou presque. Il s'agissait de celle de Vard, le chef du groupe de bandits qui l'avait séquestré durant bien des années. Un frisson glacial parcourut l'échine de Nienor. Pourquoi était-il là ? Ses hommes étaient-ils avec lui ?
Elle inspira profondément et le regretta : les peaux vendues par les trappeurs sentaient VRAIMENT fort et leur odeur avait tendance à la perturber dans son investigation.

Oui ! Il en avait quelques-uns avec lui ! Il était probable qu'ils ne soient pas à sa poursuite, mais sa mèche blanche sur sa chevelure de charbon la rendait aisément repérable, surtout dans cette taverne. Le cœur battant, elle chercha à estimer leurs distances. Ils n'étaient pas encore dans la taverne, plutôt près des écuries, et elle ne sentait pas l'odeur cuivrée du sang, ce qui indiquait qu'ils étaient-là pour manger et non pas massacrer tout le monde.
Elle devait partir : si ils la trouvaient ici, elle imaginait très bien ce qu'elle subirait. Sa fuite devait avoir été une certaine perte de revenus et ces bandits étaient quelques peu rancuniers. Elle se leva et pretexta un besoin urgent pour se faire indiquer les commodités. Ces dernières n'étaient guère lavées et puaient comme la mort, mais Nienor n'en n'avait cure. Elle courut vers le sous-bois et s'y enfonça, avant de reprendre sa forme de louve. Sa dernière pensée, alors que son visage s'allongeait et qu'il se couvrait de fourrure fut :

"Désolé, Abeldark, mais je crains trop pour ma vie pour rester en ces lieux."

La louve au pelage d'ébène commença sa course dans les bois, abandonnant derrière elle une robe de paysanne.

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